09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

26/02/2008

DEVELOPPEMENT PERSONNEL. AMELIORATION SPIRITUELLE. SYNONYMES ?

    

DEVELOPPEMENT PERSONNEL,

SYNONYME D’AMELIORATION SPIRITUELLE ?

     « Développement personnel ». Grand sujet à la mode ! Est-ce synonyme de « Amélioration spirituelle » ? Non. A bien raisonner, ce pourrait même être antinomique. Ou, au mieux, on est sur deux registres différents.

      Je puis vous rappeler, pour débuter, le deuxième Principe : 

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi, dont l’intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu’il n’en pourrait vous dire. »

     Cela peut se traduire de diverses manières et amener des réflexions :

1° « Ne parlez jamais de moi (DIEU) dans l’unique intention d’attirer quelqu’un. Malgré toutes vos études et recherches, gardez toujours conscience de votre ignorance. Dès lors, respectez toute croyance autre que la vôtre. Respectez même celui qui se dit incroyant. Ils en savent peut-être plus que vous. »

2° « Ne prétendez jamais détenir la Vérité. Méfiez-vous de toute personne qui prétendrait détenir la Vérité. Cela vous préservera de la vanité, de l’orgueil, du sectarisme et du fanatisme. Ayez bien soin de ne jamais vous prendre pour un prophète et encore moins pour un messie. »

3° « Ayez toujours bien à l’esprit que toute capacité spirituelle que vous auriez obtenue n’est due qu’à la foi. Il ne faut jamais chercher un quelconque pouvoir sur autrui ou sur une communauté sur la base de cette capacité spirituelle. Le pouvoir ne peut en aucun cas constituer le but d’un adepte quand il cherche à améliorer sa connaissance. »

4° « La religion ne suppose pas nécessairement l’adhésion à un « credo » reconnu et considéré comme unique. Foi et croyance ne signifient pas la même chose sauf dans le langage profane. Respectons toutes  les croyances. Il n’y a qu’un Dieu à qui ont été attribués des noms divers. »

5° « De même, toutes les religions sont une, bien que les organisations et les manifestations religieuses  soient différentes. Par exemple, tout croyant peut reconnaître la profondeur d’une affirmation ou d’une manifestation hindouiste, chrétienne, bouddhiste ou musulmane. C’est ce qu’on s’efforce de faire sur ce site en donnant référence à des citations »

6° « Toutes les religions participent à l'élévation spirituelle de l'homme. Aucune religion n’est supérieure à une autre. Chacune a son rôle à jouer. Ainsi, forme pourtant réputée primitive, l’animisme fait comprendre le fait divin. Il en est de même du polythéisme. Le monothéisme donne à comprendre le Créateur universel du monde. Les religions doivent donc pouvoir vivre ensemble et se respecter mutuellement. Elles ont toutes le même but : éclairer les hommes et de les mener à DIEU. Ce qui ne signifie pas qu’il faut tomber dans l’éclectisme religieux. Celui-ci serait contraire à la foi véritable. »

7° Finalement, « Développement personnel » et « amélioration spirituelle » correspondent aux fameux « Deux termes de comparaison » de nos « Dix Principes ».

 Le « Développement personnel » correspond au besoin de l’intelligence de « vouloir toujours plus posséder », de « se faire un piédestal de la clémence », de « ne chercher qu’à s’élever toujours de plus en plus », de « fouler aux pieds la conscience ». Dans « Développement personnel », il y a le mot « personnel » qui suppose séparation d’avec le prochain, regard sur le prochain, surpassement du prochain.

En revanche, « Amélioration spirituelle » correspond au besoin de la conscience qui est toute intérieure. Voir la fin du neuvième principe : « Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu’il vous a été dit : Frappez, je vous ouvrirai, ; je suis dans le Connais-toi ».

Il n’est pas dit « Développez-vous » mais « Cultivez-vous », ni « Je (DIEU) suis dans le  Développe-toi » mais « je suis dans le Connais-toi »

10/12/2007

LES EPREUVES: IL FAUT LES SURMONTER MAIS COMMENT?

 

LES EPREUVES : IL FAUT LES DEPASSER !

     Tout se trouve dans le « CONNAIS-TOI ». Afin de dépasser les épreuves, il convient de prendre des engagements envers nous-mêmes, avec nous-mêmes.

     Il ne faudra jamais perdre de vue, afin d’éviter tout découragement que la route entre la prise de conscience de sa propre personnalité et la prise d’engagements n’est pas une route simple.

     Et que, en outre, la route à suivre, une fois ces engagements pris, entre ces engagements et leur réalisation est une route semée d’embûches. Voici, pour illustrer, un petit passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES » : 

« La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie.

