21/01/2011

ACTIVITE AU TEMPLE ANTOINISTE DE FOREST.

Solidarité de Groupe à Forest

Datedim., 23 janvier, 15:00 – 18:00
LieuBoulevard Guillaume van Haelen 132, 1190 Forest ( BRUXELLES )
DescriptionPour tous renseignements d'adresser au n° 04/233.73.78

 

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20/01/2011

ANTOINISME ET GUERISON.

L'ANTOINISME ET LES GUERISONS.

 

Actuellement, le Culte insiste moins sur l'aspect « guérisons ». Encore que lors des audiences dans les Temples, certains viennent encore avec de telles demandes. Mais ils sont reçus de façon plus psychologique.

 

Je connais le cas d'une personne qui sollicitait pour la guérison d'un cancer chez un proche et qui fut dirigée sur un autre aspect: plutôt que solliciter une guérison assez illusoire, il fallait demander une fin de vie douce et, surtout, l 'entourage devait y jouer un rôle.

 

De surcroît JEMEPPE met l'accent sur la valeur spirituelle de « l'Enseignement » du Père ANTOINE.

Ainsi, l'Antoinisme devrait cesser d'être une religion guérisseuse. Il devrait devenir une religion comme les autres. Ce n'est pas souvent ce que les visiteurs non antoinistes souhaitent. Ce qui est une explication d'une certaine désaffection du public, il faut bien l'admettre. Ils demandent à repartir avec un soutien, voire une promesse. Ils ne demandent bien souvent pas la promesse formelle d'une satisfaction mais en tout cas la promesse qu'on les ait entendus et qu'on se préoccupe d'eux.

 

Cependant, on doit aussi reconnaître la spécificité du Culte Antoiniste. Les gens continuent à venir dans les Temples solliciter de l'aide, surtout morale et spirituelle. Ils sont disposés à reconnaître les mérites de l'Antoinisme... mais sans y adhérer nécessairement.

 

En tout cas, du moins en Belgique, je ne pense pas que des desservants antoinistes se revendiquent encore « guérisseurs », si ce n'est « guérisseurs des âmes ».

 

Il n'est en tout cas, nullement question d'encourager les malades à abandonner les traitements prescrits par leur médecin. Pas question, non plus, de prôner un régime alimentaire quelconque ni d' interdire le recours à la médecine. 

 

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15/01/2011

QUELQUES NOUVELLES ADRESSES ET ACTIVITES DU CULTE.

 

Lecture dans l'Enseignement (Archamps)

 

Archamps 74160 (Haute-Savoie, à la frontière suisse, près de Saint-Julien en Genevois)

Frère et Soeur Dessaint 3° samedi de chaque mois de 14 à 17 heures Lecture dans l'Enseignement et découverte du Culte Antoiniste

Lecture dans l'Enseignement (Ile d'Yeu)

 

29, rue Jean Yole, 85350 Ile d'Yeu (Vendée, vers Ker Bossy et Ker-Châlon) (plan)

Soeur Dany Taraud 1er et 3ème samedi 15h30 Lecture dans l'Enseignement et découverte du Culte Antoiniste

 

Lecture dans l'Enseignement (Ste-Clotide)

 

Ile de la Réunion, Le Moufia 97490 Saint-Denis (Ste-Clotide)

Soeur Aho Tous les mardis et les jours de fêtes antoinistes à 15 heures Lecture dans l'Enseignement et découverte du Culte Antoiniste

 

 

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13/01/2011

SUPPORTER LA DIFFERENCE.

Les hommes sont naturellement craintifs ou opposés à tout ce qui est différent d'eux. Il s ont du mal à supporter la différence.

Faut-il être persuadé pour cela qu'ils sont de nature foncièrement mauvaise ? Non, ils font simplement preuve d'une certaine faiblesse. C'est d'abord parce qu'ils ne sont pas sûrs d'eux-mêmes. Alors, naturellement, on refuse d'être confronté à ce qui est opposé ou simplement différent.

Dans le chapitre "REINCARNATION", le Père ANTOINE nous donne quelques conseils:

 "  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous  nous basons sur l'erreur. "

C'est aussi parce que les hommes se laissent emporter par une certaine ambiance qui baigne la société actuelle. Parfois pourtant sous des dehors attrayants: ainsi l'intérêt croissant pour la construction, ici et maintenant, du bonheur. C'est le culte de l'attitude positive. Ce culte de l'attitude positive a comme effet pervers de rendre les hommes moins attentifs à la souffrance des autres.

C'est ainsi qu'on en arrive à éviter tous ceux qui ont des pensées négatives ou tous ceux qui nous poussent vers des pensées négatives. Nous vivons de plus en plus dans une société qui veut rester étrangère à ceux qui ne vont pas bien !

Il y a aussi, à l'opposé, un cynisme ambiant. A cause de ce cynisme, la cohésion sociale est ébranlée, la confiance minimale que l'on doit avoir envers autrui disparaît.

Certes, dans les relations sociales, il faut rester lucide. Il est inutile de manifester de l'angélisme excessif. Mais entre la lucidité utile et la méfiance de principe, il existe un seuil que l'on ne passe pas sans basculer dans le refus de l'autre, dans le refus du différent. 

Nous retrouvons-là, la fameuse "vue du mal".

Il est bon, ici, de méditer sur un passage du chapitre " LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L'INTELLIGENCE ":

" La souffrance nous arrive de mille manières; un seul mot de l'un ou l'autre de nos semblables la provoque: sommes-nous en présence d'une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous ne voyions le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n'existe pas, qu'il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l'erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité."


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09/01/2011

COMMENTAIRE RECU EN PORTUGAIS.

Un nouveau commentaire vient d'être posté sur votre blog à la suite de la note LES DIX PRINCIPES EN LANGUE PORTUGAISE. :

"O ENSINAMENTO DO PAI É O ENSINAMENTO DO CRISTO REVELADO NESTA ÉPOCA PELA FÉ. O PAI - LOUIS ANTOINE (7 DE JUNHO DE 1846 - 25 DE JUNHO DE 1912) UM TRABALHADOR QUE SACRIFICOU À HUMANIDADE SOFREDORA O SEU TEMPO, OS SEUS BENS, A SUA VIDA INTEIRA, CONSOLANDO OS AFLITOS, CURANDO OS DOENTES PELA FÉ E DISTRIBUINDO, PRODIGAMENTE, DURANTE MAIS DE 21 ANOS, CONFORTO MORAL E ESPERANÇA A MILHARES DE INFELIZES. ELE NOS DEIXOU A REVELAÇÃO DA NOSSA ÉPOCA. O PAI É O GRANDE CURADOR DA HUMANIDADE PARA AQUELE QUE TEM FÉ A MÃE - CATHERINE 25 DE MAIO DE 1850 - 3 DE NOVEMBRO DE 1940 SUA ESPOSA, UMA ALMA DE ELITE, SIMPLES E MODESTA, PARTICIPOU INTEIRAMENTE DA SUA MISSÃO. ELA SUBSTITUÍA O ESPOSO E OPERAVA EM SEU NOME QUANDO ELE DEVIA ABSTER-SE O PAI RECEBEU A REVELAÇÃO - A PALAVRA DE DEUS - EM LÍNGUA FRANCESA. ESTA OBRA PARTIU DA BÉLGICA EM 15 DE AGOSTO DE 1910; O REI DA BÉLGICA RECONHECEU-A COMO FUNDAÇÃO DE UTILIDADE PÚBLICA.

(DECRETO REAL DE 3 DE OUTUBRO DE 1922).

SAIBA MAIS: http://culteantoiniste.com/index.html"

 

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03/01/2011

JUPILLE ( LIEGE ): Ecole du Nouveau Spiritualisme.

Ecole du Nouveau Spiritualisme - Jupille


 

Vendredi  7 janvier à  19H00 – 20H00

Pour tous renseignements s'adresser au n° 04/233.73.78.

 

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19/12/2010

CULTE ANTOINISTE AU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG.

Lecture dans l'Enseignement

(Niederanven, Luxembourg)

Datesam., 1 janvier 2011, 15:00 – 16:00

Lieu: LUXEMBOURG, 15, An Der Retsch, 6980 Niederanven
(Rameldange) (nord-est de la capitale )
DescriptionSoeur Feiereisen 1er et 3ème samedi à 15h Lecture dans l'Enseignement et découverte du Culte Antoiniste

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16/12/2010

SUR LA LOI DU TALION.

Ah ! cette maudite loi du talion, cette maudite loi de la vendetta, cette maudite loi qui veut " oeil pour oeil et dent pour dent " ! Si encore on pouvait se borner à l'oeil ou à la dent !

On la croyait du passé...mais dans les esprits elle a fait son retour: on se met à regretter l'abolition de la peine de mort. Cette maudite loi est bien l'illustration de la fameuse "vue du mal".

Le Père ANTOINE en parle dans le chapitre " LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE. ":

" Cette morale est celle de l'intelligence que nous prenons pour la conscience, nous suggérant que nous faisons toujours  bien et jamais mal, que la vérité est celle de la justice.

   Cette interprétation est relative, tout dépend de notre développement car si nous ne pratiquions que la justice, il nous serait impossible de nous élever; nous ferions grande erreur et c'est en commettre une plus grande encore que d'attribuer des lois à DIEU, c'est ce qui fait croire qu'Il est juste, or attribuer les lois à DIEU ce serait faire supposer qu'Il est imparfait car plus grande est la justice, plus de sévérité doit avoir la loi. Par exemple, on me frappe, je dois frapper réciproquement; ne pas le faire, c'est enfreindre la loi. Voilà comment l'humanité a commencé à comprendre la justice, les êtres n'étant pas encore capables de discerner le bien, la loi du talion leur a développé ce sens.

    Telle est l'évolution. Certains prophètes ont enseigné la loi du talion: ' Oeil pour oeil, dent pour dent';  environ deux mille ans plus tard, le pardon des offenses est venu l'adoucir, aujourd'hui, il n'est plus question d'offenses, car il est démontré par le progrès qu'on ne nous atteint qu'en dehors de la vérité et que c'est pour nous y faire rentrer. Nous ne dirons donc plus à notre semblable: ' je vous pardonne' mais plutôt 'merci !'

     Nous ne devons pas voir dans la loi du talion, une autre que celles que nous établissons journellement, dont nous nous imposons en en imposant notre semblable quand nous agissons envers lui en dehors de l'amour. Je viens de dire quel enseignement l'a remplacé; maintenant voyons auquel nous appartenons, rendons-nous compte de nos actes, nous reconnaîtrons si c'est à celui qui proclame la loi du talion ou à celui qui dit de pardonner les offenses, ou bien encore à celui qui démontre de remercier plutôt la personne en qui nous voyons l'instrument de nos épreuves.

     Nous avons révélé que l'intelligence est le siège de notre imperfection, n'ignorons pas qu'elle en est également la loi."

 

   

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13/12/2010

LES DIX PRINCIPES EN LANGUE PORTUGAISE.

REVELCAO DOS DEZ PRINCÍPIOS DE DEUS PELO PAI

FALA DEUS:

Primeiro Princípio

Se me amais,
Não o ensinareis a ninguém,
Pois sabeis que não residoSenão no seio do homem.
Não podeis testemunhar que existe
Uma suprema bondade
Se do próximo me isolais.

Segundo Princípio

Não creias naquele que vos fale de mim
E cuja intenção seria de vos converter.
Se respeitais toda crença,
E aquele que não a tem,
Sabeis, apesar da vossa ignorância,
Mais do que ele vos poderia dizer.

Terceiro Princípio

Não podeis pregar a moral a ninguém,
Isso seria provar
Que não procedeis bem,
Pois não se ensina a moral pela palavra,
Mas, pelo exemplo.
E não vendo o mal em nada.

Quarto Princípio

Não digais jamais que fazeis a caridade
A alguém que vos parece na miséria,
Isso seria dar a entender
Que sou descuidado, que não sou bom,
Que sou um mau pai,
Um avaro,
Que deixa o seu rebento ter fome.
Se agis para com vosso semelhante
Como um verdadeiro irmão,
Não fazei a caridade senão a vós mesmos,
Deveis sabe-lo
Pois, nada está bem se não é solidário
Não fazeis para com ele
Mais do que cumprir o vosso dever.

Quinto Princípio

Esforçai-vos por amar aquele que credes ser
Vosso inimigo;
Não é senão para que aprendais a conhecer-vos
Que eu o coloco no vosso caminho,
Mas, vede o mal antes em vós que nele:
Disso ele será o remédio soberano.

Sexto Princípio

Quando quiserdes conhecer as causas
Dos vossos sofrimentos,
Que suportais sempre com razão,
Vós a encontrareis na incompatibilidade
Da inteligência com a consciência,
Porque elas são à base dos termos de comparação.
Não podeis experimentar o menor sofrimento
Que nos seja para vos fazer notar
Que a inteligência é oposta à consciência,
Eis o que é preciso não ignorar.

Sétimo Princípio

Esforçai-vos por vos compenetrar
De que o menor sofrimento é devido à vossa
Inteligência que quer sempre possuir mais;
Ela se faz um pedestal da clemência,
Querendo que tudo lhe seja subordinado.

Oitavo Princípio

Não vos deixeis dominar pela vossa inteligência
Que não procura senão elevar-seCada vez mais;
Ela calca aos pés a consciência,
Sustentando que é a matéria que dá
As virtudes,
Enquanto que ela não encerra senão a miséria
Das almas que dizeisAbandonadas,
Que agiram somente para agradar
À própria inteligência
Que as extraviou.

Nono Princípio

Tudo que vos é útil, para o presente
Como para o futuro,
Se não duvidais de nada,
Vos será dado por acréscimo.
Cultivai-vos, lembrar-vos-eis do passado;
Tereis a recordação
Do que vos foi dito: 
Batei, eu vos abrirei;
Eu estou no próprio conhecimento de vós mesmo.

Décimo Princípio

Não penseis que fazeis sempre um bem
Quando a um irmão levais assistência;
Podereis fazer o contrário,
Entravar o seu progresso.
Sabeis que uma grande provação
Será a vossa recompensa,
Se o humilhais, impondo-lhe o respeito.
Quando quiserdes agir,
Não vos apoieis jamais na crença
Porque ela vos poderia extraviar;
Reportai-vos somente à vossa consciência,
Que vos deve dirigir, ela não pode enganar-se.

BRESIL, Rua General Polidoro, 123, 22280-004 Rio de Janeiro (Batofogo, au sud, près du Cemitério São João Batista) 

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11/12/2010

MORALE ET MORALISME.

J'ai découvert par hasard un extrait de texte ou une citation de BARTHES. Je vous la livre d'abord et, ensuite, elle alimentera le raisonnement.

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La morale, ce sont les exigences que l'on s'impose à soi-même. Le moralisme, ce sont les leçons que nous infligeons aux autres. Le moralisme, c'est comme le dit BARTHES, l'application de consignes ou de signes arbitraires, l'application de contraintes dictées par le conformisme.

Je vous livre un extrait du chapitre "L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN." dans lequel le Père ANTOINE met le doigt sur l'hypocrisie du moralisme:

" L'intelligence ne correspond qu'à l'apparence. Dans la reproduction de scènes basées sur la morale, elle trouve un charme infini, une harmonie sans égale. Si des chants ou de la musique accompagnent un cortège funèbre, elle en est profondément touchée. On dit que la mélodie flatte l'oreille, ,disons plutôt qu'elle cajole l'intelligence, car voyez au théâtre, elle s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui lui répugnerait s'il était réel, ici elle ferait le contraire, elle donnerait de l'argent pour ne pas le voir, puisqu'elle ne sait supporter la réalité. Je l'ai déjà révélé, cette faculté n'est autre que l'âme de la matière, de notre imperfection; elle n'existe que pour autant que nous sommes imparfaits; surmonter notre imperfection, c'est surmonter la matière quie est seule l'obstacle pour arriver au bonheur suprême. Aussi longtemps que nous voudrons la revendiquer, la morale sera pour nous un fardeau insupportable."


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04/12/2010

LA FOI IMPLIQUE LA TOLERANCE.

La foi véritable implique la tolérance. On pourrait même dire qu'elle est basée sur la tolérance. Ou que sans tolérance, il ne peut y avoir de foi véritable.

Dans le chapitre "NOTRE FOI PEUT-ELLE SE COMMUNIQUER A D'AUTRES ?", le Père ANTOINE répond à une adepte qui s'inquiète de savoir si son comportement envers des personnes souffrantes de son entourage est bien correct. J'ai puisé une partie de sa réponse, celle qui correspond au titre du présent article:

" Je ne puis que vous louer de tout le dévouement que vous témoignez à vos semblables et surtout du respect que vous avez pour toute opinion."

Avant toute réponse sur la doctrine, le Père signifie bien que ce qui compte avant tout, c'est le dévouement envers autrui et le respect absolu des opinions diverses et même contraires aux nôtres.

Il poursuit en insistant:

" Sans avoir acquis ces sentiments, nous pouvons être de parti pris  et souffrir quand l'un ou l'autre de nos proches n'a pas les mêmes opinions que nous; nous devons bien facilement le comprendre puisque avant de nous pénétrer le véritable amour, nous nous dirigeons par des opinions qui varient avec notre degré d'évolution; elles nous convainquent au point de nous faire imaginer que nous sommes seuls dans la raison et que tous ceux qui ne croient pas comme nous sont dans l'erreur, nous dénions aux autres la vérité, nous en disputons le monopole."

Il insiste donc bien sur le fait que les sentiments de dévouement et de tolérance sont indispensables à la construction de la foi. Sans eux, on ne pourrait être que de parti pris.

Il continue:

" C'est là que nous devons reconnaître la sublime efficacité de la providence: nous trouvons les moyens de nous satisfaire en basant nos actes sur des opinions qui sont cependant bien indifférentes à ceux de nos semblables qui voient en d'autres la vérité."

A noter que le Père ANTOINE laisse écrire "providence" avec une minuscule. Cela signifie que la "providence" est une sorte d'intuition qui guide les hommes "de bonne volonté", c'est-à-dire ceux qui font preuve de dévouement et de tolérance. Cela veut dire que la "providence"  n'agit pas sur les éléments ni sur les événements du monde, mais en nous qui voyons le monde, dans la façon de voir le monde. La "providence" touche ainsi à des degrés divers les êtres de bonne volonté, non seulement ceux qui ont la foi, mais aussi ceux, peu importent leurs croyances, dont la vie est orientée sincèrement vers les valeurs exprimées plus haut. La "providence" n'agit pas sur le déroulement de l'histoire ( cela se saurait ! ) mais sur la perception des êtres et leur comportement individuel.

