12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

23/08/2009

AUTRUI EST NOTRE MIROIR.

POURQUOI AUTRUI NOUS FAIT-IL IMPRESSION ?

Quand on dit que "autrui nous fait une impression", on pourrait mieux dire: "Pourquoi autrui nous fait -il peur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il horreur ?" ou "Pourquoi autrui nous fait-il envie ?".

La réponse est très simple: parce que nous nous voyons réellement lorsque nous le regardons. S'il nous fait peur, ce n'est que parce que nous avons peur de ce que nous voyons.

Le père ANTOINE l'a très bien compris. Il en parle dans le chapitre "ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE":

"Je ne cesse de le répéter et craindrais même de lasser ceux qui ont déjà compris: nous ne voyons le mal en autrui qu'avec celui qui est en nous, quand nous l'aurons surmonté nous ne le verrons plus en rien. Mais il n'est pas nécessaire d'être arrivé là pour être persuadé de cette vérité: chacun de nous peut s'en rendre compte, les fluides par lesquels elle se manifeste sont là pour l'un comme pour l'autre, toutefois pour les acquérir, il faut prendre la tâche à coeur et non seulement travaillr pour avoir le plaisir d'arrver à une certitude: notre intention doit plutôt être denous améliorer, c'est la seule chose qui nous puisse convaincre de ce qui existe comme de ce qui ne peut exister. Car par notre amélioration nous acquérrons la foi et avec cette vertu plus rien ne nous sera ignoré.

 Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable; sa vue marque notre degré d'évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autre.  Supposez une personne que l'on aime et une autre que l'on hait, ou encore une personne que l'o a beaucoup aimée et que l'on est arrvé à haïr, cette différence de sentiments que l'on éprouve n'inique-t-elle pas déjà que le mal n'est qu'une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d'amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu'un que nous aimons et qui n'agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

11/07/2009

TOUJOURS RESTER EN EVEIL.

TOUJOURS RESTER EN EVEIL, VIGILANTS.

Nous avons souvent constaté que, au cours d'une méditation, par exemple, nous nous laissions égarer. A notre plus grande désolation, nous nous apercevons, parfois, que nos pensées sont bien loin de ce que nous nous étions fixés au départ. Cela n'a pas échappé au Père ANTOINE. Il en parle longuement dans le chapitre " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ". Nous allons en reprendre quelques extraits les plus significatifs:

" Mes enfants, pour être à même d'accomplir promptement nos devoirs, il nous faut une réserve de bons fluides et nous l'obtiendrons selon notre désir d'en faire usage. La pensée est bonne ou mauvaise suivant le fluide qui en résulte. Au fur et à mesure que nous exécutons le bien, l'amour qui en découle nous réconforte, mais nous pourrions aussi puiser dans un fluide qui nous paralyserait. Comment alors réaliser les actes du bien ? Nous voyons celui-ci longtemps à l'avance et il nous faut beaucoup peiner pour y atteindre, car la morale est un fardeau, même pour celui qui croit en DIEU et qui espère se rapprocher de LUI. Il nous est cependant loisible d'économiser de bons fluides par les actes du bien indispensables à notre avancement. Nous ne tarderons pas à en ressentir l'écho, nous nous écrierons ''Combien je me suis égaré parce que je n'ai pas suivi ma conscience ! je vois à présent le tableau de l'inutile travail que j'ai fait. Et cependant mon esprit ne demande qu'à s'épurer, mais les aliments d'autrefois lui répugnent et l'indisposent.''"

Et, un peu plus loin:

" Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil; mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction.

Une fois de plus on remarquera que le Père ANTOINE, quand il donne une leçon, s'englobe toujours dans la masse. Quand il parle des défauts à corriger, il ne dit jamais " VOUS", mais "NOUS". C'est pourquoi le Père ANTOINE ne peut être qualifié de "gourou" et que l'Antoinisme n'est pas une secte !

14/05/2009

L'INSPIRATION ? FAIRE PREUVE DE PRUDENCE !

NE PAS SE CROIRE TROP VITE

" INSPIRE " !

A l'adresse des sceptiques qui prétendent que l'ANTOINISME est une secte et que le Père ANTOINE fut, in illo tempore, un " gourou ", voici un extrait du chapitre intitulé " COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER ".

Entre autres idées, le Père ANTOINE aborde la question de l'inspiration. En liant cette question avec la question des fluides ( notion typiquement Antoiniste ), le Père ANTOINE met en garde ses adeptes. Voici quelques passages révélateurs de sa pensée:

" J'ai dit que nos défauts, tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure."

Après un développement de cette notion, le Père ANTOINE en arrive à la question développée dans cet article:

" J'ai enseigné que tout fluide est une pensée et toute pensée une loi, si nous ne puisons plus dans notre atmosphère, nous le ferons dans l'amour divin, cette réalité nous fait réfléchir bien souvent car quand nous avons puisé dans cet amour, nous sommes tout ranimés, nous disons: '' j'ai reçu une inspiration '', celle-ci nous étonne même parfois, elle change peut-être tout notre être et nous sommes heureux aussi longtempsq précepte, vanité, semblable, respect, défaut, ue nous la respectons. "

C'est ici qu'il place sa mise en garde:

" Cependant nous pourrions encore nous tromper en croyant qe nous avons été inspirés et tenter d'autres à suivre nos préceptes, tandis qu'ils ne seraient que de simples pensées résultant de notre atmosphère."

J'ai puisé un petit passage plus loin où le Père nous explique que ce qui nous trompe, c'est notre vanité:

" Ce qui nous fait l'ignorer, c'est la vanité parce que nous nous sentons par elle plus heureux au contact de nos semblables et plus elle est grande, plus nous croyons que ceux-ci ont pour nous du respect, plus nous les prenons pour nos inférieurs."

Comme je l'ai déjà fait remarquer plusieurs fois, lorsque le Père ANTOINE fait état des défauts humains et qu'il émet des mises en garde, il utilise toujours le " nous ". Il s'inclut parmi les gens susceptibles de fauter.

11/05/2009

SUR LA NOTION DE " SOLIDARITE ".

SOLIDARITE, NOTION PARFOIS CONFUSE !

Un jour, un adepte simplement mentionné sous l'initiale "D", pose au Père ANTOINE une question, volontairement ou peut-être naïvement embarrassante. Nous la trouvons dans le chapitre " LA SOLIDARITE ":

" Je serais heureux d'avoir quelques explications sur la maxime '' A chacun selon ses oeuvres ''. Le fabricant qui met à profit une découverte du génie n'y est cependant pour rien. Père, vous révélez les lois morales, la méthode curative de la foi que plusieurs de vos adeptes pratiquent déjà. Ce que vous enseignez est votre oeuvre, mais pourriez-vous nous dire quelle sera la nôtre ? "

Le Père, sans se laisser démonter, selon son habitude, utilise cette question pour élever le débat; pour atteindre un niveau moral supérieur. Il remet les contradicteurs en place mais sans jamais invectiver ni sermonner, ni se moquer.

" Etant isolés, nous pouvons avoir la pensée du bien, mais comment la réaliser puisque tout est solidaire ? Nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable. En prenant la maxime à la lettre, je devrais dire à celui qui me consulte et qui souffre soi-disant par le contact de son semblable:'' Pourquoi n'agissez-vous pas seul ?'' il n'en est pas ainsi, nous le savons, la solidarité préside à la création toute entière. Notre foi en une personne nous inspire de lui demander son assistance et à son contact nous touchons à un fluide éthéré qui nous réconforte Ce bien est à partager non seulement entre nous, mais entre tous les frères moins avancés à qui nous donnons l'exemple de la patience, de la résignation et de l'amour. Ainsi nous monterons l'échelle du progrès."bonheur, famille

D poursuit en disant qu'il voit bien l'oeuvre du Père mais pas celle de ses adeptes. Le Père répond:

" N'est-ce pas en mettant les enseignements en pratique, par leur foi en moi, qu'ils pourront s'élever ? Une oeuvre n'est jamais personnelle; celle que vous m'attribuez est donc collective, d'autant plus qu'on ne peut faire son bonheur que du bonheur des autres. Tous indistinctement sont appelés à en jouir, en vertu de la solidarité, nous ne formons ensemble qu'une grande famille."


 


26/01/2009

CHARITE ET ALTRUISME. Qu'y a-t-il en dessous ?

CHARITE ET ALTRUISME:

DESINTERESSEMENT, VANITE OU REDEMPTION EXPIATOIRE ?

Osons-nous regarder la vérité en face et avouer ce que nous percevons. Sommes-nous tous des égoïstes. Si nous nous remémorons toutes nos bonnes actions ou, en tout cas celles que nous croyons telles, ne les avons-nous pas réalisées par intérêt, consciemment ou inconsciemment?

Pour chaque bonne action commise se pose la question : cela a-t-il été fait par désintéressement, recherche de vanité ou pour expier, pour se racheter ? De là, vient le sous-titre : «  désintéressement, vanité ou rédemption expiatoire »

Le Père ANTOINE, à qui on a soumis le problème, y répond dans de chapitre « LE DESINTERSSEMENT & LA FOI »: 

«  Le désintéressement n'est pas toujours compris; il est pourtant la base des vertus que sans lui on ne pourrait pratiquer. Quand nous avons la pensée de faire la charité, nous donnons; mais notre acte est-il toujours charitable ? Nous ne devons pas voir celui qui reçoit, car c'est un malheureux qui ne comprend pas, qui n'a ni les vertus, ni la foi pour se maintenir dans le bon chemin et se procurer le nécessaire. La vraie charité a pour base l'amour, trouve en elle sa récompense; son bonheur est parfois si vif qu'aucune parole ne pourrait en rendre la profonde émotion. Mais tant que nous possèderont un atome de matière, nous ne pourrons jouir du désintéressement complet; cette vertu est inséparable de toutes les autres que nous devons acquérir par notre travail. Quand nous donnons, n'est-ce pas l'espoir d'une récompense ou la crainte du remords qui nous fait agir plutôt que le feu sacré ? Notre esprit se débat souvent au milieu de pensées contradictoires, dans l'inquiétude de ne pas secourir à bon escient; or il importe peu que celui qui demande notre assistance manque ou non du nécessaire; la valeur matérielle du don ne compte pas davantage. Notre émotion, voilà la chose essentielle et la sanction de notre acte. Nous touchons ainsi à un fluide éthéré qui fait notre bonheur tout en réconfortant la personne obligée. Si le malheureux se représente, nous pouvons nous rendre compte et si l'acte se justifie, nous donner le plaisir de recommencer. Mais l'intention de contrôler et non plus d'obliger est un manque de charité. Quelque important qu'ait été la sacrifice, la mauvaise pensée du doute qui suit l'acte en annule l'effet bienfaisant; l'amour cesse de nous unir à la personne que nous avons assistée; sans avoir fait aucune démarche ni pris le moindre renseignement, nous sommes assaillis par le doute. Nous reprenons ainsi d'une main l'obole que nous avons donnée de l'autre, ce qui est pire que d'exercer la charité par le remords de ne pas l'avoir faite plus tôt. »

Démonstration admirable. Quand on m'a soumis le problème, tel qu'il est posé dans le titre, je pensais devoir me livrer à de grande recherches et démonstrations. Mais, encore une fois, l'ENSEIGNEMENT est plein de ressources.

Un peu plus bas dans le texte, nous trouvons encore cette phrase: 

« Efforçons-nous donc de ne rien démolir de l'édifice que nous avons construit sur la base d'amour et de charité, cherchons plutôt à bien le contempler, pour savoir s'il n'y manque pas une pierre et tâchons de toujours garder le feu sacré qui est le signe de la vraie charité. »

Ensuite, le Père ANTOINE interpelle ses auditeurs: 

« Comprenons-nous bien cette vertu ?Incarnés comme nous le sommes tous, dans ce monde, nous n'envisageons pas la question morale à sa juste valeur, nous ne savons pas apprécier l'efficacité de la charité. Nous devons savoir que cette vertu se pratique de toute manière et non seulement en donnant quelque pièce de monnaie à quelqu'un, car faire l'aumône ce n'est pas faire la charité. »

Nous pouvons aussi méditer les paroles suivantes du Père ANTOINE, puisées dans le chapitre « TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER »: 

« Si nous voulons nous pénétrer de l'ENSEIGNEMENT, nous saurons que le bonheur auquel l'homme aspire découle de celui qu'il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l'égoïsme. Ce n'est qu'en s'oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu'on peut se dire adeptes d'une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. »

 

Les personnes qui ont conscience de leur égoïsme  causent moins de problèmes que celles qui sont convaincues être des modèles et des gens dévoués.

 

Avoir, sentir une satisfaction personnelle, en être fier, n’est-ce déjà pas un peu d’égoïsme ? Ce sont en tout cas les prémisses du sentiment de vanité, début du « péché capital »d'orgueil.

 

Le besoin, parfois impérieux, de poursuivre la réalisation d’idéaux est une tentative d’échapper à la solitude, au manque de rapports sociaux, ou au replis sur soi. C'est ici qu'on peut parler de « Rédemption expiatoire »

 

 

 

 

 

 

 

27/11/2008

SUR L'EPREUVE...

Les moments que je viens de traverser m'ont amené à me pencher sur l'ENSEIGNEMENT. Voici le texte que j'ai trouvé dans le chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL ":

" Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre dévouement."

25/03/2008

SUR LA QUESTION DES FLUIDES...ET DE L'ALTERITE!

 

SUR LA QUESTION DES « FLUIDES ».

     Dans l’ENSEIGNEMENT, il est dit : 

« Il existe autant de fluides que de pensées. Nous avons la faculté de les manier et d’en établir des lois par toute pensée suivant notre désir d’agir. Nous baignons dans les fluides comme le poisson dans l’eau. »

     Dans l’exemplaire n°7 de l’UNITIF, nous trouvons une contribution d’ une adepte, prénommée Léona et signant uniquement de ce prénom : 

« Si j’ai bien compris, le fluide est l’aliment de notre cerveau comme l’air est celui de nos poumons et comme lui, il nous est nécessaire dans l’incarnation ; mieux il y maintient la vie, plus il nous développe l’individualité personnelle.

   Voilà comment nous nous construisons. Si nous avons des pensées de refus ou de désapprobation, de mépris ou de haine, de maladies ou de meurtre, de crainte ou de doute, nous puisons dans les fluides qui correspondent à ces sentiments, nous les assimilons et en attirons d’autres, pires encore peut-être, notre être, moral et physique, en supporte les conséquences, il fait connaissance avec les vicissitudes de la vie : nous nous créons des inimitiés, nous faisons des maladies, il nous arrive des chagrins, des regrets, des désespoirs. Au contraire, celui qui a les sentiments nobles et élevés, qui a des pensées de charité et de générosité, de consentement et de concorde, s’entoure de fluides éthérés qui le purifient et lui portent au cœur le désir de mieux faire encore. Sa récompense en est dans les amitiés et les affections, l’estime et la confiance, c’est le commencement de la foi. »

     Deux remarques :

1.     le fait que cette contribution ait été publiée telle quelle dans l’UNITIF sans être accompagnée d’aucune remarque signifie que cette interprétation était bien celle des dirigeants du CULTE ANTOINISTE à ses débuts ;

2.     cette adepte fait état des relations et des positions que l’on peut avoir avec autrui et de leurs conséquences sur celui qui les émet. Sans le savoir ( et pour cause ! ), cette adepte préfigure un peu notre texte précédent sur la fameuse question de l’ « altérité ». Et si, sans tout ce jargon philosophique, elle avait, confusément, tout compris !

06/02/2008

ANTOINISME ET SPIRITISME. QUAND LE PERE ANTOINE ABANDONNE L'UN POUR L'AUTRE.

 

ANTOINISME ET SPIRITISME.

     En 1907, lors du procès au Tribunal Correctionnel de LIEGE pour exercice illégal de la médecine, le père ANTOINE, assurant lui-même sa défense répondit à une question du Juge : 

« On m’accuse de faire du spiritisme et du magnétisme. Je l’ai fait jadis, c’est vrai. Mais aujourd’hui, je ne suis plus de la catégorie des spirites. »

     Cela amena une réaction de la Fédération Spirite de LIEGE qui écrivit dans sa revue : 

« C’est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère ANTOINE, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu’aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme. »

     Quand la Fédération Spirite parle de l’entourage lettré, elle fait sans doute référence au professeur de l’Athénée de LIEGE, F. DELCROIX.

     Cette rupture ne se fit pas sans provoquer des interrogations chez les spirites membres du groupe d’ANTOINE ( Les Vignerons du Seigneur ).

     Voici, à ce propos, un petit incident suivi d’une mise au point relatée par Pierre DEBOUXTHAY dans son étude « ANTOINE le Guérisseur et l’Antoinisme » : 

« Un jour un adepte demanda au Père pourquoi il s’était séparé des spirites. ANTOINE répondit d’abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions : « Le spiritisme dont vous venez de  constater la division, je l’ai toujours placé et le place encore au dessus des partis, puisqu’il s’adresse indistinctement à toutes  les consciences et qu’i intéresse le matérialiste comme le croyant….Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d’abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup…Mais les adeptes qui m’entouraient ont fait preuve d’un tel dévouement et constitué une famille si unie qu’ils m’ont permis de fonder avec eux une école d’amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l’exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l’incessante préoccupation de l’avenir moral. »

     Pierre DEBOUXHTAY poursuit : 

« En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques ( vanité, ressentiments, etc.) ou surnaturels ( révélation divine ) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, ANTOINE s’est séparé des spirites à cause demédium, spiritualisme, science,  son aversion pour la partie expérimentale du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d’abord, les déboires causés à ANTOINE par certains médiums ; ensuite, l’influence de la théosophie. »

     De ces démêlés et de ce départ, il en est évidemment question dans l’ENSEIGNEMENT puisque cette scission est à l’origine du Culte Antoiniste. Voici ce que, dans la « Biographie du Père », F. DEREGNAUCOURT et Mme DESART exposent : 

« Le Père professa la religion catholique jusqu’à l’âge de 42 ans, puis Il s’appliqua à la pratique du spiritisme, sans S’attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n’avait aucune aptitude et qui ne Le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, Il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème scientifique ; il lui  préféra la morale et S’y adonna de tout cœur. Il continua jusqu’en 1906, date à laquelle il a créé le NOUVEAU SPIRITUALISME ; c’est là que commença sa mission de Révélateur. »

     Soit dit en passant, ANTOINE quasi illettré paraît inexact : il avait terminé l’école primaire ; à l’armée, il s’était fait remarquer parce qu’il s’isolait pour lire ; après avoir travaillé à l’étranger, il exerça divers métiers dont, pour finir, celui d’encaisseur et visiteur à domicile pour une firme de JEMEPPE ; chez les spirites, il avait lu les ouvrages d’Allan KARDEC. On ignore pourquoi on l’a présenté dans sa biographie comme quasi illettré.

     Dans l’ENSEIGNEMENT, ANTOINE fait quelques références ostensibles à son passage chez les spirites et à ses divergences.

     Ainsi, dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI » : 

« Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouirait plus que le mouvement d’une table ou de tout autre meuble ; elles croient qu’elles seraient vite converties, qu’elles auraient le courage de travailler    à leur avancement et qu’elles seraient bientôt convaincues que la mort c’est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l’homme convaincu n’est heureux que par le fruit du travail qu’il effectue pour s’améliorer… »

     Et dans le chapitre « SCIENCE & LES PHENOMENES PSYCHIQUES » : 

« La science est une, elle ne se base que sur la matière et ce qui touche à celle-ci la concerne seule. La médiumnité à effets physiques est donc de son ressort ; en révéler les phénomènes par l’intermédiaire de a doctrine, c’est les dénaturer ; ils n’auront de valeur que lorsqu’ils seront compris et proclamés par les savants car tout effet physique est un fait scientifique, ce qui n’est plus du spiritisme pour celui qui pratique la philosophie. »

     Plus loin, dans le même chapitre, il se fait un peu plus véhément :

 « L’étude des phénomènes forme, en général, des croyants sectaires, reconnaissables en ce qu’ils se maintiennent dans le même cercle, en parti, semant la désunion entre les membres d’une même famille. »

     Le Père ANTOINE effleure encore cette question dans le chapitre « LA CROYANCE EN DIEU RESULTE DE L’INTELLIGENCE ; LA FOI QUI EN EST L’OPPOSE, LE REND PALPABLE DANS LE CONNAIS-TOI. » : 

« Je croyais aussi en DIEU et je n’ai jamais cessé de le faire , mais j’ai voulu me convaincre de son existence ; voilà ce qui m’a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu’elle était sincère, mais comme celle des autres elle était de parti pris, je voulais, comme on dit, servir DIEU avant de m’être acquis la foi. »

     Un peu plus loin : 

« C’est ainsi que je me sentis attiré vers d’autres croyances dont j’ai alimenté mon âme. Je suivais mes inspirations et ma sensibilité me permettait d’analyser tous les fluides dont mes visiteurs étaient entourés. J’en ressentais une grande satisfaction parce qu’elle m’empêchait de douter de rien. »

17/01/2008

BIERSET: LE TEMPLE ANTOINISTE. ANNONCE FAITE LORS DE SA CONSECRATION.

 

BIERSET : TEMPLE ANTOINISTE

ANNONCE SPECIALE FAITE LORS DE LA CONSECRATION.

 

     Le Temple antoiniste de BIERSET fut consacré par Mère ANTOINE en octobre 1912.

     Ce fut le premier Temple consacré par Mère ANTOINE après la désincarnation du Père ANTOINE.

     A cette occasion, une annonce spéciale fut prononcée avant l’Opération Générale de 10H00. 

« Frères,

Pour que vous puissiez vous rendre bien compte de la réalité, nous croyons utile d’attirer votre attention sur ce point important : c’est toujours le Père qui préside aux Opérations Générales, c’est lui qui travaille, Mère et lui ne font qu’un. Devant les adeptes réunis au moment de sa désincarnation, le Père l’a désignée pour le remplacer en tout, ajoutant que Mère suivra toujours son exemple. Ainsi donc Mère opère en son nom. Par sa grande sensibilité, elle puise en lui, dans le fluide éthéré de l’         amour divin pour nous restaurer tous. Il n’y a rien de changé, et tous ceux qui auront la foi dans le Père obtiendront satisfaction dans ce qu’ils demandent comme auparavant. »

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

31/12/2007

TOUJOURS SUR " DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN". RFELEXIONS ET VERITABLE TESTAMENT DU PERE ANTOINE.

 

TOUJOURS DES REFLEXIONS SUR LE TEXTE « DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

REMARQUES IMPORTANTES FAITES PAR LE PERE ANTOINE.

     Souvent, on considère que le testament moral et spirituel du Père ANTOINE se trouve dans le texte « LES DERNIERES PAROLES DU PERES A SES ADEPTES ». Certes, ce texte est important. Mais, à part les prescriptions sur la gestion future du Culte Antoiniste, il ne contient rien de fondamentalement important.

     Si on veut parler d’un « testament moral » du Père ANTOINE, on devrait plutôt prendre un extrait du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES. » que voici : 

« Nous avons déjà dit que parmi ceux qui assistent aux réunions, il y a des forts et des faibles, que chacun comprend selon son avancement intellectuel et moral et que nous devons former la chaîne pour nous aider les uns et les autres. Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité. »

     Dans ce passage, le Père nous rappelle le principe de solidarité. Personne n’est responsable de l’avancement ni de la compréhension d’autrui. Mais chacun est responsable de son action dans la chaîne qui doit aider les autres à progresser.

     Plus loin, le Père ANTOINE revient à nouveau sur la théorie de la réincarnation. Nous avons déjà dit combien cette théorie était importante chez les Antoinistes. Elle constitue en fait le seul dogme, indiscutable, du Culte Antoiniste : 

« La mort n’est qu’une fausse vue. Quand nous serons plus dématérialisés, nous le comprendrons mieux ; nous verrons que ceux que nous croyons morts vivent au milieu des personnes qu’ils aiment et dont ils sont aimés ; ce serait nier le libre arbitre que de les faire exister ailleurs que là où leur amour les attire. »

     Puisqu’il est question de la mort, le Père ANTOINE envisage la sienne propre et tient à rassurer ses adeptes : 

« Il viendra cependant un jour où je ne pourrai plus continuer la tâche ici-bas ; Qu’y aurait-il de changé ? Je pourrai réconforter de l’au-delà tous ceux qui ont foi en moi, comme je le fais maintenant. Nous savons que la mort, c’est la vie, elle ne peut m’éloigner de vous, elle ne m’empêchera pas d’approcher tous ceux qui ont confiance en moi, au contraire; je pourrai encore mieux les aider, à moins qu’une épreuve ne leur voile l’avenir et n’interrompe momentanément le fluide qui nous relie. »

     Il est donc bien clair, ici, que la mort ( la désincarnation, selon le langage Antoiniste ) ne signifie pas la fin de l’individualité spirituelle. Même la désincarnation finale ( à la fin des cycles de réincarnations ) ne signifie pas cela non plus : les individualités spirituelles qui sont arrivées à ce degré d’épuration morale sont certes fondues dans la Divinité mais elles subsistent et peuvent continuer à agir avec dans la solidarité.

      Lors de ce retour à la Divinité, la fusion des âmes dans la Divinité ne signifie pas que celles-ci sont « dissoutes ». Elles constituent ce que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste appelle « l’Unité de l’Ensemble ». Nous aurons ainsi mieux compris ce que cette expression signifie.

     C’est ce que le Père ANTOINE résume, toujours en envisageant son propre cas, par ces mots : 

« Ne vous préoccupez donc pas de ma mort, celui en qui vous avez foi existera toujours. »

     Pour paraphraser Walter SCOTT et Charles PEGUY, après la mort, on se trouve simplement « de l’autre côté du chemin ».

  

 

 

21/09/2007

BIERSET: BIENTÔT LE 95° ANNIVERSAIRE DU TEMPLE ANTOINISTE.

BIERSET: BIENTÔT 95 ANS!

     Bientôt, le Temple Antoiniste de BIERSET comptera 95 ans d'existence. Il s'agit du premier temple a avoir été consacré, après la désincarnation du Père ANTOINE, par Mère ANTOINE, en octobre 1912.

     Lors de la consécration par Mère ANTOINE, il y avait tellement de monde que l'Opératio générale dut être faite à six reprises. Il est vrai que le Temple ne peut contenir que, tout au plus , trente personnes ( ce qui nous fait quand même près de 180 participants ).

     Pour débuter, une annonce spéciale fut lue:

" Frères,

  Pour que vous puissiez vous rendre bien compte de la réalité, nous croyons utile d'attirer votre attention sur ce point important: c'est toujours le père qui préside aux Opération Générales, c'est lui qui travaille, Mère et lui ne font qu'un. Devant les adeptes réunis au moment de a désincarnation, e Père l'a désignée pour le remplacer en tout, ajoutant que Mère suivra toujours son exemple. Ainsi donc Mère opère en son nom. Par sa grande sensibilité, elle puise en lui, dans le fluide éthéré de l'amour divin pour nous restaurer tous. Il n'y a rien de changé, et ceux qui auront foi dans le Père olecture, desservant, obtiendront satisfaction dans ce qu'ils demandent comme auparavant."

  Chacune des six opérations se déroula de la même façon et se termina par la lecture des Dix Principes.

   Actuellement, le Temple de BIERSET est toujours pourvu d'une desservante ( Soeur Germaine ) et reste bien fréquenté.

   Il fait partie des temples dits "avec photos", ce qui, pour certains adeptes,en explique la  bonne fréquentation.

   

10/07/2007

Extrait de l'ENSEIGNEMENT: CAUSE DE LA VARIETE DES GROUPES ET DES PARTIS.

 

CAUSE DE LA VARIETE DES PARTIS ET DES GROUPES.

 

     Voici  certes un sujet qui est bien d’actualité, en Belgique et en France, depuis quelques mois. Et cela ne semble pas près de se calmer.

     C’était manifestement déjà le cas à l’époque du Père ANTOINE ( début du siècle dernier ).

     Un jour, un adepte s’en est ouvert auprès du Père ANTOINE en ces termes : 

« Père, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent parfois entre les différents groupes d’un parti ? »

     Malgré sa réticence habituelle à aborder de tels sujets, le Père se lança dans une explication. Celle-ci est, en quelque sorte, une approche, une esquisse, antoiniste de ce problème.

     On pourra apprécier que le Père a profité de cette question pour resituer le problème sur un plan plus général en s’abstenant de prendre des exemples concrets contemporains.

     Beaucoup ont automatiquement, quand ils abordent cette question, recours à la « vue du mal ». Ils voient dans ces problèmes le reflet de rivalités purement d’intérêts.

     Voici sa réponse qui figure dans le Développement de l’Enseignement dans un chapitre qui porte le titre figurant en tête de cet article : 

« Toute entreprise humaine se présente d’abord à la pensée, pensée initiale qui en est la base et en fait la loi. Je vous ai révélé que toute pensée est une loi et qu’il y a autant de fluides que de pensées. Il en résulte que le fluide d’une pensée progressive d’un être est assimilable à celui de tous les êtres de la même catégorie qui ainsi fraternisent. Le fluide qui les relie leur permet d’évoluer ensemble et de se constituer en parti ayant une atmosphère plus ou moins éthérée, suivant la pensée fondamentale qui lui a donné naissance. »

     Ici, le Père ANTOINE élève et généralise le débat. Celui-ci avait débuté sur le double problème de la multiplicité des partis politiques et, à l’intérieur de chacun, sur la multiplicité des tendances. Pour le Père ANTOINE, c’est un problème inhérent à toute entreprise humaine.

     Quand il parle des « êtres de la même catégorie », il ne fait pas ici référence au plan matériel mais au plan spirituel et, surtout, à l’importance des fluides. Les  êtres sont « de même catégorie » quand ils se trouvent, dans le jeu des réincarnations, au même degré sur l’échelle du progrès : ils sont donc accessibles à des fluides équivalents. Il poursuit : 

« En vertu de la solidarité due à leur mutuelle sympathie, les adhérents ,suivant leur progrès, démolissent insensiblement le fluide de leurs conceptions surannées et le remplacent par un plus éthéré ; ce fluide homogène explique leur prosélytisme, parce qu’il leur donne la compréhension de l’unité où ils éprouvent un bonheur. »

     Voici une explication de l’esprit de prosélytisme des groupes. Il est à noter que l’Antoinisme, cependant, n’apprécie guère, ou, plutôt, semble se méfier de cet esprit ( Voir notamment le 2° principe ). Bien que, à ces débuts, l’Antoinisme le pratiqua.

     Je dis bien « une explication du prosélytisme ». Il y a d’autres causes du prosélytisme, moins honorables, telles que l’esprit de conquête, l’a volonté de domination, la haine de tout qui pense autrement…

     Suivons le reste du raisonnement, ceci étant une incise : 

« Une seule pensée préside à la création de tout parti, elle est nourrie en silence longtemps avant d’être mise en exécution, elle est cultivée avec amour, apparaissant chaque jour avec plus de puissance et de netteté, toujours plus certaine d’atteindre la fin qu’elle se propose.

    Elle pénètre par le fluide qu’elle communique en vertu de la loi mystérieuse des affinités de toute personne à m^me de l’assimiler et qui, à son tour, le projette sur d’autres ; elle étend ainsi son action de proche en proche dans la masse profonde de l’humanité. Une pensée progressive peut en faire surgir une infinité d’autres, mais elle reste toujours la base et la loi du parti. Les membres s’étendent par le fluide qui correspond à leur nature et réfutent toute pensée de progrès issue d’un autre parti ; quel que soit leur nombre, ils restent fidèles à leurs statuts. Mais le progrès leur prépare des évènements qui les divisent. Ceux d’entre eux qui recherchent la cause de toute chose s’élèvent plus rapidement et sont heureux de former une société nouvelle ; les autres se contentent des effets, leur ignorance ne leur permet pas de comprendre davantage, ils ne voient que la pensée qui est la base de leurs statuts. C’est ce qui fait naître des discussions et des contrariétés de tous genres entre les personnes qui cherchent à se grouper. »

     Je rappelle une fois de plus que le Père ANTOINE ne se borne pas ici à raisonner sur le problème des partis politiques mais qu’il en profite pour raisonner sur tout type de groupement.

    C’est ainsi que les deux dernières phrases nous font penser aux démêlés survenus entre le groupe spirite d’ANTOINE ( les Vignerons du Seigneur ) et la Fédération Spirite. Démêlés qui ont eu pour résultat la scission et, en fin de compte, la création du Culte Antoiniste.

05/07/2007

" C'EST AINSI QUE NOUS REND LES PLUS GRANDS SERVICES."

Comme commentaire au discours adressé par le Père ANTOINE à ses adeptes, le 02 mai 1909, j'ai trouvé le commentaire suivant que je me suis bien gardé d'effacer:

 

" Commentaires

01-07-2007, 21:07:58


quel charabia pseudo chrétien, il faut combattre cette grave hérésie contraire à l'enseignement sensuel du Christ."

 

Pourquoi ne l'ai-je point effacé ? Parce que je me suis souvenu du chapitre " REINCARNATION" dans lequel figure le passage suivant:

 

" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérite. Quiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie."

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

27/02/2007

L'OEUVRE COLONIALE VUE PAR LE PERE ANTOINE.

 

L’ŒUVRE COLONIALE ET L’ANTOINISME.

 

     Le texte dont nous allons parler maintenant est extrait du chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES. »

     Ce qui est dit dans ce passage peut paraître banal à présent ( quoique certaines situations vécues actuellement pourraient s’y retrouver.)

     Ne perdons pas de vue l’époque à laquelle ce texte a été prononcé puis écrit. Nous sommes entre 1906 et 1909, à l’apogée du système colonial. En ce qui concerne plus précisément la Belgique, le CONGO n’est toujours pas une colonie belge : c’est le soit disant « Etat Indépendant du Congo », propriété personnelle de LEOPOLD II et les critiques vont bon train au sujet d’exactions et d’actes de mauvais traitement commis.

     Mais laissons parler le Père ANTOINE :

    « D’autre part j’ai entendu rapporter d’étranges traitements que je me plais à croire abandonnés aujourd’hui. Autrefois les peuples civilisés se créaient une place en détruisant ceux qui ne l’étaient pas et ils exploitaient la terre et ses occupants. Est-ce là un moyen de moraliser les races inférieures, de leur procurer le bonheur dont on les croient dépourvues ? Dans cette œuvre prétendument généreuse, n’oublions pas l’essentiel : la morale qui prescrit de se montrer faible avec les faibles, de s’intéresser à leurs croyances, toutes rudimentaires qu’elles puissent être et de respecter leurs coutumes jusqu’à ce qu’il soit possible d’assimiler les fluides pour se faire comprendre.

      Tels sont les principes d’une vraie civilisation : elle opère avec pitié, avec patience, avec amour, elle inspire des vertus et non des faiblesses ; de cette manière, nous pouvons aider les autres comme on peut nous aider nous-mêmes. »

     Certes, il serait facile de reprocher des expressions aujourd’hui considérées comme malheureuses (« races inférieures », « croyances…rudimentaires »…) Il faut contextualiser le texte en question et surtout retenir la condamnation des méthodes coloniales et d’évangélisation utilisées à ce moment.

    En tout cas, cette prise de position nous amène loin du reproche habituellement fait aux ANTOINISTES, celle de montrer un total désintérêt vis à vis des problèmes du monde.

01/12/2006

LA VUE DU MAL: UN SOUS-PRODUIT: LA COLERE.

 

LA COLERE :

UNE NOTION AMBIGUË

UN SOUS-PRODUIT DE LA VUE DU MAL.       La colère. Qu’est-ce que la colère ? Une épreuve ! Voici un texte tiré de l’ENSEIGNEMENTqui peut se rapporter à la colère.      «  Chaque fois que nous sommes à l’épreuve, nous ressentons par notre manque d’amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu’au lieu d’envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons comme un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s’altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer…. »        La colère est un état psychique dans lequel l’homme est littéralement hors de lui. Quand la colère s’empare d’une personne, elle supprime toute retenue, toute intelligence. Elle neutralise toute conscience, toute morale. Elle supplante la volonté et le libre arbitre, causant ainsi de graves dommages.      Cette passion, blâmable entre toutes, n’engendre rien d’autre que le regret. Car un accès de colère ne s’assagit qu’après avoir fait subir à sa victime les affres de la vue du mal.      Reprenant conscience, l’homme est pris d’un remords profond et d’un sentiment d’indignité au spectacle des séquelles de son emportement.       Dale CARNEGIE écrit à propos de la colère :      «  Quand nous sommes sûrs d’avoir raison, efforçons-nous avec tact et douceur de faire partager notre opinion. Mais quand nous sommes dans notre tort- ce qui se produit avec une fréquence étonnante si nous avons la franchise de l’admettre-, reconnaissons notre erreur promptement et de bon coeur. Non seulement nous constaterons des résultats surprenants, mais encore ce sera beaucoup plus amusant que d’essayer de nous défendre.»       Parmi les maux, causés par la colère, qui  sur les hommes et pèsent sur les hommes comme un fardeau, nos trouvons l’inimitié, la rancune, le ressentiment, la haine, la division…Tels sont les résultats de la colère.       En effet, l’inimitié ne disparaîtra pas pour autant; elle creusera la blessure et l’élargira. Celui contre qui on s’est mis en colère parce qu’on a cru voir en lui « un ennemi » est devenu, réellement, un ennemi !     Après son accès de colère l’homme s’assagit et croit avoir éteint le feu qui a causé son emportement. Mais souvent, c’est en vain : les mots prononcés, les gestes commis restent dans les mémoires. Le pardon devient difficile. Des failles irréparables se créent : il est trop facile de se laver les mains en disant :        « Moi, quand j’ai crié un bon coup, quand j’ai sorti  ce que j’avais sur le cœur, tout redevient comme avant »      En laissant éclater sa colère, l’homme trouve un exutoire à son bouillonnement intérieur. Pourtant, il n’a fait qu’exprimer sa vue du mal, ignorant que la nuisance, l’épreuve provoquée par autrui, par celui qu’il a cru « être son ennemi » est de loin inférieure en intensité à celle qu’il s’impose en répondant au mal par le mal. 

    En répondant au mal par le mal, on n’a rien corrigé, on n’a fait qu’ ajouter du mal au mal.

     " Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance; la colère est née pour la destruction commune". C'est en ces termes que SENEQUE prononce la condamnation définitive de la colère !

 

      Dans les différentes traditions, la colère est le plus souvent considérée négativement. Dans la tradition catholique, la colère est un des sept péchés capitaux.            Mais, et c’est ici que la notion de « colère » est ambiguë : bien qu’ elle soit souvent considérée comme une passion mauvaise, elle semble être aussi ce qui réveille l'homme de sa torpeur et son acceptation résignée de l'injustice.      Elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, certaines valeurs jugées essentielles ; elle nous donne ainsi l'impulsion de surmonter nos propres résistances (peur d'être mal traité ou jugé en retour, poids des habitudes).                Un caractère vindicatif engendre toujours l’injustice, et sème la zizanie entre les gens. Si nous devions réparer par la vengeance toutes les atteintes grandes ou petites que nous subissons, nous devrions gaspiller notre temps en querelles interminables, et accepter d’avilir notre âme.       Mais si l'indignation contre ce qui est injuste pourrait être considérée comme une forme de colère acceptable voire utile à conserver la vie et la valeurs qui en découlent, il reste que la véritable colère est incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas de répondre par un mal équivalent: l'homme en colère rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.      En nous mettant en colère à cause de ceux envers qui ont avons la vue du mal qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes.       Beaucoup de personnes semblent penser qu'elles agissent bien en s'irritant quand d'autres agissent mal.       Ce n’est pas correct. Ayons toujours bien en mémoire le troisième principe :       «  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »      Or, la colère, c’est encore bien plus grave que de simples paroles, voire des remontrances. Par la colère, on perd tout sens de la mesure dans ses paroles. Et les paroles peuvent être cruelles et, souvent, si l’on n’y prend garde, s’accompagner de gestes, d’actes…      Que peut pousser un être humain à martyriser moralement – et éventuellement- son semblable ? La réponse : la faiblesse du raisonnement, le manque de foi. Ne serait-ce pas al projection de l’image d’un être qui ne peut affirmer sa personnalité qu’au travers de la destruction morale de l’autre. 

12/10/2006

LA TOLERANCE:PRECHER PAR L'EXEMPLE.

PRECHER PAR L'EXEMPLE.

     Dans le chapitre " ÊTRE OU PARAÎTRE ", le Père ANTOINE dit ceci:

     " Nous pouvons voir quelqu'un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l'observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement; mais si nous voulons le reprendre et le contreaindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable

que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n'est que dans les mots; si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait: " Vous n'êtes qu'un hypocrite, votre langage doucereux vient d'une bien mauvaise source, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l'exemple et fournissez le fluide nécessaire." c'est ainsi qu'on pourrait nous répondre quand, au lieu d'amour nous envoyons de la haine.

     Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance.Une action quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit."

24/08/2006

" SYPMATHIE " ET " ANTIPATHIE " EXPLIQUES PAR LES FLUIDES.

" SYMPATHIE " ET " ANTIPATHIE ":

DES FLUIDES !

     Lorsque quelqu'un nous est sympathique ou antipathique, c'est un sentiment qui semble, souvent, dénué de raison. Nous n'arrivons à en expliquer le pourquoi ni le comment.Il y a bien une cause mais nous ne parvenons pas à la découvrir: des fluides perturbateurs nous empêchent d'en déceler l'origine.

     En effet, " sympathie " et "antipathie " sont des fluides au même titre que n'importe quel autre fluide rencontré dans la création.

     " Sympathie " et " antipathie " sont des fluides que nous avons nous-mêmes créés, à notre insu, au cours des expériences vécues dans cette incarnation ou au cours d'une incarnation précédente.

     Ce fluide provoque, à présent, une répulsion ou un attrait sans que la raison nous soit révélée. Notre intelligence étant insatisfaite cherche à tout prix à trouver des motivations.

     Le seul remède possible est d'acquérir suffisamment d'amour divin afin, dans les cas de répulsion, d'en supprimer les effets consécutifs à notre " Vue du Mal ".

      Le terme utilisé,"répulsion", semble contradictoire parce que nous faisons une différence entre "sympathie" et "antipathie".

     Nous devons bien nous pénétrer que la première comme la seconde ne sont que des parti pris de notre part.

     Nous ne devons pas plus voir le bien dans la sympathie que le mal dans l'antipathie: toutes deux ne découlent que de la vue du mal.

02/08/2006

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

 

     Dans un des derniers articles publiés, nous raisonnions sur la différence, voire l'opposition, qui existe entre " inspiration '" et " pensée ".

 

     Nous disions que nous recevions des " inspirations " au départ de la foi et que nous émettions des " pensées " au départ de notre intelligence.

 

     Je vous invite, à présent, à prendre connaissance d'un extrait de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE, s'exprime à nouveau à ce propos.

 

     Il s'agit du chapitre intitulé " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ":

 

     " ...Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience; si nous laissons dominer  la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage.

       Bien que nous cherchions à  nous améliorer, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de notre tâche. Nous laissons l'inspiration en souffrance et elle est aussitôt remplacée par une pensée qui apporte le fluide d'épreuves."

 

     Le Père ANTOINE fait cependant la distinction. Toutes les pensées ne sont pas nécessairement mauvaises. Les ANTOINISTES parlent de pensées "de bonne source" et de pensées "de mauvaise source ":

 

     " Quand elle n'est pas négligée, la pensée d'une oeuvre utile est immédiatement assimilable à une autre qui fait notre récompense parce qu'elle contient plus d'amour pour exécuter un nouvel acte. Nous remplissons ainsi nos devoirs journaliers."

 

      Mais, même à propos des "pensées de bonne source", le Père ANTOINE nous met en garde:

 

     "Nos pensées sont donc de bonne source,suivant notre avancement, quand nous le voulons. Mais si peu qu'elles laissent d'intervalle, la faiblesse, toujours en éveil, nous prend à l'improviste, elle nous attire un fluide épais, coupant littéralement celui qui nous reliait aux vertus. Cette irruption nous fait transgresser la loi de la pensée progressive, parce que nous avons puisé à deux sources pour exécuter l'acte qu'elle nous commande."

 

 

26/06/2006

SUR LA NOTION D'EPREUVE.

CE QUE SIGNIFIE "ACCEPTER L'EPREUVE".

     Ce texte est extrait de l'ENSEIGNEMENT ( Chapitre " L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL ". )

   " Chaque fois que nous sommes à l'épreuve, nous ressentons par notre manque d'amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemeis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu'au lieu d'envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons pour un mal. nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s'altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer. Elle est au prix du travail que nous devions fournir dans l'épreuve pour obtenir la parcelle de foi que comportait notre acte de dévoûment."

 

    

    

23/07/2005

L'éducation des enfants.

L'EDUCATION DES ENFANTS.
 Le Père ANTOINE aborde de nombreux problèmes de société dans l'ENSEIGNEMENT. Ainsi, l'éducation des enfants. j'ai choisi deux extraits de textes.

 " ...A propos de l'éducation des enfants, nous avons ennseigné que certains parents déploient tant de prudence qu'ils n'ont plus de répit, soit qu'ils redoutent pour leurs enfants les refroidissements, les accidents ou les maladies. Cet état d'inquiétude résulte d'une faiblesse qui est un manque de foi, tandis que celle-ci nous rassure et nous prémunit toujours contre le dangzer. Avec elle, les enfants sortiraient indemnes de situations qui, par le doute de leurs parents, compromettent leur santé ou leur vie...."

   "...Notre foi doit être à même de diriger nos enfants dans leur progrès. Ils traversent parfois des filières qui nous font imaginer qu'ils vont s'égbarer. nous les prévenons en leur inculquant la prudence et nous ne savons pas que c'est le moyen de les faire succomber. Sans nos recommandations, nos enfants agiraient plus loyalement et plus naturellement car nous leur communiquons ainsi la crainte que nous éprouvons et nous voudrions qu'ils agiraient contre leur nature.Si peu que nous aurions la foi, nous pourrions mieux les protéger car il découle de notre doute un mauvais fluide qui s'oppose à tout ce que nous voudrions qu'ils fissent pour nous satisfaire. Nos efforts pour les ramener les égarent davantage parce que nous allons contre leur progrès..."

Remarquables paroles d'ANTOINE. Paroles qui peuvent sembler banales à notre époque mais qui devaient être bien perturbantes avant 1910!












28/05/2005

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

   On peut lire l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE soit par simple curiosité, soit pour le combattre, soit pour trouver un sens à sa vie, c'est-à-dire trouver le bonheur.

   Celui qui lit l'ENSEIGNEMENT par simple curiosité n'en apercevra pas le sens caché. Cela ne lui donnera aucune satisfaction.Ou bien, la satisfaction qu'il en retirera sera factice: il s'extasiera devant une belle figure de style, une belle expression ou tel passage le fera sourire. Il s'agira d'une pure satisfaction intellectuelle. Bien que, les dessins de DIEU étant impénétrables, on pourra parfois assister à des conversions!

   Celui qui le lit dans l'intention de le combattre n'en retirera aucune satisfaction puisque, au départ, son intention sera de chercher, par parti pris, tout ce qui ira dans son sens.Le sens caché, ésotérique, sera volontairement ignoré ou exagéré de façon à le rendre ridicule.

   Quant au chercheur désireux de savoir et trouver le sens des choses, le vrai bonheur, il lira l'ENSEIGNEMENT avec sa conscience. Il sera atteint par le fluide qui en découle. Il est conseillé, pour les novices, de prendre des pages ou des textes au hasard. au fur et à mesure des lectures, on comprendra mieux les liaisons qui existent entre les textes.

   L'ENSEIGNREMENT est rédigé dans un style simple. Mais combien le sens ésotérique sera parfois difficile à saisir.

   Bien souvent, on entend dire que la religion Antoiniste est troip simpliste, qu'elle s'adresse à la classe ouvrière, aux gens de peu d'instruction. 

   Retournons un peu en arrière et voyons comment les choses se pratiquaient du temps de JESUS. Celui-ci disait : " Bienheureux les pauvresq d'esprit car le royaume des cieux leur appartient"

   Certes, la plus grande partie des Antoinistes se recrutent chez les humbles. C'est logique pace que ce sont ceux-ci qui souffrent quotidiennement et que la souffrance cherche toujours, parfois confusément, son remède.

   A la lumière de l'ENSEIGNEMENT, nous comprenons le rôle véritable de l'intelligence par rapport à la conscience.





 
























22/05/2005

Le service des Temples Antoinistes.

LE SERVICE DES TEMPLES ANTOINISTES.

Un des grands principes suivis par le CULTE ANTOINISTE depuis ses débuts est la non rétribution des desservants et autres adeptes qui exercent des fonctions d'aide dans les Temples. Ainsi, il peut y avoir des Temples sans desservant y demeurant, des Temples où le desservant est aidé pour les lectures, l'accueil dans le porche, les annonces, voire même les consultations...Tout le monde exerce sa fonction bénévolement.
Pourquoi? Ce n'est que suivre l'exemple du Père ANTOINE qui a toujours accompli sa mission morale avec le désinteressement le plus complet puisqu'il est allé jusqu'à léguer au CULTE ses propriétés.
Conséquence:La demande de reconnaissance légale du CULTE n'a jamais eu pour but d'obtenir des subsides quelconques mais uniquement de permettre au CULTE d'être légalement propriétaire de ses TEMPLES et de recevoir des biens à titre de legs.

Un autre grand principe est de n'exiger aucune connaissance particulière pour les desservants et leur aide. Il n'est nullement nécessaire d'avoir fait des études supérieures et de posséder des diplômes pour aider ses frères à se diriger dans la voie du bien. Le Temple est un lieu où le desservant a pour mission d'entretenirun fluide éthéré où tous ceux qui sont affligés moralement, physiquement ou socialement peuvent venir y puiser du réconfort et en repartir l'esprit rasséréné. Pour arriver à ce résultat, il n'est point nécessaire d'être bardé de diplômes ni d'être psychologue professionnel, il suffit d'avoir la FOI et la volonté d'aider son prochain.

Un autre grand principe du CULTE ANTOINISTE, en ce qui concerne les Temples, est l'exigence de la plus grande simplicité. Le Temple Antoiniste, dans sa simplicité, voire même parfois sa rusticité, dépourvue de tout luxe et de toute décoration superflue met le pauvre à l'aise. Il offre au nanti l'occasion de pouvoir côtoyer la modestie.




 

20/05/2005

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

     Nous tous qui nous disons ANTOINISTES mais qui sommes encore bien imparfaits, dont la vue du mal est si développée qu'il nous apparaît à chaque instant dans notre semblable, comment pourrions-nous nous améliorer sans avoir sans cesse devant les yeux le PERE qui nous a révélé ce sublime ENSEIGNEMENT ?

     Nous ne pourrions que nous faire un piédestal de son oeuvre et nous croire ce que nous ne sommes pas en imaginant avoir acquis ce dont nous n'avons encore perçu que l'effet et d'autant plus que nous sommes intelligents. Nous devrions ne jamais agir que par le PERE en puisant par la pensée dans son fluide éthéré et chaque fois que nous avons fait quelque bien à l'un de nos semblables, nous unir tous deux pour remercier Celui à qui nous devons ce grand bonheur.

     Ainsi nous ne rendrons jamais de mauvais services ni aux autres ni à nous-mêmes, nos sentiments de fraternité seront plus sincères et nous parviendrons à réaliser plus vite que nous ne le croyons l'unité absolue de l'ensemble où nous jouirons seulement de l'EGALITE REELLE !



Nous