16/07/2011

A NOUVEAU SUR LA MALEDICTION DE CHAM ET LES PREJUGES RACIAUX.

LA MALEDICTION DE CHAM ET PREJUGES RACIAUX.

 

Un article a déjà été publié à ce propos. Nous allona à nouveau y revenir.

 

La premier livre de la Bible ( la Genèse ), rapporte que NOE s'étant énivré, son fils CHAM se serait moqué de lui. NOE aurait alors maudit le plus jeune fils de CHAM, en le vouant à devenir pour ses frères l'esclave des esclaves.

Le texte ne fait aucune allusion à la couleur de peau. Il faut dire que la Bible se montre dans l'ensemble plutôt flatteuse pour les Noirs. Le préjugé de couleur vient tardivement. Il remonte à ORIGENE (182-254), qui écrit que CHAM, maudit par son père NOE, devait être de couleur noire.

 

Jusqu'aux environs de l'An Mil, ce commentaire ne suscite pas d'intérêt particulier. Ce sont les musulmans qui, les premiers, s'en sont servis afin de légitimer l'esclavage des Noirs. Il suffisait pour cela d'indiquer qu'ils descendaient directement de CHAM .

 

Ce furent aussi des créoles d'origine espagnole qui, afin de légitimer la traite, cherchèrent au XVIIe siècle à se servir de cette histoire, jusque-là assez peu utilisée dans le monde occidental, celle de la malédiction de CHAM .

 

C'est ainsi qu'une interprétation tardive et abusive de la Bible a donné fondement, sept ou huit siècles plus tard, les préjugés racistes des planteurs américains, du nord comme du sud.

 

Ce qui permettra par après de présenter l’esclavage comme la conséquence "naturelle" de cette malédiction, le sort des Noirs d’Afrique étant le fruit de la volonté divine. On aura aussi, de la même manière, une justification du sort fait aux Juifs, leurs malheurs n'étant que le résultat du refus de préférer la libération de JESUS plutôt que celle de BARRABAS.

 

En fait, de tout temps, la couleur de la peau a servi de prétexte à toutes sortes de discriminations. Et pas seulement la couleur de la peau, mais aussi celle des cheveux ( pour les nazis, la blondeur des aryens était signe de reconnaissance de leur supériorité ) ( on pourrait aussi parler du mépris pour les roux chez beaucoup de personnes ) !

 

Maintenant, depuis les années 1990, des chercheurs se sont penchés sérieusement sur le mystère des différences de couleur de peau.

 

En réalité, ces études ont prouvé que ces différences étaient superficielles: elles proviennent de la mélanine. La mélanine est le principal pigment de notre peau. La mélanine est de deux types: l'un est marron et noir, l'autre est rouge et jaune. C'est la proportion de ces deux types de mélanine dans l'épiderme qui détermine les nuances de la couleur. Une peau plus claire signifie simplement qu'elle est plus riche en mélanine de type rouge et jaune.

 

Mais ce n'est pas tout, on a découvert que les peaux claires étaient le résultat d'une mutation des peaux foncées. Celles-ci, en fonction des besoins et de l'environnement se sont progressivement nuancées. Si l'on remonte aux origines de l'homme moderne, on trouve un groupe de personnes à l'épiderme foncé vivant en AFRIQUE et qui se sont dispersés en ASIE et en EUROPE. Là, l'environnement, puis l'isolement et la sélection naturelle ont amené les différences de types de peaux.

 

De quoi mettre à mal la fameuse malédiction de CHAM ! De quoi ruiner les fondements des préjugés raciaux !

 

homme.jpg

Les préjugés raciaux ne sont pas sans effet pour notre vocabulaire: le mot « métis » désigne, de façon plus ou moins neutre, une personne ayant des origines nationales multiples. Au XVIe siècle, il s'appliquait à la descendance des unions entre femme amérindienne et conquistador espagnol ( homme ). Donc, des unions inégalitaires.

 

Dans ce même contexte est apparu le mot « mulâtre », littéralement « un semblant de mulet ». Donc, un « mulâtre » est l'équivalent humain du bâtard du cheval (sous-entendu l’ homme européen blanc) et de l’ânesse ( renvoyant à la femme esclave noire )

 

On découvre là tout le mépris que ces théories raciales allaient accorder aux couples mixtes et à leur descendance. Le métissage, loin de constituer une richesse, était avant tout une mise en danger de la soi-disant pureté de la « race blanche », ainsi placée au sommet de l’échelle de l’évolution des populations mondiales classifiées en races.

 

Nous savons maintenant qu'il n'en est rien.

 

Le racisme est lié au caractère humain. La peur et l’ignorance nous conduiraient à ne pas aimer "les Autres", ceux qu’on connaît peu ou mal. Nous revenons toujours à des théories fondamentales de l'ANTOINISME: la Vue de Mal, le penchant naturel à poser des jugements et tout le poids du regard des autres et du regard sur les autres.

 

L'autre, justement, nous le voyons comme nous voulons le voir, avec nos a priori mais faisons-nous tout ce qui est nécessaire pour faire tomber les barrières qui nous séparent de lui ?

19:06 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2011

TEMPLE ANTOINISTE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE: SOUVENIRS DES "VIGNERONS DU SEIGNEUR".

 A la fin du XIX° siècle, à une date qu'il est difficile de déterminer avec exactitude, Louis ANTOINE, qui n'était pas encore "Le Père" adhéra au spiritisme. Selon Pierre DEBOUXHTAY, il commença à fréquenter les séances spirites vers 1884, à son retour d'ALLEMAGNE.

En tout cas, lors du décès, en 1983, de son fils unique, il sollicita l'organisation de funérailles selon le rite spirite.

Il fonda la société spirite "Les Vignerons du Seigneur". Et, en 1896, il publia le "Petit catéchisme spirite"  fidèle à la doctrine d'Allan KARDEC dont ANTOINE était un disciple fervent.

Dans la "Biographie du Père", sorte d'avant-propos de l'ENSEIGNEMENT, Florian DEREGNAUCOURT écrit:

" Le PERE professa la religion catholique jusqu'à l'âge de 42 ans, ouis il s'appliqua à la pratique du spiritisme, sans s'attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n'avait aucune aptitude et qui ne le tentait nullement. sachant à peine lire et écrire, il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème svientifique; il lui préféra la morale et s'y adonna de tout coeur. Il contnua jusqu'en 1906, date à laquelle il a créé le NOUVEAU SPIRITUALISME; c'est là que commence sa mission de révélateur."

Quoiqu'il en soit, la mésentente s'installa entre les disciples d'ANTOINE et les autres groupes spirites de la Province de LIEGE. Il est rès intéressant, à ce propos , de relire les passages de l'oeuvre de Robert VIVIER (" Délivrez-nous du mal" ).

Dans le chapitre " SCIENCE & LES PHENOMENES PSYCHIQUES", le Père ANTOINE explique, un peu, ce qui le différencie des spirites:

"  La science est une, elle ne se base que sur la matière et ce qui touche à celle-ci la concerne seule. La médiumnité à effets psychiques est donc de son ressort; en révéler les phénomènes par l'intermédiaire de la doctrine, c'est les dénaturer; ils n'auront de valeur que lorsqu'ils seront compris et proclamés par les savants car tout effet physique est un fait scientifique, ce qui n'est plus du spiritisme pour celui qui pratique la philosophie."

 

 

Et, plus loin dans le même texte:

" L'étude des phénomènes forme, en général, des croyants sectaires, reconnaissables en ce qu'ils se maintiennent dans le même cercle, en parti, en semant bla désunion entre les membres d'une même famille."

Quoiqu'il en soit, on peut dire que l'Antoinisme est né dans un terreau spirite, du groupe dénommé " Les Vignerons du Seigneur". Il subsiste, dans la décoration du Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE, des souvenirs évidents de cette origine, les feuilles de vignes et les grappes dec raisins comme en témoignent les photos ci-après:

Jemeppe ancrage murs..JPG


Jemeppe, porte latérale.JPG

 

Jemeppe, entrée latérale.JPG

 

Jemeppe.jpg


 

 

 

 

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21/06/2011

Texte publié par le Culte Antoiniste de France.

Fondé par Louis Antoine dit Le père, le culte Antoiniste est une religion basée sur la Foi et le désintéressement. Parti de Belgique au début du 20ème siècle - le 15 Août 1910 - le culte fut reconnu comme "établissement d'utilité publique à caractère religieux" par le gouvernement Belges en 1922.

En France, le culte de développe parallélement aux autres religions et acquitte les mêmes impôts. 
Il a été régulièrement constitué selon les modalités des lois du premier juillet 1901 et 9 décembre 1905, suivant déclaration initiale insérée au Journal Officiel du 9 février 1924. La dernière modification des statues de l'association cultuelle dite "Culte Antoiniste" a été publiée au JO du 3 Août 1988. 
En 2007, on compte 64 Temples Antoinistes dont 31 en France et 1 à Monaco, ainsi que de nombreuses salles de Lecture, embryons des futurs Temples.
Il y a partout des peines, des maladies, des contrariétés et chacun peut venir demander sa guérison ou une aide morale.
Tout se fait par la prière. Le Culte ne va pas sur le terrain de la science, notamment n'établit aucun dignostic, ni une opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.
Le Culte est ouvert à tous indistinctement.
Celui qui vient au Culte vient seulement pour trouver le chemin qui l'aidera à sortir de ses épreuves tout en gardant, s'il le souhaite, sa religion et ses habitudes selon sa conscience.
Le Culte laisse toute liberté à chacun : on y vient soit pour obtenir un soutien moral, soit pour s'instruire de l'enseignement révélé par Le Père.
Au contact de l'humanité souffrante, Le Père s'était acquis une longue experience relatée par ses soins dans l'enseignement, dont il est donné fidèle Lecture dans les Temples et dans les salles de Lecture. Chacun en comprend et en pratique ce qu'il veut. 
Le but du Culte n'est pas de convertir, il est de consoler, de guérir par la Foi. C'est l'oeuvre de liberté et de charité moral où tous indistinctement peuvent puiser la force moral nécessaire à leur âme. 
Le Père a reçu des adeptes pendant plus de 22 ans.
Quand il commença ce travail il avait des économies qui lui permettaient de vivre sans travailler. Quand il mourut, il ne possédait plus rien.
Le culte est une oeuvre de dévouement où personne n'est rétribué, ni par l'Etat, ni par le culte lui même.
Il n'y a pas de quêtes, ni d'offrande. Baptêmes, mariages et enterrements sont fait gratuitement. Les Temples sont construits avec les dons anonymes inspirés par la Foi et le désintéressement.
Où nous trouvons le repos de notre âme, là est notre chemin.

" Edité par le Culte Antoiniste de France, 49,rue du Pré-Saint-Gervais 75019 Paris."


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20/06/2011

25 JUIN: FÊTE DU PERE ANTOINE.

DERNIERES PAROLES DU PERE A SES ADEPTES.

 

( Dernier chapitre du "Developpement de l'Enseignement du Père".)