C'est déjà, en quelque sorte ce qu'il disait dans le chapitre "LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT.":

"D'autres ont moins progressé, elles ne se font pas la même conception d'un Être suprême sinon elles travailleraient tout autrement. La preuve que nous nous dirigeons suivant notre nature, c'est qu'on ne voit souvent aucune distinction entre les actes du croyant et du non-croyant; celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés et agir plus honnêtement que le premier qui témoigne ainsi de son manque de foi." 

"...celui-ci peut avoir mérité des fluides plus éthérés":

Finalement, nous trouvons là deux idées:

1° ces "fluides mérités", c'est une manifestation de la "providence";

2° ici aussi, il rappelle bien haut le respect, la tolérance que l'on doit avoir envers quiconque: même les athées peuvent bien se comporter et bénéficier de la "providence", de "fluides éthérés".

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28/11/2010

LE RAPPORT A LA MORT.

La multiplication des images de mort dans les journaux, à la télévision pourrait laisser entendre que l'homme moderne maîtrise mieux le rapport à la mort que ses prédécesseurs. 

En fait, ce n'est pas le cas. cette multiplication signifie seulement (!) que le rapport à la mort est devenu très virtuel. On assiste tout simplement à une banalisation de la mort. 

Malgré la croyance en la réincarnation, le Père ANTOINE et les Antoinistes n'ont jamais voulu cette perception de la mort. 

Dans le chapitre "REINCARNATION", le Père ANTOINE dit bien :

" Tout autre et bien plus consolante est la réalité: la mort n'existe pas; nos êtres chérius soi-disant disparus ne le sont qu'en apparence; nous ne cessons pas de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n'est qu'illusion."

Il ne faudrait pas en  déduire que pour les Antoinistes, la mort est quelque chose de banal malgré le principe de la réincarnation. Au cours de la dernière incarnation,  le défunt a entretenu des relations avec sa famille, son entourage, son voisinage, la société. Lors de sa désincarnation, personne ne peut nier qu'il reste un grand vide, un grand manque, une souffrance morale qu'il faut prendre en compte et nullement mépriser. Celle-ci constitue d'ailleurs, au sens où l'Enseignement l'entend, une épreuve réelle mais salutaire.

Cette épreuve doit aider à faire comprendre le sens de la mort. C'est pour cette raison que le chapitre "REINCARNATION" est lu au cimetière et pas du tout pour signifier que la mort de quelqu'un n'a aucune importance. Aucune mort ne doit être considérée comme quelque chose de banal.

Dans le chapitre "INTELLIGENCE", le père ANTOINE nous enseigne :

" Nous avons révélé que tout être est entouré d'une atmosphère, composée de fluides de diverses catégories, qu'il a acquis par le travail intellectuel. Ce sont ces multiples connaissances qui constituent la richesse de son intelligence, laquelle forme sa mémoire, car l'intelligence n'est autre que le faisceau de molécules que nous appelons cerveau. Lorsque l'être se désincarne, ces molécules se désagrègent, se dispersent et retournent à leur source. Par conséquent tout ce qu'il s'était acquis matériellement n'existe plus pour lui, il ne lui reste que l'instrument, l'embryon de la matière, conséquence du doute, avec lequel il pourra, dans l'incarnation suivante, acquérir avec d'autant plus de facilité qu'il s'est dévoué davantage dans la précédente.

  Tout ce que je viens de vous révéler au sujet de la réincarnation, pourrait paraître inacceptable à celui qui se refuserait à le comprendre. Rien cependant ne peut mieux que cette question démontrer la justice. Libre à nous de nous améliorer, de surmonter notre imperfection pour nous acquérir les vertus, si nous ne voulons plus nous réincarner."

Encore un petit passage du chapitre "MYSTERE DE LA REINCARNATION":

" Disons ...que, au point de vue de la matière, notre esprit incarné ou non est toujours le même, que la mort n'existe pas, qu'elle est plutôt la naissance d'une nouvelle existence et qu'il en sera toujours ainsi, aussi longtemps que nous ne posséderons pas la foi." 

La mort est toujours considérée comme faisant partie intégrante de la vie. Il est toujours bien clair qu'elle est le début d'autre chose, que l'esprit incarné dans le corps continue son chemin: la mort est une étape sur ce chemin. Mais elle reste quelque chose qui ne peut pas être banalisé.

Banaliser la mort comme on le voit maintenant dans les médias revient à banaliser la vie, à banaliser la personne humaine. Selon le dictionnaire "banal" signifie "commun, usé, sans relief" et "banaliser" se traduit en anglais par " to trivialize" (littéralement "rendre trivial" ).

"Banaliser la vie", c'est donc nier  la valeur d’un être complexe comme par définition  l' être humain. Cette valeur, c'est sa personnalité. Un être humain, contrairement à un décor inerte, génère  de lui-même du sens, il génère sa propre ambiance, il produit des fluides, une atmosphère. C'est ce qui détermine  la personnalité, les qualités, voire le charisme de la personne. Il s’agit presque de sa façon d’être, de sa logique d’existence.

Dire que la mort de quelqu'un est quelque chose de banal, quelque chose sans intérêt signifie que la vie de cette personne est sans intérêt, triviale. C'est une perception que nous ne pouvons admettre et qui est contraire à ce que nous rencontrons à de multiples endroits de l'Enseignement Antoiniste.




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23/11/2010

LE MONDE: ILLUSION OU MIROIR OU PROJECTION PERSONNELLE ?

Après des années de recherches et de relectures, il y a toujours des notions antoinistes qui sont pour moi difficiles à comprendre. Notamment le fait de comprendre la notion du monde qui n'est qu'une illusion.

