09/06/2010

AMOUR DIVIN ET AMOUR HUMAIN. REFLEXIONS SUR UNE PENSEE DE PAULO COELHO.

 

 

 

 " Le monde trouvera sa vérité quand l’homme saura aimer . Jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l’amour, mais sans avoir le courage de l’affronter tel qu’il est. "

 

 

Voilà comme qui dirait un écho de l'Auréole de la Conscience. Paulo COELHO parle en effet du courage d'affronter l'amour tel qu'il est. Précepte parfois difficile à comprendre et à admettre: comment faire accepter, dans certaines circonstances ces mots de l'Auréole de la Conscience « ...ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »


A diverses reprises, le Père ANTOINE revient sur cette notion, s 'étant sans doute rendu compte qu'elle était déroutante. C'est notamment le cas dans le chapitre «  L'INCOMPATIBILITE DE L'AMOUR DU MONDE ET DE L'AMOUR DE DIEU. »: 


« J'ai révélé que rien n'est bien s'il n'est solidaire, que les actes que nous accomplissons en vue de nous être utiles et que nous croyons être bien parce qu'ils nous réjouiraient, en seraient plutôt l'opposé puisque nous n'avons visé que nous. N'ai-je pas enseigné que lorsque nous agissons pour être utiles à notre semblable nous puisons dans l'amour divin ? Autant nous y avons puisé, autant de matière pourrons-nous surmonter et d'autant plus serons-nous améliorés; mais si à notre point de vue nous avons fait un bien, dans quel amour pourrions-nous avoir puisé que dans le nôtre, puisque nous n'avons cherché qu'à satisfaire une faiblesse, ce qui a augmenté plutôt notre imperfection tandis que l'amour divin la démolit. Ne confondons pas l'amour de DIEU avec notre amour car ils sont incompatibles, c'est là que nous faisons erreur. J'ai révélé que dans l'imperfection nous interprétons tout opposé à la réalité, que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, la raison nous le démontre car si notre amour est incompatible avec celui de DIEU, le bien qui en découle ne l'est-il pas de même ? »


Ici, mais ce n'est qu'une digression apparente, il faut mettre en exergue une autre citation de Paulo COELHO: 


«  Autrement dit, le Bien et le Mal ont le même visage. Tout dépend seulement du moment où ils croisent le chemin de chaque être humain. »


Mais revenons au texte de l'Enseignement Antoiniste: 


« Nous ne devons pas ignorer que étant imparfaits, tout ce que nous effectuons l'est également, l'imperfection est-elle autre que la matière que l'on doit surmonter pour atteindre à la perfection ? Cette vue par laquelle nous percevons tout n'est-elle pas un sens matériel, c'est-à-dire imparfait ? Si elle nous satisfait, la réalité qui en est l'opposé peut-elle nous être encore agréable ? Au contraire, elle nous froisse, l'imperfection ne sait la supporter. La raison prouve que le bien accompli par notre amour n'est qu'un mal puisqu'il est opposé à celui que nous effectuons par l'amour réel. »


Comme on peut, une fois de plus le voir, le Père ANTOINE avait une capacité extraordinaire à partir d'une question simple, apparemment même parfois simpliste, pour arriver à une pensée plus élevée, plus complexe, mettant en évidence des liaisons avec d'autres notions ( le bien, le mal; l'imperfection, la place de la matière...).


Dans la suite du texte, il met ses lecteurs en garde contre les conclusions erronées que pourrait tirer de son enseignement quelqu'un qui n'a qu'une compréhension superficielle: 


« Si je dis que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, nous ne devons pas confondre l'effet avec la cause, car on ne pourrait voir le bien dans un méfait; rendons-nous plutôt compte de ce qui le provoque, n'est-ce pas d'interpréter contrairement à la réalité, d'y voir le mal ? Je viens de dire que notre imperfection ne peut la supporter, qu'elle lui est incompatible, en effet elle dépend de notre amour, qui est incompatible à l'amour divin. »




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

11/07/2009

TOUJOURS RESTER EN EVEIL.

TOUJOURS RESTER EN EVEIL, VIGILANTS.

Nous avons souvent constaté que, au cours d'une méditation, par exemple, nous nous laissions égarer. A notre plus grande désolation, nous nous apercevons, parfois, que nos pensées sont bien loin de ce que nous nous étions fixés au départ. Cela n'a pas échappé au Père ANTOINE. Il en parle longuement dans le chapitre " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ". Nous allons en reprendre quelques extraits les plus significatifs:

" Mes enfants, pour être à même d'accomplir promptement nos devoirs, il nous faut une réserve de bons fluides et nous l'obtiendrons selon notre désir d'en faire usage. La pensée est bonne ou mauvaise suivant le fluide qui en résulte. Au fur et à mesure que nous exécutons le bien, l'amour qui en découle nous réconforte, mais nous pourrions aussi puiser dans un fluide qui nous paralyserait. Comment alors réaliser les actes du bien ? Nous voyons celui-ci longtemps à l'avance et il nous faut beaucoup peiner pour y atteindre, car la morale est un fardeau, même pour celui qui croit en DIEU et qui espère se rapprocher de LUI. Il nous est cependant loisible d'économiser de bons fluides par les actes du bien indispensables à notre avancement. Nous ne tarderons pas à en ressentir l'écho, nous nous écrierons ''Combien je me suis égaré parce que je n'ai pas suivi ma conscience ! je vois à présent le tableau de l'inutile travail que j'ai fait. Et cependant mon esprit ne demande qu'à s'épurer, mais les aliments d'autrefois lui répugnent et l'indisposent.''"

Et, un peu plus loin:

" Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil; mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction.

Une fois de plus on remarquera que le Père ANTOINE, quand il donne une leçon, s'englobe toujours dans la masse. Quand il parle des défauts à corriger, il ne dit jamais " VOUS", mais "NOUS". C'est pourquoi le Père ANTOINE ne peut être qualifié de "gourou" et que l'Antoinisme n'est pas une secte !

11/05/2009

SUR LA NOTION DE " SOLIDARITE ".

SOLIDARITE, NOTION PARFOIS CONFUSE !