" Je n'ai pas fait de testament, Mère est héritière de tout, c'est Mère qui me remplacera.

   Nous nous baserons toujours sur l'Enseignement, nous tâcherons de respecter le naturel. Vraiment il est des personnes qui ne pourront pas toujours le faire parce qu'elles se trouveront gênées en face de celles vis à vis desquelles elles devraient s'humilier. Mais elles seront entraînées par les autres, cela ne tardera guère parce que l'Enseignement marche de l'avant rapidement et nous serons toujours plus forts en face de ceux qui verront le mal en nous.

  Que ceux quio voudront faire des dons s'appuient sur l'anonymat, autrement leurs dons n'auraient pas tant de valeur...

  Depuis le mois de février je prenais du pain et de l'eau et Mère... par une bonne inspiration, m'a rappelé de manger de la viande croyant que je pourrais reprendre des forces. Je disais: Je préfère mourir que d'y toucher...J'ai fait un petit travail pour cela, j'ai trouvé que c'était des choses semées dans le chemin par des personnes qui pensaient que c'était utile pour leur santé. En effet j'ai repris forces sur forces, rien ne m'a rien fait, au contraire toujours de plus en plus faible. Maintenant vous voyez oùje suis arrivé, je ne mange plus, une becquée par moments...(1)

    Mon épreuve, heureusement que je l'ai comprise, matériellement elle a été rapide mais moralement je m'y suis complmu, si bien qu'il arrivait que je m'y réjouissais.Il n'y a que le corps, quand on le touche on me fait mal, ce n'est que dans ces moments que je puis un peu souffrir...mais un rien, momentanément...

   Je sens l'influence grandir depuis un certain temps ou plutôt depuis le commencement, je trouve que l'Enseignement prend de l'extension tous les jours...Aorès Mère il y aura de grands guérisseurs...On pourra en choisir un parmi les plus sérieux pour remplacer Mère...Mère suivra toujours mon exemple, elle ira sur la tribune comme j'y vais, mais pour le nouveau guérisseur il n'en sera pas de même, il montera à la tribune par l'escalier opposé et quand il l'aura mérité il ira par où j'y vais...Voilà mes enfants..."

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(1) Mère fait remarquer que le Père se refusait à rien prendre de provenance animale et que c'est sur ses sollicitations, devant le désarroi de l'entourage qui craignait la désincarnation du Père, qu'il en a repris.

    C'est de là qu'est venu l'article du dernier "UNITIF" sur l'alimentation, intercalé par le Père dans les travaux des adeptes comme il ne pouvait le faire d'une Révélation.

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25 JUIN à 10H00:

OPERATION GENERALE AU TEMPLE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE.

Voir la photo d'époque, sur carte postale,  des funérailles du Père ANTOINE:

 

enterrement.jpg

Malgré les recommandations du Culte Antoiniste, la Tombe du Père ANTOINE est toujours bien fleurie:

Tombe jemeppe.jpg

Tombe Père toussaint 2009.jpg

A la Toussaint 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18/06/2011

PENSER A LA MORT NE DOIT PAS ÊTRE MORBIDE.

PENSER A LA MORT NE DOIT PAS ÊTRE MORBIDE !

 

Nécessité.jpg

Il n'y a rien d'injuste dans la mort. La mort fait partie du processus de la vie. On peut dire que la mort est le corollaire inéluctable de la vie.

 

Cette dernière phrase n'est pas une trouvaille extraordinaire: elle fait partie de tous les modes de pensées religieuses ou non, même athées. N'oublions pas, par exemple, la phrase souvent citée dans les annonces mortuaires de libres penseurs ou de francs-maçons: «  Il est mort comme il a vécu ».

 

Ainsi, EPICURE dit qu'il est important de philosopher sur la mort et, partant, sur la vie :

 

« Quand on est jeune, il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais, il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »

 

Cette importance a pour cause le fait que nous sommes mortels et que la peur de la mort est la cause de tous nos maux, qu'elle est la cause de toutes les illusions qui font que nous sommes les artisans de  notre propre malheur.

 

Nous Antoinistes, nous sommes amenés à considérer la mort de façon beaucoup plus décontractée que les autres. Cela est dû à notre croyance en la réincarnation. Comme Nikos KAZANTZAKI, nous pourrions dire:

 

« Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre »

 

Quand les gens pensent à leur mort de façon abstraite, ils sont naturellement enclins à en avoir peur, alors qu'y penser selon notre conception permet aux gens de mieux intégrer l’idée de la mort dans leur vie. Y penser d’une façon plus personnelle, plus authentique et moins dramatique incite à penser davantage à ce qui doit compter dans la vie.

 

Les fidèles des religions de salut redoutent la mort parce que c'est la fin de la seule chance qui leur est offerte. L'approche de la mort les plonge dans un grand doute et, souvent, dans une grande terreur. Ne risque-t-on pas , pour l'éternité, d'être plongé « dans les flammes de l'enfer ». Et, l'éternité est déjà, en soi, quelque chose d'effrayant. A plus forte raison lorsqu'elle n'annonce que des tourments.

 

C'est cette terreur qui a, dans le passé, amené diverses dérives telles que le commerce des indulgences, l'inquisition, l'auto-flagellation des pénitents, l'invention du « Purgatoire »...

 

Il est toujours bon de se rappeler l'un ou l'autre passage du chapitre « REINCARNATION », entre autres celui-ci:

 

« Nous croyons qu'à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l'au-delà et l'au-delà est ici. L'âme imparfaite reste incarnée jusqu'à ce qu'elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la précédente et elle détemine celle qui lui succède par l'épreuve subie et par d'autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt , l'âme s'en est préparée un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu'à la mort elle va dans l'espace, il n'en est pas ainsi. Qu'y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l'espace à la terre et réciproquement.

Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence: nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion. »

 

Quand les Antoinistes disent que « la mort n'existe pas », il faut bien entendu donner à cette phrase son véritable sens. Nous avons déjà dit que le langage Antoiniste était à comprendre à un autre degré que son sens courant. Quand nous disons que « la mort n'existe pas », nous voulons précisément dire que la mort n'est pas la fin de tout, qu'elle n'est pas à considérer comme un butoir mais qu'elle n'est que le passage vers un autre état, qui est la réapparition de l'âme dans une autre incarnation jusqu'à ce qu'elle ait accompli son parcours vers la perfection. A nous, si nous avons bien compris, de nous comporter dans la vie de telle sorte que le nombre de réincarnations soit le plus bref possible.

 

La réincarnation ne doit pas être considérée comme un mystère. La notion de mystère est une façon trop simple d'escamoter ce qui est difficile à comprendre. Certes, c'est une notion paradoxale. Le Père ANTOINE en parle d'ailleurs à diverses reprises car il a bien conscience de ce paradoxe. Ainsi dans le chapitre « INTELLIGENCE »: 

 

« Nous avons déjà révélé que tout être est entouré d'une atmosphère, composée de fluides de diverses catégories, qu'il a acquis par le travail intellectuel. Ce sont ces multiples connaissances qui constituent la richesse de son intelligence, laquelle forme sa mémoire, car l'intelligence n'est autre que le faisceau de molécules que nous appelons cerveau. Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retournent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste que l'intrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec lequel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir de nouvelles connaissances avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente. »

 

Voilà bien décrit ce fameux paradoxe. Voyons maintenant la suite: 

 

« Tout ce que je viens de vous révéler au sujet de la réincarnation, pourrait paraître inacceptable à celui qui se refuserait à le comprendre. Rien cependant ne peut mieux que cette question démontrer la justice. Libre à nous de nous améliorer, de surmonter notre imperfection pour nous acquérir les vertus, si ne voulons plus nous réincarner. »

 

Voilà bien aussi décrite cette nécessité, à saisir ou non, d'avoir un comportement destiné à abréger le cycle des réincarnations. Là, il y a un avantage pour les adeptes de cette théorie. Le Père ANTOINE en parle aussi: 

 

« Celui qui croit à la réincarnation peut facilement se faire une idée de la nature de l'intelligence; mais les autres aussi, par leur sincérité, parviendront à se pénétrer de cet enseignement. »

 

Cette dernière précision a aussi son importance. Contrairement aux religions de salut qui ont l'habitude de refuser le salut à ceux qui ne partagent pas leur foi, les Antoinistes estiment que ce qui prime, c'est la sincérité du comportement.

C'est ce que le Père ANTOINE essaye de nous faire comprendre dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS »: 

 

« Nous évoluons; que l'on fasse le bien ou le mal, personne ne stationne; mais l'un avance plus rapidement que l'autre. Celui qui est aujourd'hui très imparfait ne sera-t-il pas demain un homme d'exemple, par son désir de s'améliorer ? S'il paraît stationner, nous pourrons le voir plus tard marcher à pas de géant. »

 

Et, plus loin: 

 

« Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout;... »

 

Pour un Antoiniste, la mort est considérée comme essentielle. C'est une chose si essentielle qu'il faut s'y préparer mais, pour nous sans se laisser obséder. Le fait d'y penser ne doit pas être une obsssion morbide ni nous plonger dans la terreur.

 

Penser à la mort de la façon que nous venons d'expliquer est une manière de donner de la valeur à chaque instant qui passe, à chaque geste que l'on pose. La mort doit l'aboutissement d'une belle vie.

 

Puisqu'on a parlé d'exemple: imaginons un monde où chaque individu serait bienveillant envers son prochain. Fuyons donc les réunions où l'on médit, ou l'on se moque d'autrui et abstenons-nous de colporter les rumeurs. Montrons de l'indulgence pour les autres. Examinons-nous plutôt nous-mêmes…Nous sommes incapables de nous juger les uns les autres…

 

Abstenons-nous aussi, car nous n'en avons pas le droit, d'imposer notre conception du monde à autrui, de l'amener, par surprise ou contre son gré à se plier à notre conception.

 

On pourrait continuer les exemples. Pour faire plus court et plus précis, voyons un texte du Père ANTOINE dans le chapitre « LE DESINTERESSEMENT »:

 

«  Sachons que presque toutes nos pensées ne sont que la conséquence de l'intérêt; la mondre importance que nous attachons aux actes de nos semblables, que nous voudrions voir agir dans un sens plutôt que dans un autre, c'est un manque de désintéressement, car si nous jouissons de celui-ci, nous ne verrons jamais s'ils font bien ou mal parce que cette vertu nous atisfait en tout, elle anéantit la vue de mal complètement. Je le répète, c'est l'importance que nous attachons aux choses, qui doit nous démontrer que nous n'en sommes pas désintéressés. »

 

On pourrait aussi conclure par un aphorisme:

 

« Quand on ne vit pas comme l'on pense, on se condamne à penser comme l'on vit. »

 

 

 

 

 

 

17:04 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/06/2011

MUSEE DE LA VIE WALLONNE A LIEGE: BUSTE DU PERE ANTOINE.

Père.jpg

18:41 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/06/2011

TEMPLE ANTOINISTE DE SERAING: DEUX ANCIENNES PHOTOS.

Temple SERAING.JPG

Temple SERAING 2.JPG

La stèle située devant le Temple Antoiniste n'a aucun rapport avec le Temple. Elle célèbre les mineurs. Cette pierre, dénommée, "Belle Pierre" est fréquemment victime d'automobilistes distraits !

Il est difficile de situer l'époque sauf, approximativement, par les habits vus sur la première.

Nous étions toujours à l'époque où le tram circulait dans le quartier.

15:23 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/06/2011

LIEGE: TEMPLE ANTOINISTE DU QUAI DES ARDENNES. ( Ancienne photo )

J'ai déjà publié sur ce blog une photo actuelle du Temple Antoiniste du Quai des ARDENNES à LIEGE.

A cette occasion, j'avais dit que, auparavant, le coi du Temple était flanqué d'une tourelle en poivrière. Celle-ci a subsisté jusque dans les années 1980.

Voici une photo avec cette tourelle. Les vieux liégeois s'en rappelleront.

Quai des Ardennes.jpg

 

Le Temple Antoiniste du Quai des ARDENNES est, aprfois, à tort, appelé "Temple Antoiniste d'ANGLEUR". Avant la fusion des communes, cette partie du Quai des Ardennes faisait bien partie de la Ville de LIEGE. D'ailleurs, le n° postal est bien 4020 et non 4030 comme pour ANGLEUR.

En revanche, le Temple Antoiniste du Quai des Ardennes a été, vers 1950, le siège d'une dissidence. Le desservant de l'époque a été prié de quitter les lieux et s'est installé à ANGLEUR où il a ouvert un Temple.

Je ne dispose pas de plus de renseignements. Ainsi, j'ignore combien de temps le Temple dissident d'ANGLEUR a fonctionné ni où il était situé.

 

 

 

 

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29/05/2011

SUR UNE PENSEE DE MARC AURELE.

 

« Au dedans de toi est la source du bien, une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours. »

( Marc Aurèle )    

A rapprocher de ce passage tiré du chapitre " LA SCIENCE ET LA FOI ":

" Nous voulons parfois raisonner de choses très importantes dont le sens véritables ne pourrait nous apparaître qu'à la suite d'une épreuve; l'effet nous a frappés mais il est seul à la portée de notre entendement; tout raisonnement sur la cause nous éblouirait au lieu de nous éclairer; en effet,  celui-ci ne convient qu'à l'homme d'expérience qui doit son savoir au travail personnel.

  Tant de personnes instruites, capables de bien raisonner, se contentent de l'écorce d'un enseignement moral, ne se doutant pas que la foi y pénètre plus profondément et en savoure l'amande.

  Aussi longtemps que nous nous attacherons à la forme, nous ne pourrons pas apprécier le fond, nous n'aurons aucune notion des causes dont la connaissance constitue le vrai savoir. Et c'est ainsi que se vérifie la maxime: A chacun selon ses oeuvres."                                                                                                                        

 

 

 

        

 

 

 

 

 

 

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28/05/2011

ANTOINISTES EN HABIT.

1062182.jpg

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22/05/2011

A NOUVEAU SUR L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE. ( PLATON )

Allegorie-de-la-caverne.Platon.jpg

Cette oeuvre picturale illustre bien la fameuse notion d'illusion de la matière. dans la cavrene, les prisonniers ne voit que l'ombre déformée de la réalité.

Il convient de relire au moins un passage du chapitre "APPARENCE DE LA REALITE":

" Il nous est bien difficile de comprendre la matière qui, nous l'avons dit si souvent, n'existe pas, malgré l'empire qu'elle exerce sur nous. Je vais essayer de vous rendre cette question plus compréhensible et montrer que nous prenons tout contrairement à la réalité. Nous avons déjà répété maintes fois que la matière est le seul obstacle de l'esprit parce qu'elle est l'opposé de la morale. Quoique pure imagination, conséquence de notre doute, elle s'impose à nous et nous paraît inséparable de notre nature, elle nous donne l'idée que nous appartenons à une hiérarchie des plus élevées, où l'homme doit l'envisager comme sauvegarde de son avenir; elle nous porte à croire que nous en retirons autant de mérite que nous en possédons davantage. Rematquez que je ne me base nullement sur celui qui possède mais uniquement sur ceux qui ont le désir de posséder. Il conviendrait de nous rendre bien compte de cette révélation relative à la vue du mal qui préfère l'apparence à la réalité. dans ce but, nous devons chercher à comprendre pourquoi nous voyons le bien dans le mal et le mal dans le bien. J'ai déjà révélé que la défaillance d'ADAM ne lui permettait plus de supporter la réalité; il souffrait et cherchait partout le moyen de s'y dérober. Il la cachait et s'imaginait que chez ses semblables, il en était de même à son égard. En dissimulant la réalité, croyant se faire estimer avec l'apparence, ADAM agissait tout contrairement à son avenir. Et n'est-ce pas toujours dans sa manière d'agir que nous puisons pour nous diriger, ne suivons-nous pas encore ses préceptes, ne lui empruntons-nous pas sa fausse vue, ne nous appliquons-nous pas encore à masquer la réalité, à lui préférer l'apparence pour paraître ce que nous ne sommes pas ? Nous ne pouvons nous arr^ter dans cette voie; nous l'interprétons bien pour les autres, mais nous sommes loin de la comprendre lorsqu'il s'agit de nous. Soyons persuadés que nous souffrirons de cette vue jusqu'à ce que nous ayons surmonté l'apparence pour revenir à la réalité. Je le répète, il n'est rien de plus aisé que de savoir à quel degré l'imagination du mal est en nous: nous en sommes autant imprégnés que nous en constatons en autrui; nous sommes autant insupportables que cette vue nous empêche de supporter les autres."

 

 

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21/05/2011

UN EXEMPLE DE PREJUGE: LA MALEDICTION DE CHAM.

LA MALEDICTION DE CHAM

La premier livre de la Bible ( la Genèse ), rapporte que Noé s'étant énivré, son fils Cham se serait moqué de lui. Noé aurait alors maudit Canaan, le plus jeune fils de Cham, en le vouant à devenir pour ses frères l'esclave des esclaves.

Voici ce texte (Genèse ch.9 v.20-27):

« Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s'enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit: Maudit soit Canaan! qu'il soit l'esclave des esclaves de ses frères! Il dit encore: Béni soit l'Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave! Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave! »

 

Le texte ne fait aucune allusion à la couleur de peau. Il faut dire que la Bible se montre dans l'ensemble plutôt flatteuse pour les Noirs. Le préjugé de couleur vient tardivement. Il remonte à Origène (182-254), qui écrit que Cham, maudit par son père Noé, devait être de couleur noire. Origène est pourtant avec saint Augustin l'un des penseurs les plus marquants de l'Antiquité chrétienne.

 

Jusqu'aux environs de l'An Mil, ce commentaire ne suscite pas d'intérêt particulier. Ce sont les musulmans qui, les premiers, s'en sont servis afin de légitimer l'esclavage des Noirs. Il suffisait pour cela d'indiquer qu'ils descendaient directement de Cham .

 

Toutes les religions dites « du livre » ont sombré, à partir du moyen-âge dans les mêmes travers. Ainsi, pour le Judaïsme, MAÏMONIDE qui écrit ces phrases horribles:

 

"Leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n'atteignent pas au rang d'être humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l'homme mais supérieur au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l'image et la ressemblance de l'homme". 

 

Ce furent aussi des créoles, catholiques, d'origine espagnole qui, afin de légitimer la traite, cherchèrent au XVIIe siècle à se servir de cette histoire, jusque-là assez peu utilisée dans le monde occidental, celle de la malédiction de Cham .

C'est ainsi qu'une interprétation tardive et abusive de la Bible a donné fondement, sept ou huit siècles plus tard, les préjugés racistes des planteurs américains, du nord comme du sud, protestants pour la plupart.

Ce préjugé subsiste toujours, ne serait-ce que de façon inconsciente, de nos jours. C'était, en tout cas très présent, en 1910/1912 à l'époque où vivait le Père ANTOINE. Surtout qu'il fallait absolument convaincre les belges de l'intérêt de coloniser le CONGO. Sachant cela, on appréciera d'autant mieux le texte qu'il consacre à ce problème dans le chapitre "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES.":

" Nous nous voyons supérieurs aux habitants d'autres contrées; nous trouvons un mérite à pénétrer chez eux, que nous croyons encore barbares, pour les former à notre civilisation. Mus par les intentions les plus louables, des missionnaires s'imposent le sacrifice de quitter leur famille pour séjourner dans des pays arriérés où ils s'exposent aux plus grands périls, aux plus dures souffrances. Les résultats correspondent-ils à leurs efforts ? Certes on croit, par la patience et l'amour, y faire un grand bien; mais pareil exemple ne serait-il pas plus efficace dans notre milieu ? Je ne veux nullement critiquer ces prrsonnes car certaines se sont sacrifiées de corps et d'âme, elles ont montré beaucoup de zèle et de dévouement dans leur mission pénible. Sans y voir un mal, puisqu'il n'existe pas, je dois dire que ce n'est pas ainsi que je comprends l'évolution. Pouvons-nous aller directement à ces natures incultes , Leur parler des vertus, d'un Être suprême que leurs sens ne pourraient percevoir, n'est-ce pas les troubler ? Elles ont foi dans leurs fétiches, adorent peut-être le soleil: vouloir leur démontrer que c'est une erreur, ne serait-ce pas faire erreur soi-même ? N'y a-t-il pas d'autres âmes qui les ont devancées et qui ont atteint à des fluides correspondant avec elles à leur insu, parce qu'ils sont assimilables à leur nature ? D'autres qui voudraient les forcer à comprendre ce qui est au-dessus de leur avancement, ne deraient qu'entraver la loi qui les dirige, leur loi naturelle.

...

  D'autre part j'ai entendu rapporter d'étranges traitements que je me plais à croire abandonnés aujourd'hui. Autrefois les peuples civilisés se créaient une place en détruisant ceux qui ne l'étaient pas  et ils exploitaient la terre et ses occupants. Est-ce là un moyen de moraliser les races inférieures, de leur procurer le bonheur dont on les croit dépourvues ? Dans cette oeuvre prétendument généreuse, n'oublions pas l'essentiel: la morale qui prescrit de se montrer faible avec les faibles, de s'intéresser à leurs croyances, toutes rudimentaires qu'elles puissent puissent être et de respecter leurs coutumes jusqu'à ce qu'il soit possible d'assimiler les fluides pour se faire comprendre.

   Tels sont le sprincipes d'une vraie civilisation: elle opère avec pitié, avec patience, avecamour, elle s'inspire dees vertus et non des faiblesses; de cette manière, nous pouvons aider les autres comme on peut nous aider nous-mêmes."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19/05/2011

L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE ( PLATON ) et L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

APPARENCE DE LA REALITE

 

Tel est le titre d'un chapitre de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE expose, ou plutôt aborde, une fois de plus, la question de l'apparence de la matière. C'est une notion très difficile à assimiler. Elle est à rapprocher pourtant de théories philosophiques antérieures ou autres ( BERKELEY, l'Hindouisme...ou, plus connu et plus célèbre, l'Allégorie de la Caverne chez PLATON.

