09/06/2010

AMOUR DIVIN ET AMOUR HUMAIN. REFLEXIONS SUR UNE PENSEE DE PAULO COELHO.

 

 

 

 " Le monde trouvera sa vérité quand l’homme saura aimer . Jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l’amour, mais sans avoir le courage de l’affronter tel qu’il est. "

 

 

Voilà comme qui dirait un écho de l'Auréole de la Conscience. Paulo COELHO parle en effet du courage d'affronter l'amour tel qu'il est. Précepte parfois difficile à comprendre et à admettre: comment faire accepter, dans certaines circonstances ces mots de l'Auréole de la Conscience « ...ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »


A diverses reprises, le Père ANTOINE revient sur cette notion, s 'étant sans doute rendu compte qu'elle était déroutante. C'est notamment le cas dans le chapitre «  L'INCOMPATIBILITE DE L'AMOUR DU MONDE ET DE L'AMOUR DE DIEU. »: 


« J'ai révélé que rien n'est bien s'il n'est solidaire, que les actes que nous accomplissons en vue de nous être utiles et que nous croyons être bien parce qu'ils nous réjouiraient, en seraient plutôt l'opposé puisque nous n'avons visé que nous. N'ai-je pas enseigné que lorsque nous agissons pour être utiles à notre semblable nous puisons dans l'amour divin ? Autant nous y avons puisé, autant de matière pourrons-nous surmonter et d'autant plus serons-nous améliorés; mais si à notre point de vue nous avons fait un bien, dans quel amour pourrions-nous avoir puisé que dans le nôtre, puisque nous n'avons cherché qu'à satisfaire une faiblesse, ce qui a augmenté plutôt notre imperfection tandis que l'amour divin la démolit. Ne confondons pas l'amour de DIEU avec notre amour car ils sont incompatibles, c'est là que nous faisons erreur. J'ai révélé que dans l'imperfection nous interprétons tout opposé à la réalité, que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, la raison nous le démontre car si notre amour est incompatible avec celui de DIEU, le bien qui en découle ne l'est-il pas de même ? »


Ici, mais ce n'est qu'une digression apparente, il faut mettre en exergue une autre citation de Paulo COELHO: 


«  Autrement dit, le Bien et le Mal ont le même visage. Tout dépend seulement du moment où ils croisent le chemin de chaque être humain. »


Mais revenons au texte de l'Enseignement Antoiniste: 


« Nous ne devons pas ignorer que étant imparfaits, tout ce que nous effectuons l'est également, l'imperfection est-elle autre que la matière que l'on doit surmonter pour atteindre à la perfection ? Cette vue par laquelle nous percevons tout n'est-elle pas un sens matériel, c'est-à-dire imparfait ? Si elle nous satisfait, la réalité qui en est l'opposé peut-elle nous être encore agréable ? Au contraire, elle nous froisse, l'imperfection ne sait la supporter. La raison prouve que le bien accompli par notre amour n'est qu'un mal puisqu'il est opposé à celui que nous effectuons par l'amour réel. »


Comme on peut, une fois de plus le voir, le Père ANTOINE avait une capacité extraordinaire à partir d'une question simple, apparemment même parfois simpliste, pour arriver à une pensée plus élevée, plus complexe, mettant en évidence des liaisons avec d'autres notions ( le bien, le mal; l'imperfection, la place de la matière...).


Dans la suite du texte, il met ses lecteurs en garde contre les conclusions erronées que pourrait tirer de son enseignement quelqu'un qui n'a qu'une compréhension superficielle: 


« Si je dis que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, nous ne devons pas confondre l'effet avec la cause, car on ne pourrait voir le bien dans un méfait; rendons-nous plutôt compte de ce qui le provoque, n'est-ce pas d'interpréter contrairement à la réalité, d'y voir le mal ? Je viens de dire que notre imperfection ne peut la supporter, qu'elle lui est incompatible, en effet elle dépend de notre amour, qui est incompatible à l'amour divin. »




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

16/04/2010

CHAQUE VIE EST UNE AVENTURE.

CHAQUE VIE EST UNE AVENTURE.

Chaque vie est une aventure: chaque vie est une occasion d'avancement. Si nous avons bien assimilé ce qui est dit dans l'ENSEIGNEMENT, c'est une chose qui doit être bien claire pour nous.

Mais notre avancement n'a rien à voir avec une "grâce" quelconque qui nous serait octroyée généreusement par DIEU ou par un ange ou par un saint, ou par un prophète ! Dans le chapitre "LA SANCTION MORALE", le Père ANTOINE le dit très bien, si nous voulons bien interpréter son message:

" Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit, pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

Notre seul juge est donc notre conscience. C'est elle qui nous rappellera à l'ordre en nous tourmentant l'esprit si nous avons délibérément failli. Court ce danger celui qui, délibérément, fait défaut à sa conscience. Celui-là est en danger par ce qu'il n'aime que lui-même et ne recherche que son intérêt immédiat. Celui-là ne fait en réalité que flatter ses propres faiblesses parce qu'il y trouve des satisfactions immédiates. Il va droit vers les épreuves. A ce moment, s'il a un sursaut de conscience, il peut encore se tirer d'affaire et effectuer un progrès moral.

Cela, c'est l'aventure de la vie. La grâce n'existe pas ! La chance n'existe pas non plus ! Le progrès ne sera que le fait de notre travail et de notre prise de conscience.

Dans le chapitre "CAUSE, DEVELOPPEMENT ET PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE", nous trouvons ce passage:

" La vie est la conséquence de l'amour, elle en est inséparable, elle se spiritualise, ensuite s'incarne en la matière; arrivée à ce point, elle reprend le chemin qui la reconduit à l'amour; elle surmonte d'abord le côté terrestre, puis reste un grand laps de temps dans la spiritualité, plus longtemps encore que dans la matière; elle surmonte également l'état spirituel s'établissant graduellement en l'Amour pur."

Ce passage ne peut évidemment être bien compris que si l'on se place dans l'optique de la croyance en la réincarnation.

Ce passage est aussi l'illustration de notre titre :"Chaque vie est une aventure". Chacun est maître d'en faire une bonne aventure ou une mésaventure !

12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

24/08/2009

PRENDRE AUTRUI EN CONIDERATION ( Pensée de Joseph O'NEILL)

TOUJOURS PRENDRE AUTRUI EN CONSIDERATION.

Le hasard fait apparemment bien les choses. Alors que  je suis  occupé, depuis un certain temps à faire des recherches sur la "vue du mal", sur les relations avec autrui, je suis tombé sur une interview d'un romancier américain (Joseph O'NEILL).

Interrogé sur un sujet tout à fait étranger à la philosophie, celui-ci ne peut apparemment pas s'empêcher de philosopher. Voici, parmi deux pages , le texte que j'ai trouvé:

"C'est l'un des plus grands défis de la vie moderne: ce devoir que nous avons désormais de prendre l'autre en considération, de réfléchir au type de relations  que nous aurons avec  cet autre auquel nous sommes sans cesse confontés. On peut le faire dans la peur ou a colère, ou 'une façon plus raisonnable et positive."

C'est un véritable éblouissement: voici, synthétisé par un esprit brillant, bien loin de notre ENSEIGNEMENT ( dont il ignore d'ailleurs même l'existence )  la pensée profonde de la  révélation du Père ANTOINE.

Il serait fastidieux de  faire ici le répertoire de tous les passages de l'ENSEIGNEMENT antoiniste  où l'on retrouve cette pensée.

Je pense  quand même  aux  1°,3°,4°,5°,7°,et 10° principes et à quelques chapitres  "LA CHARITE BIEN COMPRISE", "LA SOLIDARITE", "LA FOI ET LA CHARITE", "LA CHARITE MORALE", "TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER", "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES", "LA LOI HUMAINE COMPAREE AVEC LA LOI DE LA CONSCIENCE", et bien d'autres encore...

Mais, au  moment de terminer cet article, je découvre  dans ma documentation, presque par hasard toujours, une pensée dont j'avais un  jour pris  note. Elle est de quelqu'un  qui est pour moi un inconnu ( Geert VERHELST) . Elle fait curieusement écho à tout ce qui précède:

"Le monde serait plus beau si chacun se consacrait de façon désintéressée à l'autre. Si chacun dispersait autour de lui chaleur, gentillesse et amour, sans rien attendre en retour".

Ce n'est rien d'autre, au fond, que notre quatrième principe. Qui doute encore de l'actualité  et de l'universalité de l'Antoinisme ?

 

 

23/08/2009

AUTRUI EST NOTRE MIROIR.

POURQUOI AUTRUI NOUS FAIT-IL IMPRESSION ?

Quand on dit que "autrui nous fait une impression", on pourrait mieux dire: "Pourquoi autrui nous fait -il peur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il horreur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il envie ?".

La réponse est très simple: parce que nous nous voyons réellement lorsque nous le regardons. S'il nous fait peur, ce n'est que parce que nous avons peur de ce que nous voyons.

Le père ANTOINE l'a très bien compris. Il en parle dans le chapitre "ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE":

"Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjà compris: nous ne voyons le mal en autrui qu'avec celui qui est en nous, quand nous l'aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. Mais il n'est pas nécessaire d'être arrivé là pour être persuadé de cette vérité: chacun de nous peut s'en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l'un comme pour l'autre, toutefois pour les acquérir, il faut prendre la tâche à coeur et non seulement travaillr pour avoir le plaisir d'arrver à une certitude: notre intention doit plutôt être denous améliorer, c'est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui ne peut exister. Car par notre amélioration nous acquérrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré.

 Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable; sa vue marque notre degré d'évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autre.  Supposez une personne que l'on aime et une autre que l'on hait, ou encore une personne que l'o a beaucoup aimée et que l'on est arrvé à haïr, cette différence de sentiments que l'on éprouve n'inique-t-elle pas déjà que le mal n'est qu'une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d'amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu'un que nous aimons et qui n'agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

14/05/2009

L'INSPIRATION ? FAIRE PREUVE DE PRUDENCE !

NE PAS SE CROIRE TROP VITE

" INSPIRE " !

A l'adresse des sceptiques qui prétendent que l'ANTOINISME est une secte et que le Père ANTOINE fut, in illo tempore, un " gourou ", voici un extrait du chapitre intitulé " COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER ".

Entre autres idées, le Père ANTOINE aborde la question de l'inspiration. En liant cette question avec la question des fluides ( notion typiquement Antoiniste ), le Père ANTOINE met en garde ses adeptes. Voici quelques passages révélateurs de sa pensée:

" J'ai dit que nos défauts, tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure."

Après un développement de cette notion, le Père ANTOINE en arrive à la question développée dans cet article:

" J'ai enseigné que tout fluide est une pensée et toute pensée une loi, si nous ne puisons plus dans notre atmosphère, nous le ferons dans l'amour divin, cette réalité nous fait réfléchir bien souvent car quand nous avons puisé dans cet amour, nous sommes tout ranimés, nous disons: '' j'ai reçu une inspiration '', celle-ci nous étonne même parfois, elle change peut-être tout notre être et nous sommes heureux aussi longtempsq précepte, vanité, semblable, respect, défaut, ue nous la respectons. "

C'est ici qu'il place sa mise en garde:

" Cependant nous pourrions encore nous tromper en croyant qe nous avons été inspirés et tenter d'autres à suivre nos préceptes, tandis qu'ils ne seraient que de simples pensées résultant de notre atmosphère."

J'ai puisé un petit passage plus loin où le Père nous explique que ce qui nous trompe, c'est notre vanité:

" Ce qui nous fait l'ignorer, c'est la vanité parce que nous nous sentons par elle plus heureux au contact de nos semblables et plus elle est grande, plus nous croyons que ceux-ci ont pour nous du respect, plus nous les prenons pour nos inférieurs."

Comme je l'ai déjà fait remarquer plusieurs fois, lorsque le Père ANTOINE fait état des défauts humains et qu'il émet des mises en garde, il utilise toujours le " nous ". Il s'inclut parmi les gens susceptibles de fauter.

11/05/2009

SUR LA NOTION DE " SOLIDARITE ".

SOLIDARITE, NOTION PARFOIS CONFUSE !

Un jour, un adepte simplement mentionné sous l'initiale "D", pose au Père ANTOINE une question, volontairement ou peut-être naïvement embarrassante. Nous la trouvons dans le chapitre " LA SOLIDARITE ":

" Je serais heureux d'avoir quelques explications sur la maxime '' A chacun selon ses oeuvres ''. Le fabricant qui met à profit une découverte du génie n'y est cependant pour rien. Père, vous révélez les lois morales, la méthode curative de la foi que plusieurs de vos adeptes pratiquent déjà. Ce que vous enseignez est votre oeuvre, mais pourriez-vous nous dire quelle sera la nôtre ? "

Le Père, sans se laisser démonter, selon son habitude, utilise cette question pour élever le débat; pour atteindre un niveau moral supérieur. Il remet les contradicteurs en place mais sans jamais invectiver ni sermonner, ni se moquer.

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable. En prenant la maxime à la lettre, je devrais dire à celui qui me consulte et qui souffre soi-disant par le contact de son semblable:'' Pourquoi n'agissez-vous pas seul ?'' il n'en est pas ainsi, nous le savons, la solidarité préside à la création toute entière. Notre foi en une personne nous inspire de lui demander son assistance et à son contact nous touchons à un fluide éthéré qui nous réconforte Ce bien est à partager non seulement entre nous, mais entre tous les frères moins avancés à qui nous donnons l'exemple de la patience, de la résignation et de l'amour. Ainsi nous monterons l'échelle du progrès."bonheur, famille

D poursuit en disant qu'il voit bien l'oeuvre du Père mais pas celle de ses adeptes. Le Père répond:

" N'est-ce pas en mettant les enseignements en pratique, par leur foi en moi, qu'ils pourront s'élever ? Une oeuvre n'est jamais personnelle; celle que vous m'attribuez est donc collective, d'autant plus qu'on ne peut faire son bonheur que du bonheur des autres. Tous indistinctement sont appelés à en jouir, en vertu de la solidarité, nous ne formons ensemble qu'une grande famille."


 


26/01/2009

CHARITE ET ALTRUISME. Qu'y a-t-il en dessous ?

CHARITE ET ALTRUISME:

DESINTERESSEMENT, VANITE OU REDEMPTION EXPIATOIRE ?

Osons-nous regarder la vérité en face et avouer ce que nous percevons. Sommes-nous tous des égoïstes. Si nous nous remémorons toutes nos bonnes actions ou, en tout cas celles que nous croyons telles, ne les avons-nous pas réalisées par intérêt, consciemment ou inconsciemment?

Pour chaque bonne action commise se pose la question : cela a-t-il été fait par désintéressement, recherche de vanité ou pour expier, pour se racheter ? De là, vient le sous-titre : «  désintéressement, vanité ou rédemption expiatoire »

Le Père ANTOINE, à qui on a soumis le problème, y répond dans de chapitre « LE DESINTERSSEMENT & LA FOI »: 

«  Le désintéressement n'est pas toujours compris; il est pourtant la base des vertus que sans lui on ne pourrait pratiquer. Quand nous avons la pensée de faire la charité, nous donnons; mais notre acte est-il toujours charitable ? Nous ne devons pas voir celui qui reçoit, car c'est un malheureux qui ne comprend pas, qui n'a ni les vertus, ni la foi pour se maintenir dans le bon chemin et se procurer le nécessaire. La vraie charité a pour base l'amour, trouve en elle sa récompense; son bonheur est parfois si vif qu'aucune parole ne pourrait en rendre la profonde émotion. Mais tant que nous possèderont un atome de matière, nous ne pourrons jouir du désintéressement complet; cette vertu est inséparable de toutes les autres que nous devons acquérir par notre travail. Quand nous donnons, n'est-ce pas l'espoir d'une récompense ou la crainte du remords qui nous fait agir plutôt que le feu sacré ? Notre esprit se débat souvent au milieu de pensées contradictoires, dans l'inquiétude de ne pas secourir à bon escient; or il importe peu que celui qui demande notre assistance manque ou non du nécessaire; la valeur matérielle du don ne compte pas davantage. Notre émotion, voilà la chose essentielle et la sanction de notre acte. Nous touchons ainsi à un fluide éthéré qui fait notre bonheur tout en réconfortant la personne obligée. Si le malheureux se représente, nous pouvons nous rendre compte et si l'acte se justifie, nous donner le plaisir de recommencer. Mais l'intention de contrôler et non plus d'obliger est un manque de charité. Quelque important qu'ait été la sacrifice, la mauvaise pensée du doute qui suit l'acte en annule l'effet bienfaisant; l'amour cesse de nous unir à la personne que nous avons assistée; sans avoir fait aucune démarche ni pris le moindre renseignement, nous sommes assaillis par le doute. Nous reprenons ainsi d'une main l'obole que nous avons donnée de l'autre, ce qui est pire que d'exercer la charité par le remords de ne pas l'avoir faite plus tôt. »