Dans le chapitre «  APPARENCE DE LA REALITE », le Père ANTOINE dit notamment ceci:

 

« ...Nous devons comprendre pourquoi nous voyons le mal dans le bien et le bien dans le mal. J'ai révélé que la défaillance d'ADAM ne lui permettait plus de supporter la réalité; il en souffrait et cherchait partout le moyen de s'y dérober. Il la cachait et s'imaginait que chez ses semblables, il en était de même à son égard. En dissimulant la réalité, croyant se faire estimer avec l'apparence, ADAM agissait tout contrairement à son avenir. »

 

Voilà, mais pour bien comprendre il faut savoir que pour le Père ANTOINE, il n'est pas question, comme dans la Genèse, d'un ADAM originel, unique, façonné par DIEU. Voici ce qu'il dit de cette croyance dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL »:

 

« Je ne puis dire, comme dans les écritures, que ADAM a été le premier homme, il en existait d'autres à cette époque qui occupaient diverses contrées, formant différents milieux de la même élévation. »

 

Et, encore mieux, on peut dire que l'histoire d'ADAM est éternelle, que nous sommes tous, en quelque sorte, des ADAM. Revenons au chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »:

 

« Et n'est-ce pas toujours dans sa manière d'agir que nous puisons pour nous diriger, ne suivons-nous pas encore ses préceptes, ne lui empruntons-nous pas sa fausse vue, ne nous appliquons-nous pas à masquer la réalité, à lui préférer l'apparence pour paraître ce que nous ne sommes pas ? Nous ne pouvons nous arrêter dans cette voie; nous l'interprétons bien pour les autres, mais nous sommes loin de la comprendre lorsqu'il s'agit de nous. Soyons persuadés que nous souffrirons de cette vue jusqu'à ce que nous ayons surmonté l'apparence pour revenir à la réalité. Je le répète, il n'est rien de plus aisé que de savoir à quel degré l'imagination du mal est en nous: nous en sommes autant imprégnés que nous en constatons en autrui; nous sommes autant insupportables que cette vue nous empêche de supporter les autres. »

 

En fait, ce monde, l'homme l'a configuré, construit peut-être pas à son image mais, en tout cas, pour satisfaire à sa « fausse vue ». « Fausse vue » rendue nécessaire pour « masquer la réalité ». Ce monde, l'homme en fait en permanence ce qu'il est avec ses laideurs et ses beautés.

 

Le monde est en fait un miroir créé par l'homme, mais un miroir déformant la réalité. Comme chaque homme a un besoin de masquer la réalité différent, chaque homme a une perception du monde différente. De même que chaque homme a une perception de DIEU différente.

 

Quand on perçoit dans monde que laideurs, les carnages, les guerres, les querelles, les haines...ne perçoit-on pas des laideurs que l'on porte en soi: les pulsions agressives, les envies dégénérant en haines, les combats intérieurs, les jalousies, les illusions sur soi-même, les envies de s'approprier les biens ou les succès d'autrui ?

 

C'est ce mécanisme infernal qui est expliqué dans le passage suivant extrait du chapitre «  L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL. »: 

 

«  Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. »

 

Et aussi, ce passage du chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN. »: 

 

«  Nous convenons que nous avons des défauts et nous connaissons relativement les nôtres, puisqu'ils nous font agir souvent en cachette. Sachons toutefois que ceux qu'il nous semble voir dans le prochain ne font pas partie de son imperfection, comme nous pourrions le croire, mais plutôt de la nôtre. »

 

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16/11/2010

UNE PENSEE DE GEORGES BERNANOS SUR LES DANGERS DU DOGMATISME.

 

« Les plus irréparables sottises sont celles que l'on commet au nom des principes. Les plus dangereuses erreurs, celles ou la proportion de vérité reste assez forte pour qu'elles trouvent un chemin jusqu'au coeur de l'homme. »

 

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14/11/2010

LA VIE EST ETERNELLE.

Dans le chapitre " L'ORIGINE DE LA VIE ", le Père ANTOINE interrogé par un adepte sur l'origine de la vie répond en ces termes:

" La vie est éternelle, elle est partout. Les fluides existent aussi à l'infini et de toute éternité. Nous baignons dans la vie et dans les fluides comme le poisson dans l'eau. "

Il est impossible de conclure à la non-existence de DIEU. Ici, le Père ANTOINE aborde un sujet bien difficile à admettre par un esprit humain: la notion d'éternité et celle  d'infinitude. Ces deux notions sont des attributs de DIEU. Pour DIEU, la notion de commencement et de fin n'existe pas.

Quand nous disons " commencement "  et " fin ", nous n'envisageons pas seulement la notion d'espace mais aussi celle de temps. Ces notions sont incompréhensibles pour un esprit humain. l'esprit humain n'est capable de concevoir que des choses limitées dans l'espace et déterminées dans le temps, des choses qui commencent, vieillissent et se terminent. C'est contraire à toute notion relative à DIEU.

DIEU est par conséquent inconnaissable, non représentable et non définissable scientifiquement.

Ce sont les religions qui se sont efforcées de le décrire, de le représenter, de lui donner des attributs et, trop souvent, de l'annexer pour une recherche de pouvoir. Les hiérarchies des religions peuvent ainsi s'affirmer comme étant seules détentrices de la vérité et comme seules légitimées à transmettre le message divin.

Pour terminer, un passage du chapitre " CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE l'ÊTRE. ":

" Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience."

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03/11/2010

Pensée sur les relations humaines.

"Il est dangereux de creuser un abîme dans les affections humaines: non pas qu'elles bâillent grandes ouvertes pendant longtemps, mais au contraire parce qu'elles se referment si vite! "

Pensée de Nathaniel HAWTHORNE, écrivain

Profitons-en, une fois de plus pour bien nous pénétrer des Dix Principes qui se rapportent tous, peu ou prou, à cette idée de relations humaines qu'ils ne faut pas gâcher ni mépriser.

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25/10/2010

UNE PENSEE DE GANDHI SUR LA TOLERANCE.

« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents ».

A méditer suite au texte précédent sur l'intégrisme.

L'intégrisme n'est rien d'autre qu'un totalitarisme: le propre du totalitarisme est d'être un système fermé sur lui-même, étouffant tout, y compris même l'idée qu'on puisse en finir avec lui.

 

  

 

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21/10/2010

INTEGRISME: POUR UNE BONNE COMPREHENSION DU CONCEPT.

Je pensais que le mot "intégrisme" avait une signification essentiellement religieuse: la défense des dogmes, rites et de la morale traditionnelle d'une religion avec le refus de toute révision. L'intégriste était, pour moi, celui qui revendique une religion dans son intégralité, sans remise en cause possible.