 

Des prisonniers sont enchaînés dans l'obscurité d'une caverne. Aucun d'entre eux n'a jamais vu directement la lumière du soleil. La seule représentation qu'ils en ont est leur propre ombre projetée par un feu, sur un des murs de la caverne. Un jour, un des prisonniers parvient à se libérer de ses chaînes. Il grimpe hors de la caverne: la lumière naturelle l'éblouit. Elle est extrêmement difficile à supporter pour ses yeux qui n'ont connu que l'obscurité. S'il survit à cela et qu'il redescend décrire l'extérieur de la caverne aux autres prisonniers, comment ces derniers vont-ils recevoir celui qui a su s'affranchir? Le croiront-ils ? L'élimineront-ils ? Le considéreont-ils comme un fou ?

 

L’allégorie de la caverne retrace la pénible accession de l’homme à la Vérité, ainsi que la difficulté de transmettre ce savoir.

 

Cette allégorie employée par Platon sert à illustrer sa théorie concernant la prédominance du monde sensible, donc « matériel », sur l’intelligible, c'est-à-dire « de la conscience ». On peut rappeler les premières phrases du chapitre « REINCARNATION » qui établit aussi cette distinction:

 

« Nous devons comprendre qu'il existe deux mondes, l'un coroprel et l'autre spirituel, le monde des incarnés et je n'ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non-incarnés. Beaucoup pourraient s'imaginer qu'ils sont distincts, il n'en est rien. J'ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l'iune est le moi conscient et l'autre le moi intelligent. »

 

La caverne est un monde où se trouvent des hommes pour qui la réalité correspond à des ombres projetées sur les parois, issues d’un environnement extérieur que les occupants ne soupçonnent pas.

 

L'obscurité de la caverne représente l'ignorance et les illusions du monde sensible qui n'est que le reflet imparfait de la réalité. La lumière du soleil représente la possibilité d'accéder au monde de la conscience. Mais cette possibilité demande beaucoup d'efforts et d'audace. C'est en quelque sorte aussi ce que le Père ANTOINE laisse entrevoir dans ce passage du chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »:

Il nous est bien difficile de comprendre la matière qui, nous l'avons dit si souvent, n'existe pas, malgré l'empire qu'elle exerce sur nous. Je vais essayer de vous rendre cette question plus commrehensible et montrer que nous prenons tout contrairement à la réalité. Nous avons répété maintes fois que la matière est le seul obstacle de l'esprit parce qu'elle est l'opposé de la morale. »

 

L’allégorie de la caverne est une représentation imagée du monde « visible ».

La condition de prisonnier est en réalité celle de l’homme qui ne se pose pas de question, qui se satisfait de ce qui est apparent, de ce qui est traditionnel.

La condition de l’homme libéré est à interpréter comme l’exercice de la pensée, la manifestation du libre arbitre, la volonté de connaissance et la soif de la découverte du but ultime de l'humanité.

Le retour de l’homme libéré chez ses contemporains est évidemment difficile tant son discours heurte et bouscule leur confortable condition d’êtres inconsciemment soumis.

 

L’intérieur de la caverne et les hommes prisonniers représentent le monde sensible où les hommes vivent d'illusions en étant convaincus que ce qu’ils voient est la réalité. Poursuivons notre découverte du même chapitre:

 

« Quoique pure imagination, conséquence de notre doute, elle ( la matière,NDLR ) s'impose à nous et nous paraît inséparable de notre nature, elle nous donne l'idée que nous appartenons à une hiérarchie des plus élevées, où l'homme doit l'envisager comme sauvegarde de son avenir; elle nous porte à croire que nous en retirons d'autant plus de mérite que nous en possédons davantage. »

 

Cette obsession de « plus de matière » n'amène pourtant que problèmes et vicissitudes comme le rappelle le septième principe:

 

« Tachez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder; elle se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné. »

 

La connaissance que nous nous faisons du monde est donc faussée, et tout comme les habitants de la caverne, nous nous complaisons dans l’illusion.

 

Enfermés dans nos convictions et nos certitudes, nous sommes incapables de voir la réalité. Mais, une fois que nous nous éveillons à la vérité ( ou, tout au moins à la conviction qu'elle existe et qu'elle autre ), cela devient difficile de faire machine arrière, d'abandonner toute idée de progrès moral. Le travail le plus difficile consiste alors à partager cette vérité avec nos semblables, car elle remet en question toutes leurs certitudes, et ces derniers ne sont généralement pas prêts à l’accepter. Cette opposition peut être décourageante. C'est contre ce découragement que le Père ANTOINE met en garde ses adeptes, dans le chapitre « REINCARNATION », par ces mots qui sont des mots de consolation et d'encouragement:

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des idées contraires au siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. »

 

Les chaînes qui retiennent les hommes au fond de la cavernes ont aussi une signification. Ce sont toutes les entraves qui retiennent les hommes de chercher la vérité, qui les empêchent d'accéder à la connaissance: les habitudes, ce qui est lié à la société dans laquelle nous vivons et à notre culture qui forment une sorte de conditionnement, la peur de l'inconnu car dès qu'on commence à se poser des questions, à abandonner des préjugés, on ne sait pas vraiment où l'on va finalement aboutir, l’éducation que nous avons reçue, l'imagination souvent trop fertile et nourrie de préjugés. L’homme évolue dans un environnement imprégné d’une culture particulière qui se définit comme un ensemble de manières de penser, d’agir et d'éprouver des sentiments propres à la collectivité donnée à laquelle il appartient, l'accoutumance à la société qui fait que l'on pose des actes ou que l'on a des raisonnements sans s'interroger sur leur pertinence et que l'on abandonne toute réflexion, tout libre arbitre.

 

Le Père ANTOINE insiste souvent sur cette notion de libre arbitre qu'il estime essentielle. Il lui a consacré un chapitre dans leque il dit notamment:

 

« En résumé nous ne trouvons notre libre arbitre que dans l'erreur, si celle-ci n'existait pas, la vérité n'aurait pas sa raison d'être, elle serait incompréhensible car elle n'es telle que parce que l'autre existe. »

 

L’allégorie de la caverne nous enseigne que nous devons nous libérer du pouvoir des opinions, nous affranchir des préjugés et que les sens peuvent quelquefois nous induire en erreur.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Grâce à l’intelligence, en en glorifiant la technologie, l'homme s’est autoproclamé «  sommet de la hiérarchie ». Le langage de l'intelligence a pris le pas sur celui du cœur.

 

Nous devons toujours nous poser des questions: dans quelle « Caverne » vit notre société contemporaine ? Quelles sont les ombres projetées sur le fond de notre « caverne » ? quels sont préjugés dont la pensée contraire ou divergente n'est pas supportée ?  

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06/05/2011

LA PRUDENCE: EST-CE VRAIMENT TOUJOURS UNE VERTU ?

SUR LA PRUDENCE.

 

Encore une fois, dans l'ENSEIGNEMENT antoiniste, nous trouvons un texte, une définition qui prend le contre-pied de l'acception commune. Ainsi en est-il de la prudence.

 

En général, la prudence est vantée et recommandée. La prudence est même considéré comme une vertu cardinale.

 

Nous trouvons, dans l'ENSEIGNEMENT antoiniste, un texte qui semble dire l'inverse, qui semble la stigmatiser. C'est ce passage du chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE »:

 

«  Je le répète, le plus grand des obstacles à notre amélioration, c'est la prudence. Si nous étions plus certains que nous pouvons commettre plus de mal que notre nature n'en possède, nous ne nous appuyerions plus sur cette vertu matérielle puisqu'elle nous emp^che d'agir loyalement et sincèrement; elle est opposée à la foi qui nous rend à même de respecter en tout le naturel tandis que la prudence le falsifie. Elle nous égare car elle revêt d'une fausse honnêteté en nous donnant la crainte de perdre l'estime de notre semblable. Rien n'est plus juste que ce raisonnement car si nous voyons le bien dans le mal et le mal dans le bien, elle ne peut que nous faire agir contrairement puisqu'on n'y recourt que par la vue du bien qui est le mal. Je l'ai révélé, bien et mal sont corrélatifs, des termes de comparaison appropriés seulement à l'imperfection; disons que la prudence anéantit l'efficacité de toute épreuve en la détournant de la réalité.

Aussi longtemps que nous rechercherons la cause de l'épreuve, notre doute nous développera la prudence puisqu'elle n'en est que la conséquence. »

 

Je disais, plus haut, que penser que la prudence est une vertu de base comme semble le dire le christianisme. On peut s'imaginer que c'est partir au combat contre le christianisme.

 

Ce n'est pas de cela qu'il est question, seulement d'une façon d'interpréter cette faculté, cette disposition. N'utilisons pas le mot « vertu ».

 

C'est pourquoi, pour dissiper toute équivoque, je fais appel à quelques citations de penseurs chrétiens qui vont dans le même sens.

 

Ainsi, le Cardinal MERCIER quand il dit: « Quand la prudence est partout, le courage n'est nulle part. »

 

Et l'Abbé PIERRE: « La vie est plus belle que la prudence. »

 

Citons aussi Jean DUTOUR: « L'illusion des lâches est de croire qu'avec beaucoup de prudence, on peut échapper à son destin. »

 

C'est, finalement, en lisant ces citations que l'on comprend mieux la position critique du Père ANTOINE à propos de la prudence. La prudence ne serait pas une vertu comme on l'a dit mais plutôt la manifestation d'une tiédeur dans les convictions. La prudence ne serait-elle pas aussi, parfois, la manifestation d'un manque de foi ? La prudence ne serait-elle pas aussi, parfois, le signal que, placés devant un choix de vie, nous pesons d'abord les avantages et les inconvénients pour notre bien-être personnel. Dans ce cas, faire preuve de grande prudence ce ne serait que faire preuve d'un manque de désintéressement. La prudence ne serait-elle pas, aussi, le signe que nous sommes obnubilés par cette maudite vue du mal ? C'est parce que nous avons tendance à voir le mal chez tout le monde et en tout que nous avons, par réflexe, recours à la prudence. La prudence ne nous amènerait-elle pas, aussi, souvent à camoufler notre naturel, à sortir de la sincérité, à paraître différents de ce que nous sommes réellement ?

 

Pour alimenter la réflexion, j'ai puisé quelques passages de l'Enseignement qui se rapportent à ce problème.

 

D'abord un extrait du chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS »:

 

« Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout; on ne devrait s'appuyer que sur l'amour parce qu'il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d'être utiles à nos semblables, ce n'est plus nous qui enseignons, c'est DIEU Lui-même, mais nous ne pouvons atteindre à Lui que par la foi qui est la clé de toutes les autres vertus.