  Nous nous exerçons contre l’épreuve qui de plus en plus réjouit plutôt que d’affliger, quand on est certain qu’elle donne toute la valeur à l’œuvre et que sans elle il est impossible de s’acquérir l’amour. Nous raisonnons si souvent cette vertu. Tâchons de la démontrer bien naturellement, sans abuser de la forme qui satisfait les yeux plutôt que le cœur. Lorsque nous posséderons l’amour, par son parfum nous réconforterons tous ceux qui nous approcheront ; il leur fera verser des larmes de bonheur et ceux qui nous haïssent se sentiront désarmés, car nous éprouverons du plaisir à nous humilier devant eux au lieu de nous venger. »

     Voilà qui est bien dit…mais difficile à admettre …et à appliquer !

    Je conclurai cet article en reproduisant un petit texte de Don Miguel RUIZ : 

« Que ta parole soit impeccable :

   Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole    contre toi=même, ni pour médire sur autrui.

  Ne réagis à rien de façon personnelle :

  Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

  Ne fais aucune supposition :

  Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs. Communiques clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer ta vie.

  Fais toujours de ton mieux :

  Ton «  mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets. »

 

13/08/2007

LA FOI SOULAGE LES EPREUVES

LA FOI SOULAGE LES EPREUVES!

     Voici un court extrait de l'Enseignement ( Chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE" ) dans lequel le Père ANTOINE attire notre attention sur les relations entre la Foi et les Epreuves . Il nous fait bien comprendre que la possession de la Foi ne supprime pas, pour celui qui la possède, les épreuves.

    La vie même du Père ANTOINE, jusqu'à ses derniers jours, en est l'illustration.

     Non, mais le Père démontre que la Foi aide car c'est elle qui donne aux épreuves leur véritable éclairage:

" La foi nous rend plus courageux, plus dévoués; elle nous fait mieux comprendre l'épreuve, qui alors nous réjouit autant qu'elle nous accablait auparavant.

  Nous devons tous réfléchir et songer au lendemain, nous tenir prêts sans cesse, puisque nous désirons notre amélioration. Tous nos actes et toutes nos pensées de progrès sont autant d'épreuves que nous demandons inconsciemment. Si nous pouvions les supporter aussi bien que nous les raisonnons, nous avancerions autrement vite."

22:22 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epreuves, foi, amelioration, progres |  Facebook |

29/01/2007

L'AVENTURE HUMAINE. ( LE DRAME HUMAIN ). ( LA CONDITION HUMAINE )

 

L’AVENTURE HUMAINE – LE DRAME HUMAIN :

L’INCARNATION ET LES STADES DU PROGRES.

     Qui se ressemble s’assemble, dit-on. C’est tout à fait logique et en réalité, incarnés ou non, nous nous trouvons, par groupes, à des stades différents de progrès.

     Les membres d’un même groupe, unis par la pensée, oeuvrent de concert.

     Lorsque certains membres progressent plus rapidement que d’autres au sein d’un groupe, ils le quittent pour rejoindre un autre plus évolué ou plus améliorés ou correspondant mieux à sa pensée. Ce qui signifie, en fait, soit qu’ils s’incrustent plus fortement dans le matériel en attachant plus d’importance à cet aspect des choses, soit qu’ils s’en vont vers le progrès moral en se détachant progressivement du matériel.

     Nous dirons donc que l’incarnation est en relation directe de l’importance accordée à la matière. C’est le moment de nous souvenir d’une parole du Père ANTOINE puisée dans le chapitre « REINCARNATION » :

     « Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     Comprendre le monde pour un homme, c’est le ramener à l’humain, le marquer de son sceau. Il importe donc de bien comprendre le sens de ce que certains nomment « l’aventure humaine »; d’autres, « le drame humain » ; d’autres encore, plus prosaïquement ou plus sentencieusement « la condition humaine ». Ce sont des étiquettes qui recouvrent la même problématique. Ce qui fait qu’on utilise l’une plutôt que l’autre, c’est la disposition d’esprit, l’état de l’humeur, la volonté de produire un effet ou d’être sentencieux.

      Pour les Antoinistes, le sens de la vie humaine se définit comme suit : l’âme humaine s’est retrouvée séparée de DIEU (de l’absolu, de « l’unité de l’ensemble » lors de son incarnation ).

    L’âme humaine conserve cette nostalgie de l’unité à l’absolu. Cette nostalgie d’unité, cet appétit d’absolu illustre le mouvement essentiel du drame humain.

     Lors de chaque incarnation, l’âme se retrouve devant une sorte d’obligation : tenter d’avancer sur l’échelle du progrès, sur le chemin du retour à l’absolu.

      Nous devons bien constater que chaque incarnation est fonction directe de l’importance accordée à la matière dans l’incarnation précédente.

      Lors de la désincarnation, l’âme abandonne son corps matériel. Celui-ci est, dans cette optique, définitivement perdu pour l’homme. Mais, et ceci est capital pour la bonne compréhension, même dépourvu de corps matériel, l’homme ne change pas pour autant : il garde intact son acquit moral, bilan légitime de ses efforts de progrès.

     Ceci signifie que, ayant progressé ou pas, l’homme reste au stade qui était le sien à l’instant précis de sa désincarnation.

     L’âme rejoint alors le groupe des non-incarnés situés au même stade de l’échelle du progrès et elle continue dans la même pensée, avec ses acquits et ses dettes jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un nouveau dans lequel s’incarner.

      Nouveau corps signifie, bien sûr, aussi nouvelle position sociale, nouvelle histoire familiale sur aussi bien sur le plan physique que environnemental, éventuellement, nouveau sexe, dispositions intellectuelles différentes, nouvelle nationalité…

      C’est ce que le Père ANTOINE nous dit dans le chapitre « COMMENT NOUS POUVONS NOUS AMELIORER » :

      « Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. »

     Petit à petit , nous préparons notre progrès par l’expérimentation de la matière, ou nous progressons réellement par la pratique de la compréhension de la réalité morale, ou bien, encore, nous stationnons parce que nous préférons nous incruster dans la jouissance de la matière.

     Dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL », le Père ANTOINE nous explique :

     « Quiconque cherche à résoudre le problème de l’existence, s’il désire savoir d’où il vient, il doit connaître de quelle façon nous nous sommes incarnés : toute solution est là. Quand nous comprendrons que notre intelligence ne nous sert que pour nous diriger matériellement, autrement dit dans l’imperfection, nous saurons que ce n’est pas elle qui pourrait nous en extraire, que si elle nous y plonge, nous devons arriver à la surmonter pour atteindre au vrai bonheur. »

     Ce « vrai bonheur », c’est le retour à « l’unité de l’ensemble », à l’absolu, à DIEU. Cela correspond à la désincarnation totale et irréversible.

     La désincarnation n’est totale et irréversible que lorsque l’âme a accompli son cycle complets de réincarnations, lorsqu’elle a fait retour à l’absolu, à « l’unité de l’ensemble », à DIEU.

     C’est ainsi que l’on comprend mieux les paroles du Père ANTOINE lorsque, dans le chapitre « REINCARNATION », il introduit la différence entre « non-incarnés » et « désincarnés » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, le monde des incarnés et je n’ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non-incarnés. »

    Ainsi ce début du chapitre « REINCARNATION » nous apparaît maintenant être une véritable révélation et non l’utilisation d’un jeu de mot pour embellir le texte !

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.



 


















23/08/2005

 Sur la conception Antoiniste de la morale.

LA MORALE ANTOINISTE:
MORALE D'APPEL, D'OUVERTURE.

     On peut considérer qu'il y a deux sortes de conceptions morales:
  1. Les morales d'obigation;


  2. Les morales d'ouverture.


     Examinons-les sommairement.

    1.Les morales d'obligations sont les morales traditionnelles. On peut les qualifier de morales déterminées,fermées. Elles consistent en une pression exercée par la société, ou par un groupe social au sein de la société: il y a ainsi une morale des commerçants, une morale des prostituées, une morale des prisonniers...

      Elles font coïncider le comportement individuel avec l'exigence sociale de comportement ( d'où parfois une lutte entre l'individuel et le social ou une lutte entre le groupe particulier et le social). En somme, elles visent à maintenir solides les us et coutumes sociaux.Et, même dans le cas contraire, elles sont quand même rivées au modèle social dominant auquel elles s'opposent ( Voir, par exemple, Léon TROTSKY dans son livre "LEUR MORALE ET LA NÔTRE".

     2. Les morales d'ouverture sont des morales humaines et personnelles. Souvent elles sont insolentes ( insolentes dans le sens étymologique du terme, c'est-à-dire contraires aux habitudes).

        Elles ne se résument pas à une pression sociale, mais sont l'expression d'un appel personnel vers le progrès, l'amélioration. En ce sens, elle sont progressives et créatrices.

     Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre" L'ETUDE DE L'ENSEIGNEMENT MORAL", en réponse à un adepte qui estime qu'il faudrait être saint pour pouvoir pratiquer l'ENSEIGNEMENT Antoiniste:

     "...une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s'en pénétere suivant son désir de s'améliorer. C'est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l'établissons pour tout ce que nous désirons retirer d'un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l'intelligence; celle-ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire comprendre le bien, puisque ce n'est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité"

    Et, plus avant, dans le même chapitre:

     " Considérons l'ENSEIGNEMENT comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons"

     Dans le chapitre  " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE dit encore:

     " Comparons la loi de l'évolution des êtres à une échelle immense, que l'on monte plus ou moins vite, en raison directe de son développement. Les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font déjà plus et mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations. Nous gravissons tous insensiblement l'échelle du progrès. Sauter des échelons serait contraire à la loi."