Démonstration admirable. Quand on m'a soumis le problème, tel qu'il est posé dans le titre, je pensais devoir me livrer à de grande recherches et démonstrations. Mais, encore une fois, l'ENSEIGNEMENT est plein de ressources.

Un peu plus bas dans le texte, nous trouvons encore cette phrase: 

« Efforçons-nous donc de ne rien démolir de l'édifice que nous avons construit sur la base d'amour et de charité, cherchons plutôt à bien le contempler, pour savoir s'il n'y manque pas une pierre et tâchons de toujours garder le feu sacré qui est le signe de la vraie charité. »

Ensuite, le Père ANTOINE interpelle ses auditeurs: 

« Comprenons-nous bien cette vertu ?Incarnés comme nous le sommes tous, dans ce monde, nous n'envisageons pas la question morale à sa juste valeur, nous ne savons pas apprécier l'efficacité de la charité. Nous devons savoir que cette vertu se pratique de toute manière et non seulement en donnant quelque pièce de monnaie à quelqu'un, car faire l'aumône ce n'est pas faire la charité. »

Nous pouvons aussi méditer les paroles suivantes du Père ANTOINE, puisées dans le chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

« Si nous voulons nous pénétrer de l'ENSEIGNEMENT, nous saurons que le bonheur auquel l'homme aspire découle de celui qu'il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l'égoïsme. Ce n'est qu'en s'oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu'on peut se dire adeptes d'une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. »

 

Les personnes qui ont conscience de leur égoïsme  causent moins de problèmes que celles qui sont convaincues être des modèles et des gens dévoués.

 

Avoir, sentir une satisfaction personnelle, en être fier, n’est-ce déjà pas un peu d’égoïsme ? Ce sont en tout cas les prémisses du sentiment de vanité, début du « péché capital »d'orgueil.

 

Le besoin, parfois impérieux, de poursuivre la réalisation d’idéaux est une tentative d’échapper à la solitude, au manque de rapports sociaux, ou au replis sur soi. C'est ici qu'on peut parler de « Rédemption expiatoire »

 

 

 

 

 

 

 

27/11/2008

SUR L'EPREUVE...

Les moments que je viens de traverser m'ont amené à me pencher sur l'ENSEIGNEMENT. Voici le texte que j'ai trouvé dans le chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL ":

" Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre dévouement."

20/11/2008

LA SOLIDARITE.

 

« RIEN N'EST BIEN S'IL N'EST SOLIDAIRE. »

 

Le fondement de notre manière de vivre, c'est le libre-arbitre qui nous a été donné. Celui-ci oriente en permanence nos choix et nos décisions ainsi que le fait et la façon de travailler sur nous-mêmes.

C'est ce travail sur nous-mêmes qui nous permettra, s'il est bien mené, de surmonter les épreuves qui sont mises sur notre chemin, par l'intermédiaire d'autres êtres humains. Nous sommes tous des instruments de progrès les uns pour les autres. Par l'exemple, nous pouvons nous améliorer grâce aux autres. De même, notre exemple doit permettre aux autres de se réformer. C'est ce qui est enseigné dans le Troisième Principe.

Ce qui nous contrarie chez les autres n'existe que pour nous révéler, comme dans un miroir, ce qui ne va pas chez nous-mêmes. C'est l'enseignement contenu dans le Cinquième Principe.

Cela c'est le « Connais-Toi », comme rappelé dans le Neuvième Principe. Dans celui-ci, il est dit « Frappez, Je vous ouvrirai ». Oui, certes, mais ce n'est malheureusement aps aussi simple que cela. Cela exige beaucoup de courage, de volonté, de persévérance, beaucoup d'humilité aussi!

Nous recevons selon notre mérite. Sans épreuve, point d'avancement. Les épreuves nous sont envoyées par le divin pour nous faire progresser, là est la part de destinée, mais libre à chacun de nous de réagir de telle manière, de ne pas évoluer ou tout au contraire de se modifier intérieurement en étant guidé uniquement par la conscience, sans laisser supplanter celle-ci par l'intelligence. C'est ce qui nous est révélé dans les Septième et Huitième Principes.

Et aussi par l'amour, mais l'amour vrai, désintéressé l'amour « pur et de vérité » comme nous l'enseigne l'Auréole de la Conscience. Ainsi la destinée peut s'exprimer par ce qui est mis sur notre chemin pour nous permettre de progresser sur nous-même, mais c'est notre libre-arbitre qui permet de faire face à l'épreuve. Sans elle, point d'avancement, car «  rien n'est bien s'il n'est solidaire ».