C'est bien sûr vrai. Mais c'est incomplet. L'intégrisme est une doctrine qui vise à intégrer toutes les activités humaines, parfois même les plus éloignées,à une croyance, une vérité proclamée comme étant la seule détentrice de la vérité.

Pour l'intégriste, aussi, l'adhésion à sa religion lui impose comme mode de pensée non pas la supériorité de sa religion sur les autres, car cela impliquerait que les autres détiendraient une partie de la vérité. Ce mode de pensée implique que la religion suivie est la seule détentrice de la vérité et que cette vérité est entière, qu'elle ne peut se partager !

Cette attitude implique, logiquement, une application sur le plan social, politique. Ainsi, dans certains pays où une forme d'intégrisme est dominant, la valeur démocratique, "républicaine", doit nécessairement être inféodée à la loi de la religion, baptisée pour la circonstance " loi divine ". Celle-ci étant représentée sur terre par ladite religion et étant affirmée " indépassable ".

C'est, en quelque sorte, le rejet de l'idée que toutes les religions sont à la recherche de valeurs universelles. Il n'y aurait donc qu'une seule valeur universelle: puisqu'il n'y a qu'un DIEU, ce DIEU doit être le DIEU de tous. Ceux qui prétendent défendre une variété, les tenants d'une diversité deviennent donc des ennemis de DIEU. Comme la société civile doit être soumise au fait religieux, cela justifie tous les écarts et toutes les persécutions.

Voilà, en fait, l'origine de toutes les guerres de religion.

C'est également absolument contraire à la notion de libre-arbitre qui est un des principes de base de l'Antoinisme.

C'est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre " LOIS DITES DE DIEU ":

 " Nous avons parlé à diverses reprises des lois dites de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEu; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ?  dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

    Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui, sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits, matériels comme nous le sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe."

Voilà en quelques mots la condamnation de toute idée d'intégrisme.

Mais, imparfaits comme nous sommes, ne nous arrive-t-il pas, à tous, de céder parfois insidieusement à la tentation de l'intégrisme ?


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15/10/2010

Une citation de BEAUMARCHAIS à rapprocher de " la vue du mal ".

 

" Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur "

 

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09/10/2010

EST-CE DIEU QUI NOUS APPELLE OU L'INVERSE ?

Grande et éternelle question. Y-a-t-il des gens appelés par DIEU ? Y-a-t-il des gens recherchés par DIEU ? 

Je vous livre ici un passage du chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN ". Dans ce passage, le Père ANTOINE fait part de son expérience personnelle:

"Je vous ai déjà enseigné que DIEU me disait: Laissez-moi pénétrer chez vous, ne Me repoussez pas. Mais alors je ne savais pas comprendre ce langage; il n'était  cependant que  trop logique puisqu'il venait de DIEU; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si DIEU cherche accès en nous, ce ne peut être pour flatter nos faiblesses mais plutôt pour les déraciner. DIEU est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait Le supporter. cela nous arrive bien souvent: nous adorons DIEU, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'Il a pénétré  en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable."

14:50 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2010

SOUFFRIR DU MANQUE D'AMOUR.

Une personne me fait part de sa souffrance actuelle: cette personne ne recevrait pas en retour l'amour qu'il estime mériter. 

Cela m'a amené à relire un passage de l'Enseignement. Plus précisément du chapitre " NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L'AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE. "

Un adepte interroge le Père ANTOINE en ces termes:

 " J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes lopin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ? "

Le Père ANTOINE répond ceci: 

" Vous avez raison; si nous travaillions avec zèle, avec cette pensée, nous serions d'autant plus heureux. Malheureusement nous nous appliquons parfois à constater le manque d'amour de nos semblables et nous en souffrons, sans songer davantage à aimer nous-mêmes. Être affligé parce qu'une personne n'éprouve pour nous que de la froideur, n'est-ce pas la preuve que l'amour nous fait également défaut ?



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21/09/2010

SUR LES RELIGIONS.

" On ne peut relier ni réunir si on ne s'ouvre pas sur les autres ou si on considère que l'on est seul à détenir la vérité alors que tous les autres seraient dans l'erreur.On ne peut relier ni réunir si on ne s'ouvre pas sur les autres ou si on considère que l'on est seul à détenir la vérité alors que tous les autres seraient dans l'erreur. "

Voici ce que nous disions en guise de conclusion dans l'article précédent.

Mais prenons bien garde. Sommes-nous absolument certains d'être nous-mêmes à l'abri de ce genre de réactions que nous venons de dénoncer ?

Et si le rôle des religion, le rôle de leurs adeptes devait être d'être les derniers résistants contre les dérives de la société moderne . Citons comme dérives: le matérialisme, l'appât du gain, le complexe de l'estrade, l'individualisme forcené, l'égocentrisme, le mépris d'autrui, la consommation à outrance.

Je ne puis résister, aussi, à faire part d'une citation du journaliste Jean DANIEL:

" Les hommes sont naturellement racistes et ils ont du mal à supporter ce qui est différent. A leur nature mauvaise, il faut opposer avec une infinie patience une culture de la coexistence. "

Nous y voilà revenu: la coexistence ( qui est impossible sans l'ouverture sur les autres ). Est-ce que le but de toute religion ne devrait pas être cela ?

20:20 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2010

UNE RELIGION NE PEUT ÊTRE UNE IMPASSE.

Une religion qui ne s'ouvre pas sur les autres religions ne fait que mener dans une impasse. Le mot "religion" implique justement la notion de "relier", de "réunir".

On ne peut relier ni réunir si on ne s'ouvre pas sur les autres ou si on considère que l'on est seul à détenir la vérité alors que tous les autres seraient dans l'erreur.

20:54 Écrit par P.B. dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2010

LA HONTE, UN " SENTIMENT - POISON " ( D'après Boris CYRULNIK )

En fait, nous revenons toujours à la fameuse question de la " vue du mal ". Mais il s'agit, en fait, d'une " vue du mal " inversée. Quand on parle de " vue du mal ", on a immédiatement en tête le cinquième Principe ( " Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi. ce n'est que pour vous apprendre à vous  connaître que le place sur votre chemin, mais voyez le mal en vous plutôt qu'en lui, il en sera le remède souverain " ). 