Ainsi améliorés, nous serons toujours sincères; car la sincérité est le contrôle de la raison, la photographie du coeur et l'image de l'amour. »

 

Le Père ANTOINE aborde la question de la tiédeur des sentiments dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »:

 

«  J'ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l'abîme, nous surchargent d'un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n'avons plus cette ardeur de dévouement dont noussommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. »

 

Mais cela veut-il dire que nous devons condamner absolument une prudence minimale ? Cela veut-il dire que toute action spontanée est, par définition, bonne ? Cela veut-il dire que nous devons abandonner toute réflexion ? Non; Pour preuve, ce passage du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »:

 

« Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensée, d'en rechercher la source bonne ou mauvaise; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, nous l'avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne traderons pas à en être tourmentés; elles nous causeront autant de désagrément que nous avons eu de plaisir à les manier. C'est payer cher la satisfaction d'un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre deux épreuves; dans ces intervalles, tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations; n'oublions pas que l'esprit n'est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. On reconnaît la maçon à la muraille. A l'oeuvre donc dans ces moments de répit ! Nous y ferons un progrès, nous y trouverons le remède et le bonheur. »

 

Faire preuve d'excès de prudence, c'est s'abonner à la tergiversation. Ce n'est bien souvent que la recherche de prétextes, de faux-fuyants, de motifs de toutes sortes qui nous enfoncent dans le repli, l'abandon de l'amémioration. Ainsi, nous trouvons dans le chapitre « LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT » ce passage qui décrit bien cet état d'esprit pour nous mettre en garde:

 

«  Bien que nous cherchions à nous améliorer, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de la tâche. Nous laissons l'inspiration en souffrance et elle est aussitôt remplacée par une pensée qui apporte le fluide d'épreuves. Nous savons que les fluides de même nature sont assimilables, un mauvais engendre de plus mauvais encore, tandis qu'un bon en attire de meilleurs. Quand elle n'est pas négligée, la pensée d'une oeuvre utile est immédiatement assimilable à une autre qui fait notre récompense parce qu'elle contient plus d'amour pour exécuter un nouvel acte. Nous remplissons ainsi successivement nos devoirs journaliers. Aussi longtemps que nous travaillons de la sorte, nouss ommmes heureux, nous perdons de vue les mille et une choses qui pourraient nous porter obstacle, nous nous dirigeons ainsi par la conscience.

Nos pensées sont ainsi de bonne source, suivant notre avancement, quand nous le voulons. Mais si peu qu'elles laissent d'intervalle, la faiblesse, toujours en éveil, nous prend à l'improviste, elle nous attire un fluide épais, coupant ainsi littéralement celui qui nous reliait aux vertus. Cette irruption nous fait transgresser la loi de la pensée progressive, parce que nous avons puisé à deux sources pour exécuter l'acte qu'elle nous commande. »

20:02 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/05/2011

VOTTEM ( HERSTAL ): TEMPLE ANTOINISTE.

La commune de HERSTAL compte donc, depuis la fusion des communes, deux temples antoinistes: celui de HERSTAL même ( qui n'est plus ouvert en permanence ) et celui de VOTTEM ( qui est à nouveau accessible ).

Il y a, ailleurs sur ce site, une photo de l'extérieur. 

Voici une photo de l'intérieur. Comme vous pouvez le voir, ce Temple est maintenant un "Temple sans photos".

On peut aussi remarquer, mais cela est anecdotique, que l'accès à la tribune se fait par la droite. Ordinairement, l'accès se fait par la gauche.

 

SDC10863.JPG


18:25 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/04/2011

POEME DE DOM HELDER CAMARA SUR LA TOLERANCE ET LE RACISME.

MAPPEMONDE 3.jpg

 

Si je pouvais,
je donnerais une mappemonde
à chaque enfant...
Et si possible,
un globe lumineux
dans l'espoir
d'ouvrir au maximum
le regard de l'enfant
et d'y éveiller
intérêt et amour
pour tous les peuples,
toutes les races,
toutes les langues, 
toutes les religions ! ...


Dom Helder CAMARAMille raisons pour vivre, Paris, Seuil, 1980.

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16/04/2011

ENCORE SUR LA REINCARNATION.

Non, contrairement à ce que l'on entend dire parfois au sujet de la foi antoiniste, même parfois par des antoinistes eux-mêmes, après la mort on ne revient pas! On ne revient pas...on continue.

Revenir impliquerait que notre personnalité reviendrait lors de la réincarnation. Il n'en est nullement question.  La personnalité que l'on a au cours d'une existence est unique, elle est le résultat de l'agglomération d'une âme et d'un corps avec toutes les conséquences liées à l'un et à l'autre.

L'âme a engrangé une foule d'expériences. Elle a progressé ou piétiné. Elle a peut-être des épreuves à surmonter dues à la vie précédente. Bien qu'elle soit la même, elle n'est donc pas identique à celle de la vie précédente.

Le corps est tout à fait nouveau et, avec lui, tous ses attributs dont l'intelligence et les forces ou faiblesses physiques. Le milieu dans lequel on se réincarne est aussi compètement différent.

Nous voilà, en réalité, confrontés à un mystère bien difficile à comprendre. Le Père ANTOINE en parle à diverses reprises, notamment dans le chapitre "LE MYSTERE DE LA REINCARNATION":

" Tâchons de savoir ce qu'est notre intelligence qui se désagrège à la mort. Si elle subsistait quand nous renaissons, elle nous instruirait du mystère de la réincarnation, nous possèderions autant de raison et serions autant développés que lorsque nous nous désincarnons. Mais nous perdons avec le cerveau le souvenir de nos connaissances, la mémoire qui est l'arsenal de tous les fluides que nous traduisons intellectuellement en nous basant sur la matière; ces fluides forment une atmosphère autour de nous et notre esprit les connaît par coeur et les lit instinctivement."

Et, dans le chapitre "LA DESINCARNATION DES ENFANTS EN BAS ÂGE":

" L'esprit de l'enfant se réincarne aussitôt, comme nous l'avons dit, et cette épreuve lui a suscité une existence qui peut être tout le contraire de l'autre, suivant les souffrances endurées et autres chaoses difficiles à expliquer qui résultent de son élévation ou de son évolution."

Pour terminer, ce passage du chapitre " COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER":

" Ah! si nous savions que nous devons passer par toutes les filières pour arriver au but, nous nous considérerions les uns et les autres bien autrement que nous le faisons. Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l'aisance dans la précédente et réciproquement, nous n'attacherons pas tant d'importance à notre personnalité, nous aurons d'autant plus d'égard pour notre semblable parce que nous l'apprécierons d'une toute autre façon; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l'obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c'est l'embryon des vertus. Tout travail nous amène à celmles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse."


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15/04/2011

MORALE ET COMPORTEMENT HONNÊTE: QUALITES BIEN PARTAGEES. ( Sur une citation de Pierre BAYLE )

« La problématique de la morale est indépendante de la religion, les athées pouvant être aussi

moraux que les chrétiens. »

 

( Pierre BAYLE )

 

Décidément, les citations de Pierre BAYLE sont d'une richesse extraordinaire. Encore une fois, il n'est pas question de nous approprier ce penseur. Ni non plus de dire qu'il fut notre précurseur !

 

Mais on ne peut s'empêcher de faire des rapprochements avec l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE. Lequel ignorait vraisemblablement jusqu'à même l'existence de Pierre BAYLE.

 

Ainsi, nous trouvons dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », ces phrases:

 

«  La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi. Nous savons en effet que la meilleure façon de propager une doctrine, c'est de la pratiquer; par elle-même elle n'est rien, sa force n'est que dans l'exemple. Le matérialiste n'étant pas convaincu de sa manière de voir, proclame la matière en la revêtant de la morale; on sait cependant que la première est tout l'opposé de l'autre; elle ne peut pas être confondue avec les notions de vraie fraternité et de justice qui ne lui sont pas assimilables: pratiquer la morale, c'est surmonter la matière. Mais nous ne sommes pas toujours logiques, nous désapprouvons à notre insu notre propre doctrine, en voulant la défendre par des arguments d'une autre qui lui est diémétralement contraire. Quoiqu'il en soit, je crois qu'il est peu de matérialistes qui au moment de mourir restent fidèles à leurs théories. »

 

..............................................................

 

«  Cependant nul n'a le droit de critiquer les adeptes d'une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d'essence divine qui, en se développant, rend l'esprit plus sensible au bien et au mal. C'est celle-ci qui les empêche d'abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles et d'y conformer leurs actes, qui leur dit: '' C'est moi qui suis votre DIEU et votre maître. Rapprochez votre raisonnement de l'obéissance et du respect que vous désirez me témogner. Il me suffit de vous éclairer sans chercher à vous convaincre, car il est plus grand et plus méritoire de vouloir être honnête en refusant de croire en DIEU que de croire en Lui et de prétendre Le servir, tout en restant dans les ténèbres.'' Le vrai croyant se place à un autre point de vue; il sait qu'en s'améliorant il se prépare le bonheur et il éprouve plutôt du plaisir en luttant contre ses imperfections; ainsi il s'acquiert les vertus, non pas qu'il soit mû par l'intérêt, il obéit à sa conscience. »

 

Ainsi, nous retrouvons, ici, non seulement l'affirmation de base de Pierre BAYLE, à savoir que les incroyants peuvent être aussi honnêtes et moraux que les croyants, mais surtout nous y trouvons l'explication, le développement.

 

A noter que le Père ANTOINE explique aussi en quoi le comportement honnête et moral d'un croyant apporte davantge de satisfactions.

19:13 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2011

Sur l'universalité de la tolérance: développement d'une citation de Pierre BAYLE.

« La tolérance doit inclure tout le monde, chrétiens, juifs, mahométans, idolâtres ou athées. »

 

 

( Pierre BAYLE )

 

Cette citation de Pierre BAYLE n'est pas sans me faire penser à ce passage du chapitre « NOTRE FOI PEUT-ELLE SE COMMUNIQUER A D'AUTRES ? »:

 

«  Je ne puis que vous louer de tout le dévouement que vous témoignez à vos semblables et surtout du respect que vous avez pour toute opinion. Sans avoir acquis ces sentiments, nous pouvons être de parti pris et souffrir quand l'un ou l'autre de nos proches n'a pas les mêmes opinions que nous; nous devons bien facilement le comprendre puisque, avant de nous pénétrer le véritable amour, nous nous dirigeons par des opinions qui varient avec notre degré d'évolution; elles ne nous convainquent au point de nous faire imaginer que nous sommes seuls dans la raison et que tous ceux qui ne croient pas comme nous sont dans l'erreur, nous dénions aux autres la vérité, nous nous en disputons le monopole. C'est là que nous devons reconnaître la sublime efficacité de la providence: nous trouvons les moyens de nous satisfaire en basant nos actes sur des opinions qui sont cependant bien indifférentes à ceux de nos semblables qui voient en d'autres la vérité. »

 

La tendance générale des tenants d'une rligion monothéiste, c’est de se croire singuliers par rapport aux autres: les athées ou les tenants d'une autre religion qui deviennent des mécréants.