Un jour, un adepte simplement mentionné sous l'initiale "D", pose au Père ANTOINE une question, volontairement ou peut-être naïvement embarrassante. Nous la trouvons dans le chapitre " LA SOLIDARITE ":

" Je serais heureux d'avoir quelques explications sur la maxime '' A chacun selon ses oeuvres ''. Le fabricant qui met à profit une découverte du génie n'y est cependant pour rien. Père, vous révélez les lois morales, la méthode curative de la foi que plusieurs de vos adeptes pratiquent déjà. Ce que vous enseignez est votre oeuvre, mais pourriez-vous nous dire quelle sera la nôtre ? "

Le Père, sans se laisser démonter, selon son habitude, utilise cette question pour élever le débat; pour atteindre un niveau moral supérieur. Il remet les contradicteurs en place mais sans jamais invectiver ni sermonner, ni se moquer.

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable. En prenant la maxime à la lettre, je devrais dire à celui qui me consulte et qui souffre soi-disant par le contact de son semblable:'' Pourquoi n'agissez-vous pas seul ?'' il n'en est pas ainsi, nous le savons, la solidarité préside à la création toute entière. Notre foi en une personne nous inspire de lui demander son assistance et à son contact nous touchons à un fluide éthéré qui nous réconforte Ce bien est à partager non seulement entre nous, mais entre tous les frères moins avancés à qui nous donnons l'exemple de la patience, de la résignation et de l'amour. Ainsi nous monterons l'échelle du progrès."bonheur, famille

D poursuit en disant qu'il voit bien l'oeuvre du Père mais pas celle de ses adeptes. Le Père répond:

" N'est-ce pas en mettant les enseignements en pratique, par leur foi en moi, qu'ils pourront s'élever ? Une oeuvre n'est jamais personnelle; celle que vous m'attribuez est donc collective, d'autant plus qu'on ne peut faire son bonheur que du bonheur des autres. Tous indistinctement sont appelés à en jouir, en vertu de la solidarité, nous ne formons ensemble qu'une grande famille."


 


26/03/2009

LE BLASPHEME: CONSIDERATIONS ANTOINISTES.

SUR LA QUESTION DU « BLASPHEME »

D'après le dictionnaire HACHETTE, le blasphème est « une parole qui insulte la divinité ».

Cette notion est définie au 15° par Francisco SUAREZ,l théologien espagnol, comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ».

L'Encyclopédie catholique dit que le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. »

 

Voilà pour les définitions.

 

Ce qui est clair, dans l'histoire et dans l'acception du terme par les grandes religions établies, religions d'autorité, c'est que toute parole prononcée contre DIEU ou contre la religion ou tout acte de même nature est un blasphème. C'est-à-dire un péché d'une exceptionnelle gravité.

 

Soit, on pourrait encore l'admettre quand cela s'adresse aux adeptes. Mais par dévoiement, elles en arrive à considérer de la même manière tout comportement semblable venant d'un étranger à la religion en question.

 

Dans certains pays, le blasphème figure même dans le code pénal!

 

Si l'on se réfère au Culte Antoiniste, on trouvera même dans l'ENSEIGNEMENT des passages célèbres, communs pour nous, mais qui constituent des blasphèmes au sens où cela vient d'être expliqué.

 

Je prends en exemple le passage suivant tiré du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. Avec cette vertu, nous possédons l'amour réel, DIEU, si nous pouvons tout N'est-ce pas par Lui qui est en nous ? Disons alors que nous sommes DIEU, puisque ce n'est que par Lui que nous aimons et que nous agissons. Pourquoi l'imaginer en dehors de nous où Il n'est pas ? Là c'est le néant, ... »

 

«  Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous... »: voilà certes, aux yeux des tenants des religions d'autorité, une parole blasphématoire !

 

Le Culte Antoiniste ne parle jamais de blasphème, il parle, dans la fameuse « histoire d'ADAM » de défaillance. On parle de vue du mal, de fausse vue..., mais jamais d'un crime inexpiable.

 

Voilà,dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL », quelques mots au sujet de la « défaillance » d'ADAM: 

 

« Toutefois DIEU ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait d'être la cause de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM avait perdu tout bon sens; il se maintenait du côté de son épouse, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon; ne voyant plus en Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la jouissance de l'amour bestial lui procurait un bonheur apparent. Il ne se montrait plus indifférent pour son épouse, voulant autant la satisfaire qu'il avait pu lui déplaire antérieurement ».

 

Le Culte Antoiniste parle aussi plus volontiers d'épreuve. Celui qui est amené à avoir des paroles, une conduite, un comportement que dans certaines religions on qualifie de « blasphème », c'est parce qu'il est en train de traverser une terrible épreuve et qu'il se sen t écrasé par ce fardeau, fardeau estimé injuste.

 

Le Père ANTOINE parle fréquemment de cette notion d'épreuve. En voici encore quelques phrases tirées du chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

 

« Mais la prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. »

 

La notion de « blasphème » est aussi indissociable de la notion que l'on a de DIEU.

Elle découle normalement, nécessairement, inéluctablement du fait que l'on considère DIEU comme une entité extérieure à l'homme, à la création, entité omnisciente et omnipotente, dispensatrice de récompenses et de punition y compris la punition suprême, la souffrance perpétuelle en enfer.

 

Ce n'est pas la pensée de l'ANTOINISME ainsi que nous pouvons encore lire dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »: 

 

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n 'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul; là est le bonheur. »

 

Nous avons vu, au début de ce texte, qu'était facilement considéré comme blasphème toute position ou toute attitude opposée ou en contradiction avec les rites ou es textes d'une religion.

 

Encore une fois, le Père ANTOINE est beaucoup plus compréhensif et humain. En témoignent les paroles suivantes extraites du chapitre « REINCARNATION »: 

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérité. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

24/02/2009

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

Suite à mon article sur le sentiment d'envie, j'ai eu un commentaire. J'ai déjà donné une suite à cette remarque. Il s'agit de la controverse sur la question du mimétisme.

Dans ces divers articles, il est apparu, insensiblement mais sûrement, que l'envie d'une chose, d'un statut, d'une action finissait par relever de ce qu'il est convenu d'appeler la "dictature de l'apparence".

Dictature de l'apparence qui pousse les êtres humains à la falsification de leur nature. Il est toujours facile de se faire passer pour un pur, pour un esprit élevé, pour quelqu'un de désintéressé ou de compassionnel.

La vérité est que les motivations sont souvent loin d'être claires: quelle est la part de l'auto-questionnement moral dans ces comportements ?

En relisant l'ENSEIGNEMENT, j'ai rencontré le chapitre " LE FOND ET LA FORME ". Pour une fois , ce n'est pas dans les paroles du Père ANTOINE que j'ai trouvé, mais dans l'interpellation que lui adresse un adepte:

" Cher Père, je voudrais dire à mas frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on recherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service mais sans qu'il m'en coutât trop. "

09/10/2008

LA PERTE DU SACRE ( Citation de Carme RIERA )

LA PERTE DU SACRE.

" La perte du sacré au profit du règne de la consommation ne semble pas avoir beaucoup amélioré la condition humaine ni lui avoir accordé plus de liberté ou de pouvoir. Nous sommes toujours des créatures dépendantes. Non plus de DIEU, mais des produits d'un marché. Les nouveaux clercs prêchent sans répit et sans trêve que le seul chemin possible vers le salut terrestre, le bonheur immédiat, passe par la possession de certains biens."

( Carme RIERA dans " La moitié de l'âme" )



31/08/2008

UNE AUTRE CONCEPTION DE DIEU.

POURQUOI LA CROYANCE EN UN DIEU JUSTICIER ?

Mécontents de la situation qui est la nôtre, nous refusons d'en endosser la responsabilité. Nous nions celle-ci. Mais comme il faut bien que quelqu'un en hérite, nous la rejetons sur autrui. Cet autrui, c'est d'abord notre prochain qui devient ainsi «  celui que nous croyons être notre ennemi », celui en qui nous voyons un rival, un opposant, un hérétique. Mais cela ne peut nous satisfaire longtemps car cette vision des choses nous renvoie trop vite notre propre image d'impuissance ou de culpabilité ou de responsabilité.

Nous la rejetons aussi en principal sur DIEU dont nous faisons un être suprême dispensateur de récompenses et de punitions.

Comme c'est en contradiction avec notre croyance ancestrale d'un DIEU « infiniment aimable », il ne nous reste plus qu'à inventer un opposé à DIEU: le DEMON.

Ainsi, DIEU et le DEMON deviennent les deux visages inséparables d'une puissance supérieure à l'homme, à la nature.

Nous venons de le dire, nous rejetons toute la responsabilité de notre situation malheureuse sur DIEU: c'est tellement plus simple !

Pour nous c'est la solution la plus logique car elle nous débarrasse de toute culpabilité et elle permet d'apaiser notre esprit torturé par le doute.

Nous nous trouvons au coeur du problème: nous imaginons un DIEU personnifié ayant tous les droits et tous les pouvoirs quels qu'ils soient, un être suprême, unique, que rien ne peut atteindre, non soumis aux affres du temps mais doté d'une puissance et de qualités éternellement acquises et immuables.

Et, automatiquement, apparaît l'envers de la médaille: DIEU accompagné de son opposé le DEMON ( être, aussi supérieur, tout chargé d'ambigüité: à la fois ennemi de DIEU et dès lors tentateur des hommes pour les écarter de DIEU mais, curieusement aussi, chargé par DIEU de la mission de punir éternellement les pécheurs dans l'enfer ).

Cela posé, nous voici déclarés totalement impuissants devant la volonté de DIEU et devant ses décisions même lorsqu'elles nous paraissent injustes ou arbitraires. En tout cas, elles ne peuvent jamais être erronées. Si DIEU les a prises, c'est qu'Il avait ses raisons.

Réfléchissons, efforçons-nous de laisser de côté notre vision des choses erronée, mensongère qui nous a dupés en nous laissant croire en un DIEU extérieur, différent de nous par essence, un DIEU transcendant, justicier, souverain.

Un tel DIEU démentirait par là tout ce qui a été annoncé par les prophètes: son amour, sa bonté, sa perfection, Les prophètes nous ont tous annoncé un DIEU impartial, tout amour et toute bonté, parfait en tous points tout à l'opposé du calvaire que nous traversons dans l'incarnation. Un DIEU qui disait «  Frappez, je vous ouvrirai, Je suis dans le '' Connais-toi''.

En fait, si nous craignons DIEU, si nous redoutons ses colères, si nous avons peur de sa façon de rendre la justice, si nous sommes effrayés de nous trouver un jour dans sa ligne de mire, c'est donc que par une croyance erronée nous dénions ses vertus.

Pourquoi ? Parce que depuis toujours l'homme s'est inventé, imaginé, façonné, pour répondre à ses besoins ,des dieux extérieurs, logés quelque part dans le surnaturel. Des dieux que l'homme veut à son service ou qu'il imagine tels pour expliquer sa situation et, surtout, le disculper de tout.

Cela est surtout dû à la croyance selon laquelle, l'homme ne vit qu'une seule vie, Dès lors, cette vie doit être une réussite absolue sur tous les plans. D'abord sur le plan strictement terrestre, matériel. L'homme veut que cette seule vie soit pour lui toute de bonheur, de félicité et de réussite. Si l'homme n'obtient pas immédiatement satisfaction à chacune de ses demandes, il incrimine DIEU soutenant qu'il lui refuse ce qu'il estime être en droit de recevoir. Là aussi nous trouvons l'explication de la signification que l'homme donne à la prière: chaque prière doit avoir sa récompense. En priant, l'homme prend ainsi, en quelque sorte, DIEU en otage.

Si l'homme obtient satisfaction, il en est heureux et il loue DIEU pour sa bonté, il le remercie d'avoir été entendu. Mais cela ne dure pas longtemps, et il en exige toujours davantage, car la patience n'est pas la vertu principal de l'être humain.

Nous retrouvons aussi cette attitude sur le plan spirituel. Persuadé qu'il ne vit qu'une seule vie et par ce qu'il sent « qu'il y a autre chose d'autre », une fois cette vie terminée, l'homme se met à supplier, exiger, faire des sacrifices, des promesses pour obtenir ce « quelque chose d'autre » qui ne peur être que la récompense éternelle octroyée par DIEU. C'est une source de frustrations car les religions, les croyances, les us et coutumes imposent des règles tellement rigides que leur respect total est pratiquement impossible. Cela impose tellement de contraintes qui forcent à agir dans l'espoir d'être distingué par DIEU.

Ceci doit faire comprendre qu'il faut avoir une tout autre conception de DIEU.

C'est ainsi qu'il faut interpréter la conclusion du chapitre " LA SANCTION MORALE ":

" Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

 

30/07/2008

L'ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

L’ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

  Notre monde connaît une accélération du  mouvement. Cela est naturellement perturbant. On pourrait dès lors éprouver le besoin de se replier sur soi, de cultiver ses particularismes. Là se trouve l’origine des phobies ( xénophobie et, terme peu utilisé, hétérophobie ‘’peur panique de tout qui est différent’’). Il est bon de ne pas avoir d'œillères, de respecter, d'écouter les autres  pour mieux les comprendre.

     Etre ouvert à l'autre, c'est ne pas le rejeter. Voir le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 « Attendons-nous à ce qu’un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d’y voir plutôt l’instrument de notre progrès ;… »

     Mais cela suffit-il de ne pas sursauter, de ne pas rejeter ? Il ne faut pas non plus craindre d’aller à sa rencontre:qu’il soit croyant en un Dieu ou non ; fidèle d’une foi nourrie du christianisme ou d’une autre conception; adepte du judaïsme, de l’islam, du bouddhisme, d’hindouisme, de bahaïsme ou non ;ou encore animiste, fétichiste ou polythéiste…

    Malgré toutes ces différences, nous devons avoir en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’Homme, l’amour de l’Homme. C’est ce qui nous rassemble spirituellement.

     Voici, pour nous édifier sur la pensée profonde de l’Antoinisme à ce propos, un extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER. » :

« Si nous voulons nous pénétrer de l’enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l’homme aspire découle de celui qu’il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l’égoïsme. Ce n’est qu’en s’oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu’on peut se dire adeptes d’une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d’adversaires dans ce cas si ce n’est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son cœur au prochain en le traitant en frère ? Non, l’arme levée tombe d’elle-même. Voilà le vrai moyen d’étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d’aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c’est lui offrir le salut, c’est dire : ‘’ Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l’as fait jusqu’à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l’amour fraternel.’’ »

     Les Antoinistes ont donc toujours une vision optimiste de l’homme.

 

     Pour eux, l’homme n’est nullement frappé par la malédiction du ‘’ péché originel’’. Une religion de ‘’ Rédemption ‘’ n’est donc pas nécessaire. Le ‘’ péché ‘’ est un comportement moral fautif envers autrui dont il convient de comprendre les motivations, auquel il convient de mettre fin, d’apporter une réparation et de ne pas renouveler. Mais cela ne sépare pas de Dieu puisque, malgré tout Dieu reste en chaque homme. Cela fait partie des ‘’épreuves ‘’à dépasser. C’est simplement le témoignage d’une faiblesse. Les prophètes ( dont JESUS ) sont, chacun,  l’un d’entre nous. Ils témoignent de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et compréhension. Dieu n’est  pas le gendarme de ce monde : il est Amour (personne ou énergie), il ne condamne personne à la damnation éternelle puisque chaque âme sera , en fait délivrée après un long parcours comprenant d’innombrables réincarnations.

     Voici aussi ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA SOLIDARITE » :

« Quant à croire qu ‘un autre est responsable de notre défaillance, c’est une erreur. Elles sont un témoignage de notre faiblesse et ceux qui nous tentent, plus ou moins inconsciemment, nous rendent le service de nous la révéler. Lorsque nous l’aurons comprise et que nous aurons travaillé à la surmonter, nous cesserons d’incriminer notre semblable et nous verrons en lui plutôt notre bienfaiteur, parce que nous aurons appris par son contact à nous connaître et à nous améliorer. Nous sommes toujours solidaires, à moins de vouloir nous nuire personnellement. Certaines choses nous paraissent parfois un grand mal et sont peut-être  le contraire, un grand  bien. »
 

 

 

20/04/2008

PEUT-ON RECTIFIER LES ACTES D'AUTRUI ?

 

RECTIFIER LES ACTES D’AUTRUI.

 

     Nul ne peut se permettre de rectifier les actes d’autrui, mais il doit montrer le bon exemple.

     Voici, ce que dite le Père ANTOINE : 

« Je crois avoir suffisamment développé cette question. Celui qui voit l’iniquité sur la terre la verra aussi dans le ciel. Ce n’est ni par les yeux du corps ni par ceux de l’esprit que nous nous rendons compte de cet abîme, mais plutôt par nos imperfections. Par exemple , un homme est sous le coup d’une accusation, on le juge coupable d’un fait que cependant il n’a pas commis ; les lois humaines peuvent l’atteindre et le punir. Beaucoup y trouveront une injustice parce qu’ils ne se rendent compte que de l’effet et en ignorent la cause ; alors ils se demandent comment DIEU peut permettre la consécration d’une injustice ; mais si nous n’avons pas péché dans cette existence, nous pouvons l’avoir fait dans une précédente, car on peut dire que les lois humaines ne sont  pas autres que les lois divines. Le monde corporel n’étant que le reflet du monde spirituel, les lois humaines ne sont également que le reflet des lois divines. »

01/02/2008

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI ". REFLEXIONS.

« JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

     Voilà le précepte que nous trouvons dans le huitième principe. Cela nous rappelle évidemment le précepte habituellement attribué à SOCRATE.

     Une des lacunes essentielles de nos sociétés modernes, c’est l’incapacité à penser par soi-même. Il faut préférer la recherche à la certitude aveugle, l’humanisme à l’intégrisme. Et quand on parle de recherche, il faut d’abord voir la recherche de soi-même, la recherche sur soi-même.

     SOCRATE aurait dit : « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ».

     Nous, nous pourrions ajouter : « Et tu connaîtras le Dieu qui est en toi »N’oublions pas, en effet, les paroles qui figurent en sous-titre des « Dix Principes » : « DIEU parle »

     Encore faut-il savoir ce que veut dire « Se connaître soi-même ».

     Ce qui est signifié dans le huitième principe n'est pas qu’il faille se borner à connaître son caractère. Ce qui n’est pas inutile, ce serait certes un premier pas. Mais qu’il faut connaître ce que l'on est, l'essence de l'homme, comme c’est le cas pour des notions de justice par exemple. Il ne faut pas citer des actions justes ou injustes mais trouver ce qui rend une action est juste.

      Et cela veut aussi dire qu’il faut comprends par soi-même. Au risque de lasser je vous renvoie à la deuxième partie du dixième principe « Ne vous appuyez jamais sur la croyance qui pourrait vous égarer. Rapportez-vous seulement à votre conscience qui doit vous diriger… »

     Se connaître soi-même est difficile; c'est un effort permanent de lucidité, d'approfondissement intérieur, d'apprentissage de la liberté.

     Se connaître soi-même sans s’accepter serait une démarche vaine :s'accepter soi même  est inséparable de cette démarche. Si on refuse de s’accepter tel que l’on est, on ne fera aucun progrès dans la recherche du bonheur, le bonheur n’étant surtout pas compris comme étant la somme des plaisirs.

     Chercher à se connaître soi-même, c’est aussi, dans un contexte fortement marqué par les doutes, les incertitudes, chercher à répondre à la question du sens de la vie , du sens de « sa » vie.

     C’est la vie, la relation de solidarité , qui donne un sens. DIEU apparaît comme une immanence : Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de profond, de sincère, de pacifique  en soi. Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de sincère, de pacifique dans les autres, dans les relations avec les autres.

 

 

29/01/2008

SUR LE BONHEUR ET LE HASARD. LETTRE AUTOGRAPHE DU PERE ANTOINE.

 

REPRODUCTION D’UNE LETTRE AUTOGRAPHE DU PERE ANTOINE :

 

« Les bonnes pensées ne sont jamais d’entreprendre les grandes affaires, parce que quand on a la pensée d’entreprendre de grandes affaires, on compte quelquefois sur le hasard et notez bien que où l’on croit qu’il y a le hasard, il n’y a pas de bonheur.

 Je ne dirais pas cela à tout le monde, car le matérialiste aurait de la chance, tandis que celui qui pense à Dieu pour des affaires telles, ne peut être servi de la même manière ; parce que le croyant doit travailler pour l’âme.

 Une faute, une injustice que le croyant ferait, il en sera puni bien plus sévèrement que celui qui ne croit en rien et pendant bien plus longtemps en faisant toutes les injustices il réussira mais il ne sera jamais heureux avec plus. »

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

04/01/2008

LE CHEMIN LE PLUS COURT.

 

REFLEXIONS D’UN ADEPTE SUR « LE CHEMIN LE PLUS COURT ».

 

     Nous reproduisons ici un article écrit par un adepte et inséré dans une brochure vendue par le Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE. Le titre est ( « DEMONSTRATIONS N° 3 » ). 

« Il est certain que le chemin le plus court pour arriver au but suprême c’est de n’aimer que DIEU, mais quelle conception nous faisons-nous de la DIVINITE ?

    Commençons d’abord par aimer avec désintéressement notre entourage, ensuite étendons cet amour en élargissant le cercle de notre entourage, agissons envers eux comme nous agirions envers les nôtres puis, en un mot, aimons-les tous indistinctement, c’est ainsi que notre amour matériel se transformera en amour spirituel puisqu’il sera désintéressé.

    Si nous sommes attirés par la beauté ou le parfum d’une fleur, n’aimons pas que celle-ci, aimons de même la terre, le soleil, l’air, tout ce qui a contribué à la naissance de celle-ci. Difficile, direz-vous, non car si nous prenons la peine de remonter à la source, l’incarnation, nous verrons que celui qui pour nous n’était qu’un étranger hier était peut-être de notre famille. Pourquoi alors lui retirer l’amour que, hier, nous avions pour lui ? En agissant ainsi, c’est DIEU seul que nous aimons puisqu’il y a une parcelle de LUI dans chaque être. Ces parcelles réunies ne forment-elles pas DIEU  Lui-même ? Mais si nous faisons de DIEU une créature, notre amour ne se portera que sur une créature et nous resserrerons au lieu d’élargire. Si l’un est le chemin le plus court, l’autre sera le chemin le plus long, d’autant plus que nous marcherons à tâtons, en aveugle, il nous faudra recouvrer petit peu à petit peu la lumière alors que l’autre marchera avec sûreté en éclairé »

18/12/2007

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES>AUTRES CULTES.

 

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES AUTRES CULTES :

LE COMPORTEMENT DES ANTOINISTES.

     Cette question a été posée au Père ANTOINE. Elle peut nous paraître étrange de nos jours. Il faut bien se rendre compte qu’elle a été posée au début du siècle dernier, à une époque où la tolérance religieuse n’était pas ce qu’elle est de nos jours.

     Un adepte pose la question en ces termes : 

« Devons-nous encore assister aux cérémonies d’autres cultes ? Comment faut-il nous conduire à l’égard des parents et anciens amis, s’ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l’un d’eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l’emblème de la révolte ou bien nous abstenir ? »

     Voici la réponse du Père ANTOINE : 

« Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n ‘importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n’ajouterai pas qu’il faut s’agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt : c’est l’aimer que d’agir  ainsi. L’honnêteté et l’égalité sont inséparables de la foi. Quand nous posséderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »

     Ce passage est puisé dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »

     Il n’est pas étonnant que le Père ANTOINE prenne surtout comme exemple et insiste spécialement sur les cérémonies funèbres. En effet, pour les ANTOINISTES, nous avons vu l’importance qu’ils y accordaient puisque l’enterrement « selon le rite antoiniste » est pour eux, en fin de compte, la seule cérémonie religieuse faite, malgré sa simplicité, avec beaucoup de solennité.

     On peut rapprocher cet extrait d’un passage puisé dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE » : 

« Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d’autres n’en ont pas, c’est que DIEU le veut ainsi ; car s’il n’y avait qu’une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l’erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c’est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d’être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu’il n’en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leurs devoirs religieux ce n’est pas qu’une religion soit meilleure que l’autre, puisque toutes n’ont qu’une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur ».

     C’est quasi un écho de ce que nous trouvons dans le chapitre « REINCARNATION » : 

« Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des<opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. »

 

09/12/2007

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI " COMMENTAIRES ET RAISONNEMENTS

 

« FRAPPEZ, JE VOUS OUVRIRAI, JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

 

          Il n’est sans doute plus utile de rappeler cet extrait du neuvième principe. Comment faut-il interpréter ces paroles ? Que veut-on dire par le « Connais-toi » ?

        Certes la connaissance de soi-même, de ses points forts et de ses faiblesses est utile pour savoir comment nous comporter dans la vie, pour savoir comment se diriger, pour savoir ce qu’il faut rechercher et ce qu’il faut éviter.

      En fait,  cela implique beaucoup plus. Cela implique que l’on doit savoir réellement qui l’on est, ce que l’on est., que l’on est tous « des Dieux » comme dit l’ENSEIGNEMENT.

     Nous nous apercevrons que nos moi profond est recouvert de cuirasses qu’il faut faire sauter. Nous nous apercevrons que notre moi profond est parasité notamment dans ses relations avec autrui et, cela se comprend souvent moins, aussi lors de nos dialogues intérieurs.

      Chacun est animé par diverses aspirations vers un progrès.

      Lorsque nous sommes désarçonnés par les aspects absurdes du monde, ce que nous rechercherons, c’est de donner un sens à la vie ou de rechercher quel est le sens des « tribulations et des vicissitudes ».

      Lorsque nous sommes en présence de conflits – que ce soient des conflits familiaux, de quartier, professionnels, ou politiques – nous serons pris par un désir de pacification, par un besoin de surmonter les conflits.

     Lorsque nous sommes apeurés, terrorisés, soumis à des phobies, nous rechercherons ce qui nous met en sécurité.

    Lorsque nous nous sentons rejetés, mal aimés, mal perçus, nous serons poussés par le besoin de nous faire reconnaître, par le besoin de prouver notre capacité d’aimer.

     Dans toutes ces situations de détresse, nous nous tournons vers DIEU et nous éprouvons le besoin de prier.

     Qu’est-ce que « prier » pour les Antoinistes ? Et c’est par ce détour que je reviens au titre de cet article. Pour les Antoinistes, « prier », c’est aller à la rencontre de DIEU.

     Or le Père ANTOINE nous a révélé que DIEU se trouve en nous et en chacun de nos semblables.

     En fait, tout ce  qui a été cité plus haut, ce sont des insatisfactions qui nous parasitent et nous amènent à nous doter nous-mêmes de cuirasses. Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à placer DIEU au-dessus de nous, à lui conférer un masque de gendarme, ou un masque de consolateur, ou un masque de « bon à tout faire », « d’arrangeur suprême ». Si l’on tombe dans ce piège, une fois la supplique terminée, on retombe dans les désirs matériels et on s’enlise à nouveau dans la matière, dans l’insatisfaction qui n’amène que l’amertume, la jalousie…les fameux « sept péchés capitaux ».

     Comme le dit le Père ANTOINE dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Quand nous comprendrons  DIEU , nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu’Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l’humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s’amélioreront »

     Cette dernière recommandation, si elle est bien comprise est déjà une étape dans la recherche du fameux « CONNAIS-TOI ».

  

 

   

 

07/12/2007

" LES METAMORPHOSES DU DIVIN". ( TEXTE DE XAVIER DE SCHUTTER ). LIBRES REFLEXIONS.

 

« LES METAMORPHOSES DU DIVIN »

 ( Texte de Xavier DE SCHUTTER )

REFLEXIONS ET RAPPROCHEMENTS

   Je vous ai déjà dit qu’il m’arriverait – et cela a déjà été le cas – de publier sur ce site des textes ou des citations d’auteurs qu’il n’est nullement question d’annexer. Ce serait malhonnête. Tout simplement, il s’agit de publier des textes qui sont soit proches de nos idées, ou qui en confirment certains points ou qui nous permettent de tirer une réflexion et d’établir des rapprochements avec l’ENSEIGNEMENR Antoiniste. C’est notamment le cas du texte qui a suivre :

« L’histoire de l’idée que l’homme s’est faite du divin résume des millénaires d’efforts louables au cours desquels l’imagination s’est montrée particulièrement prolixe pour forger une représentation adéquate de l’indicible. Combien de fois DIEU n’a-t-il pas changé de nom, de visage, d’attributs pour s’adapter aux exigences toujours nouvelles de ses adorateurs versatiles ? Avec quelle astuce n’a-t-il pas usé de son étonnante faculté de métamorphose pour sauver sa crédibilité menacée !

  A l’aube de sa vieil fut ma Mère tellurique, incarnation de la puissance génitrice grâce à laquelle se perpétue la vie. Abandonnant la terre pour le ciel, il devint le Père, la puissance ouranienne, l’Eternel, celui qui était, est et sera, le verbe conjugué à tous les temps. Il se fit Souffle créateur, Esprit, Amour, Rédempteur, Juge. Il accepta de se personnifier en revêtant tous les masques dont les hommes l’affublèrent. Il se diversifia en une multitude de dieux présidant chacun au bon fonctionnement d’un aspect particulier du monde. Et lorsque le ciel des polythéistes devint surpeuplé, le Divin se réduisit à l’Un, l’Unique, voire le Triple.

 Il ne répugna pas à se faire minéral, végétal, animal, il se fit homme, éternel enfant, adulte au faîte de sa puissance immortelle ou vieillard à la barbe chenue.

 DIEU est un être protéiforme dont la faculté de métamorphose n’est restreinte que par les limites de l’imagination humaine Comme le serpent faisant peau neuve, il ne cessa de muer et chaque nouvelle mue engendra une nouvelle figure archétypale parfaitement adaptée à l’époque qui la vit et la fit naître. Il est l’immuable en perpétuelle mutation.

  Et lorsqu’il voulut rappeler qu’aucune définition ni représentation ne convient à son essence transcendante, il devint le DIEU caché ( le DEUS absconditus plutôt que revelatus), l’inconnu inconnaissable, la Déité non manifestée, le Tout Autre qui n’est ni ceci ni cela…Pour d’aucuns, il n’est pas au-delà mais en dedans, un trésor caché au plus profond de l’âme humaine, non pas un Être métaphysique extérieur à l’homme et qu’il s’agit d’adorer, mais un état intrapsychique qu’il convient de réaliser… »

  Dans ce dernier paragraphe, l’auteur donne une idée de la DIVINITE qui est, en gros, assez proche de la notion Antoiniste ( voir notamment le premier principe ).

  Chaque fois que l’homme ressent un besoin, un manque, une injustice, une souffrance, il se tourne vers la DIVINITE. Celle-ci est nécessairement immuable sinon elle ne serait pas la DIVINITE. Mais dans la pratique, il en va tout autrement. Et ce DIEU pourtant unique et immuable est perçu de multiples façons.

  En fait, nous trouvons, dans l’humanité, deux notions contradictoires dans la démarche de l’homme vers DIEU.

  La première : l’homme est inquiet. Il est frappé par l’injustice qu’il voit autour de lui et dont il est, ou s’estime, victime. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. C’est ce qui a incité l’homme a se faire une idée de DIEU qui correspondait à ses désirs, dont la représentation pouvait le rassurer, dont les pouvoirs qu’il lui attribuait lui semblait capables de satisfaire ses faiblesses ou ses manques matériels ou physiques ou psychologiques. C’est ainsi que l’homme a transformé DIEU en une multitude de «  faux dieux », de dieux de convenances. L’homme est parti à la rencontre de DIEU, mais d’un DIEU extérieur à lui. De là dérivent deux comportements humains vis-à-vis de la Divinité : la prière et l’adoration.

  La seconde, toujours pour se tirer de ses inquiétudes, l’homme est parti aussi à la rencontre de DIEU. Mais d’un DIEU qui se réside en chacun de nous. Tous les hommes sont nos semblables et DIEU est en chacun d’entre eux !

  Je tirerai de l’ENSEIGNEMENT du Père ANTOINe quelques extraits concernant ce sujet .

  Tout d’abord, un passage du chapitre «  COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER » :

 « J’ai déjà révélé que la croyance est l’opposé de la foi, que celui qui possède celle-ci trouve en lui tout ce qui lui est nécessaire. Nous avons dit que toutes les croyances s’interprètent  la Divinité différemment, en effet on s’y initie  suivant sa compréhension et l’importance qu’on y attache, elles ne sont souvent que le résultat de l’éducation. L’enfant peut en professer une dont il ne se rend pas compte, parce qu’il en a une autre qui est en lui une prédisposition naturelle, qu’il se développera au contact de la vie et par laquelle il se fera de la Divinité une autre conception que celle de ses parents, car son esprit peut être plus développé que le leur. La croyance est appropriée à notre élévation. Mais les parents ignorent souvent ces choses et croyant bien faire, ils les contrarient, car ils sont peut-être loin de comprendre qu’il doit en être ainsi ».

   Et, dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » : 

« La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

  C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. »

   Et, un peu plus loin, dans le même chapitre :

« Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non  par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal que suscite notre haine. »Et, en guise de conclusion, au sujet de cette diversité des croyances ou de l’histoire de leurs métamorphoses : 

« La variété des croyances n’étant que de l’opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous le pouvons. Agir ainsi, c’est rendre témoignage à la vérité. »

 

 

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

22/06/2007

LE DEMON, LE DIABLE. QUE FAUT-IL EN PENSER ?

 

LE DEMON

( EXISTE-T-IL ? )

     Dans ce site, il est, à de nombreuses reprises fait référence à DIEU. DIEU existe-t-il ? Comment faut-il concevoir DIEU ? Quel est le rôle de DIEU ? Comment DIEU se manifeste-t-il ?…Mais plus rarement, sinon jamais, de ce qui, dans le langage populaire, est l’opposé de DIEU : le démon !

     Dans la conception traditionnelle, fortement teintée de manichéisme, il existe deux principes primordiaux, celui du Bien ( DIEU ) et celui du mal ( le Diable ).

     Dans l’imaginaire chrétien, le  démon, le diable ( SATAN ) occupe une position équivoque. C’est presque comme s’il était, à la fois, un tentateur luxurieux et attirant chargé de mettre à l’épreuve les âmes terrestres et un père Fouettard chargé de punir les âmes qui n’auraaient pu résister à ses charmes.

     Pourtant, dans les religions « de salut », très curieusement le Diable a une fonction salutaire : c’est lui qui est chargé d’exécuter la punition suprême : l’enferment éternel dans les flammes de l’enfer ! L’ennemi éternel de DIEU serait donc aussi, en quelque sorte, son comparse éternel !

 

     C’est, en somme, ce que le Père ANTOINE exprime dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT ET PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE » quand il s’exprime en ces termes : 

« DIEU laisse faire de LUI tout ce que nous voulons ; lorsque nous doutons, nous en faisons un démon, nous baignons alors dans le démon, le doute, comme le poisson dans l’eaufluides,Adam. Sachons que nous ne pourrions voir ni nous mouvoir que par DIEU de même que le poisson ne peut voir ni se mouvoir que dans l’eau et par l’eau. Hors de son élément, il serait absent de lui-même et cesserait d’exister. »

     Comment expliquer et résoudre cette terrible contradiction ? Pour nous, c’est très facile : parce que cette contradiction n’existe pas. Tout simplement parce que nous savons que l’homme a une vision incorrecte aussi bien de DIEU que du Diable. Pas plus que DIEU, le Diable n’est pas une entité extérieure à l’homme.

     Il faut réexaminer la notion du démon de la même façon que nous avons réexaminé la notion de DIEU. Le Démon, c’est celui ( ou, plutôt, la force ) qui contrarie, qui s’oppose mais qui, en s’opposant, permet l’évolution : l’origine de la vie est dans la rencontre de molécules qui se reconnaissent, se recherchent tout en s’affrontant. C’est ce que le Père ANTOINE explique dans le chapitre « L’ORIGINE DE LA VIE. » : 

« Nous baignons dans la vie et dans les fluides comme le poisson dans l’eau.

   Les fluides s’enchaînent et sont de plus en plus éthérés ; ils se distinguent par l’amour ; partout où celui-ci existe, il y a de la vie, car sans la vie, l’amour n’a plus de raison d’être. Il suffit que deux fluides soient en contact par un certain degré de chaleur solaire pour que les deux germes de vie se disposent à entrer en rapport. »

     Et aussi dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L’ÊTRE» :

« Les deux fluides par lesquels la vie se spiritualise lui permettent de s’assimiler tous les autres qui correspondent à tout l’univers. Tout ce que nous voyons autour de nous n’est que la conséquence de notre individualité ;  la vie peut, par l’intermédiaire de es deux fluides, se procurer tout ce qu’elle s’imagine ; elle peut se développer, à leur contact, aussi bien l’imperfection que se perfectionner. C’est de cette façon que ADAM entreprend la matière et arrive à faillir. … »

      Donc, la vie est issue de ce jeu, de cette opposition qui est en même temps recherche. Il n’y a pas non plus de vie sans destruction. Une destruction figurée par la mort matérielle compensée en permanence par une création nouvelle pour laquelle est, nécessairement, partie intervenante. C’est ainsi qu’un philosophe (Jean-Didier VINCENT) dans « LA CHAIR ET LE DIABLE » dit que le démon s’active en permanence au sein même de l’être, au cœur de la vie. Comme il dit : « La triade diabolique – la vie, le sexe et la mort – a permis l’épanouissement des formes animales à la surface de la Terre et leur évolution par l’entremise de la sélection naturelle » Donc, pour lui, le démon c’est la vie et la vie est complice de la mort. Il n’y a pas de vie sans mort matérielle. La mort n’est pas la fin de quelque chose mais une partie constituante de la vie …et, pour les Antoinistes, le début d’un renouveau.

09/05/2007

Gabriel VERALDI: REINCARNATION. AMOUR DE DIEU.

 REINCARNATION.PENSEE EXTRAITE D’UNE ŒUVRE DE GABRIEL VERALDI : «  A LA MEMOIRE D’UN ANGE »      Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises que nous reprendrions, sur ce site, divers extraits d’auteurs résolument non antoinistes mais dont certaines pensées se rapprochent ou même concordent parfois avec l’Enseignement du Père ANTOINE. Il en est ainsi de Gabriel VERALDI. Lisons-le :       « Une des idées saugrenues qui traversent la conscience dans les plus grands moments le fit sourire. Il s’imaginait en Rastignac défiant Paris et lançant le célèbre :A nous deux. Non, ce qu’il disait, avec paix et amour, c’était :

La pensée est l’esclave de la vie et al vie est la dupe du temps,

Et le temps, qui contemple la totalité du monde,

Doit avoir une fin.

L’infernale comédie humaine, la cascade des incarnations, la nuit peuplée de larves, la douleur, le doute et les illusions, tout cela devait finir comme le grand manège galactique. Tout cela doit se fondre dans l’éternité comme le sel dans l’eau et l’âme en Dieu. »       Et, plus loin dans le texte : « Pourquoi comprendre Dieu, le salut et le destin ? Le seul secret est aussi simple et aussi nu que Dieu ; il se nomme : l’amour. »  

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

25/04/2007

L'ANTOINISME. SON RÔLE. SA PLACE ENTRE LES RELIGIONS.

 

RÔLE DE L’ANTOINISME PARMI LES RELIGIONS.

 

     La cause de la diversité des croyances est que les fidèles se réfèrent davantage à la personne d’un prophète ou d’un révélateur qu’à leur enseignement ou à leur révélation. Une seconde cause est que  les fidèles, bien souvent, commencent par interpréter cet enseignement ou cette révélation par les aspects les plus élevés qui, fatalement, les dépassent et ou leur imagination engendrée par leur intelligence entre en jeu.

     L’Antoinisme enseigne qu’il faut d’abord s’attacher aux questions fondamentales pour acquérir la foi dont l’amour divin est la base ( voir « L’Auréole de la Conscience «  ).

     L’Antoinisme contient tout ce qu’il faut pour éliminer ces deux sources de division. Il expose que pour s ‘élever vers DIEU, il faut, à la place de se revendiquer des prophètes et des révélateurs, s’appliquer à pratiquer leurs révélations. En fait, en-dessous d’une couche superficielle due aux circonstances de temps, de lieux et de situations, le fondement de toutes les révélations se ramènent à l’unité. L’Enseignement du Père ANTOINE montre la liaison qui existe entre tous les prophètes.

     Ce que l’Enseignement Antoiniste nous démontre, c’est que, en effet, un enseignement moral est révélé à chaque étape de l’humanité, à chaque situation donnée, à chaque civilisation donnée, à des intervalles plus ou moins longs. En fin de compte, tous ces enseignements ont une seule mission : enseigner la parole de DIEU, faciliter le chemin d’accès à la foi.

    Toute révélation émane de DIEU. Elles ont toutes la même base, le même but. Les mots, les phrases, les paraboles, les textes ne sont rien. Seul le fondement qui est la morale est à trouver. Ce fondement est unique, c’est l’amour divin ! Nul ne possède l’essence de l’homme ni les clés de son avenir ( aussi bien de l’avenir terrestre de chacun que de l’avenir terrestre de l’humanité que de l’avenir des âmes ).

    Le premier combat consiste en un combat interne à chacun : la priorité ne doit pas aller à de grandes gesticulations mais à la lutte contre le cynisme, le fatalisme et le fanatisme.

     Ce n’est pas par des dissertations sur des sujets élevés que l’on parvient à éveiller ou à réveiller ou à élever la foi des hommes. Il ne suffit pas non plus de décréter la foi pour qu’elle arrive.

     La foi n’est pas le fruit d’un effort livresque de l’intelligence. La foi reste d’ailleurs quasiment étrangère au domaine de l’intelligence. Il ne faut pas comprendre pour avoir la foi, c’est la foi qui aide à comprendre.

     La foi est le produit d’un grand effort de l’âme au cours d’une longue pratique de la charité morale. Le père ANTOINE a dit : « Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité » et aussi : « Voulons-nous mesurer notre foi, voyons la façon dont nous acceptons nos épreuves. »

     L’Enseignement Antoiniste démontre qu’il ne faut pas chercher la cause des épreuves chez notre prochain mais bien en nous-mêmes, dans notre passé. Il nous explique aussi que toute souffrance de quelque sorte qu’elle soit nous est profitable ( comme il est dit dans le sixième principe ) parce qu’elle nous pousse et nous aide à voir en nous-mêmes.

     L’ Antoinisme est souvent qualifié de religion « simpliste », « Simpliste » étant un euphémisme pour ne pas dire « pour des simplets » ! Il ne faut pas craindre de le revendiquer: le bon sens est la première porte vers la sagesse. En cette époque où se développent les fanatismes, les intolérances et les sectarismes, il importe justement de revenir à des principes simples et clairs et ainsi éviter de se perdre dans les labyrinthes des préjugés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

08/03/2007

L'USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

L’USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

     Il serait trop  facile de prier pour obtenir un résultat sans faire aucun effort personnel.

    Nous ne pouvons recevoir que ce que nous avons mérité, ni plus ni moins.

    Ce mérite nous sommes dans l’obligation de le forger par nous-mêmes.

    Ainsi, nous recevrons le salaire qui nous est dû en tant que juste récompense du travail accompli, en récompense des efforts déployés pour évoluer sur l’échelle du progrès.

    Certains se comportent comme s’il suffisait de prier, comme si DIEU avait une OBLIGATION de donner une suite favorable.

    Un tel comportement est d’ailleurs la conséquence de la croyance erronée en un DIEU souverain, tout-puissant, situé en dehors de l’humanité et jouant constamment au gendarme !

     C’est une fuite devant ses propres responsabilités.

     C’est  une contribution à sa propre infantilisation !

    

  

09:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : priere, progres, dieu |  Facebook |

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? »