On se place toujours sur un plan actif: c'est nous qui jugeons autrui, c'est nous qui scrutons les comportements, c'est nous qui préjugeons et qui cherchons à " voir le mal " chez les autres.

En fait, dans son commentaire, Boris CYRULNIK fait la démarche inverse. C'est nous qui nous estimons jugés par autrui, c'est nous qui pensons que nos comportements sont scrutés, c'est nous qui sommes l'objet d'un jugement. 

D'accord, mais c'est toujours la fameuse " vue du mal ".

Laissons la parole à Boris CYRULNIK:

" Je peux vous mettre en colère en vous faisant une injection d'amphétamine, vous euphoriser en vous faisant fumer du haschich. je peux modifier vos émotions avec une substance, mais je ne connais pas de produit qui induit la honte parce que ce sentiment naît toujours dans une représentation. Dans les secrets de mon théâtre intime, je mets en scène ce que je ne peux dire. Une insulte, une mimique, un regard, même un silence et... vous rougissez de honte. Vous l'éprouvez dans votre corps, vous êtes anéanti. Ce poison de l'âme est difficile à partager parce qu'avouer la cause de la honte, c'est se mettre à la merci de l'autre et lui donner le pouvoir de vous juger. Au début de ma recherche, je pensais que la honte était provoquée par l'autre, mais j'ai découvert que c'est moi, honteux, qui attribue à l'autre un regard qui m'écrase, qui m'empoisonne. Dans le monde intime du honteux habite un détracteur lancinant qui murmure sans cesse: '' Tu es minable ''. C'est moi, honteux, qui donne à l'autre ce pouvoir  de me rabaisser.

   Quelle est la différence entre la culpabilité et la honte ? La culpabilité, c'est le tribunal intime: tu as commis une faute, tu vas expier, tu vas payer. Si tu n'es pas condamné par la société, tu te condamneras toi-même à des comportements d'échec parce que tu as commis une faute et que tu ne peux aller moins mal qu'en te rachetant. Il y a donc toute une stratégie psychologique couteuse, mais qui est socialisante et moralisante.

   La phrase clé du honteux, c'est: '' Je voudrais rentrer sous terre.'' C'est une représentation de terrier: je suis un lapin, vous êtes un prédateur, je ne me sentirai en sécurité que si je rentre sous terre. C'est presque un fantasme, c'est une représentation archaïque qui fait que j'aurai moins peur du pouvoir que je vous donne sur moi. Mais ça désocialise. "


08/09/2010

LE REFUS DU PROSELYTISME.

En renonçant au prosélytisme, le Père ANTOINE renonce en fait à l'esprit missionnaire. Le refus du prosélytisme éloigne à tout jamais les Antoinistes des missionnaires.

C'est bien cela qu'il faut comprendre avec le refus du prosélytisme, c'est le renoncement à cet esprit de conquête missionnaire. Mais pas, comme on peut le regretter, le renoncement à toute manifestation de publicité ni le renoncement à exposer publiquement sa position.

Pourquoi ce renoncement à l'esprit  missionnaire ? Parce que c'est un esprit de conquête basé sur la notion d'une inégalité morale et spirituelle entre les hommes: le missionnaire représentant la "VERITE" et les autres, " l'ERREUR".

Penchons-nous dans le chapitre " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", nous trouvons ce passage-ci:

" Mus par les intentions les plus louables, des missionnaires s'imposent le sacrifice de quitter leur famille pour séjourner dans des pays arriérés où ils s'exposent aux plus grands périls, aux plus dures souffrances. Les résultats  correspondent-ils à leur effort ? Certes on croit, par la patience et l'amour, y faire un grand bien; mais pareil exemple ne serait-il pas plus efficace dans notre milieu ? Je ne veux nullement critiquer ces personnes car certaines se sont sacrifiées de corps et d'âme, elles ont montré beaucoup de zèle et de dévouement dans leur mission pénible. Sans y voir un mal puisqu'il n'existe pas, je dois dire que ce n'est pas ainsi que je conçoit l'évolution. Pouvons-nous aller directement à ces natures incultes ? Leur parler de vertus, d'un Être suprême que leurs sens ne pourraient percevoir, n'est-ce pas les troubler ? Elles ont foi dans des fétiches, adorent peut-être le soleil: vouloir leur démontrer que c'est une erreur, ne serait-ce pas faire erreur soi-même ? N'y a-t-il pas  d'autres âmes qui les ont devancées et qui ont atteint à des fluides correspondant avec elles à leur insu, parce qu'ils sont assimilables à leur nature ? Ces âmes ne leur prêtent-elles pas plus naturellement leur concours ? D'autres qui  voudraient les forcer à comprendre ce qui est au-dessus de leur avancement, ne feraient qu'entraver la loi qui les dirige, leur loi naturelle. Etant un peu acharnés, nous croyons toujours qu'il est nécessaire d'appliquer le remède à l'effet plutôt qu'à la cause."

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29/08/2010

NOUVELLES REFLEXIONS SUR LE DEUXIEME PRINCIPE.

"  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance & celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire."

Les Antoinistes fervents et convaincus doivent-ils prêcher ? doivent-ils entamer des discussions ? doivent-ils, à la moindre occasion, proclamer ce qu'ils pensent ? doivent-ils, à tout prix, essayer de convaincre ?

Ce serait commettre une erreur: ils ne sont pas là pour convaincre à tout prix; leur mission serait plutôt de susciter le désir de connaître davantage, d'approfondir les connaissances.

Une autre leçon à en tirer également: plutôt que de bondir sur toute occasion de parler, il faut, au contraire, se montrer surtout à l'écoute. En d'autres mots: il faut être prompts à écouter et lents à se mettre à parler.

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28/08/2010

LES HOMMES ONT NATURELLEMENT DU MAL A SUPPORTER LES DIFFERENTS.

Nous revenons toujours à des textes fondamentaux. Par exemple, le chapitre " LA CHARITE MORALE " :

" ...attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument  de notre progrès;  nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'en est que le reflet, une illusion, une chimère bien misérable."

