09/06/2010

AMOUR DIVIN ET AMOUR HUMAIN. REFLEXIONS SUR UNE PENSEE DE PAULO COELHO.

 

 

 

 " Le monde trouvera sa vérité quand l’homme saura aimer . Jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l’amour, mais sans avoir le courage de l’affronter tel qu’il est. "

 

 

Voilà comme qui dirait un écho de l'Auréole de la Conscience. Paulo COELHO parle en effet du courage d'affronter l'amour tel qu'il est. Précepte parfois difficile à comprendre et à admettre: comment faire accepter, dans certaines circonstances ces mots de l'Auréole de la Conscience « ...ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »


A diverses reprises, le Père ANTOINE revient sur cette notion, s 'étant sans doute rendu compte qu'elle était déroutante. C'est notamment le cas dans le chapitre «  L'INCOMPATIBILITE DE L'AMOUR DU MONDE ET DE L'AMOUR DE DIEU. »: 


« J'ai révélé que rien n'est bien s'il n'est solidaire, que les actes que nous accomplissons en vue de nous être utiles et que nous croyons être bien parce qu'ils nous réjouiraient, en seraient plutôt l'opposé puisque nous n'avons visé que nous. N'ai-je pas enseigné que lorsque nous agissons pour être utiles à notre semblable nous puisons dans l'amour divin ? Autant nous y avons puisé, autant de matière pourrons-nous surmonter et d'autant plus serons-nous améliorés; mais si à notre point de vue nous avons fait un bien, dans quel amour pourrions-nous avoir puisé que dans le nôtre, puisque nous n'avons cherché qu'à satisfaire une faiblesse, ce qui a augmenté plutôt notre imperfection tandis que l'amour divin la démolit. Ne confondons pas l'amour de DIEU avec notre amour car ils sont incompatibles, c'est là que nous faisons erreur. J'ai révélé que dans l'imperfection nous interprétons tout opposé à la réalité, que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, la raison nous le démontre car si notre amour est incompatible avec celui de DIEU, le bien qui en découle ne l'est-il pas de même ? »


Ici, mais ce n'est qu'une digression apparente, il faut mettre en exergue une autre citation de Paulo COELHO: 


«  Autrement dit, le Bien et le Mal ont le même visage. Tout dépend seulement du moment où ils croisent le chemin de chaque être humain. »


Mais revenons au texte de l'Enseignement Antoiniste: 


« Nous ne devons pas ignorer que étant imparfaits, tout ce que nous effectuons l'est également, l'imperfection est-elle autre que la matière que l'on doit surmonter pour atteindre à la perfection ? Cette vue par laquelle nous percevons tout n'est-elle pas un sens matériel, c'est-à-dire imparfait ? Si elle nous satisfait, la réalité qui en est l'opposé peut-elle nous être encore agréable ? Au contraire, elle nous froisse, l'imperfection ne sait la supporter. La raison prouve que le bien accompli par notre amour n'est qu'un mal puisqu'il est opposé à celui que nous effectuons par l'amour réel. »


Comme on peut, une fois de plus le voir, le Père ANTOINE avait une capacité extraordinaire à partir d'une question simple, apparemment même parfois simpliste, pour arriver à une pensée plus élevée, plus complexe, mettant en évidence des liaisons avec d'autres notions ( le bien, le mal; l'imperfection, la place de la matière...).


Dans la suite du texte, il met ses lecteurs en garde contre les conclusions erronées que pourrait tirer de son enseignement quelqu'un qui n'a qu'une compréhension superficielle: 


« Si je dis que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, nous ne devons pas confondre l'effet avec la cause, car on ne pourrait voir le bien dans un méfait; rendons-nous plutôt compte de ce qui le provoque, n'est-ce pas d'interpréter contrairement à la réalité, d'y voir le mal ? Je viens de dire que notre imperfection ne peut la supporter, qu'elle lui est incompatible, en effet elle dépend de notre amour, qui est incompatible à l'amour divin. »




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

31/08/2008

UNE AUTRE CONCEPTION DE DIEU.

POURQUOI LA CROYANCE EN UN DIEU JUSTICIER ?

Mécontents de la situation qui est la nôtre, nous refusons d'en endosser la responsabilité. Nous nions celle-ci. Mais comme il faut bien que quelqu'un en hérite, nous la rejetons sur autrui. Cet autrui, c'est d'abord notre prochain qui devient ainsi «  celui que nous croyons être notre ennemi », celui en qui nous voyons un rival, un opposant, un hérétique. Mais cela ne peut nous satisfaire longtemps car cette vision des choses nous renvoie trop vite notre propre image d'impuissance ou de culpabilité ou de responsabilité.

Nous la rejetons aussi en principal sur DIEU dont nous faisons un être suprême dispensateur de récompenses et de punitions.

Comme c'est en contradiction avec notre croyance ancestrale d'un DIEU « infiniment aimable », il ne nous reste plus qu'à inventer un opposé à DIEU: le DEMON.

Ainsi, DIEU et le DEMON deviennent les deux visages inséparables d'une puissance supérieure à l'homme, à la nature.

Nous venons de le dire, nous rejetons toute la responsabilité de notre situation malheureuse sur DIEU: c'est tellement plus simple !

Pour nous c'est la solution la plus logique car elle nous débarrasse de toute culpabilité et elle permet d'apaiser notre esprit torturé par le doute.

Nous nous trouvons au coeur du problème: nous imaginons un DIEU personnifié ayant tous les droits et tous les pouvoirs quels qu'ils soient, un être suprême, unique, que rien ne peut atteindre, non soumis aux affres du temps mais doté d'une puissance et de qualités éternellement acquises et immuables.

Et, automatiquement, apparaît l'envers de la médaille: DIEU accompagné de son opposé le DEMON ( être, aussi supérieur, tout chargé d'ambigüité: à la fois ennemi de DIEU et dès lors tentateur des hommes pour les écarter de DIEU mais, curieusement aussi, chargé par DIEU de la mission de punir éternellement les pécheurs dans l'enfer ).

Cela posé, nous voici déclarés totalement impuissants devant la volonté de DIEU et devant ses décisions même lorsqu'elles nous paraissent injustes ou arbitraires. En tout cas, elles ne peuvent jamais être erronées. Si DIEU les a prises, c'est qu'Il avait ses raisons.

Réfléchissons, efforçons-nous de laisser de côté notre vision des choses erronée, mensongère qui nous a dupés en nous laissant croire en un DIEU extérieur, différent de nous par essence, un DIEU transcendant, justicier, souverain.

Un tel DIEU démentirait par là tout ce qui a été annoncé par les prophètes: son amour, sa bonté, sa perfection, Les prophètes nous ont tous annoncé un DIEU impartial, tout amour et toute bonté, parfait en tous points tout à l'opposé du calvaire que nous traversons dans l'incarnation. Un DIEU qui disait «  Frappez, je vous ouvrirai, Je suis dans le '' Connais-toi''.

En fait, si nous craignons DIEU, si nous redoutons ses colères, si nous avons peur de sa façon de rendre la justice, si nous sommes effrayés de nous trouver un jour dans sa ligne de mire, c'est donc que par une croyance erronée nous dénions ses vertus.

Pourquoi ? Parce que depuis toujours l'homme s'est inventé, imaginé, façonné, pour répondre à ses besoins ,des dieux extérieurs, logés quelque part dans le surnaturel. Des dieux que l'homme veut à son service ou qu'il imagine tels pour expliquer sa situation et, surtout, le disculper de tout.

Cela est surtout dû à la croyance selon laquelle, l'homme ne vit qu'une seule vie, Dès lors, cette vie doit être une réussite absolue sur tous les plans. D'abord sur le plan strictement terrestre, matériel. L'homme veut que cette seule vie soit pour lui toute de bonheur, de félicité et de réussite. Si l'homme n'obtient pas immédiatement satisfaction à chacune de ses demandes, il incrimine DIEU soutenant qu'il lui refuse ce qu'il estime être en droit de recevoir. Là aussi nous trouvons l'explication de la signification que l'homme donne à la prière: chaque prière doit avoir sa récompense. En priant, l'homme prend ainsi, en quelque sorte, DIEU en otage.

Si l'homme obtient satisfaction, il en est heureux et il loue DIEU pour sa bonté, il le remercie d'avoir été entendu. Mais cela ne dure pas longtemps, et il en exige toujours davantage, car la patience n'est pas la vertu principal de l'être humain.

Nous retrouvons aussi cette attitude sur le plan spirituel. Persuadé qu'il ne vit qu'une seule vie et par ce qu'il sent « qu'il y a autre chose d'autre », une fois cette vie terminée, l'homme se met à supplier, exiger, faire des sacrifices, des promesses pour obtenir ce « quelque chose d'autre » qui ne peur être que la récompense éternelle octroyée par DIEU. C'est une source de frustrations car les religions, les croyances, les us et coutumes imposent des règles tellement rigides que leur respect total est pratiquement impossible. Cela impose tellement de contraintes qui forcent à agir dans l'espoir d'être distingué par DIEU.

Ceci doit faire comprendre qu'il faut avoir une tout autre conception de DIEU.

C'est ainsi qu'il faut interpréter la conclusion du chapitre " LA SANCTION MORALE ":

" Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

 

04/08/2008

DISSERTATION ANTOINISTE SUR L'INTELLIGENCE.

INTELLIGENCE ?

     Dans l’Enseignement antoiniste, il est fait souvent référence à l’intelligence, celle-ci étant opposée à la conscience.

     Quand on dit « opposée », il s’agit de restituer à ce mot sa vraie signification. In fine du chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT », le Père ANTOINE dit :

« La base de l’intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n’a pour base que la morale et entreprend tout par l’amour. Voilà comment je puis révéler l’évolution des êtres. »

     On pourrait penser que la doctrine antoiniste propose une conception dualiste et idéaliste de l’univers et de l’homme. Il y a un monde matériel, appelé monde des Incarnés, régi par les lois de la nature, et un monde spirituel dit des « Non–incarnés » gouverné par la loi de la conscience ou loi morale.

      On ne peut pas parler réellement de « dualisme » comme chez les manichéens ou les cathares.

     Pour les Antoinistes, l’homme, doté d’un corps physique et d’une âme divine, se situe à la jonction des deux, et il possède une personnalité double : à côté du moi intelligent, soumis aux vicissitudes de la matière, siège le moi conscient, ou moi réel, ou âme. Voici donc la vraie signification du mot « opposé » : deux facultés qui vont de pair, basées sur deux conceptions différentes, mais nécessairement réunies en chaque homme.

     Nous trouvons dans le chapitre « INTELLIGENCE » la démonstration suivante :

« Nous avons enseigné que l’intelligence est la faculté qui sert à nous assimiler les fluides pour en obtenir la pensée. Mais nous savons que les fluides sont matériels, par conséquent la pensée ne l’est pas moins ; nous devons les surmonter pour progresser. Arrivés à ce point, l’intelligence n’a plus sa raison d’être. Comment nous faire une idée de cette faculté ; qu’est-elle, de quelle façon procède-t-elle ? Lui serait-il possible de s’assimiler la question morale, étant donné qu’elle ne doit son développement qu’aux connaissances qu’elle s’acquiert matériellement ? Si nous enseignons que l’intelligence est incompatible avec la foi, c’est parce que celle-ci est opposée à la matière qui, seule, est l’obstacle de l’esprit. Si elle n’est pas palpable, elle n’est pas moins de la matière, puisque c’est celle-ci qui la suscite. »

     Dans le chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE », le Père ANTOINE  aborde à nouveau cette question, apparemment contradictoire, voire pour certains ambiguë, de la nécessité de l’intelligence :

« …L’intelligence n’a qu’un but, c’est de posséder toujours davantage sans jamais être satisfaite, parce qu’étant de nature envieuse, elle nous rend égoïstes. »

     On pourrait donc penser trouver ici une condamnation sans équivoque de l’intelligence. Ce n’est pas le cas, car le Père poursuit en ces termes :

« Mais tout a sa raison d’être, plus cette faculté se développe, plus avons-nous le désir de grandir dans l’honnêteté ; elle fait naître en nous l’amour-propre qui doit nous former, car c’est à lui seul que l’intelligence doit toutes les connaissances nous rendant accessibles au fluide qui donne le savoir. »

     Et, pour terminer ce chapitre, une nouvelle précision du Père ANTOINE :

« Mes enfants, pour bien interpréter l’enseignement, ne nous arrêtons pas à la lettre, puisons dans l’esprit ;… »

     Il ne demande donc pas d’ânonner par cœur des passages de l’Enseignement, mais de ne pas craindre de prendre un certain recul et de méditer ce qui s’y trouve. Cela est assurément valable, d’abord, pour déterminer l’importance et la place de l’intelligence dans le développement de l’Homme. Il poursuit :

« …quoiqu’il ( l’enseignement ) paraisse condamner l’intelligence, en disant qu’elle est le siège de notre imperfection, il faut comprendre que son développement est celui de l’être. Ce n’est que pour cette raison que celui-ci s’est à son insu incarné car nous ne pourrions nous développer que par l’erreur, c’est  elle seule qui nous fait connaître la vérité puisque nous ne pourrions l’apprécier que par son opposé. »

30/07/2008

L'ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

L’ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

  Notre monde connaît une accélération du  mouvement. Cela est naturellement perturbant. On pourrait dès lors éprouver le besoin de se replier sur soi, de cultiver ses particularismes. Là se trouve l’origine des phobies ( xénophobie et, terme peu utilisé, hétérophobie ‘’peur panique de tout qui est différent’’). Il est bon de ne pas avoir d'œillères, de respecter, d'écouter les autres  pour mieux les comprendre.

     Etre ouvert à l'autre, c'est ne pas le rejeter. Voir le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 « Attendons-nous à ce qu’un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d’y voir plutôt l’instrument de notre progrès ;… »

     Mais cela suffit-il de ne pas sursauter, de ne pas rejeter ? Il ne faut pas non plus craindre d’aller à sa rencontre:qu’il soit croyant en un Dieu ou non ; fidèle d’une foi nourrie du christianisme ou d’une autre conception; adepte du judaïsme, de l’islam, du bouddhisme, d’hindouisme, de bahaïsme ou non ;ou encore animiste, fétichiste ou polythéiste…

    Malgré toutes ces différences, nous devons avoir en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’Homme, l’amour de l’Homme. C’est ce qui nous rassemble spirituellement.

     Voici, pour nous édifier sur la pensée profonde de l’Antoinisme à ce propos, un extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER. » :

« Si nous voulons nous pénétrer de l’enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l’homme aspire découle de celui qu’il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l’égoïsme. Ce n’est qu’en s’oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu’on peut se dire adeptes d’une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d’adversaires dans ce cas si ce n’est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son cœur au prochain en le traitant en frère ? Non, l’arme levée tombe d’elle-même. Voilà le vrai moyen d’étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d’aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c’est lui offrir le salut, c’est dire : ‘’ Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l’as fait jusqu’à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l’amour fraternel.’’ »

     Les Antoinistes ont donc toujours une vision optimiste de l’homme.

 

     Pour eux, l’homme n’est nullement frappé par la malédiction du ‘’ péché originel’’. Une religion de ‘’ Rédemption ‘’ n’est donc pas nécessaire. Le ‘’ péché ‘’ est un comportement moral fautif envers autrui dont il convient de comprendre les motivations, auquel il convient de mettre fin, d’apporter une réparation et de ne pas renouveler. Mais cela ne sépare pas de Dieu puisque, malgré tout Dieu reste en chaque homme. Cela fait partie des ‘’épreuves ‘’à dépasser. C’est simplement le témoignage d’une faiblesse. Les prophètes ( dont JESUS ) sont, chacun,  l’un d’entre nous. Ils témoignent de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et compréhension. Dieu n’est  pas le gendarme de ce monde : il est Amour (personne ou énergie), il ne condamne personne à la damnation éternelle puisque chaque âme sera , en fait délivrée après un long parcours comprenant d’innombrables réincarnations.

     Voici aussi ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA SOLIDARITE » :

« Quant à croire qu ‘un autre est responsable de notre défaillance, c’est une erreur. Elles sont un témoignage de notre faiblesse et ceux qui nous tentent, plus ou moins inconsciemment, nous rendent le service de nous la révéler. Lorsque nous l’aurons comprise et que nous aurons travaillé à la surmonter, nous cesserons d’incriminer notre semblable et nous verrons en lui plutôt notre bienfaiteur, parce que nous aurons appris par son contact à nous connaître et à nous améliorer. Nous sommes toujours solidaires, à moins de vouloir nous nuire personnellement. Certaines choses nous paraissent parfois un grand mal et sont peut-être  le contraire, un grand  bien. »
 

 

 

20/04/2008

PEUT-ON RECTIFIER LES ACTES D'AUTRUI ?

 

RECTIFIER LES ACTES D’AUTRUI.

 

     Nul ne peut se permettre de rectifier les actes d’autrui, mais il doit montrer le bon exemple.

     Voici, ce que dite le Père ANTOINE : 

« Je crois avoir suffisamment développé cette question. Celui qui voit l’iniquité sur la terre la verra aussi dans le ciel. Ce n’est ni par les yeux du corps ni par ceux de l’esprit que nous nous rendons compte de cet abîme, mais plutôt par nos imperfections. Par exemple , un homme est sous le coup d’une accusation, on le juge coupable d’un fait que cependant il n’a pas commis ; les lois humaines peuvent l’atteindre et le punir. Beaucoup y trouveront une injustice parce qu’ils ne se rendent compte que de l’effet et en ignorent la cause ; alors ils se demandent comment DIEU peut permettre la consécration d’une injustice ; mais si nous n’avons pas péché dans cette existence, nous pouvons l’avoir fait dans une précédente, car on peut dire que les lois humaines ne sont  pas autres que les lois divines. Le monde corporel n’étant que le reflet du monde spirituel, les lois humaines ne sont également que le reflet des lois divines. »

20/02/2008

CITATION D'ALLAN KARDEC SUR L'EGOÏSME ET LA CHARITE.

"L’égoïsme  est la source de tous les vices, comme la charité, la source de toutes les vertus. Détruire l’un, développer l’autre, tel doit être le but de tous les efforts de l’homme s’il veut assurer son bonheur ici-bas aussi bien que dans l’avenir.

Allan Kardec

01/02/2008

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI ". REFLEXIONS.

« JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

     Voilà le précepte que nous trouvons dans le huitième principe. Cela nous rappelle évidemment le précepte habituellement attribué à SOCRATE.

     Une des lacunes essentielles de nos sociétés modernes, c’est l’incapacité à penser par soi-même. Il faut préférer la recherche à la certitude aveugle, l’humanisme à l’intégrisme. Et quand on parle de recherche, il faut d’abord voir la recherche de soi-même, la recherche sur soi-même.

     SOCRATE aurait dit : « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ».

     Nous, nous pourrions ajouter : « Et tu connaîtras le Dieu qui est en toi »N’oublions pas, en effet, les paroles qui figurent en sous-titre des « Dix Principes » : « DIEU parle »

     Encore faut-il savoir ce que veut dire « Se connaître soi-même ».

     Ce qui est signifié dans le huitième principe n'est pas qu’il faille se borner à connaître son caractère. Ce qui n’est pas inutile, ce serait certes un premier pas. Mais qu’il faut connaître ce que l'on est, l'essence de l'homme, comme c’est le cas pour des notions de justice par exemple. Il ne faut pas citer des actions justes ou injustes mais trouver ce qui rend une action est juste.

      Et cela veut aussi dire qu’il faut comprends par soi-même. Au risque de lasser je vous renvoie à la deuxième partie du dixième principe « Ne vous appuyez jamais sur la croyance qui pourrait vous égarer. Rapportez-vous seulement à votre conscience qui doit vous diriger… »

     Se connaître soi-même est difficile; c'est un effort permanent de lucidité, d'approfondissement intérieur, d'apprentissage de la liberté.

     Se connaître soi-même sans s’accepter serait une démarche vaine :s'accepter soi même  est inséparable de cette démarche. Si on refuse de s’accepter tel que l’on est, on ne fera aucun progrès dans la recherche du bonheur, le bonheur n’étant surtout pas compris comme étant la somme des plaisirs.

     Chercher à se connaître soi-même, c’est aussi, dans un contexte fortement marqué par les doutes, les incertitudes, chercher à répondre à la question du sens de la vie , du sens de « sa » vie.

     C’est la vie, la relation de solidarité , qui donne un sens. DIEU apparaît comme une immanence : Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de profond, de sincère, de pacifique  en soi. Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de sincère, de pacifique dans les autres, dans les relations avec les autres.

 

 

18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

06/08/2007

Les guerres, la paix et l'esprit des hommes.

 

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »

 

( Extrait de l’acte constitutif de l’UNESCO )

( Un seul remède peut guérir l'humanité...)

13:19 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : esprit, homme, humanite, guerre, paix, unesco |  Facebook |

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

10/03/2006

L'HOMME ET L'ANIMAL

LE REGARD DES ANIMAUX.

.LE REGARD SUR LES ANIMAUX.

VOIR LE TEXTE PUBLIE SUR LE SITE

www.20six.fr/antoinisme

à la rubrique "DEVELOPPEMENT"

18:27 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animal, regard, homme |  Facebook |

10/12/2005

EXTRAIT DE L'ENSEIGNEMENT: LE RÔLE DE DIEU.

TEXTE DE L'ENSEIGNEMENT.
"LE RÔLE DE DIEU"

Un adepte:
     " Père ne voudriez-vous pas nous dire quel est le rôle de DIEU dans la vie universelle ?"

Le Père:
     " Pour nous fauire une idée du rôle de DIEU dans la vie universelle, voyons celui d'un bon père dans sa famille.
     Qui peut lui inspirer le dévoûment et le courage dont il a besoin pour remplir sa tâche? Ce ne peut être que l'amour. Cet amour, quoique faible encore, est déjà pour lui un bonheur qui ne lui permet pas de laisser manquer ses enfants du nécessaire; mais ne pourvoirait-il pas mieux encore à leurs besoins s'il possédait un plus grand amour? Son rôle grandirait en proportion et lui procurerait  une joie d'autant plus profonde.
     Le rôle de DIEU est comparable à celui de l'homme; il est d'autant plus important que DIEU a l'amour plus grand."
        

 

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.