Nous avons déjà démontré dans un article de ce site, que tout n'est pas déterminé à l'avance, qu'il ne faut pas confondre « destinée » et « prédestination ». Rien n'est écrit à l'avance.

C'est dans la solidarité qu'on trouve le vrai fondement de la morale.

 

 

04/08/2008

DISSERTATION ANTOINISTE SUR L'INTELLIGENCE.

INTELLIGENCE ?

     Dans l’Enseignement antoiniste, il est fait souvent référence à l’intelligence, celle-ci étant opposée à la conscience.

     Quand on dit « opposée », il s’agit de restituer à ce mot sa vraie signification. In fine du chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT », le Père ANTOINE dit :

« La base de l’intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n’a pour base que la morale et entreprend tout par l’amour. Voilà comment je puis révéler l’évolution des êtres. »

     On pourrait penser que la doctrine antoiniste propose une conception dualiste et idéaliste de l’univers et de l’homme. Il y a un monde matériel, appelé monde des Incarnés, régi par les lois de la nature, et un monde spirituel dit des « Non–incarnés » gouverné par la loi de la conscience ou loi morale.

      On ne peut pas parler réellement de « dualisme » comme chez les manichéens ou les cathares.

     Pour les Antoinistes, l’homme, doté d’un corps physique et d’une âme divine, se situe à la jonction des deux, et il possède une personnalité double : à côté du moi intelligent, soumis aux vicissitudes de la matière, siège le moi conscient, ou moi réel, ou âme. Voici donc la vraie signification du mot « opposé » : deux facultés qui vont de pair, basées sur deux conceptions différentes, mais nécessairement réunies en chaque homme.

     Nous trouvons dans le chapitre « INTELLIGENCE » la démonstration suivante :

« Nous avons enseigné que l’intelligence est la faculté qui sert à nous assimiler les fluides pour en obtenir la pensée. Mais nous savons que les fluides sont matériels, par conséquent la pensée ne l’est pas moins ; nous devons les surmonter pour progresser. Arrivés à ce point, l’intelligence n’a plus sa raison d’être. Comment nous faire une idée de cette faculté ; qu’est-elle, de quelle façon procède-t-elle ? Lui serait-il possible de s’assimiler la question morale, étant donné qu’elle ne doit son développement qu’aux connaissances qu’elle s’acquiert matériellement ? Si nous enseignons que l’intelligence est incompatible avec la foi, c’est parce que celle-ci est opposée à la matière qui, seule, est l’obstacle de l’esprit. Si elle n’est pas palpable, elle n’est pas moins de la matière, puisque c’est celle-ci qui la suscite. »

     Dans le chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE », le Père ANTOINE  aborde à nouveau cette question, apparemment contradictoire, voire pour certains ambiguë, de la nécessité de l’intelligence :

« …L’intelligence n’a qu’un but, c’est de posséder toujours davantage sans jamais être satisfaite, parce qu’étant de nature envieuse, elle nous rend égoïstes. »

     On pourrait donc penser trouver ici une condamnation sans équivoque de l’intelligence. Ce n’est pas le cas, car le Père poursuit en ces termes :

« Mais tout a sa raison d’être, plus cette faculté se développe, plus avons-nous le désir de grandir dans l’honnêteté ; elle fait naître en nous l’amour-propre qui doit nous former, car c’est à lui seul que l’intelligence doit toutes les connaissances nous rendant accessibles au fluide qui donne le savoir. »

     Et, pour terminer ce chapitre, une nouvelle précision du Père ANTOINE :

« Mes enfants, pour bien interpréter l’enseignement, ne nous arrêtons pas à la lettre, puisons dans l’esprit ;… »

     Il ne demande donc pas d’ânonner par cœur des passages de l’Enseignement, mais de ne pas craindre de prendre un certain recul et de méditer ce qui s’y trouve. Cela est assurément valable, d’abord, pour déterminer l’importance et la place de l’intelligence dans le développement de l’Homme. Il poursuit :

« …quoiqu’il ( l’enseignement ) paraisse condamner l’intelligence, en disant qu’elle est le siège de notre imperfection, il faut comprendre que son développement est celui de l’être. Ce n’est que pour cette raison que celui-ci s’est à son insu incarné car nous ne pourrions nous développer que par l’erreur, c’est  elle seule qui nous fait connaître la vérité puisque nous ne pourrions l’apprécier que par son opposé. »

30/07/2008

L'ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

L’ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

  Notre monde connaît une accélération du  mouvement. Cela est naturellement perturbant. On pourrait dès lors éprouver le besoin de se replier sur soi, de cultiver ses particularismes. Là se trouve l’origine des phobies ( xénophobie et, terme peu utilisé, hétérophobie ‘’peur panique de tout qui est différent’’). Il est bon de ne pas avoir d'œillères, de respecter, d'écouter les autres  pour mieux les comprendre.

     Etre ouvert à l'autre, c'est ne pas le rejeter. Voir le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 « Attendons-nous à ce qu’un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d’y voir plutôt l’instrument de notre progrès ;… »

     Mais cela suffit-il de ne pas sursauter, de ne pas rejeter ? Il ne faut pas non plus craindre d’aller à sa rencontre:qu’il soit croyant en un Dieu ou non ; fidèle d’une foi nourrie du christianisme ou d’une autre conception; adepte du judaïsme, de l’islam, du bouddhisme, d’hindouisme, de bahaïsme ou non ;ou encore animiste, fétichiste ou polythéiste…

    Malgré toutes ces différences, nous devons avoir en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’Homme, l’amour de l’Homme. C’est ce qui nous rassemble spirituellement.

     Voici, pour nous édifier sur la pensée profonde de l’Antoinisme à ce propos, un extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER. » :

« Si nous voulons nous pénétrer de l’enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l’homme aspire découle de celui qu’il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l’égoïsme. Ce n’est qu’en s’oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu’on peut se dire adeptes d’une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d’adversaires dans ce cas si ce n’est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son cœur au prochain en le traitant en frère ? Non, l’arme levée tombe d’elle-même. Voilà le vrai moyen d’étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d’aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c’est lui offrir le salut, c’est dire : ‘’ Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l’as fait jusqu’à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l’amour fraternel.’’ »

     Les Antoinistes ont donc toujours une vision optimiste de l’homme.

 

     Pour eux, l’homme n’est nullement frappé par la malédiction du ‘’ péché originel’’. Une religion de ‘’ Rédemption ‘’ n’est donc pas nécessaire. Le ‘’ péché ‘’ est un comportement moral fautif envers autrui dont il convient de comprendre les motivations, auquel il convient de mettre fin, d’apporter une réparation et de ne pas renouveler. Mais cela ne sépare pas de Dieu puisque, malgré tout Dieu reste en chaque homme. Cela fait partie des ‘’épreuves ‘’à dépasser. C’est simplement le témoignage d’une faiblesse. Les prophètes ( dont JESUS ) sont, chacun,  l’un d’entre nous. Ils témoignent de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et compréhension. Dieu n’est  pas le gendarme de ce monde : il est Amour (personne ou énergie), il ne condamne personne à la damnation éternelle puisque chaque âme sera , en fait délivrée après un long parcours comprenant d’innombrables réincarnations.

     Voici aussi ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA SOLIDARITE » :

« Quant à croire qu ‘un autre est responsable de notre défaillance, c’est une erreur. Elles sont un témoignage de notre faiblesse et ceux qui nous tentent, plus ou moins inconsciemment, nous rendent le service de nous la révéler. Lorsque nous l’aurons comprise et que nous aurons travaillé à la surmonter, nous cesserons d’incriminer notre semblable et nous verrons en lui plutôt notre bienfaiteur, parce que nous aurons appris par son contact à nous connaître et à nous améliorer. Nous sommes toujours solidaires, à moins de vouloir nous nuire personnellement. Certaines choses nous paraissent parfois un grand mal et sont peut-être  le contraire, un grand  bien. »
 

 

 

18/07/2008

LE TEMPS ET L'ETERNITE.

LE TEMPS ET L’ETERNITE.

 

     Voici un extrait du chapitre « NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX » :

« Tout ce qui existe est éternel, rien n’a       commencé ni rien ne finira, la création l’est également. On pourrait se demander où est la justice, puisque d’autres êtres ont pu jouir du véritable bonheur des milliards d’années avant nous. Mais nous ne devons pas ignorer que le temps et la distance n’existent que matériellement, tout ce qui est réel, est éternel, c’est-à-dire que le passé et l’avenir sont le présent. Rien ne tient de place dans l’univers ; l’amour n’y diminue pas, la vie qui en est la conséquence pas davantage, rien ne s’agrandit ni ne s’amoindrit. »

     Nous trouvons, en fait, ici, une ébauche d’étude philosophique, avec des mots simples, sur les notions de temps, d’éternité, de l’absorption du temps dans l’éternité…

    Cela peut, peut-être , être rapproché d’un texte de René NELLI sur le même sujet. Bien que l’approche de NELLI soit beaucoup plus sophistiquée et, il faut bien le regretter, guère abordable :

« J’appelle temps la mesure de la corruption universelle. Il est le mouvement de ce qui existe, à l’intérieur du Passé, ou, si l’on préfère, la désagrégation, toujours au passé, de l’existence. Le temps peut pas s ‘échapper du prétérit. Le futur qui va devenir du passé a toujours été du passé. C’est pourquoi l’on ne peut que se constater dans ce qu’on est devenu, et l’on est toujours donné à soi-même dans ce qu’on n’est plus. …

   Bien qu’il soit aussitôt happé par le passé, l’instant est perpétuel franchissement. En ce qu’il permet une échappée « verticale » dans l’imaginaire sans dimension, il est libérateur. Il peut se dilater à l’infini sans interrompre la fuite « horizontale » du temps mesurable qu’il survole et laisse passer, comme l’arche d’un pont laisse couler la rivière. »

 

14/06/2008

SUR L'AMITIE ( DE TAHAR BEN JELLOUN )

 

SUR L’AMITIE.

( Texte de TAHAR BEN JELLOUN )

 

« L’amitié parfaite devrait être une sorte de solitude heureuse, expurgée de sentiment d’angoisse, de rejet et d’isolement. Ce n’est pas une simple histoire de double où l’image de soi serait passée par un filtre, un examen qui grossirait les défauts, les manques et en réduirait les qualités. Le regard de l’ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L’amitié se tiendrait alors dans cette réciprocité sans faille, guidée par le même principe d’amour : le respect qu’on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent naturellement »

     Ici, nous retrouvons des thèmes déjà souvent exposés ou débattus sur ce blog : l’importance du regard porté sur les autres ou du regard que les autres posent sur nous, le thème du regard de l’autre qui est un miroir pour nous-mêmes, le thème de la réciprocité ( appelée aussi « altérité » ).

     TAHAR BEN JELLOUN poursuit : 

« Malentendus sciemment entretenus, interprétations fallacieuses, appropriation abusive d’un sentiment, erreurs de jugement, divergence de vision, l’amitié souffre de tout cela ; c’est la chose du monde la plus mal comprise. Le mot a été banalisé. On dit par exemple : ‘’ Ce sont des amis ‘’. Quand on cherche un peu, on découvre qu’il s’agit simplement de collègues qu’on trouve sympathiques. On a bien tenté d’utiliser des mots différents pour les différentes formes d’amitié : camaraderie, relation, compagnie…mais reconnaissons que, souvent, on parle d’amitié là où il n’y a que relations superficielles, légères, sans conséquences. »

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

04/01/2008

LE CHEMIN LE PLUS COURT.

 

REFLEXIONS D’UN ADEPTE SUR « LE CHEMIN LE PLUS COURT ».

 

     Nous reproduisons ici un article écrit par un adepte et inséré dans une brochure vendue par le Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE. Le titre est ( « DEMONSTRATIONS N° 3 » ). 

« Il est certain que le chemin le plus court pour arriver au but suprême c’est de n’aimer que DIEU, mais quelle conception nous faisons-nous de la DIVINITE ?

    Commençons d’abord par aimer avec désintéressement notre entourage, ensuite étendons cet amour en élargissant le cercle de notre entourage, agissons envers eux comme nous agirions envers les nôtres puis, en un mot, aimons-les tous indistinctement, c’est ainsi que notre amour matériel se transformera en amour spirituel puisqu’il sera désintéressé.

    Si nous sommes attirés par la beauté ou le parfum d’une fleur, n’aimons pas que celle-ci, aimons de même la terre, le soleil, l’air, tout ce qui a contribué à la naissance de celle-ci. Difficile, direz-vous, non car si nous prenons la peine de remonter à la source, l’incarnation, nous verrons que celui qui pour nous n’était qu’un étranger hier était peut-être de notre famille. Pourquoi alors lui retirer l’amour que, hier, nous avions pour lui ? En agissant ainsi, c’est DIEU seul que nous aimons puisqu’il y a une parcelle de LUI dans chaque être. Ces parcelles réunies ne forment-elles pas DIEU  Lui-même ? Mais si nous faisons de DIEU une créature, notre amour ne se portera que sur une créature et nous resserrerons au lieu d’élargire. Si l’un est le chemin le plus court, l’autre sera le chemin le plus long, d’autant plus que nous marcherons à tâtons, en aveugle, il nous faudra recouvrer petit peu à petit peu la lumière alors que l’autre marchera avec sûreté en éclairé »

18/12/2007

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES>AUTRES CULTES.

 

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES AUTRES CULTES :

LE COMPORTEMENT DES ANTOINISTES.

     Cette question a été posée au Père ANTOINE. Elle peut nous paraître étrange de nos jours. Il faut bien se rendre compte qu’elle a été posée au début du siècle dernier, à une époque où la tolérance religieuse n’était pas ce qu’elle est de nos jours.

     Un adepte pose la question en ces termes : 

« Devons-nous encore assister aux cérémonies d’autres cultes ? Comment faut-il nous conduire à l’égard des parents et anciens amis, s’ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l’un d’eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l’emblème de la révolte ou bien nous abstenir ? »

     Voici la réponse du Père ANTOINE : 

« Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n ‘importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n’ajouterai pas qu’il faut s’agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt : c’est l’aimer que d’agir  ainsi. L’honnêteté et l’égalité sont inséparables de la foi. Quand nous posséderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »

     Ce passage est puisé dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »

     Il n’est pas étonnant que le Père ANTOINE prenne surtout comme exemple et insiste spécialement sur les cérémonies funèbres. En effet, pour les ANTOINISTES, nous avons vu l’importance qu’ils y accordaient puisque l’enterrement « selon le rite antoiniste » est pour eux, en fin de compte, la seule cérémonie religieuse faite, malgré sa simplicité, avec beaucoup de solennité.

     On peut rapprocher cet extrait d’un passage puisé dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE » : 

« Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d’autres n’en ont pas, c’est que DIEU le veut ainsi ; car s’il n’y avait qu’une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l’erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c’est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d’être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu’il n’en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leurs devoirs religieux ce n’est pas qu’une religion soit meilleure que l’autre, puisque toutes n’ont qu’une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur ».

     C’est quasi un écho de ce que nous trouvons dans le chapitre « REINCARNATION » : 

« Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des<opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. »

 

10/12/2007

LES EPREUVES: IL FAUT LES SURMONTER MAIS COMMENT?

 

LES EPREUVES : IL FAUT LES DEPASSER !

     Tout se trouve dans le « CONNAIS-TOI ». Afin de dépasser les épreuves, il convient de prendre des engagements envers nous-mêmes, avec nous-mêmes.

     Il ne faudra jamais perdre de vue, afin d’éviter tout découragement que la route entre la prise de conscience de sa propre personnalité et la prise d’engagements n’est pas une route simple.

     Et que, en outre, la route à suivre, une fois ces engagements pris, entre ces engagements et leur réalisation est une route semée d’embûches. Voici, pour illustrer, un petit passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES » : 

« La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie.

  Nous nous exerçons contre l’épreuve qui de plus en plus réjouit plutôt que d’affliger, quand on est certain qu’elle donne toute la valeur à l’œuvre et que sans elle il est impossible de s’acquérir l’amour. Nous raisonnons si souvent cette vertu. Tâchons de la démontrer bien naturellement, sans abuser de la forme qui satisfait les yeux plutôt que le cœur. Lorsque nous posséderons l’amour, par son parfum nous réconforterons tous ceux qui nous approcheront ; il leur fera verser des larmes de bonheur et ceux qui nous haïssent se sentiront désarmés, car nous éprouverons du plaisir à nous humilier devant eux au lieu de nous venger. »

     Voilà qui est bien dit…mais difficile à admettre …et à appliquer !

    Je conclurai cet article en reproduisant un petit texte de Don Miguel RUIZ : 

« Que ta parole soit impeccable :

   Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole    contre toi=même, ni pour médire sur autrui.

  Ne réagis à rien de façon personnelle :

  Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

  Ne fais aucune supposition :

  Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs. Communiques clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer ta vie.

  Fais toujours de ton mieux :

  Ton «  mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets. »

 

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

21/09/2007

BIERSET: BIENTÔT LE 95° ANNIVERSAIRE DU TEMPLE ANTOINISTE.

BIERSET: BIENTÔT 95 ANS!

     Bientôt, le Temple Antoiniste de BIERSET comptera 95 ans d'existence. Il s'agit du premier temple a avoir été consacré, après la désincarnation du Père ANTOINE, par Mère ANTOINE, en octobre 1912.

     Lors de la consécration par Mère ANTOINE, il y avait tellement de monde que l'Opératio générale dut être faite à six reprises. Il est vrai que le Temple ne peut contenir que, tout au plus , trente personnes ( ce qui nous fait quand même près de 180 participants ).

     Pour débuter, une annonce spéciale fut lue:

" Frères,

  Pour que vous puissiez vous rendre bien compte de la réalité, nous croyons utile d'attirer votre attention sur ce point important: c'est toujours le père qui préside aux Opération Générales, c'est lui qui travaille, Mère et lui ne font qu'un. Devant les adeptes réunis au moment de a désincarnation, e Père l'a désignée pour le remplacer en tout, ajoutant que Mère suivra toujours son exemple. Ainsi donc Mère opère en son nom. Par sa grande sensibilité, elle puise en lui, dans le fluide éthéré de l'amour divin pour nous restaurer tous. Il n'y a rien de changé, et ceux qui auront foi dans le Père olecture, desservant, obtiendront satisfaction dans ce qu'ils demandent comme auparavant."

  Chacune des six opérations se déroula de la même façon et se termina par la lecture des Dix Principes.

   Actuellement, le Temple de BIERSET est toujours pourvu d'une desservante ( Soeur Germaine ) et reste bien fréquenté.

   Il fait partie des temples dits "avec photos", ce qui, pour certains adeptes,en explique la  bonne fréquentation.

   

09/05/2007

Gabriel VERALDI: REINCARNATION. AMOUR DE DIEU.

 REINCARNATION.PENSEE EXTRAITE D’UNE ŒUVRE DE GABRIEL VERALDI : «  A LA MEMOIRE D’UN ANGE »      Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises que nous reprendrions, sur ce site, divers extraits d’auteurs résolument non antoinistes mais dont certaines pensées se rapprochent ou même concordent parfois avec l’Enseignement du Père ANTOINE. Il en est ainsi de Gabriel VERALDI. Lisons-le :       « Une des idées saugrenues qui traversent la conscience dans les plus grands moments le fit sourire. Il s’imaginait en Rastignac défiant Paris et lançant le célèbre :A nous deux. Non, ce qu’il disait, avec paix et amour, c’était :

La pensée est l’esclave de la vie et al vie est la dupe du temps,

Et le temps, qui contemple la totalité du monde,

Doit avoir une fin.

L’infernale comédie humaine, la cascade des incarnations, la nuit peuplée de larves, la douleur, le doute et les illusions, tout cela devait finir comme le grand manège galactique. Tout cela doit se fondre dans l’éternité comme le sel dans l’eau et l’âme en Dieu. »       Et, plus loin dans le texte : « Pourquoi comprendre Dieu, le salut et le destin ? Le seul secret est aussi simple et aussi nu que Dieu ; il se nomme : l’amour. »  

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

14/03/2007

LA VUE DU MAL. SON INFLUENCE SUR NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

 

COMMENT LA VUE DU MAL INFLUENCE NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

Où SE NICHE LA « VUE DU MAL » ?

 

     Je vous livre ici un passage de l’ENSEIGNEMENT (DEVELOPPEMENT). Il s’agit du chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE MAL, LE BIEN, INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE. ».

     Dans cet extrait, le Père ANTOINE démontre que la «  vue du mal » influe dans nos attitudes quotidiennes, même avec nos proches, et que nos comportements manquent parfois d’équilibre ou de bon sens, influencés que nous sommes.

     Voici l’extrait : 

« Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable ; sa vue marque notre degré d’évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autres. Supposez une personne que l’on aime et une autre que l’on hait, ou encore une personne que l’on a beaucoup aimée et que l’on est arrivé à haïr, cette différence de sentiments que l’on éprouve n’indique-t-elle pas déjà que le mal n’est qu’une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d’amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu’un que nous aimons et qui n’agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous. Mais nous avons peut-être moins de haine pour lui et nous pouvons même user à son égard de la plus grande indulgence tandis que son acte a pu plonger d’autres personnes dans de grandes peines, être pour elles un mal d’autant plus important qu’il l’est moins à nos yeux.