Et dans le chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE":

" Combien de fois n'avons-nous pas trouver importune la compagnie de celui qui souffre ! notre peu de compassion et d'amour nous empêche de goûter un plaisir à nous assimiler la pensée qui pourrait réconforter le malheureux; la patience aussi nous manque souvent, et s'il arrive que la personne nous soit antipathique, nous éprouvons peut-être une secrète satisfaction de son malheur; nous disons même parfois: 'C'est bien fait; elle ne récolte que ce q u'elle mérite !'  Est-ce là de l'amour ? "

Voilà certes de belles paroles, de beaux préceptes, des rappels importants. Mais est-ce si facile de s'en pénétrer ? 

Les hommes sont malheureusement naturellement racistes ou naturellement enclins à repousser tout ce qui est différent. 

C'est pourquoi, à cette tendance de mauvaise source, obéissant à des fluides contraires, il faut opposer, avec une patience infinie, la notion de coexistence, d'acceptation.

C'est en somme, la leçon du cinquième principe:

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être ''votre ennemi''. ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal en vous plutôt qu'en lui, il en sera le remède souverain."

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20/08/2010

L'APPARENCE SEULE SATISFAIT L'INTELLIGENCE.

Dans le chapitre " L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU BIEN ", le Père ANTOINE insiste, comme il le fait à d'autres endroits, sur le fait que l'apparence seule satisfait l'intelligence. Ce qui signifie, il le dit dans d'autres chapitres, que, presque naturellement,entre le fond et la forme, entre l'être et le paraître, on a toujours tendance à privilégier la forme et le paraître.

Ce n'est jamais le cas dans l'ENSEIGNEMENT. C'est ainsi que le Père ANTOINE dit:

" Ceux dont la foi n'a été qu'apparente ont dû parfois pleurer de m'entendre. Combien ne se sont  pas sentis bercés et n'ont pas quitté  le temple pleinement satisfaits, qui aujourd'hui pourraient montrer du découragement, un dégoût de l'enseignement écouté autrefois avec tant de plaisir et avoir à mon égard de la haine plutôt que de l'amour. Cela se passe ainsi journellement dans tous les milieux; l'apparence seule satisfait l'intelligence."

Pour preuve, le Père ANTOINE prend l'exemple des cérémonies funèbres dans les cultes traditionnels:

" Si des chants ou de la musique accompagnent un cortège funèbre, elle (l'intelligence) en est profondément touchée. On dit que la mélodie flatte l'oreille, disons plutôt que c'est l'intelligence qui est cajolée par l'intermédiaire de celle-ci."

Cela révèle bien souvent notre hypocrisie:

" Au théâtre, elle (l'intelligence) s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui l'agacerait au contraire dans la réalité, tant celle-ci lui répugne. Elle paie peut-être bien cher la satisfaction d'assister à un spectacle navrant mais mensonger et dans la vie elle passerait à côté de situations analogues sans parfois les remarquer; nous ferions ici plutôt l'opposé et donnerions même de l'argent pour nous épargner cette vue; je le répète, l'intelligence ne sait supporter la réalité. Lorsque nous admirons un chef d'oeuvre, nous rendons hommage à la grande intelligence de son auteur; il ne nous arrive jamais, dans ces questions, de nous prononcer au nom de la conscience, sachant instinctivement qu'elle y est étrangère. Les arts n'étant qu'imitation, n'intéressent que l'intelligence."

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15/08/2010

L'AMOUR ET LA CRITIQUE SONT INCOMPATIBLES.

L'AMOUR ET LA CRITIQUE SONT INCOMPATIBLES.

Penchons-nous sur le chapitre " LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE attire notre attention sur la nécessité, pour pouvoir se targuer de posséder le véritable amour, ou, en tout cas, de l'approcher, de faire abstraction de la "vue du mal".

Il nous montre que cette "vue du mal" nous taraude et qu'elle se révèle nous obsède même lorsque nous croyons en être débarrassé.

Voici quelques extraits de ce chapitre:

" En réalité, il n'y a ni haut ni bas; ce sont des termes de comparaison raisonnés uniquement au point de vue matériel. De même le mal fait comprendre le bien. Ces questions peuvent paraître parfois incompréhensibles à première vue, c'est notre imagination qui nous empêche de reconnaître la réalité. c'est d'elle que vient la vue du mal qui nous abîme; mais beaucoup sont déjà arrivés par leur seul travail à la corriger plus ou moins et à pénétrer les lois morales qui sont les lois de la nature."

Un peu plus loin, un texte qui, en fait, peut être considéré comme un écho du cinquième principe:

" ...( l'homme ) s'impose les lois qu'il impose aux autres; cependant sa conscience lui dicte journellement ce qu'il doit faire pour s'épurer, il aspire à l'amour divin, mais pour le posséder il doit ressentir le mal qu'il peut faire au prochain. C'est ce qui sensibilise sa conscience, lui donne accès aux pensées de lumière."

Plus loin, encore, quand il aborde la question des degrés de priorité, des préférences  qui peuvent apparaître  quand on croit parler d'amour:

" Avoir trop d'inclination pour l'un et haïr l'autre, ce n'est pas montrer que l'on possède de l'amour. Sans doute il n'est guère possible de jouir pleinement ici-bas de ce sentiment pur et divin, mais la parcelle que l'on peut s'acquérir permet déjà de beaucoup aimer et empêche d'éprouver la moindre aversion, même contre ceux qui se déclarent nos adversaires. Distinguer entre les uns et les autres, c'est signe que nous n'avons pas encore l'amour vrai qui ne s'acquiert qu'en surmontant insensiblement celui qui en est l'opposé."

Plus loin encore, une recommandation certes pas tours facile à appliquer:

" La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer. La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité."

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10/08/2010

STEMBERT: LE TEMPLE ANTOINISTE A EU LES HONNEURS DE LA PRESSE.

Voici ce qui est paru sur le site des éditions de l'Avenir. ( www.lavenir.net )

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Au temple antoiniste de Bronde, on entre sans frapper

Liège 

Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.


Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.

C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.

« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .

Confidentiel le culte ? Sans aucun doute.
« Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».

Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.

« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».

Au temple antoiniste de Bronde, on entre sans frapper

Liège 

Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.


Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.

C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.

« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .

Confidentiel le culte ? Sans aucun doute.
« Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».

Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.

« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».

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Et voici la photo qui l'accompagnait:

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Maintenant aussi, une photo du Temple de STEMBERT:

STEMBERT.jpg

 

 


 

 

19:24 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |