21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

26/03/2009

LE BLASPHEME: CONSIDERATIONS ANTOINISTES.

SUR LA QUESTION DU « BLASPHEME »

D'après le dictionnaire HACHETTE, le blasphème est « une parole qui insulte la divinité ».

Cette notion est définie au 15° par Francisco SUAREZ,l théologien espagnol, comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ».

L'Encyclopédie catholique dit que le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. »

 

Voilà pour les définitions.

 

Ce qui est clair, dans l'histoire et dans l'acception du terme par les grandes religions établies, religions d'autorité, c'est que toute parole prononcée contre DIEU ou contre la religion ou tout acte de même nature est un blasphème. C'est-à-dire un péché d'une exceptionnelle gravité.

 

Soit, on pourrait encore l'admettre quand cela s'adresse aux adeptes. Mais par dévoiement, elles en arrive à considérer de la même manière tout comportement semblable venant d'un étranger à la religion en question.

 

Dans certains pays, le blasphème figure même dans le code pénal!

 

Si l'on se réfère au Culte Antoiniste, on trouvera même dans l'ENSEIGNEMENT des passages célèbres, communs pour nous, mais qui constituent des blasphèmes au sens où cela vient d'être expliqué.

 

Je prends en exemple le passage suivant tiré du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. Avec cette vertu, nous possédons l'amour réel, DIEU, si nous pouvons tout N'est-ce pas par Lui qui est en nous ? Disons alors que nous sommes DIEU, puisque ce n'est que par Lui que nous aimons et que nous agissons. Pourquoi l'imaginer en dehors de nous où Il n'est pas ? Là c'est le néant, ... »

 

«  Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous... »: voilà certes, aux yeux des tenants des religions d'autorité, une parole blasphématoire !

 

Le Culte Antoiniste ne parle jamais de blasphème, il parle, dans la fameuse « histoire d'ADAM » de défaillance. On parle de vue du mal, de fausse vue..., mais jamais d'un crime inexpiable.

 

Voilà,dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL », quelques mots au sujet de la « défaillance » d'ADAM: 

 

« Toutefois DIEU ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait d'être la cause de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM avait perdu tout bon sens; il se maintenait du côté de son épouse, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon; ne voyant plus en Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la jouissance de l'amour bestial lui procurait un bonheur apparent. Il ne se montrait plus indifférent pour son épouse, voulant autant la satisfaire qu'il avait pu lui déplaire antérieurement ».

 

Le Culte Antoiniste parle aussi plus volontiers d'épreuve. Celui qui est amené à avoir des paroles, une conduite, un comportement que dans certaines religions on qualifie de « blasphème », c'est parce qu'il est en train de traverser une terrible épreuve et qu'il se sen t écrasé par ce fardeau, fardeau estimé injuste.

 

Le Père ANTOINE parle fréquemment de cette notion d'épreuve. En voici encore quelques phrases tirées du chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

 

« Mais la prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. »

 

La notion de « blasphème » est aussi indissociable de la notion que l'on a de DIEU.

Elle découle normalement, nécessairement, inéluctablement du fait que l'on considère DIEU comme une entité extérieure à l'homme, à la création, entité omnisciente et omnipotente, dispensatrice de récompenses et de punition y compris la punition suprême, la souffrance perpétuelle en enfer.

 

Ce n'est pas la pensée de l'ANTOINISME ainsi que nous pouvons encore lire dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »: 

 

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n 'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul; là est le bonheur. »

 

Nous avons vu, au début de ce texte, qu'était facilement considéré comme blasphème toute position ou toute attitude opposée ou en contradiction avec les rites ou es textes d'une religion.

 

Encore une fois, le Père ANTOINE est beaucoup plus compréhensif et humain. En témoignent les paroles suivantes extraites du chapitre « REINCARNATION »: 

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérité. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »