12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

24/08/2009

PRENDRE AUTRUI EN CONIDERATION ( Pensée de Joseph O'NEILL)

TOUJOURS PRENDRE AUTRUI EN CONSIDERATION.

Le hasard fait apparemment bien les choses. Alors que  je suis  occupé, depuis un certain temps à faire des recherches sur la "vue du mal", sur les relations avec autrui, je suis tombé sur une interview d'un romancier américain (Joseph O'NEILL).

Interrogé sur un sujet tout à fait étranger à la philosophie, celui-ci ne peut apparemment pas s'empêcher de philosopher. Voici, parmi deux pages , le texte que j'ai trouvé:

"C'est l'un des plus grands défis de la vie moderne: ce devoir que nous avons désormais de prendre l'autre en considération, de réfléchir au type de relations  que nous aurons avec  cet autre auquel nous sommes sans cesse confontés. On peut le faire dans la peur ou a colère, ou 'une façon plus raisonnable et positive."

C'est un véritable éblouissement: voici, synthétisé par un esprit brillant, bien loin de notre ENSEIGNEMENT ( dont il ignore d'ailleurs même l'existence )  la pensée profonde de la  révélation du Père ANTOINE.

Il serait fastidieux de  faire ici le répertoire de tous les passages de l'ENSEIGNEMENT antoiniste  où l'on retrouve cette pensée.

Je pense  quand même  aux  1°,3°,4°,5°,7°,et 10° principes et à quelques chapitres  "LA CHARITE BIEN COMPRISE", "LA SOLIDARITE", "LA FOI ET LA CHARITE", "LA CHARITE MORALE", "TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER", "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES", "LA LOI HUMAINE COMPAREE AVEC LA LOI DE LA CONSCIENCE", et bien d'autres encore...

Mais, au  moment de terminer cet article, je découvre  dans ma documentation, presque par hasard toujours, une pensée dont j'avais un  jour pris  note. Elle est de quelqu'un  qui est pour moi un inconnu ( Geert VERHELST) . Elle fait curieusement écho à tout ce qui précède:

"Le monde serait plus beau si chacun se consacrait de façon désintéressée à l'autre. Si chacun dispersait autour de lui chaleur, gentillesse et amour, sans rien attendre en retour".

Ce n'est rien d'autre, au fond, que notre quatrième principe. Qui doute encore de l'actualité  et de l'universalité de l'Antoinisme ?

 

 

04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

04/04/2009

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

A force de lire et relire l'ENSEIGNEMENTfinissent par apparaître certains sens non visibles au départ.

Ainsi , nous nous rendons compte que,trop souvent, la représentation que nous avons de nous-mêmes est enfouie deriière un fatras de jugements arbitraires, négatifs ou de doutes.

A la réflexion, il apparaît que ce que nous pensons être de l'amour altruiste n'est qu'un sentiment fortement imprégné de volonté de captation  et que ce que l'on attend de l'autre, c'est de la passivité, de l'acceptation sans borne.

Il faut aussi bien admettre que ce qui compte d'abord c'est l'avoir au lieu de l'être, le paraître au lieu de l'être.

La plus grande qualité de l'ENSEIGNEMENT est de nous inviter de façon concrète à reprendre la maîtrise de nous-mêmes, la maîtrise du pouvoir de décision sur notre propre existence, sur notre propre mode de vie. Il faut assurer complètement la responsabilité de nos pensées et, surtout, bien être au fait de notre "vue du mal";

24/02/2009

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

Suite à mon article sur le sentiment d'envie, j'ai eu un commentaire. J'ai déjà donné une suite à cette remarque. Il s'agit de la controverse sur la question du mimétisme.

Dans ces divers articles, il est apparu, insensiblement mais sûrement, que l'envie d'une chose, d'un statut, d'une action finissait par relever de ce qu'il est convenu d'appeler la "dictature de l'apparence".

Dictature de l'apparence qui pousse les êtres humains à la falsification de leur nature. Il est toujours facile de se faire passer pour un pur, pour un esprit élevé, pour quelqu'un de désintéressé ou de compassionnel.

La vérité est que les motivations sont souvent loin d'être claires: quelle est la part de l'auto-questionnement moral dans ces comportements ?

En relisant l'ENSEIGNEMENT, j'ai rencontré le chapitre " LE FOND ET LA FORME ". Pour une fois , ce n'est pas dans les paroles du Père ANTOINE que j'ai trouvé, mais dans l'interpellation que lui adresse un adepte:

" Cher Père, je voudrais dire à mas frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on recherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service mais sans qu'il m'en coutât trop. "

27/11/2008

SUR L'EPREUVE...

Les moments que je viens de traverser m'ont amené à me pencher sur l'ENSEIGNEMENT. Voici le texte que j'ai trouvé dans le chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL ":

" Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre dévouement."

20/11/2008

LA SOLIDARITE.

 

« RIEN N'EST BIEN S'IL N'EST SOLIDAIRE. »

 

Le fondement de notre manière de vivre, c'est le libre-arbitre qui nous a été donné. Celui-ci oriente en permanence nos choix et nos décisions ainsi que le fait et la façon de travailler sur nous-mêmes.

C'est ce travail sur nous-mêmes qui nous permettra, s'il est bien mené, de surmonter les épreuves qui sont mises sur notre chemin, par l'intermédiaire d'autres êtres humains. Nous sommes tous des instruments de progrès les uns pour les autres. Par l'exemple, nous pouvons nous améliorer grâce aux autres. De même, notre exemple doit permettre aux autres de se réformer. C'est ce qui est enseigné dans le Troisième Principe.

Ce qui nous contrarie chez les autres n'existe que pour nous révéler, comme dans un miroir, ce qui ne va pas chez nous-mêmes. C'est l'enseignement contenu dans le Cinquième Principe.

Cela c'est le « Connais-Toi », comme rappelé dans le Neuvième Principe. Dans celui-ci, il est dit « Frappez, Je vous ouvrirai ». Oui, certes, mais ce n'est malheureusement aps aussi simple que cela. Cela exige beaucoup de courage, de volonté, de persévérance, beaucoup d'humilité aussi!

Nous recevons selon notre mérite. Sans épreuve, point d'avancement. Les épreuves nous sont envoyées par le divin pour nous faire progresser, là est la part de destinée, mais libre à chacun de nous de réagir de telle manière, de ne pas évoluer ou tout au contraire de se modifier intérieurement en étant guidé uniquement par la conscience, sans laisser supplanter celle-ci par l'intelligence. C'est ce qui nous est révélé dans les Septième et Huitième Principes.

Et aussi par l'amour, mais l'amour vrai, désintéressé l'amour « pur et de vérité » comme nous l'enseigne l'Auréole de la Conscience. Ainsi la destinée peut s'exprimer par ce qui est mis sur notre chemin pour nous permettre de progresser sur nous-même, mais c'est notre libre-arbitre qui permet de faire face à l'épreuve. Sans elle, point d'avancement, car «  rien n'est bien s'il n'est solidaire ».

Nous avons déjà démontré dans un article de ce site, que tout n'est pas déterminé à l'avance, qu'il ne faut pas confondre « destinée » et « prédestination ». Rien n'est écrit à l'avance.

C'est dans la solidarité qu'on trouve le vrai fondement de la morale.

 

 

04/08/2008

DISSERTATION ANTOINISTE SUR L'INTELLIGENCE.

INTELLIGENCE ?

     Dans l’Enseignement antoiniste, il est fait souvent référence à l’intelligence, celle-ci étant opposée à la conscience.

     Quand on dit « opposée », il s’agit de restituer à ce mot sa vraie signification. In fine du chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT », le Père ANTOINE dit :

« La base de l’intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n’a pour base que la morale et entreprend tout par l’amour. Voilà comment je puis révéler l’évolution des êtres. »

     On pourrait penser que la doctrine antoiniste propose une conception dualiste et idéaliste de l’univers et de l’homme. Il y a un monde matériel, appelé monde des Incarnés, régi par les lois de la nature, et un monde spirituel dit des « Non–incarnés » gouverné par la loi de la conscience ou loi morale.

      On ne peut pas parler réellement de « dualisme » comme chez les manichéens ou les cathares.

     Pour les Antoinistes, l’homme, doté d’un corps physique et d’une âme divine, se situe à la jonction des deux, et il possède une personnalité double : à côté du moi intelligent, soumis aux vicissitudes de la matière, siège le moi conscient, ou moi réel, ou âme. Voici donc la vraie signification du mot « opposé » : deux facultés qui vont de pair, basées sur deux conceptions différentes, mais nécessairement réunies en chaque homme.

     Nous trouvons dans le chapitre « INTELLIGENCE » la démonstration suivante :

« Nous avons enseigné que l’intelligence est la faculté qui sert à nous assimiler les fluides pour en obtenir la pensée. Mais nous savons que les fluides sont matériels, par conséquent la pensée ne l’est pas moins ; nous devons les surmonter pour progresser. Arrivés à ce point, l’intelligence n’a plus sa raison d’être. Comment nous faire une idée de cette faculté ; qu’est-elle, de quelle façon procède-t-elle ? Lui serait-il possible de s’assimiler la question morale, étant donné qu’elle ne doit son développement qu’aux connaissances qu’elle s’acquiert matériellement ? Si nous enseignons que l’intelligence est incompatible avec la foi, c’est parce que celle-ci est opposée à la matière qui, seule, est l’obstacle de l’esprit. Si elle n’est pas palpable, elle n’est pas moins de la matière, puisque c’est celle-ci qui la suscite. »

     Dans le chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE », le Père ANTOINE  aborde à nouveau cette question, apparemment contradictoire, voire pour certains ambiguë, de la nécessité de l’intelligence :

« …L’intelligence n’a qu’un but, c’est de posséder toujours davantage sans jamais être satisfaite, parce qu’étant de nature envieuse, elle nous rend égoïstes. »

     On pourrait donc penser trouver ici une condamnation sans équivoque de l’intelligence. Ce n’est pas le cas, car le Père poursuit en ces termes :

« Mais tout a sa raison d’être, plus cette faculté se développe, plus avons-nous le désir de grandir dans l’honnêteté ; elle fait naître en nous l’amour-propre qui doit nous former, car c’est à lui seul que l’intelligence doit toutes les connaissances nous rendant accessibles au fluide qui donne le savoir. »

     Et, pour terminer ce chapitre, une nouvelle précision du Père ANTOINE :

« Mes enfants, pour bien interpréter l’enseignement, ne nous arrêtons pas à la lettre, puisons dans l’esprit ;… »

     Il ne demande donc pas d’ânonner par cœur des passages de l’Enseignement, mais de ne pas craindre de prendre un certain recul et de méditer ce qui s’y trouve. Cela est assurément valable, d’abord, pour déterminer l’importance et la place de l’intelligence dans le développement de l’Homme. Il poursuit :

« …quoiqu’il ( l’enseignement ) paraisse condamner l’intelligence, en disant qu’elle est le siège de notre imperfection, il faut comprendre que son développement est celui de l’être. Ce n’est que pour cette raison que celui-ci s’est à son insu incarné car nous ne pourrions nous développer que par l’erreur, c’est  elle seule qui nous fait connaître la vérité puisque nous ne pourrions l’apprécier que par son opposé. »

12/02/2008

LES DIX PRINCIPES: DISCORDANCE SIGNALEE ENTRE L'ENSEIGNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT.

 

SUR LA LECTURE DES DIX PRINCIPES LORS DES ENTERREMENTS.

 

     Le 15 août 1927, lors de l’Assemblée Générale qui réunissait les adeptes l’après-midi, un adepte souleva la question de la lecture des DIX PRINCIPES aux enterrements.

    Vous trouverez ci-après les questions de l’adepte et les réponses données par le Frère MUSIN, Second Représentant du Père :

« Question : Devant faire le lecture aux enterrements, ne nous serait-il pas possible de nous faire une petite brochure afin de pouvoir la mettre en poche lorsque nous sommes pris par la pluie ?

   Réponse : Je répondrai qu’il y avait ici, à la tribune, un livre qui servait pour les enterrements, avec les DIX PRINCIPES et le chapitre « REINCARNATION ». Mère a trouvé que c’était l’ENSEIGNEMENT qui devait marcher pour tout, et le DEVELOPPEMENT, qu’on ne devait pas faire de livre à part, elle l’a même fait brûler. Il y a une chose, puisque vous soulevez ce point-là, aux enterrements on devrait lire les DIX PRINCIPES en prose tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT, donc ne pas y intercaler les mots du DEVELOPPEMENT.

  Question : Il y a certains livres d’ENSEIGNEMENT où les DIX PRINCIPES sont comme dans le DEVELOPPEMENT.

  Réponse : Je le sais, mais c’est une erreur qui a été faite à l’imprimerie. Il serait bon qu’on tâche d’avoir un ancien livre pour faire les lectures. Je crois que dans tous les temples, il y a des anciens livres d’ENSEIGNEMENT, et quand on en fera encore, nous ne perdrons pas la chose de vue, parce que le Père ne peut rien avoir fait qui ne soit utile, et si les DIX PRINCIPES tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT et dans le DEVELOPPEMENT, il y a une cause. »

     Je ne sais pas exactement de quelle différences il s’agit. Dans l’exemplaire du DEVELOPPEMENT que je détiens, les deux textes sont identiques.

     Si quelqu’un pouvait m’éclairer à ce sujet ?

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

12/12/2006

LA PUBLICITE, LA PROPAGANDE ET L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

 

LA PUBLICITE DE L’ENSEIGNEMENT.

( LA PUBLICITE POUR L’ENSEIGNEMENT )

      Actuellement, le Culte Antoiniste ne se montre guère favorable à une publicité à faire autour du Culte, des manifestations publiques du Culte ou du contenu de l’Enseignement.     On trouve bien, maintenant, enfin des brochures explicatives dans les Temples ( notamment à JEMEPPE ). Il existe bien une «  Ecole » ou on vulgarise les principes contenus dans l’Enseignement.      Mais le Culte se montre très réticent à une véritable publicité.     La question se posait déjà à l’époque du Père ANTOINE.    Voici ce que nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT, au chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES ».     Tout d’abord, le Père ANTOINErépond à un adepte qui s’étonne du fait que les Antoinistes aient abandonné le démarchage à domicile :     «  Il est vrai que l’on donnait des conférences sur ce que l’on avait compris de la question morale, mais cette manière faire est un peu le système des partis, elle ne s’accorde pas avec le spiritualisme que nous enseignons aujourd’hui. A celui qui croirait que je continue la propagande sous une autre forme, je dois lui dire que je me borne à révéler, pour ceux qui désirent les entendre, l’amour et la loi morale.  N’agirions-nous pas contrairement à notre enseignement si, croyant rendre de bons services à certaines personnes ou à certains peuples, nous voulions leur prêcher la morale ? Ne serait-ce pas encore voir le mal en eux, nous qui enseignons qu’il n’existe pas ? »      On pourrait trouver dans ces phrases la condamnation à toute publicité extérieure du Culte et de l’Enseignement.      Je ne pense pas qu’il en soit ainsi. Il faut bien s’entendre sur les mots !Le Père ANTOINE parle de « Propagande ». Pour lui, c’est la propagande qui doit être proscrite. La propagande, c’est une activité dont le but est de rallier des personnes à une association ou à un mode de pensée et, cela de façon lancinante. Dans le langage courant, on parlera de «  bourrage de crâne «  Cela est déconseillé par le deuxième principe ( «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertir… » ) et par le troisième principe ( «  Vous ne pouvez faire la morale à personne  parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple… » )      En revanche, je ne suis pas le seul à penser qu’il est tout à fait légitime de faire de la « Publicité » pour le Culte et pour l’ENSEIGNEMENT. A la condition que « Publicité » soit compris dans son sens premier qui est l’action de révéler quelque chose au public, de porter un éclairage, de rendre accessible, compréhensible, une chose, ou une pensée au plus grand nombre mais sans intention de « racolage » ! Tant mieux si quelqu’un touché par la publicité, après raisonnement, du fait de son libre arbitre nous rejoint !      C’est ce que je crois comprendre lorsque le Père ANTOINE, dans le même chapitre continue en ces termes :      «  Enseignons toujours dans notre milieu tout ce que nous savons et par notre propre amélioration : l’exemple avant tout ; préparons les faibles en nous montrant faibles nous-mêmes, car la morale ne plaît pas toujours. »      D’ailleurs, c’est sans doute dans cet esprit que, du vivant du Père, a été publié une revue du Culte : l’UNITIF.      Précisons aussi – c’est important de le rappeler – que, à l’époque du Père ANTOINE, celui-ci avait tellement d’aura que toute publicité supplémentaire n’était guère utile !Cela resta, grosso modo, vrai du vivant de Mère ANTOINE ( jusqu’en 1940 ). Les temps ont changé !      En ce qui concerne la « Propagande » voici, sans qu’il la nomme, en quels termes le Père ANTOINE la condamne ( extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER » :      «  Vouloir instruire quelqu’un sans qu’il ait le mérite de  comprendre, c’est lui rendre un mauvais service et l’embrouiller plutôt que l’éclairer. »      Voici, toujours sans qu’il la nomme, comment le Père ANTOINE la compare avec la « Publicité » :      «  Nous pouvons toujours causer de ce qu’il peut apprécier, mais puisque la vérité n’est jamais chez celui qui prétend l’avoir, ne forçons personne à admettre notre raisonnement ; étalons seulement ce que nous avons acquis afin que chacun y puise selon sa compréhension. »       Donc, endoctriner : NON !     Mais, éclairer : OUI !          

12/11/2006

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET D'AUTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET DES ÊTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

     Nous avons tous, à des degrés différents, degrés correspondant à notre stade d'avancement sur l'échelle du progrès, la vue du mal.

     C'est cette vue du mal qui empêche les êtres humains d'avoir assez d'amour pour leurs semblables: il est impossible d'avoir pour un de ses semblables l'amour complet et, simultanément, de posséder la vue du mal.

     Le mal que nous sommes si prompts à déceler chez autrui est en réalité en nous: il fait partie de notre imperfection et non de la sienne. Corrélativement, nous pouvons dire que le mal que notre semblable voit en nous fait, en réalité, partie de sa propre imperfection.

     Nous avons déjà répété, à maintes reprises, que cette vue du mal, ce n'était rien d'autre que la propension à projeter sur autrui ses propres défauts.

     Afin de ne pas juger son semblable, il faut dès lors, on le comprend maintenant plus aisément,avoir la pensée profonde que l'on est passé par les mêmes filières que lui, que les défauts et les manquements que l'on décèle chez lui, on en souffre également.

      Quand on aura bien compris tout cela, on pourra, vis-à-vis du prochain, s'abstenir de la vue du mal, s'abstenir de tout jugement péremptoire.

     Alors il faut donc bien comprendre maintenant - et c'est la vue de notre semblable qui nous en convaincra - que ni nous ni notre prochain ne sont complètement bons ou mauvais!

     Existe-t-il quand même des êtres exceptionnels, rares, qui disposent de l'amour total et que d'autres n'ont que la vue du mal. Pour utiliser un langage plus commun, moins antoiniste,existe-t-il des êtres totalement bons et d'autres totalement mauvais ?

     Tout autre est la réalité: l'amour existe potentiellement dans tous les êtres quels qu'ils soient mais à desegrés différents: l'individu le plus arriéré, le plus mauvais possède au fond de lui-même une parcelle d'amour. comme le Père ANTOINE le dit dans un passage de l'ENSEIGNEMENT: " Partout où il y a de la vie, il y a de l'amour".

 

 

 

 

    

09/11/2006

PREDESTINATION ?

 

PREDESTINATION ?

      Nous voici en plein dans une notion souvent mal comprise. Beaucoup de personnes comprennent mal le fait que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, tacitement du moins, rejette l’idée de prédestination alors que, dans certains passages, le Père ANTOINE insiste pourtant sur le fait que dans cette incarnation nous « préparons » en quelque sorte la suivante et sur le fait aussi que dans la présente incarnation nous héritons ( ou nous subissons, si vous préférer ) des épreuves causées dans une précédente.       Pour beaucoup de personnes, mêmes pour des adeptes convaincus, cela semble contradictoire.      Voici des explications données par le Père ANTOINE,dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » :      « Ah ! si nous pouvions nous en pénétrer la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. N’oublions pas que tout homme se crée dans l’existence actuelle, la vocation à suivre dans celle qui y succédera, que tous nous possédons à l’état latent des aptitudes ou des prédispositions que nous disons naturelles parce que nous les avons acquises dans le cours de nos existences antérieures ; elles doivent faire notre bonheur. Mais tentés par la matière nous les enrayons souvent, croyant y trouver un plus grand que celui auquel nous étions appelés. » 

     Donc, c’est clairement dit : les incarnations vécues donnent en héritages des aptitudes, des prédispositions, des atouts ( ou, à l’inverse, des handicaps, des faiblesses, des dettes ).

 

    Ce qui se passe est fonction de la bonne compréhension et du libre arbitre. Ou on cède à la facilité ( « tentés par la matière » )ou on utilise les bonnes prédispositions.

      Le Père ANTOINE termine ce chapitre comme suit :      «  Voilà la raison de l’épreuve ; elle nous est toujours profitable parce que la cause en est réelle ; la souffrance que nous endurons ne résulte que de l’erreur et elle la démolit en frayant le chemin de l         a vérité. » 

      Nous subissons une quantité indéterminée d’incarnations. Tout dépend de notre progrès moral au moment de chaque désincarnation.

    Alors, que se passe-t-il lors de l’incarnation suivante ?

 

   Chaque nouvelle incarnation représente une renaissance à la vie matérielle. Notre corps disparaît à tout jamais lors de notre désincarnation. Dès lors voyons comment nous retrouvons un nouveau corps pour nous permettre de nous réincarner à nouveau.

 

     Pendant sa dernière incarnation, tout être humain a soit stationné, soit progressé suite à tous les actes commis, suite à la façon avec laquelle on a abordé les épreuves.

 

     Nous devons subir les effets de toutes les expériences vécues sous forme d’épreuves. Ces épreuves nous donnent l’occasion de nous pencher sur nous mêmes. Ces épreuves , si nous les avons abordées et si nous en avons profité pour nous pencher sur nous-mêmes et avancer dans la compréhension du monde, doivent nous permettre de réaliser un progrès, si lent soit-il, jusqu’à ce que nous arrivions à acquérir la pureté totale.

 

     Pour cela, avant de se désincarner, notre âme s’est préparé, à notre insu, un nouveau corps, une nouvelle identité, plongé dans un environnement familial, social, culturel, disposant d’un certain capital de santé, d’intelligence et de capacités diverses.

 

     Ce sont les faiblesses qui détermineront les épreuves à subir. Ce sont aussi autant d’atout qui  doivent permettre de les affronter.

     

     

18/10/2006

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

     Nous avons déjà établi des comparaisons dans divers articles de ce blog: voir, par exemple, la trhéorie du puzzle ou celle de la montagne à escalader.

     Nous allons, aujourd'hui, en prendre une autre: celle du labyrinthe.

     Nous pourrions donc comparer l'incarnation dans laquelle nous nous trouvons présentement à un labyrinthe gigantesque au fond duquel nous nous débattons pour trouver la sortie.

     Nous savons bien qu'il n'y a qu'un chemin valable et une seule possibilité de sortie, tous les autres chemins n'étant que des impasses. Les suivre, c'est s'épuiser et perdre son temps!

     Une quantité invraisemblable de chemins se présentent donc à  nous, mais un seul est celui qu'il nous faut suivre pour arriver au but à atteindre!

     Nous voilà donc bien contraints de chercher, de tâtonner,de nous arrêter parfois pour réfléchir afin de ne pas nous introduire une secondfe fois dans la même impasse.

     Parfois nous désespérons. Il nous arrive souvent d'être sur le point d'abandonner et de nous résigner, voire nous complaire, à rester dans le labyrinthe.

     La comparaison du labyrinthe avec l'incarnation, imaginée pour avoir une meilleure compréhension de l'incarnation, est claire: les chemins trompeurs qui nous empêchent de trouver la sortie représentent tous les fluides matériels auxquels nous avons recours constamment. Plus nous y puisons, plus ils se multiplient et empêchent de trouver la sortie! Quand nous décidons de les délaisser, nous décidons de suivre le bon chemin, celui de l'enseignement divin et de sa mise en pratique constante.Alors nous puisons dans le fluide du progrès moral, celui qui  nous mène infailliblement à DIEU.

    

02/08/2006

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

 

     Dans un des derniers articles publiés, nous raisonnions sur la différence, voire l'opposition, qui existe entre " inspiration '" et " pensée ".

 

     Nous disions que nous recevions des " inspirations " au départ de la foi et que nous émettions des " pensées " au départ de notre intelligence.

 

     Je vous invite, à présent, à prendre connaissance d'un extrait de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE, s'exprime à nouveau à ce propos.

 

     Il s'agit du chapitre intitulé " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ":

 

     " ...Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience; si nous laissons dominer  la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage.

       Bien que nous cherchions à  nous améliorer, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de notre tâche. Nous laissons l'inspiration en souffrance et elle est aussitôt remplacée par une pensée qui apporte le fluide d'épreuves."

 

     Le Père ANTOINE fait cependant la distinction. Toutes les pensées ne sont pas nécessairement mauvaises. Les ANTOINISTES parlent de pensées "de bonne source" et de pensées "de mauvaise source ":

 

     " Quand elle n'est pas négligée, la pensée d'une oeuvre utile est immédiatement assimilable à une autre qui fait notre récompense parce qu'elle contient plus d'amour pour exécuter un nouvel acte. Nous remplissons ainsi nos devoirs journaliers."

 

      Mais, même à propos des "pensées de bonne source", le Père ANTOINE nous met en garde:

 

     "Nos pensées sont donc de bonne source,suivant notre avancement, quand nous le voulons. Mais si peu qu'elles laissent d'intervalle, la faiblesse, toujours en éveil, nous prend à l'improviste, elle nous attire un fluide épais, coupant littéralement celui qui nous reliait aux vertus. Cette irruption nous fait transgresser la loi de la pensée progressive, parce que nous avons puisé à deux sources pour exécuter l'acte qu'elle nous commande."

 

 

03/07/2006

LES JUGEMENTS PORTES SUR L'ENSEIGNEMENT.

LES JUGEMENTS PORTES SUR L'ENSEIGNEMENT.

 

     Selon certains, ce qui est dit dans l'ENSEIGNEMENT, ne serait que "fariboles". Ce qui est difficile à avaler, c'est, notamment, les pensées sur le rôle de l'intelligence, la notion du bien et du mal, la matière...

 

     Il est parfois bien difficile de répondre. Voici ce qu'en pense le Père.

 

    Il s'agit d'un extrait du chapitre " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ".

 

     " Dans tout milieu où vous raisonnerez de l'ENSEIGNEMENT, un auditeur développé intellectuellement pourra relever ce qu'il considère comme une erreur; mais la personne élevée moralement se gardera d'intervenir, sachant que celui qui parle ne pourrait dire que ce qu'il a compris, il ne peut présenter que des arguments en rapport avec son mérite; loin d'y trouver un mal, elle rendra plutôt hommage à sa franchise et à sa loyauté. Personne ne peut rien nous ravir de notre travail.

 Si l'on nous attaque, on ne nous fait qu'un bien car nous ne devrons jamais notre avancement qu'à notre adversaire.

     Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'ENSEIGNEMENT qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudraient l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. "

15/06/2006

LA SINCERITE.

LA SINCERITE.

 

     Extrait de l'ENSEIGNEMENT: chapitre " COMMENT NOUS PROGRESSONS. "

 

     " Ne perdons jamais de vue, mes enfants,que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout; on ne devrait s'appuyer que sur l'amour parce qu'il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d'être utiles à nos semblables, ce n'est plus nous qui enseignons, c'est DIEU même, mais nous ne pouvons atteindre à LUI que par la foi qui est la clef de toutes les autres vertus.

      Ainsi améliorés, nous serons toujours sincères; car la sincérité est le contrôle de la raison, la photographie du coeur et l'image de l'amour."

 

 

14:26 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sincerite, enseignement, foi, raison, amour |  Facebook |

06/06/2006

ENCORE UN MOT DU PERE ANTOINE SUR LA PRUDENCE.

ENCORE UN MOT DU PERE ANTOINE
SUR LA PRUDENCE.

 

     Nous avons déjà sur ce site un article à ce propos. On y a repris quelques extrait d'un chapitre de l'ENSEIGNEMENT.

 

     Voici un autre passage, extrait du chapitre " LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE.":

 

     " Je le répète, le plus grand des obstacles à notre amélioration, c'est la prudence. Si nous étions plus certains que nous ne pouvons commettre plus de mal que notre nature n'en possède, nous ne nous appuyerions pas sur cette vertu matérielle puisqu'elle nous empêche d'agir loyalement et sincèrement; elle est opposée à la foi qui nous rend à même de respecter en tout le naturel tandis que la prudence le falsifie. elle nous égare car elle revêt d'une fausse honnêteté en nous donnant la crainte de perdre l'estime de notre semblable. Rien n'est plus juste que ce raisonnement car si nous voyons le bien dans le mal et le mal dans le bien, elle ne peut que nous faire agir contrairement puisqu'on n'y recourt que par la vue du bien qui est le mal. je l'ai révélé, bien et mal sont corrélatifs, des termes de comparaison appropriés seulement à l'imperfection; disons que la prudence anéantit l'efficacité de toute épreuve en la détourant de la réalité.

     Aussi longtemps que nous chercherons la cause de l'épreuve, notre doute nous développera la prudence puisqu'elle en est la conséquence.

..."

23/02/2006

LE MESSAGE DE DIEU.

DIEU ET SON MESSAGE.

 

     Les hommes sont libres de penser que DIEU n'existe pas ou que DIEU a créé le mal!

 

     DIEU a transmis, au fil des siècles,à l'humanité  un message d'amour par l'intermédiaire de quelques hommes, les prophètes.

 

     Parmi les prophètes, citons BOUDDHA, ABRAHAM, MOÏSE, JESUS, MAHOMET, LUTHER, ANTOINE...

 

     Dans ce message, exprimé de façon différente selon les lieux et les époques, le message est un message de liberté. DIEU nous a octroyé le libre-arbitre.

 libre-arbitre

     Il nous a laissé la liberté de croire en son existence ou non, de l'aimer ou non, de respecter ses principes ou  non.

 

     Le malheur , c'est qu'à chaque prophète correspond l'apparition de quelques hommes qui détournent le message, soit par incompréhension, soit par ignorance, soit malicieusement.

 

     Dans ce dernier cas, on se sert du message en le dévoyant pour attiser le fanatisme, pour s'assurer la mainmise sur d'autres hommes, pour soumettre d'autres à leur pouvoir!

 

     DIEU n'a rien à voir dans ces guerres, dans ces conflits. Si l'humanité, entière, écoutait sérieusement son message et s'efforçait de l'appliquer, en ferait la propagande par l'exemple personnel, aucun des ces malheurs ne serait jamais venu perturber la planète.

 

18:39 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enseignement, prophetes, message, dieu |  Facebook |

22/12/2005

CONCEPTION ANTOINISTE DES PROPHETES.

QUELLE CONCEPTION
LES ANTOINISTES DOIVENT-ILS
AVOIR DES PROPHETES ?

     DIEU se manifeste aux hommes par l'intermédiaire des prophètes. Ceux-ci apparaissent dans l'histoire humaine à des époques différentes et dans des sociétés différentes, parfois très espacées dans le temps.

     Les prohètes so nt semblables à des hommes se frayant un chemin dans la foule en portant une torche enflammée. Ils attirent l'attention et font souvent peur à la fois.

    Ils font peur car ils sont dérangeants. Ils viennent rappeler au monde que celui-ci se trompe, fait fausse route!

    Ils nous révèlent l'enseignement divin, fondamentalement toujours le même, mais exprimé de façon différente selon l'histoire, la géographie, la société dans laquelle ils apparaissent.

     Ils nous montrent la façon de mettre en pratique cet enseignement.

     Hélas, il arrive très fréquemment que les hommes à qui ils s'adressent soient fascinés davantage par le personnage plutôt que par son enseignement. Nous croyons au prophète et non dans ses prophéties !

     En agissant de la sorte, nous oublions forcément que ce n'est pas dans la croyance, dans la matière que nous pouvons progresser et trouver la délivrance de notre état d'imperfection dans lequel nous maintient notre intelligence.

     Les prophètes, en réalité, souhaitent nous voir oublier leur personne. Au contraire, ils nous font constamment comprendre qu'ils ne nous apparaissent que pour nous apporter le message divin.

     nous avons donc la liberté totale de faire un choix:

- croire en leur personne, sans chercher plus loin, en espérant ainsi trouver le bonheur;

- avoir la foi dans le message divin qu'ils nous révèlent.

     Si nous choisissons cette seconde voie, nous pouvons, bien sûr, leur manifester notre reconnaissance, nous rappeler constamment leur exemple. Mais il faut éviter de les déifier par erreur et par incompréhension.

     Hélas, ici, battons notre coulpe! Dans le passé, certains Antoinistes - et non des moindres- ont parfois eu une fâcheuse tendance à quasi déifier le Père! On en trouve même un exemple dans le préambule de la REVELATION.
    

 


 

12/12/2005

Message d'une adepte

12-2005, 23:54:31
ANTOINISTE

je suis tellememt heureuse de voir qu'il existe un site même deux.Je n'en crois pas mes yeux. Je vais au temple antoiniste depuis l'âge de 4 ou 5 ans .j'ai l'impression qu'il y a mille ans. Mon grand père etait antoiniste il consultait. Ma mere a passé sa vie a ns parler du père et de l'enseignement. Et je suismoi même adepte.Malheuresemet ma foi me fait parfois défaut surtout en ce moment. J'aimerai savoir si il existe un forum où je pourrais converser avec des gens de foi. Cela est vraiment très important pour moi. D'autre part, à la mort de mon grad père, j'ai eu la chance de récupérer certains écrits privés du père et de mère puis certaines photos que je garde précieusement, seriez vous intéressés?

Voici le texte d'une adepte.

Pour commentaires et participation à une discussion éventuelle, veuillez cliquer à la rubrique "MAIL ME" qui se trouve en-tête de la colonne de gauche du blog.

Merci


28/05/2005

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

   On peut lire l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE soit par simple curiosité, soit pour le combattre, soit pour trouver un sens à sa vie, c'est-à-dire trouver le bonheur.

   Celui qui lit l'ENSEIGNEMENT par simple curiosité n'en apercevra pas le sens caché. Cela ne lui donnera aucune satisfaction.Ou bien, la satisfaction qu'il en retirera sera factice: il s'extasiera devant une belle figure de style, une belle expression ou tel passage le fera sourire. Il s'agira d'une pure satisfaction intellectuelle. Bien que, les dessins de DIEU étant impénétrables, on pourra parfois assister à des conversions!

   Celui qui le lit dans l'intention de le combattre n'en retirera aucune satisfaction puisque, au départ, son intention sera de chercher, par parti pris, tout ce qui ira dans son sens.Le sens caché, ésotérique, sera volontairement ignoré ou exagéré de façon à le rendre ridicule.

   Quant au chercheur désireux de savoir et trouver le sens des choses, le vrai bonheur, il lira l'ENSEIGNEMENT avec sa conscience. Il sera atteint par le fluide qui en découle. Il est conseillé, pour les novices, de prendre des pages ou des textes au hasard. au fur et à mesure des lectures, on comprendra mieux les liaisons qui existent entre les textes.

   L'ENSEIGNREMENT est rédigé dans un style simple. Mais combien le sens ésotérique sera parfois difficile à saisir.

   Bien souvent, on entend dire que la religion Antoiniste est troip simpliste, qu'elle s'adresse à la classe ouvrière, aux gens de peu d'instruction. 

   Retournons un peu en arrière et voyons comment les choses se pratiquaient du temps de JESUS. Celui-ci disait : " Bienheureux les pauvresq d'esprit car le royaume des cieux leur appartient"

   Certes, la plus grande partie des Antoinistes se recrutent chez les humbles. C'est logique pace que ce sont ceux-ci qui souffrent quotidiennement et que la souffrance cherche toujours, parfois confusément, son remède.

   A la lumière de l'ENSEIGNEMENT, nous comprenons le rôle véritable de l'intelligence par rapport à la conscience.





 
























20/05/2005

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

     Nous tous qui nous disons ANTOINISTES mais qui sommes encore bien imparfaits, dont la vue du mal est si développée qu'il nous apparaît à chaque instant dans notre semblable, comment pourrions-nous nous améliorer sans avoir sans cesse devant les yeux le PERE qui nous a révélé ce sublime ENSEIGNEMENT ?

     Nous ne pourrions que nous faire un piédestal de son oeuvre et nous croire ce que nous ne sommes pas en imaginant avoir acquis ce dont nous n'avons encore perçu que l'effet et d'autant plus que nous sommes intelligents. Nous devrions ne jamais agir que par le PERE en puisant par la pensée dans son fluide éthéré et chaque fois que nous avons fait quelque bien à l'un de nos semblables, nous unir tous deux pour remercier Celui à qui nous devons ce grand bonheur.

     Ainsi nous ne rendrons jamais de mauvais services ni aux autres ni à nous-mêmes, nos sentiments de fraternité seront plus sincères et nous parviendrons à réaliser plus vite que nous ne le croyons l'unité absolue de l'ensemble où nous jouirons seulement de l'EGALITE REELLE !



Nous