Il vaudrait mieux faire de l'introspection et découvrir ce qu’il y a en soi de mécréant plutôt que d’affirmer la supériorité de sa croyance. La foi est plus importante que les formes habituelles, rituelles par lesquelles cette foi s’exprime.



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04/04/2011

LA REINCARNATION: SOYONS PRECIS DANS LE VOCABULAIRE.

La reincarnation

 

Aujourd'hui, la réincarnation est une croyance religieuse partagée par plus d'un milliard d'hommes (les hindous, les bouddhistes, les jaïns, les sikhs, les adeptes desreligions animistes en AFRIQUE auxquels s'ajoutent différents groupes spiritualistes, dont les ANTOINISTES.

 

Elle est très bien établie en Afrique sub-saharienne : « Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre. », selon un dicton en cours là-bas. Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes,

 

La signification de ce terme n'est pas toujours très claire. Elle varie en fonction du degré d'évolution morale et spirituelle de chacun et elle dépend aussi du milieu.
Quoi d'étonnant ? N'en est-il pas de même pour n'importe quel concept dont le sens fluctue au gré des capacités individuelles ?

 

Nous avons vu que, pour les ANTOINISTES, la croyance en la réincarnation est fondamentale. On ne peut pas se dire « ANTOINISTE » si on n'en est pas persuadé!

 

La réincarnation  est un principe de base selon lequel une entité immatérielle appelée « esprit », « âme » ou « conscience » se réalise complètement au travers de vies successives dans différents corps (humains pour les antoinistes , animaux ou végétaux pour d'autres croyances croyances).

 

C'est une vieille croyance selon laquelle l'âme humaine, séparée du corps au moment de la mort, revient sur terre sous une autre forme. Dans de nombreuses religions orientales, cette forme peut-être humaine, animale, ou même une plante.

 

Dans cette doctrine, à la mort du corps physique, l'« esprit » quitte ce dernier pour habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps, ce qui permettrait à l'individualité de poursuivre ses expériences de vie et son évolution spirituelle ou morale.

 

Ici, il ne faut pas confondre. Il ne faut pas s'égarer dans le vocabulaire. Car chaque définition possible n'est pas le synonyme des autres. Chaque mot recouvre une notion complètement différente.

 

Peut-on parler d'une transmigration de l'âme? Oui, mais il faut faire attention. Pour nous, il s'agit d'un retour dans un autre corps dès la naissance de celui-ci. Il ne peut être question de concevoir, par exemple, un esprit qui viendait s'emparer d'un corps déjà bien évolué dans la vie ! A chaque réincarantion correspond une nouvelle personnalité.

 

J'ai déjà entendu dire que les ANTOINISTES croyaient en la métempsycose. Rien n'est plus faux. La métempsycose implique le passage d'une âme d'un corps humain, après le décès du corps physique dans un corps animal ou même végétal. Cette croyance n'est pour nous pas correcte. Elle implique, dans la vie quotidienne, des conséquences drastiques: le respect absolu de la vie de tous les êtres vivants ( par exemple, ne pas tuer une araignée ou une guêpe en train de vous piquer ! ). Chez les Égyptiens anciens, les cycles de métempsycose devaient durer 3000 ans. 

 

La réincarnation, c'est, répétons-le, le passage de l'âme dans un nouveau corps. Tout en étant bien persuadé que seule l'âme reste la même et continue son parcours. Il ne s'agit donc nullement d'une renaissance. Non, ne nous leurrons pas: notre personnalité est bien morte lors de la désinacrnation. C'est une nouvelle qui naît. Nous ne renaissons pas sous une autre apparence. La réicarnation n'est pas une renaissance: transformation des énergies physiques et psychiques chez d'autres êtres, par exemple en partie dans un descendant, un animal, un lama du Tibet, et même avant la mort. Cela c'est chez les Bouddhistes où l'on reconnaît qu'un enfant est la x° réincarnation de tel ou tel lama.

 

Notre doctrine n'a, non plus, rien à voir avec la palingénésie universelle, le retour à la vie, par ex. changement du cadavre en atomes allant dans les végétaux et animaux, qui, à leur tour, mourront. En fait, la notion de palingénésie ne recouvre pas seulement l'espérance d'une vie à venir individuelle, dans l'au-delà ou ici-bas, mais au sens propre une renaissance de l'univers entier à la fin des temps. Cela nous mène très près de la notion chrétienne ou biblique de "Jugement dernier" et de la "Résurrection de la chair". C'est, en gros, partagé par les trois religions monothéistes.

« 
Quand l'âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps… elle voltige là-même, inutile, jusqu'à ce qu'un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l'air… Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l'une l'autre… L'âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir… ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents »
— Orphée, fragments 223-224 . Telle était la vision antique de la palingénésie.

 

C'est aussi très loin de la doctrine, ésotérique, de l'éternel retour : répétitionéternelle des mêmes événements au bout d'une longue période ; par exemple, selon les stoïciens, on reverra un Socrate fait des mêmes éléments refaisant les mêmes choses que fit le Socrate historique ou on reverra le Christ de la même façon. Cela a d'ailleurs donné lieu à l'apparition, rcurrente, de prétendus Christ. Nous devons bien confesser que, à une certaine époque, certains ANTOINISTES ont été tentés par cette croyance. Elle est incompatible avec la doctrine de la réincarnation.

 

 

Le philosophe grec Platon soutenait que l'esprit humain doit connaître 9 cycles de réincarnation dans des formes vivantes supérieures ou inférieures. Si, au 9ème cycle, l'âme peut se réincarner dans le corps d'un artiste ou d'un philosophe, elle s'évade de l'esclavage de la matière et accède à la liberté. 

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LA REINCARNATION: SOYONS PRECIS DANS LE VOCABULAIRE.

La reincarnation

 

Aujourd'hui, la réincarnation est une croyance religieuse partagée par plus d'un milliard d'hommes (les hindous, les bouddhistes, les jaïns, les sikhs, les adeptes desreligions animistes en AFRIQUE auxquels s'ajoutent différents groupes spiritualistes, dont les ANTOINISTES.

 

Elle est très bien établie en Afrique sub-saharienne : « Toute naissance est la renaissance d'un ancêtre. », selon un dicton en cours là-bas. Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes,

 

La signification de ce terme n'est pas toujours très claire. Elle varie en fonction du degré d'évolution morale et spirituelle de chacun et elle dépend aussi du milieu.
Quoi d'étonnant ? N'en est-il pas de même pour n'importe quel concept dont le sens fluctue au gré des capacités individuelles ?

 

Nous avons vu que, pour les ANTOINISTES, la croyance en la réincarnation est fondamentale. On ne peut pas se dire « ANTOINISTE » si on n'en est pas persuadé!

 

La réincarnation  est un principe de base selon lequel une entité immatérielle appelée « esprit », « âme » ou « conscience » se réalise complètement au travers de vies successives dans différents corps (humains pour les antoinistes , animaux ou végétaux pour d'autres croyances croyances).

 

C'est une vieille croyance selon laquelle l'âme humaine, séparée du corps au moment de la mort, revient sur terre sous une autre forme. Dans de nombreuses religions orientales, cette forme peut-être humaine, animale, ou même une plante.

 

Dans cette doctrine, à la mort du corps physique, l'« esprit » quitte ce dernier pour habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps, ce qui permettrait à l'individualité de poursuivre ses expériences de vie et son évolution spirituelle ou morale.

 

Ici, il ne faut pas confondre. Il ne faut pas s'égarer dans le vocabulaire. Car chaque définition possible n'est pas le synonyme des autres. Chaque mot recouvre une notion complètement différente.

 

Peut-on parler d'une transmigration de l'âme? Oui, mais il faut faire attention. Pour nous, il s'agit d'un retour dans un autre corps dès la naissance de celui-ci. Il ne peut être question de concevoir, par exemple, un esprit qui viendait s'emparer d'un corps déjà bien évolué dans la vie ! A chaque réincarantion correspond une nouvelle personnalité.

 

J'ai déjà entendu dire que les ANTOINISTES croyaient en la métempsycose. Rien n'est plus faux. La métempsycose implique le passage d'une âme d'un corps humain, après le décès du corps physique dans un corps animal ou même végétal. Cette croyance n'est pour nous pas correcte. Elle implique, dans la vie quotidienne, des conséquences drastiques: le respect absolu de la vie de tous les êtres vivants ( par exemple, ne pas tuer une araignée ou une guêpe en train de vous piquer ! ). Chez les Égyptiens anciens, les cycles de métempsycose devaient durer 3000 ans. 

 

La réincarnation, c'est, répétons-le, le passage de l'âme dans un nouveau corps. Tout en étant bien persuadé que seule l'âme reste la même et continue son parcours. Il ne s'agit donc nullement d'une renaissance. Non, ne nous leurrons pas: notre personnalité est bien morte lors de la désinacrnation. C'est une nouvelle qui naît. Nous ne renaissons pas sous une autre apparence. La réicarnation n'est pas une renaissance: transformation des énergies physiques et psychiques chez d'autres êtres, par exemple en partie dans un descendant, un animal, un lama du Tibet, et même avant la mort. Cela c'est chez les Bouddhistes où l'on reconnaît qu'un enfant est la x° réincarnation de tel ou tel lama.

 

Notre doctrine n'a, non plus, rien à voir avec la palingénésie universelle, le retour à la vie, par ex. changement du cadavre en atomes allant dans les végétaux et animaux, qui, à leur tour, mourront. En fait, la notion de palingénésie ne recouvre pas seulement l'espérance d'une vie à venir individuelle, dans l'au-delà ou ici-bas, mais au sens propre une renaissance de l'univers entier à la fin des temps. Cela nous mène très près de la notion chrétienne ou biblique de "Jugement dernier" et de la "Résurrection de la chair". C'est, en gros, partagé par les trois religions monothéistes.

« 
Quand l'âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps… elle voltige là-même, inutile, jusqu'à ce qu'un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l'air… Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l'une l'autre… L'âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir… ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents »
— Orphée, fragments 223-224 . Telle était la vision antique de la palingénésie.

 

C'est aussi très loin de la doctrine, ésotérique, de l'éternel retour : répétitionéternelle des mêmes événements au bout d'une longue période ; par exemple, selon les stoïciens, on reverra un Socrate fait des mêmes éléments refaisant les mêmes choses que fit le Socrate historique ou on reverra le Christ de la même façon. Cela a d'ailleurs donné lieu à l'apparition, rcurrente, de prétendus Christ. Nous devons bien confesser que, à une certaine époque, certains ANTOINISTES ont été tentés par cette croyance. Elle est incompatible avec la doctrine de la réincarnation.

 

 

Le philosophe grec Platon soutenait que l'esprit humain doit connaître 9 cycles de réincarnation dans des formes vivantes supérieures ou inférieures. Si, au 9ème cycle, l'âme peut se réincarner dans le corps d'un artiste ou d'un philosophe, elle s'évade de l'esclavage de la matière et accède à la liberté. 

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19/03/2011

"CEUX QUI SONT MORTS NE SONT PAS MORTS"

"Ceux qui sont morts ne sont pas morts... les morts ne sont pas sous la terre. Ils sont dans l'ombre qui frémit. Ils sont dans l'eau qui coule. Ils sont dans l'eau qui dort. Ils sont dans la case, ils sont dans la foule. Les morts ne sont pas morts"

Tel est le texte provenant d'une religion traditionnelle africaine.

Cela nous fait rappeler le passage suivant extrait du chapitre "REINCARNATION" puisé dans l'Enseignement du Père ANTOINE:

" Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence: nous ne cessons pas de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion."

18:16 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/03/2011

APPLIQUER A REBOURS L'ENSEIGNEMENT DU PERE ANTOINE.

A mon précédent article, j'ai reçu un commentaire d'un lecteur. Ce commentaire me parait tellement intéressant, malgré sa brieveté, que j'ai décidé de le publier comme article et non comme commentaire:

 

"Appliquer à rebours" l'Enseignement est quelque chose de très important : cela permet, comme les exemples que vous citez, de ne jamais à avoir à souffrir du regard d'autrui mais aussi de s'empêcher le jugement.

Le Père maniait très bien cette application à rebours, et on le sent dans tout l'Enseignement. 


Autre chose, pour les personnes qui souffrent d'un complexe d'infériorité, comme moi, c'est de se réciter l'Auréole de la Conscience en disant : "Un seul remède peut guérir l'humanité : "la FOI en soi-même, car c'est de la Foi en soi-même que vient l'amour de soi-même".

Une fois que cet amour de soi-même est acquis, je me dis que passerai à la suite de l'Auréole qui me demande d'aimer ses ennemis...

Mes bonnes pensées."


17:57 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2011

L'AFFIRMATION DE SOI, LES FLUIDES ET LE LIBRE ARBITRE.

 

L'AFFIRMATION DE SOI.

 

S'affirmer, affirmer sa personnalité, affirmer son indépendance, affirmer ses idées. Voilà bien un sujet qui remplit d'effroi certaines personnes.

 

Remplir d'effroi peut paraître un bien grand mot. Remplir d'effroi peut paraître une expression démesurée à certains ! Et pourtant, on peut au moins affirmer que cela amène un très grand trouble chez certaines personnes.

 

Pourquoi ? Parce qu'elles sont peu sûres d'elles mais surtout par crainte du jugement d'autrui. Ces personnes, en réalité, sont obsédées par la vue du mal. Par le fait qu'elles tombent sous le regard d'autrui et qu'elles anticipent le jugement qu'on peut porter sur elles.

 

Elles en arrivent à afficher diverses attitudes qui sont des attitudes de défense, ou des attitudes de mise en conformité ou, encore, des attitudes de défi envers la société, envers l'entourage familial ou autre.

 

Dans l'Enseignement Antoiniste, cette problématique a été abordée et traitée à de nombreuses reprises.

 

Reprendre tous les extraits qui l'abordent serait trop long et, fatalement, des passages échapperaient.

 

Un relevé exhaustif est difficile. En voici néanmoins quelques uns.

 

On peut d'abord relire les « Dix Principes » et de les appliquer à rebours. De ne plus les comprendre comme des recommandations à faire ou à ne pas faire donnée au lecteur mais comme une protection offerte à quiconque.

 

Prenons l'exemple du troisième principe:

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole mais par l'exemple & ne voir le mal en rien. ».

Cela doit être compris comme ceci:

« Ne soyez pas traumatisé par la leçon de morale qu'on voudrait vous faire. Les paroles ne signifient rien. Regardez les actes. »

 

Prenons aussi l'exemple du septième principe:

« Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder; elle se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné. »

Il peut être compris comme suit:

« Ne vous laissez pas supplanter par quelqu'un qui fait montre d'une intelligence supérieure à la vôtre. Ne devenez pas un de ses subordonnés. Sinon vous allez connaître la souffrance morale. »

 

Prenons le chapitre « LA NON EXISTENCE DU MAL »:

 

« L'imagination du mal tente à accomplir de mauvais actes; mais on ne peut toucher que ceux qui la possèdent également. Lorsque nous aurons surmonté cette imagination, nous serons à l'abri du mal, puisqu'on ne peut nous atteindre que pour autant que nous en possédons et qu'elle nous tente réciproquement à le faire dans les mêmes proportions. C'est la balance qui nous montre notre degré d'élévation: plus d'imagination avons-nous, plus voyons-nous de mal dans les autres et autant donne-t-il prise sur nous; nous sommes d'autant insupportables que nous ne pouvons supporter les autres. Voilà la raison pour laquelle il y a des victimes. 

Si le mal existait, il ne donnerait point lieu à des jugements si variables sur sa nature; car le mal pour l'un n'est-il pas le bien pour l'autre ? N'est-ce pas notre faculté d'appréciation qui en décide ? »

 

Et dans le chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »:

 

« En supposant m^me que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. Si l'on a droit cependant, est-ce agir sincèrement que de s'avouer coupable ? Il est bon de résoudre cette question importante. C'est grâce au fluide dégagé par nous que l'adversaire se rend à la raison. S'il constate qu'un de nos actes lui a porté préjudice, il est de son devoir de nous le faire remarquer, mais le nôtre n'est pas de nous disculper, car ce serait nous servir du même fluide, puiser dans les ténèbres. Certes nous devons et nous pouvons nous justifier, mais modestement, en nous servant d'un fluide plus éthéré qui contient plus d'amour, pour dissiper l'autre. »

 

Et dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE »:

 

« Il faut agir sans crainte; toute gêne est une faiblesse qui nous abîme et que nous devons surmonter. Si tout homme osait dire franchement et hautement ce qu'il pense, il serait toujours dans la réalité. Combien nous nous rendons malheureux en voulant cacher notre nature ! Ne craignons rien ni personne, si ce n'est nous-mêmes, notre faiblesse. Marchons avec franchise derrière l'étendard de l'amour et proclamons le grand principe de liberté et de fraternité qui est la base de notre doctrine. Sachons que la cause de tous nos obstacles, c'est nous-mêmes, notre intelligence. »

 

N'oublions évidemment pas le chapitre « LA CHARITE MORALE »:

 

« Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable , Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès;... »

 

Voyons aussi ce qui est dit dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS »:

 

«  Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères, ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à la cause et nous en découvrirons la réalité. Et puisque chacun agit selon sa nature ne disons plus que tous font le mal, mais que tous font le bien. »

 

Aussi le chapitre «TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »:

 

« L'ignorance de nous-mêmes est la seule cause de nos contrariétés, c'est d'elle que surgissent les haines, les discordes, aussi bien entre les membres de la famille qu'entre les adeptes d'une doctrine. Nous savons cependant que personne ne peut être la cause de notre souffrance. Eprouver de la peine à la vue d'un de nos semblables qui s'écarte de la voie que nous voudrions lui voir suivre, est une faiblesse. Si nous avions acquis plus de foi, nous comprendrions qu'il doit passer par là, qu'il ne peut atteindre plus haut sans qu'il en ait le mérite. »

 

Et, plus bas:

 

«  Ne nous arrêtons pas aux mots, ni aux phrases, ne tenons compte que de l'intention; si elle est bonne, impossible que nous fassions du tort au prochain; celui qui s'égare par ignorance reconnaîtra de lui-même son erreur et réalisera ainsi un progrès. »

 

En ce qui concerne l'audace qui ne doit pas nous manquer quand nous devons affirmer une pensée qui est à contre-courant, voici ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « REINCARNATION »:

 

Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là pourtant que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérite. Quoi qu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

Une dernière mise en garde dans le chapitre « LE MYSTERE: AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE. »:

 

Puisque c'est à chacun selon ses oeuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable; le démon qui paraît si méchant n'est donc autre que notre doute. Si d'un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouverons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal. »

 

Bien entendu, cela implique aussi le libre arbitre. Le père ANTOINE en parle à de nombreuses reprises notamment dans le chapitre « UN DERNIER MOT DE CETTE REVELATION. »:

 

«  Je ne sais comment m'exprimer pour vous persuader de la nécessité du libre arbitre. Nous disons qu'il est une imperfection, en effet, n'est-ce pas parce que nous le désirions que nous sommes ici dans la matière ? Et dire cependant qu'il n'en est pas un seul d'entre nous qui ne le recherche comme la plus grande des vertus ! Sans lui, il est vrai, où serions-nous ? »

 

 

 

 

 

17:42 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2011

QUE FAUT-IL ENTENDRE PAR "PECHES CAPITAUX" ?

 

LES PECHES CAPITAUX.

 

Pour débuter, un petit passage du chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN »:

 

« Voilà de quelle façon l'intelligence nous dirige; de nature envieuse, elle nous tente à croire que nous serions plus heureux si nous possédions ce qui ne fait que la souffrance des autres. Alors même que cela ne me serait pas révélé, la situation actuelle de l'humanité ne nous impose-t-elle pas le devoir de s'acquérir l'amour, elle se pénètre de plus en plus d'imperfections. C'est la raison qui nous démontre que la science est la vue du mal; nous ne dirons pas du bien puisque celui(ci lui est ignoré. Rendons-nous en compte et nous reconnaîtrons que les besoins factices nous dirigent dans le sens opposé à notre amélioration, qu'ils nous obligent à marcher vers le malheur plutôt que vers le bonheur; nous en sommes véritablement l'esclave car ils nous font dépasser en tout la mesure du nécessaire. Voilà où nous voyons que l'intelligence est le siège de notre imperfection, l'âme de tous nos vices. Si elle était ce qu'on la croit généralement, pourrait-elle nous diriger de la sorte ? Il est donc vrai qu'elle ne peut supporter la réalité, puisqu'elle prend plaisir à la dénaturer, elle cherche jour et nuit les moyens d'y parvenir. Quand nous voudrons examiner consciencieusement les effets de notre intelligence, nous reconnaîtrons que ce sont nos caprices et nos vices qui nous divisent, proportionnellement à son développement. Mais elle ser refuse à nous montrer notre esclavage, elle nous porte, au contraire, à nous croire plus heureux que d'autres qui sembleraient moins intelligents que nous. »

 

Long développement ! Mais, si l'on y réfléchit bien, si l'on pèse bien tout, nous trouvons dans ce texte tout le mécanisme, toute la définition de fameux « péchés capitaux ».

 

On retrouve la notion de « péchés capitaux » dans diverses religions, surtout la religion catholique et l'islam.

Chez les catholiques, les « péchés capitaux » sont les prédispositions plutôt que de véritables péchés dont découlent les véritables péchés. Ainsi, le mot « capital »ne signifie en aucune manière que cela est grave. Quand on lit la liste, on trouve des « péchés » qui ne sont rien d'autres que des choses d'apparence quotidienne et qui ne portent parfois guère à conséquence. Par exemple, le meurtre n’y figure pas.

 

Le moine Evagre le Pontique(346-399) est le premier à avoir énoncé et systématisé la pensée ascétique chrétienne et inventé le système des « péchés capitaux » qu'il énumérait au nombre de 8 :

  • gourmandise,

  • impureté,

  • avarice,

  • mélancolie (= acédie), ( = paresse intellectuelle )

  • colère,

  • paresse,

  • vaine gloire

  • orgueil.

 

La liste actuelle est citée par ldont la dernière version date de 1997 a été influencée par Saint Thomas d'AQUIN d au  13°siècle. Il y mentionne bien que certains d'entre eux ne sont pas en eux-mêmes à proprement parler des péchés , mais plutôt des vices , c'est-à-dire des tendances à commettre certains péchés.

  • L’orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.)

  • L’avarice  : accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes.

  • L'envie: la tristesse ressentie face à la possession par autrui d'un bien, et la volonté de se l'approprier par tout moyen et à tout prix .

  • La colère : entraînant parfois des actes regrettables.

  • la luxure  : plaisir sexuel recherché pour lui-même.

  • La gourmandise: ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise.

  • La paresse, anciennement l'acédie, terme disparu du langage courant défini comme « une forme de dépression due au relâchement de l'ascèse ». Il s'agit en effet de paresse morale.

 

Les Péchés capitaux en Islam  sont au nombre de sept également, mais sont différents:

  • L'idolâtrie.

  • Le meurtre.

  • La sorcellerie.

  • L'usure.

  • La prise des biens de l'orphelin.

  • La désertion.

  • L'accusation de fornication des femmes croyantes.

 

On remarquera, ici, que la notion de gravité apparaît. Ce ne sont plus des tendances, des dispositions qui sont visées mais bien des « péchés ». Il y a donc une notion d'échelle dans les péchés. C'est donc différent du mécanisme décrit par le Père ANTOINE et de l'acception catholique.

 

 Cela nous rapproche plutôt de l'idée de « péché mortel » de l'Eglise catholique. On en trouve la trace dans la Bible (« Proverbes 6:16-19 »):

«Il y a six choses que le Seigneur déteste et ne supporte absolument pas :

  1. le regard orgueilleux,

  2. la bouche qui trompe,

  3. les mains qui font couler le sang innocent,

  4. l'esprit qui projette l'injustice,

  5. les pieds qui courent faire le mal,

  6. le faux témoin qui débite des mensonges. Plus une septième:

  7. l'homme qui sème la discorde entre frères. ».

 

De son côté, Paul VALERY fait remarquer que ces péchés capitaux se neutralisent entre eux dans une certaine mesure.

Ainsi l'envie – qui implique jalousie de la position d'autrui – serait relativement incompatible avec l'orgueil. Un orgueilleux estime rarement la position d'autrui comme aussi enviable que la sienne propre (mais il peut jouir de l'abaissement ou du malheur d’autrui).

De même l’avarice s'opposerait dans les faits à la pratique de la luxure, etc. Il en arrive à la conclusion, présentée sous une forme poétique, que « la perfection du juste est formée de la bonne composition des sept péchés capitaux, comme la lumière blanche de la composition des sept couleurs traditionnelles »

 

Quant à Georges BERNANOS il estime que le système économique rendra toujours plus rentable le fait de spéculer sur les vices de l'homme que sur ses besoins. Il voit donc la société marchande comme un facteur de corruption si elle n'est pas équilibrée d'une manière ou d'une autre par une sorte d'idéal. La publicité serait porteuse de propagande des péchés capitaux, ceux-ci seraient donc utilisés afin de servir les ventes. Il suffit, à titre d'exercice, de prendre une série de publicités et de voir quel est le (ou quels sont les) péchés capitaux sollicités par chacune d'entre elle.

 

L'archevêque GIROTTI a ajouté une liste de « péchés modernes ».

Car «si hier le péché avait une dimension plutôt individualiste, il a aujourd'hui une résonance surtout sociale en raison du large phénomène de la mondialisation».

Le salut de l'âme serait menacé par «des violations des droits fondamentaux de la nature humaine, avec des expériences et des manipulations génétiques». Sus donc au clonage, aux ogm, à la pollution… qui violeraient «les droits fondamentaux de la nature humaine». 

Mgr Girotti évoque également le péché social: le trafic de drogue, les inégalités économiques et sociales au sujet desquelles l'archevêque constate «les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches». 

 

Un sondage a été opéré parmi la population au sujet de la connaissance des « péchés capitaux ». Il en ressort une liste de conduites généralement blâmables dont on trouve de nombreux exemples dans le monde actuel que l'on pourrait considérer comme de « nouveaux péchés capitaux »:

 

  • la violence;

  • le fanatisme;

  • la drogue;

  • la pollution;

  • l'intolérance;

  • le gaspillage;

  • l'indifférence;

  • le mensonge;

  • la passivité.




 


 

19:45 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2011

EMBLEME ANTOINISTE EN NEERLANDAIS.

 

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18:33 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/02/2011

LA COMPREHENSION D'AUTRUI.



Comprendre un homme, comprendre autrui, ce n'est nullement épouser ses idées ni poser un jugement. Quand on voit quelqu'un empêtré dans ses problèmes, pleurer sur son sort ne sert à rien. Il ne sert à rien non plus de se moquer. Se mettre en colère contre la source de ces problèmes ne résoudra rien non plus. Moraliser, non plus comme nous l'enseigne le troisième principe.

 

L'inconvénient de la morale telle qu'on la définit traditionnellement c'est qu'elle est toujours celle des autres, celle qui est imposée par un entourage, par la société. Ainsi, on a souvent l'habitude, lorsqu'on se trouve face à un problème produit par la société de gommer ces problèmes, de les remplacer par des coupables.

 

Le Père ANTOINE aborde ce thème dans le chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE »:

 

«  Nous répétons souvent qu'on ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. Si nous sommes dépourvus d'argent pour secourir les pauvres, nous aurons l'amour pour les aimer autant qu'ils nous aimeront eux-mêmes. Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n'est pour leur venir en aide.

C'est ainsi que nous aimerons réellement et qu'on nous aimera de même. »

 

Et aussi ce petit passage du chapitre « Être OU PARAÎTRE »:

 

«  Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance. Une action, quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit. »

 

18:35 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2011

COMPREHENSION ET COMPASSION.

 

Ci-après un texte envoyé par un Frère à propos du dernier article relatif à la compassion. Je le pubkie bien volontiers, non pas en commentaire mais en article.

Encore de bonnes réflexions à lire ici. Je ne saurais dire combien votre site est utile. Merci.

Vous dites :

"Le fait d'avoir subi des souffrances équivalentes amène une compréhension mais n'amène pas nécessairement de la compassion."

C'est vrai, et je voudrais ajouter que cela peut amener une compréhension, mais parfois aussi une comparaison. Ce qui pourrait n'être pas un bien.

On peut avoir de la compréhension et de la compassion, mais il faut se garder de comparer. "Rien n'est bien s'il n'est solidaire".

Nous sommes tous unis spirituellement, mais restons matériellement différents et donc ne pourrions comparer sur des bases matérielles donc biaisées... Voilà ce que je voulais ajouter. Merci frère."

17/02/2011

QU'EST-CE QU'UNE RELIGION COMME LES AUTRES ?

 

Ci-dessous le texte d'un commentaire reçu. Il me parait tellement important que j'ai décidé de le publier en article et non de le laisser en commentaire.

 

"Qu'est-ce qu'une religion ? Et donc qu'est-ce qu'une religion comme les autres... ?

Le problème est que beaucoup de personnes ne comprennent pas qu'ils sont constitués de deux éléments indissociables sur terre : un matériel et un spirituel.

Ils veulent une réponse simple à quelque chose de compliqué. Ils sont malades, ils veulent guérir. Ils sont en bonne santé, ils veulent le rester. Mais S'ils sont malades, ils ne demandent à guérir que le côté matériel. Et s'ils sont en bonne santé, ils ne se préoccupent plus du côté spirituel. Donc s'ils sont malades et veulent guérir le côté matériel, ils vont voir le médecin (ce qui est très bien et ce qui peut être suffisant), mais si le médecin ne peut rien, ils se tournent vers autres choses (parfois le culte antoiniste), mais toujours pour le côté matériel.

Les vrais antoinistes (costumés ou non, adeptes ou non, sympathisants ou non) se préoccupent de leur côté spirituel, qui devra leur permettre de garder le côté matériel dans les meilleures conditions. Ensuite l'antoinisme, comme les autres religions, constitue à mon sens une communauté de croyance, avec le Père ANTOINE comme exemple et la Révélation comme guide.

Voilà à mon sens, en d'autres mots, la spécificité du culte antoiniste.


17:25 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/02/2011

QUELQUES MOTS SUR LA COMPASSION.

Pour pouvoir faire preuve de compassion, c'est-à-dire pour pouvoir comprendre ce qu'un autre souffre, il faut être capable, moralement, de se mettre dans les conditions subies par l'autre.

 

Est-il nécessaire pour cela d'avoir vécu les mêmes souffrances ? Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Il faut simplement être capable d'intérioriser la souffrance de l'autre.

 

Le fait d'avoir subi des souffrances équivalentes amène une compréhension mais n'amène pas nécessairement de la compassion. On risque parfois simplement de pleurer sur soi-même !

 

Il faut se mettre à la place de l'autre dans sa souffrance ou son malheur non pas pour pleurer sur soi-même mais, en pleine conscience, pour mieux comprendre celui qui souffre, pour mieux comprendre les réactions qui en découlent.

Si po, n'a pas cette conscience, on n'aura pas de véritable compassion. On aura simplement une réaction sentimentale. Il suffit à certaines personnes de suivre un feuilleton triste à la télévision pour avoir les larmes aux yeux: c'est un e simple réaction sentimentale, ce n'est nullement de la compassion.

 

La compassion ne doit pas non plus être de la simple pitié. Celui qui éprouve de la pitié se considère comme supérieur à celui qui est dans la peine. Celui qui a pitié a parfois simplement peur que le même malheur s'abatte sur lui. Le fait de se sentir supérieur par la pitié donne l'impression, inconsciemment, que ce malheur ne lui arrivera pas.

Je vous livre un passage du chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »:

 

«  Si nous voulons nous pénétrer de l'enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l'homme aspire découle de celui qu'il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l'égoïsme. »

 

Donc, pour le Père ANTOINE, c'est très clair, on ne peut vivre isolé, dans une tour d'ivoire. Il n'est pas question de s'isoler du monde.

 

«  Ce n'est qu'en s'oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu'on peut se dire adeptes d'une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. »

 

Ici, une autre remarque: on a parfois reproché aux Antoinistes de parler beaucoup de charité morale et peu de charité matérielle. La phrase ci-dessus nous démontre le contraire. On ne peut se dire adeptes de la doctrine antoiniste si on ne s'oublie pas pour les autres, si on ne se prive pas parfois pour les autres, c'est-à-dire sans se livrer à la charité matérielle.

 

« Plus d'adversaires dans ce cas si ce n'est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son coeur au prochain en le traitant en frère ? Voilà le vrai moyen d'étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d'aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c'est lui offrir le salut, c'est dire: Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l'as fait jusqu'à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l'amour fraternel. »

18:40 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |