31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

20/11/2008

LA SOLIDARITE.

 

« RIEN N'EST BIEN S'IL N'EST SOLIDAIRE. »

 

Le fondement de notre manière de vivre, c'est le libre-arbitre qui nous a été donné. Celui-ci oriente en permanence nos choix et nos décisions ainsi que le fait et la façon de travailler sur nous-mêmes.

C'est ce travail sur nous-mêmes qui nous permettra, s'il est bien mené, de surmonter les épreuves qui sont mises sur notre chemin, par l'intermédiaire d'autres êtres humains. Nous sommes tous des instruments de progrès les uns pour les autres. Par l'exemple, nous pouvons nous améliorer grâce aux autres. De même, notre exemple doit permettre aux autres de se réformer. C'est ce qui est enseigné dans le Troisième Principe.

Ce qui nous contrarie chez les autres n'existe que pour nous révéler, comme dans un miroir, ce qui ne va pas chez nous-mêmes. C'est l'enseignement contenu dans le Cinquième Principe.

Cela c'est le « Connais-Toi », comme rappelé dans le Neuvième Principe. Dans celui-ci, il est dit « Frappez, Je vous ouvrirai ». Oui, certes, mais ce n'est malheureusement aps aussi simple que cela. Cela exige beaucoup de courage, de volonté, de persévérance, beaucoup d'humilité aussi!

Nous recevons selon notre mérite. Sans épreuve, point d'avancement. Les épreuves nous sont envoyées par le divin pour nous faire progresser, là est la part de destinée, mais libre à chacun de nous de réagir de telle manière, de ne pas évoluer ou tout au contraire de se modifier intérieurement en étant guidé uniquement par la conscience, sans laisser supplanter celle-ci par l'intelligence. C'est ce qui nous est révélé dans les Septième et Huitième Principes.

Et aussi par l'amour, mais l'amour vrai, désintéressé l'amour « pur et de vérité » comme nous l'enseigne l'Auréole de la Conscience. Ainsi la destinée peut s'exprimer par ce qui est mis sur notre chemin pour nous permettre de progresser sur nous-même, mais c'est notre libre-arbitre qui permet de faire face à l'épreuve. Sans elle, point d'avancement, car «  rien n'est bien s'il n'est solidaire ».

Nous avons déjà démontré dans un article de ce site, que tout n'est pas déterminé à l'avance, qu'il ne faut pas confondre « destinée » et « prédestination ». Rien n'est écrit à l'avance.

C'est dans la solidarité qu'on trouve le vrai fondement de la morale.

 

 

04/08/2008

DISSERTATION ANTOINISTE SUR L'INTELLIGENCE.

INTELLIGENCE ?

     Dans l’Enseignement antoiniste, il est fait souvent référence à l’intelligence, celle-ci étant opposée à la conscience.

     Quand on dit « opposée », il s’agit de restituer à ce mot sa vraie signification. In fine du chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT », le Père ANTOINE dit :

« La base de l’intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n’a pour base que la morale et entreprend tout par l’amour. Voilà comment je puis révéler l’évolution des êtres. »

     On pourrait penser que la doctrine antoiniste propose une conception dualiste et idéaliste de l’univers et de l’homme. Il y a un monde matériel, appelé monde des Incarnés, régi par les lois de la nature, et un monde spirituel dit des « Non–incarnés » gouverné par la loi de la conscience ou loi morale.

      On ne peut pas parler réellement de « dualisme » comme chez les manichéens ou les cathares.

     Pour les Antoinistes, l’homme, doté d’un corps physique et d’une âme divine, se situe à la jonction des deux, et il possède une personnalité double : à côté du moi intelligent, soumis aux vicissitudes de la matière, siège le moi conscient, ou moi réel, ou âme. Voici donc la vraie signification du mot « opposé » : deux facultés qui vont de pair, basées sur deux conceptions différentes, mais nécessairement réunies en chaque homme.

     Nous trouvons dans le chapitre « INTELLIGENCE » la démonstration suivante :

« Nous avons enseigné que l’intelligence est la faculté qui sert à nous assimiler les fluides pour en obtenir la pensée. Mais nous savons que les fluides sont matériels, par conséquent la pensée ne l’est pas moins ; nous devons les surmonter pour progresser. Arrivés à ce point, l’intelligence n’a plus sa raison d’être. Comment nous faire une idée de cette faculté ; qu’est-elle, de quelle façon procède-t-elle ? Lui serait-il possible de s’assimiler la question morale, étant donné qu’elle ne doit son développement qu’aux connaissances qu’elle s’acquiert matériellement ? Si nous enseignons que l’intelligence est incompatible avec la foi, c’est parce que celle-ci est opposée à la matière qui, seule, est l’obstacle de l’esprit. Si elle n’est pas palpable, elle n’est pas moins de la matière, puisque c’est celle-ci qui la suscite. »

     Dans le chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE », le Père ANTOINE  aborde à nouveau cette question, apparemment contradictoire, voire pour certains ambiguë, de la nécessité de l’intelligence :

« …L’intelligence n’a qu’un but, c’est de posséder toujours davantage sans jamais être satisfaite, parce qu’étant de nature envieuse, elle nous rend égoïstes. »

     On pourrait donc penser trouver ici une condamnation sans équivoque de l’intelligence. Ce n’est pas le cas, car le Père poursuit en ces termes :

« Mais tout a sa raison d’être, plus cette faculté se développe, plus avons-nous le désir de grandir dans l’honnêteté ; elle fait naître en nous l’amour-propre qui doit nous former, car c’est à lui seul que l’intelligence doit toutes les connaissances nous rendant accessibles au fluide qui donne le savoir. »

     Et, pour terminer ce chapitre, une nouvelle précision du Père ANTOINE :

« Mes enfants, pour bien interpréter l’enseignement, ne nous arrêtons pas à la lettre, puisons dans l’esprit ;… »

     Il ne demande donc pas d’ânonner par cœur des passages de l’Enseignement, mais de ne pas craindre de prendre un certain recul et de méditer ce qui s’y trouve. Cela est assurément valable, d’abord, pour déterminer l’importance et la place de l’intelligence dans le développement de l’Homme. Il poursuit :

« …quoiqu’il ( l’enseignement ) paraisse condamner l’intelligence, en disant qu’elle est le siège de notre imperfection, il faut comprendre que son développement est celui de l’être. Ce n’est que pour cette raison que celui-ci s’est à son insu incarné car nous ne pourrions nous développer que par l’erreur, c’est  elle seule qui nous fait connaître la vérité puisque nous ne pourrions l’apprécier que par son opposé. »

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

19/12/2007

CE QUI FAIT LA QUALITE D'UN DON, D'UN ACTE: LE DESINTERESSEMENT.

 

TOUJOURS SUR LE DESINTERSSEMENT.

 

     Récemment, sur ce blog, vous avez pu prendre connaissance d’articles relatifs au don, à la qualité du don, au désintéressement, à la générosité.

     En feuilletant l’ENSEIGNEMENT, je suis tombé sur un passage dans le chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE » dans lequel le Père ANTOINE fait à nouveau référence au désintéressement : 

« Prenons maintenant la personne qui se dévoue pour son semblable, qui lui témoigne toute sa<sympathie, qui croit lui rendre de grands services. N’interprétons-nous pas aussi ses actes contrairement, ne faisons-nous pas erreur en y voyant le bien ? Supposons que ce soit nous qui agissions, oserions-nous dire que nous faisons le bien ? notre acte est-il basé sur le désintéressement ? Hors de cette vertu, il est un mal ; le désintéressement seul le rend efficace car il fait agir toujours dans l’ombre instinctivement, il respecte l’anonymat, il ne pourrait humilier celui à qui il porte assistance. Cependant, nous pouvons encore effectuer un acte qui n’est qu’anonyme qu’en apparence, note intention le falsifie si nous agissons de façon que note obligé puisse présumer qui en est l’auteur ; nous faisons un mal parce que notre pensée résulte d’un fluide contraire à celui d’un bien véritable, puisque donner comme recevoir gratuitement, c’est enfreindre la loi.

   Aussi longtemps que nous préméditerons l’acte du bien, que nous ferons pour l’un ce que nous n’aimerions pas faire pour l’autre, nous n’obéirons qu’à l’intérêt, mettant celui envers qui nous agirons dans l’obligation de nous en être reconnaissant. »

     Ceci doit nous permettre de mieux comprendre ce que le Père ANTOINE entendait par « désintéressement ». Nous comprendrons aussi mieux que « désintéressement » ne signifie nullement « désintérêt », que du contraire!

    Cet extrait est aussi à rapprocher du quatrième principe et de la première partie du dixième principe.

 

 

07/12/2007

" LES METAMORPHOSES DU DIVIN". ( TEXTE DE XAVIER DE SCHUTTER ). LIBRES REFLEXIONS.

 

« LES METAMORPHOSES DU DIVIN »

 ( Texte de Xavier DE SCHUTTER )

REFLEXIONS ET RAPPROCHEMENTS

   Je vous ai déjà dit qu’il m’arriverait – et cela a déjà été le cas – de publier sur ce site des textes ou des citations d’auteurs qu’il n’est nullement question d’annexer. Ce serait malhonnête. Tout simplement, il s’agit de publier des textes qui sont soit proches de nos idées, ou qui en confirment certains points ou qui nous permettent de tirer une réflexion et d’établir des rapprochements avec l’ENSEIGNEMENR Antoiniste. C’est notamment le cas du texte qui a suivre :

« L’histoire de l’idée que l’homme s’est faite du divin résume des millénaires d’efforts louables au cours desquels l’imagination s’est montrée particulièrement prolixe pour forger une représentation adéquate de l’indicible. Combien de fois DIEU n’a-t-il pas changé de nom, de visage, d’attributs pour s’adapter aux exigences toujours nouvelles de ses adorateurs versatiles ? Avec quelle astuce n’a-t-il pas usé de son étonnante faculté de métamorphose pour sauver sa crédibilité menacée !

  A l’aube de sa vieil fut ma Mère tellurique, incarnation de la puissance génitrice grâce à laquelle se perpétue la vie. Abandonnant la terre pour le ciel, il devint le Père, la puissance ouranienne, l’Eternel, celui qui était, est et sera, le verbe conjugué à tous les temps. Il se fit Souffle créateur, Esprit, Amour, Rédempteur, Juge. Il accepta de se personnifier en revêtant tous les masques dont les hommes l’affublèrent. Il se diversifia en une multitude de dieux présidant chacun au bon fonctionnement d’un aspect particulier du monde. Et lorsque le ciel des polythéistes devint surpeuplé, le Divin se réduisit à l’Un, l’Unique, voire le Triple.

 Il ne répugna pas à se faire minéral, végétal, animal, il se fit homme, éternel enfant, adulte au faîte de sa puissance immortelle ou vieillard à la barbe chenue.

 DIEU est un être protéiforme dont la faculté de métamorphose n’est restreinte que par les limites de l’imagination humaine Comme le serpent faisant peau neuve, il ne cessa de muer et chaque nouvelle mue engendra une nouvelle figure archétypale parfaitement adaptée à l’époque qui la vit et la fit naître. Il est l’immuable en perpétuelle mutation.

  Et lorsqu’il voulut rappeler qu’aucune définition ni représentation ne convient à son essence transcendante, il devint le DIEU caché ( le DEUS absconditus plutôt que revelatus), l’inconnu inconnaissable, la Déité non manifestée, le Tout Autre qui n’est ni ceci ni cela…Pour d’aucuns, il n’est pas au-delà mais en dedans, un trésor caché au plus profond de l’âme humaine, non pas un Être métaphysique extérieur à l’homme et qu’il s’agit d’adorer, mais un état intrapsychique qu’il convient de réaliser… »

  Dans ce dernier paragraphe, l’auteur donne une idée de la DIVINITE qui est, en gros, assez proche de la notion Antoiniste ( voir notamment le premier principe ).

  Chaque fois que l’homme ressent un besoin, un manque, une injustice, une souffrance, il se tourne vers la DIVINITE. Celle-ci est nécessairement immuable sinon elle ne serait pas la DIVINITE. Mais dans la pratique, il en va tout autrement. Et ce DIEU pourtant unique et immuable est perçu de multiples façons.

  En fait, nous trouvons, dans l’humanité, deux notions contradictoires dans la démarche de l’homme vers DIEU.

  La première : l’homme est inquiet. Il est frappé par l’injustice qu’il voit autour de lui et dont il est, ou s’estime, victime. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. C’est ce qui a incité l’homme a se faire une idée de DIEU qui correspondait à ses désirs, dont la représentation pouvait le rassurer, dont les pouvoirs qu’il lui attribuait lui semblait capables de satisfaire ses faiblesses ou ses manques matériels ou physiques ou psychologiques. C’est ainsi que l’homme a transformé DIEU en une multitude de «  faux dieux », de dieux de convenances. L’homme est parti à la rencontre de DIEU, mais d’un DIEU extérieur à lui. De là dérivent deux comportements humains vis-à-vis de la Divinité : la prière et l’adoration.

  La seconde, toujours pour se tirer de ses inquiétudes, l’homme est parti aussi à la rencontre de DIEU. Mais d’un DIEU qui se réside en chacun de nous. Tous les hommes sont nos semblables et DIEU est en chacun d’entre eux !

  Je tirerai de l’ENSEIGNEMENT du Père ANTOINe quelques extraits concernant ce sujet .

  Tout d’abord, un passage du chapitre «  COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET POUVONS PROGRESSER » :

 « J’ai déjà révélé que la croyance est l’opposé de la foi, que celui qui possède celle-ci trouve en lui tout ce qui lui est nécessaire. Nous avons dit que toutes les croyances s’interprètent  la Divinité différemment, en effet on s’y initie  suivant sa compréhension et l’importance qu’on y attache, elles ne sont souvent que le résultat de l’éducation. L’enfant peut en professer une dont il ne se rend pas compte, parce qu’il en a une autre qui est en lui une prédisposition naturelle, qu’il se développera au contact de la vie et par laquelle il se fera de la Divinité une autre conception que celle de ses parents, car son esprit peut être plus développé que le leur. La croyance est appropriée à notre élévation. Mais les parents ignorent souvent ces choses et croyant bien faire, ils les contrarient, car ils sont peut-être loin de comprendre qu’il doit en être ainsi ».

   Et, dans le chapitre « LA CROYANCE ET LA FOI. » : 

« La croyance a été imaginée par l’intelligence qui a toujours cru que DIEU existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous fait agir toujours contrairement, avec la pensée que DIEU nous voit, qu’Il nous observe, qu’Il nous punit et nous donne des récompenses ; c’est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.

  C’est la croyance en DIEU qui nous divise parce que nous n’avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c’est en pensant qu’un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes. »

   Et, un peu plus loin, dans le même chapitre :

« Je le répète, la croyance en DIEU telle qu’on l’envisage résulte de l’intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non  par l’amour, nous montrant tout autour de nous le mal que suscite notre haine. »Et, en guise de conclusion, au sujet de cette diversité des croyances ou de l’histoire de leurs métamorphoses : 

« La variété des croyances n’étant que de l’opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous le pouvons. Agir ainsi, c’est rendre témoignage à la vérité. »

 

 

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

31/08/2007

INTELLIGENCE ET CONSCIENCE: LES DEUX PILIERS DU LIBRE ARBITRE.

 

INTELLIGENCE ET CONSCIENCE:

LES DEUX PILIERS DU LIBRE-ARBITRE.

     Voici encore, une fois n'est pas coutume, un court extrait du livre de Robert VIVIER " DELIVREZ-NOUS DU MAL" dans lequel l'auteur, par un travail mental profond, s'imagine comment le Père ANTOINE a mis au point cette théorie:

" Supposons, se disait ANTOINE,que deux amis se mettent en chemin pour aller quelque part. D'abord, il n'y a qu'un seul chemin. ils arrivent à un embranchement, et se mettent à discuter. l'un veut prendre à gauche, l'autre à droite. Ainsi de la conscience et de l'intelligence, ces deux amis dont la paire fait l'homme. Sans cette discussion, sans cette nécessité d'un choix, il n'y aurait pas de libre-arbitre, et par conséquent pas de mérite à suivre à la fin la vraie route, celle de l'esprit, - laquelle d'ailleurs est la seule route, l'autre n'étant qu'une pure illusion ( mais nous ne le savons pas). Sur cette route de pure vision, l'intelligence tout d'abord nous engage, et cette erreur est nécessaire pour que nous trébuchions dans les épreuves, et pour que, ramenés par la conscience, que l'intelligence harassée ne contredit plus, nous ressentions le bonheur de nous retrouver sur la vraie route, rejointe à travers d'épuisantes fondrières ( ce qui peut exiger toute une série d'existences). Travail moral, destruction en nous de la vue du mal, amour d'autrui, voilà ce qui nous fait avancer dans cette brousse obscure. car nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, - et c'est là la soildarité humaine. A force d'aimer autrui, nous sommes ramenés par la conscience sur le chemin de l'esprit, le vrai chemin.

   Telle est l'histoire qui se passe pour toute l'humanité et qui se passe pour chacun de nous."

12/07/2007

HYBRIDES "HOMME-ANIMAL". UNE LIMITE A ETE VIOLEE.

 

UNE LIMITE A ETE DEPASSE :

DES HYBRIDES « HOMME-ANIMAL »

 

Septième principe :

 

«  TACHEZ DE VOUS PENETRER

QUE LA MOINDRE SOUFFRANCE EST DUE A VOTRE

INTELLIGENCE QUI VEUT TOUJOURS PLUS POSSEDER ;

ELLE SE FAIT UN PIEDESTAL DE LA CLEMENCE,

EN VOULANT QUE TOUT LUI SOIT SUBORDONNE. »

 

Huitième principe :

 

« NE VOUS LAISSEZ PAS MAÎTRISER PAR VOTRE INTELLIGENCE

QUI NE CHERCHE QU’A S’ELEVER TOUJOURS

DE PLUS EN PLUS ;

ELLE FOULE AUX PIEDS LA CONSCIENCE,

SOUTENANT QUE C’EST LA MATIERE QUI DONNE

LES VERTUS,

TANDIS QU’ELLE NE RENFERME QUE LA MISERE

DES ÂMES QUE VOUS DITES

«  ABANDONNEES  »,

QUI ONT AGI POUR PLAIRE

A LEUR INTELLIGENCE QUI LES A EGAREES. »

 

La lecture d’une information donnée par Altermédia m’a tout de suite amené à me rappeler ces deux principes qui s’appliquent très bien à tous les humains qui se laissent égarer par leur intelligence. Voici, en résumé, cette information :

 

«  Le 17 mai dernier, le gouvernement britannique a autorisé la création d’embryons humain-animal pour la recherche. La loi leur autorise une durée de vie de 14 jours et interdit leur implantation d’utérus. »

 

Encore heureux…sauf le jour ou un savant fou…ou un dictateur…Quelle puissance aurait un lion doté d’une intelligence humaine ?

Nous avions déjà vu, ces dernières années surtout, des avancées qui posaient question comme par exemple la création d’embryons humains dans un but thérapeutique ou les fécondations « in vitro ». Mais, cette fois, une limite dangereuse a été franchie, celle de l’hybridation de l’homme avec l’animal. Pour moi, cette hybridation doit être considéré comme le viol d’un frontière infranchissable, comme le détournement le plus grave de l’ordre naturel. C’est là la manifestation du fait que la soif de savoir devient primordial par rapport à tout autre considération. « L’intelligence se fait un piédestal de la clémence en voulant que tout lui soit subordonné ». L’appétit de connaissance, la soif d’expérimentation va à l’encontre de tout sens moral.

 

 

24/06/2007

LA VUE DU MAL: IL FAUT LUTTER!

LUTTER CONTRE LA VUE DU MAL.


     Le problème qui se pose à nous à tout instant réside dans la grande difficulté de distinguer la source véritable de nos pensées.


     Il est difficile de discerner si elles sont de bonne source ( c'est-à-dire émanant de notre conscience, sans avoir été manipulées de quelque façon ) ou si elles sont de mauvaise source ( celles qui émanent de notre imperfection ). Ou si elles émanent de notre intelligence ( c'est-à-dire non spontanées mais produites après étude ). Dans ce dernier cas, cela ne signifie pas nécessairement qu'elles sont mauvaises, mais elles peuvent souvent être intéressées.


     Tout ce ce que nous pouvons faire, chacun d'entre nous, en attendant que nous nous soyons améliorés par l'épreuve, c'est d'agir avec la bonne intention d'être utile à notre prochain.


     Pour cela, il y a deux règles à suivre:


1° lutter le plus possible contre la vue du mal. Cesser de rechercher dans le comportement du prochain tout ce qui nous montrerait le mal.C'est-à-dire avoir un regard désinteressé sur le prochain;


2° prêcher par l'exemple. Essayer d'avoir en permanence un comportement  qui fait rayonner notre foi. Avoir en mémoire les textes de base de l'ANTOINISME: les "DIX PRINCIPES", "L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE", "LA REINCARNATION", "LA CHARITE MORALE", notamment.


     Il ne faut pas nous décourager si nous succombons de temps à autre. Nous ne pouvons, personne plus que les autres,faire plus que nos forces morales ne nous le permettent.


     Mais considérons que nous avons une mission: aimer toute personne qui se trouve sur notre chemin et nous tendre la main en toute circonstance. En ne le faisant pas, nous manquons à notre conscience. Il en résultera des fluides néfastes qui nous affligeront jusqu'à ce que nous ayons reconnu notre erreur et que nous soyons revenus à de meilleurs sentiments.


     N'oublions pas non plus que l'intelligence est égoïste et orgueilleuse quand elle n'est pas soutenue et animée par l'amour. C'est ce que nous rappelle, dans chaque Temple, le texte de l'Auréole de la Conscience reproduit en lettres blanches tranchant sur fond noir!

29.9.05 09:28

06/06/2007

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

 

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

     Pour arriver au but final qui le sien, l’homme doit absolument arriver à mettre en pratique ce qu’il a compris de l’Enseignement divin. Cet enseignement est révélé à travers les âges par les différents prophètes ou révélateurs.

     Contrairement à la plupart des autres religions, l’Antoinisme n’est pas une religion « de salut ». Ce qui signifie que l’Antoinisme ne prétend pas que le but final soit exclusivement réservé à ses adeptes. Pour l’Antoinisme, le but final ne s’atteint pas après une unique vie (incarnation) après laquelle on est définitivement et irrémédiablement élu ou damné.

     Pour atteindre le but final, il faudra de nombreuses incarnations au cours desquelles il faut absolument assimiler l’enseignement divin et arriver à le mettre en pratique.

     C’est ce qui est le plus difficile à accomplir : comprendre est une chose ( déjà elle-même difficile ) mais appliquer ce qui découle de cette compréhension est de loin encore plus complexe.

     C’est ce qui explique les nombreuses chutes et rechutes, les périodes de découragement et de doute, voire des reniements.

     C’est ce qui explique aussi qu’une seule incarnation ne peut suffire pour atteindre au but. Il est donc impérieux de bien saisir ce que signifie exactement cette compréhension et cette mise en pratique du savoir.

     Les hommes sont destinés à les acquérir insensiblement. C’est en quelque sorte la mission a accomplir lors de chaque réincarnation.

     Nous pouvons les décomposer en cinq stades ou, mieux, en cinq attitudes :

     La PRISE DE CONSCIENCE :

         C’est ici que la connaissance de l’Enseignement joue un rôle indéniable. L’Enseignement nous apprend que autrui représente DIEU pour nous et que nous représentons DIEU pour autrui, que nous sommes les uns pour les autres des instruments de progrès. Le père nous dit que « nous ne pouvons progresser qu’au contact de notre semblable ». Il nous a dit aussi : « Nous ne dirons pas que ce qui arrive est pour un bien, mais que c’est un bien. »

       Le Père a révélé la nature de DIEU, la nature de l’homme, le principe de la réincarnation, le rôle réciproque et antagonique de l’intelligence et de la conscience, le principe de « la vue du mal », la charité morale, l’existence du monde matériel et du monde spirituel distincts mais liés quoique opposés dans leurs effets bien que s’influençant l’un l’autre, la force de l’exemple…

     LA VOLONTE :

         Ce que nous venons d’expliquer peut se définir comme le « savoir », la « sagesse ». Il s’agit maintenant de mette en pratique.

         Pour arriver à mettre ce savoir en pratique, il faut absolument que nous commencions par en avoir le désir. Le désir ne suffit pas, le désir sans la volonté est un sentiment stérile. Le désir sans la volonté ne peut entraîner que la rancœur, l’envie, la jalousie ou la culture de l’égo, le cynisme, le narcissisme dont nous avons étudié précédemment les dangers.

     L’EXPERIENCE.

          Notre nature est toute entière sous l’emprise de la matière. Vouloir la corriger, totalement, du blanc au noir, d’un seul coup est une utopie, une expérience vouée à l’échec. Cet échec ne peut amener que du découragement : il y a trop à faire et nous serions vite écrasés sous l’énorme masse de travail à accomplir.

          Il faut donc que cela se fasse progressivement, pas à pas. Ainsi, le fardeau sera moins lourd à porter, l’obstacle sera plus facile à aborder.

          C’est pourquoi, au lieu de nous acharner, nous devons porter notre effort à nous améliorer chaque jour davantage, sans dépasser les limites de nos possibilités.

     LA PERSEVERANCE.

          Plutôt que « Expérience », j’avais d’abord pensé au titre « Essai ». Le terme « Expérience » me semble mieux correspondre à l’esprit : « Expérience » suppose bien sûr une tentative, un essai, un test, mais aussi un savoir acquis, une expertise. Il signifie aussi une attitude, une répétition, un suivi dans l’effort : la persévérance.

          Malgré les échecs, les fausses manœuvres, les fréquentes rechutes dans la marche vers le progrès, il importe de ne pas céder au découragement, de persévérer dans le travail d’amélioration. La victoire finale sur nous-mêmes est à ce prix : nous devons garder la foi dans ce que nous sommes entrain de réaliser.

          Le suivi dans l'effort, dans la même voie, malgré les échecs, est important. L'homme qui change sans cesse de but, qui poursuit sans cesse des sensations nouvelles, recourt en permanence à la distraction. Il ne saurait ainsi trouver la sagesse de l'esprit.

     LE SUCCES.

         Celui-ci, le succès final, sera la juste récompense de tous les efforts accomplis et sera nôtre pour l’éternité.

          Mais il ne faut pas oublier que, contrairement à ce que disent les religions de salut, le succès final ne peut être acquis au terme d’une seule incarnation qui serait soldée par le triomphe ou par la condamnation éternelle.

          C’est ici que l’on comprendra mieux le passage de l’Enseignement où le Père ANTOINE dit : « Tout autre et bien plus consolante est la réalité:la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n’est qu’illusion. »

     

          

           

25/04/2007

L'ANTOINISME. SON RÔLE. SA PLACE ENTRE LES RELIGIONS.

 

RÔLE DE L’ANTOINISME PARMI LES RELIGIONS.

 

     La cause de la diversité des croyances est que les fidèles se réfèrent davantage à la personne d’un prophète ou d’un révélateur qu’à leur enseignement ou à leur révélation. Une seconde cause est que  les fidèles, bien souvent, commencent par interpréter cet enseignement ou cette révélation par les aspects les plus élevés qui, fatalement, les dépassent et ou leur imagination engendrée par leur intelligence entre en jeu.

     L’Antoinisme enseigne qu’il faut d’abord s’attacher aux questions fondamentales pour acquérir la foi dont l’amour divin est la base ( voir « L’Auréole de la Conscience «  ).

     L’Antoinisme contient tout ce qu’il faut pour éliminer ces deux sources de division. Il expose que pour s ‘élever vers DIEU, il faut, à la place de se revendiquer des prophètes et des révélateurs, s’appliquer à pratiquer leurs révélations. En fait, en-dessous d’une couche superficielle due aux circonstances de temps, de lieux et de situations, le fondement de toutes les révélations se ramènent à l’unité. L’Enseignement du Père ANTOINE montre la liaison qui existe entre tous les prophètes.

     Ce que l’Enseignement Antoiniste nous démontre, c’est que, en effet, un enseignement moral est révélé à chaque étape de l’humanité, à chaque situation donnée, à chaque civilisation donnée, à des intervalles plus ou moins longs. En fin de compte, tous ces enseignements ont une seule mission : enseigner la parole de DIEU, faciliter le chemin d’accès à la foi.

    Toute révélation émane de DIEU. Elles ont toutes la même base, le même but. Les mots, les phrases, les paraboles, les textes ne sont rien. Seul le fondement qui est la morale est à trouver. Ce fondement est unique, c’est l’amour divin ! Nul ne possède l’essence de l’homme ni les clés de son avenir ( aussi bien de l’avenir terrestre de chacun que de l’avenir terrestre de l’humanité que de l’avenir des âmes ).

    Le premier combat consiste en un combat interne à chacun : la priorité ne doit pas aller à de grandes gesticulations mais à la lutte contre le cynisme, le fatalisme et le fanatisme.

     Ce n’est pas par des dissertations sur des sujets élevés que l’on parvient à éveiller ou à réveiller ou à élever la foi des hommes. Il ne suffit pas non plus de décréter la foi pour qu’elle arrive.

     La foi n’est pas le fruit d’un effort livresque de l’intelligence. La foi reste d’ailleurs quasiment étrangère au domaine de l’intelligence. Il ne faut pas comprendre pour avoir la foi, c’est la foi qui aide à comprendre.

     La foi est le produit d’un grand effort de l’âme au cours d’une longue pratique de la charité morale. Le père ANTOINE a dit : « Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité » et aussi : « Voulons-nous mesurer notre foi, voyons la façon dont nous acceptons nos épreuves. »

     L’Enseignement Antoiniste démontre qu’il ne faut pas chercher la cause des épreuves chez notre prochain mais bien en nous-mêmes, dans notre passé. Il nous explique aussi que toute souffrance de quelque sorte qu’elle soit nous est profitable ( comme il est dit dans le sixième principe ) parce qu’elle nous pousse et nous aide à voir en nous-mêmes.

     L’ Antoinisme est souvent qualifié de religion « simpliste », « Simpliste » étant un euphémisme pour ne pas dire « pour des simplets » ! Il ne faut pas craindre de le revendiquer: le bon sens est la première porte vers la sagesse. En cette époque où se développent les fanatismes, les intolérances et les sectarismes, il importe justement de revenir à des principes simples et clairs et ainsi éviter de se perdre dans les labyrinthes des préjugés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02/03/2007

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L'ÂME.

 

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L’ ÂME.

 

« Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’elle ait surmonté son imperfection. » ( Extrait du chapitre « REINCARNATION » )

La mort est le moment où l’âme abandonne le corps pour aller faire le bilan de la dernière incarnation, pour aller se situer sur l’échelle du progrès avant de se réincarner pour continuer ou reprendre son évolution, portée par un nouveau projet de vie.

L’âme ne meurt donc jamais.

Notre corps est le véhicule utilisé pour réaliser notre projet de vie. A chacune de nos réincarnations correspond un nouveau corps, une nouvelle famille, une nouvelle nationalité, un nouveau milieu social et un nouveau lieu de réincarnation.

«  Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’es est préparé un autre pour se réincarner. » ( chapitre « REINCARNATION »

Le but de l’âme est donc de progresser, de s'améliorer d'expériences en expériences et de vies en vies. Le corps physique n’est que son instrument.

« Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement. » ( Chapitre « REINCARNATION » )

Il convient donc ici de corriger quelque peu ce qui pourrait être compris de l’importance du corps. Celui-ci est plus qu’un simple instrument docile. C’est un véhicule indispensable. Pendant chaque incarnation, le corps ( mortel ) et l’âme (immortelle ) forme un couple.

Quand, à l’issue d’une réincarnation, l’âme  est suffisamment avancée sur l’échelle du progrès, elle n’éprouve plus la nécessité de se réincarner et va se réaliser sur un autre plan, elle retrouve la DIVINITE.

«  Je l’ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel ; quand nous aurons surmonté la matière, l’imperfection, nous  serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l’unité absolue de l’ensemble, DIEU. » ( Extrait du chapitre « ARBRE DE LA SCIRENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE »

Nous voyons donc l'importance qu'il y a à créer un contact avec notre âme, à faire un travail d’introspection pour essayer de comprendre le sens de notre vie et d’éviter ainsi des impasses, des obsessions, des souffrances

Un bon conseil : relire le plus régulièrement possible les Dix Principes et voir dans quelle mesure ils n’indiquent pas que nous sommes en train de nous fourvoyer, d’agir ou de penser  contrairement à ce qui y est révélé.

En bref, nous devons partir à la recherche, à la découverte de notre âme en ayant toujours à l’esprit que la conscience est la faculté développée par l’âme pour appréhender le monde alors que l’intelligence est la faculté développée, dans le même but, par le corps, la matière.

Il faut rester conscient aussi que l’intelligence est mortelle comme le corps tandis que l’âme constitue la part immortelle de notre personnalité.

 

 

 

01/12/2006

LA VUE DU MAL: UN SOUS-PRODUIT: LA COLERE.

 

LA COLERE :

UNE NOTION AMBIGUË

UN SOUS-PRODUIT DE LA VUE DU MAL.       La colère. Qu’est-ce que la colère ? Une épreuve ! Voici un texte tiré de l’ENSEIGNEMENTqui peut se rapporter à la colère.      «  Chaque fois que nous sommes à l’épreuve, nous ressentons par notre manque d’amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu’au lieu d’envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons comme un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s’altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer…. »        La colère est un état psychique dans lequel l’homme est littéralement hors de lui. Quand la colère s’empare d’une personne, elle supprime toute retenue, toute intelligence. Elle neutralise toute conscience, toute morale. Elle supplante la volonté et le libre arbitre, causant ainsi de graves dommages.      Cette passion, blâmable entre toutes, n’engendre rien d’autre que le regret. Car un accès de colère ne s’assagit qu’après avoir fait subir à sa victime les affres de la vue du mal.      Reprenant conscience, l’homme est pris d’un remords profond et d’un sentiment d’indignité au spectacle des séquelles de son emportement.       Dale CARNEGIE écrit à propos de la colère :      «  Quand nous sommes sûrs d’avoir raison, efforçons-nous avec tact et douceur de faire partager notre opinion. Mais quand nous sommes dans notre tort- ce qui se produit avec une fréquence étonnante si nous avons la franchise de l’admettre-, reconnaissons notre erreur promptement et de bon coeur. Non seulement nous constaterons des résultats surprenants, mais encore ce sera beaucoup plus amusant que d’essayer de nous défendre.»       Parmi les maux, causés par la colère, qui  sur les hommes et pèsent sur les hommes comme un fardeau, nos trouvons l’inimitié, la rancune, le ressentiment, la haine, la division…Tels sont les résultats de la colère.       En effet, l’inimitié ne disparaîtra pas pour autant; elle creusera la blessure et l’élargira. Celui contre qui on s’est mis en colère parce qu’on a cru voir en lui « un ennemi » est devenu, réellement, un ennemi !     Après son accès de colère l’homme s’assagit et croit avoir éteint le feu qui a causé son emportement. Mais souvent, c’est en vain : les mots prononcés, les gestes commis restent dans les mémoires. Le pardon devient difficile. Des failles irréparables se créent : il est trop facile de se laver les mains en disant :        « Moi, quand j’ai crié un bon coup, quand j’ai sorti  ce que j’avais sur le cœur, tout redevient comme avant »      En laissant éclater sa colère, l’homme trouve un exutoire à son bouillonnement intérieur. Pourtant, il n’a fait qu’exprimer sa vue du mal, ignorant que la nuisance, l’épreuve provoquée par autrui, par celui qu’il a cru « être son ennemi » est de loin inférieure en intensité à celle qu’il s’impose en répondant au mal par le mal. 

    En répondant au mal par le mal, on n’a rien corrigé, on n’a fait qu’ ajouter du mal au mal.

     " Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance; la colère est née pour la destruction commune". C'est en ces termes que SENEQUE prononce la condamnation définitive de la colère !

 

      Dans les différentes traditions, la colère est le plus souvent considérée négativement. Dans la tradition catholique, la colère est un des sept péchés capitaux.            Mais, et c’est ici que la notion de « colère » est ambiguë : bien qu’ elle soit souvent considérée comme une passion mauvaise, elle semble être aussi ce qui réveille l'homme de sa torpeur et son acceptation résignée de l'injustice.      Elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, certaines valeurs jugées essentielles ; elle nous donne ainsi l'impulsion de surmonter nos propres résistances (peur d'être mal traité ou jugé en retour, poids des habitudes).                Un caractère vindicatif engendre toujours l’injustice, et sème la zizanie entre les gens. Si nous devions réparer par la vengeance toutes les atteintes grandes ou petites que nous subissons, nous devrions gaspiller notre temps en querelles interminables, et accepter d’avilir notre âme.       Mais si l'indignation contre ce qui est injuste pourrait être considérée comme une forme de colère acceptable voire utile à conserver la vie et la valeurs qui en découlent, il reste que la véritable colère est incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas de répondre par un mal équivalent: l'homme en colère rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.      En nous mettant en colère à cause de ceux envers qui ont avons la vue du mal qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes.       Beaucoup de personnes semblent penser qu'elles agissent bien en s'irritant quand d'autres agissent mal.       Ce n’est pas correct. Ayons toujours bien en mémoire le troisième principe :       «  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »      Or, la colère, c’est encore bien plus grave que de simples paroles, voire des remontrances. Par la colère, on perd tout sens de la mesure dans ses paroles. Et les paroles peuvent être cruelles et, souvent, si l’on n’y prend garde, s’accompagner de gestes, d’actes…      Que peut pousser un être humain à martyriser moralement – et éventuellement- son semblable ? La réponse : la faiblesse du raisonnement, le manque de foi. Ne serait-ce pas al projection de l’image d’un être qui ne peut affirmer sa personnalité qu’au travers de la destruction morale de l’autre. 

24/08/2006

" SYPMATHIE " ET " ANTIPATHIE " EXPLIQUES PAR LES FLUIDES.

" SYMPATHIE " ET " ANTIPATHIE ":

DES FLUIDES !

     Lorsque quelqu'un nous est sympathique ou antipathique, c'est un sentiment qui semble, souvent, dénué de raison. Nous n'arrivons à en expliquer le pourquoi ni le comment.Il y a bien une cause mais nous ne parvenons pas à la découvrir: des fluides perturbateurs nous empêchent d'en déceler l'origine.

     En effet, " sympathie " et "antipathie " sont des fluides au même titre que n'importe quel autre fluide rencontré dans la création.

     " Sympathie " et " antipathie " sont des fluides que nous avons nous-mêmes créés, à notre insu, au cours des expériences vécues dans cette incarnation ou au cours d'une incarnation précédente.

     Ce fluide provoque, à présent, une répulsion ou un attrait sans que la raison nous soit révélée. Notre intelligence étant insatisfaite cherche à tout prix à trouver des motivations.

     Le seul remède possible est d'acquérir suffisamment d'amour divin afin, dans les cas de répulsion, d'en supprimer les effets consécutifs à notre " Vue du Mal ".

      Le terme utilisé,"répulsion", semble contradictoire parce que nous faisons une différence entre "sympathie" et "antipathie".

     Nous devons bien nous pénétrer que la première comme la seconde ne sont que des parti pris de notre part.

     Nous ne devons pas plus voir le bien dans la sympathie que le mal dans l'antipathie: toutes deux ne découlent que de la vue du mal.

04/08/2006

SUR LE DESINTERESSEMENT.

TOUJOURS A PROPOS DU

" DESINTERESSEMENT "

 

     Il est d'abord conseillé de relire l'article publié le 25.07.2006 ( " ON N'EMPORTE RIEN DE MATIERE " )

 

     Le texte qui suit est extrait de l' ENSEIGNEMENT, chapitre intitulé " LE DESINTERESSEMENT " :

 

     " Nous ne pénétrons pas toujours la réalité de cette vertu, nous croyons qu'elle consiste seulement à ne pas amasser, mais ce n'est pas ainsi que nous devons raisonner le désintéressement. Il est vrai que si nous avons fait un bien avec notre argent, nous ne pouvons qu'en profiter. Mais s'il nous survient des pensées et que nous craignions par exemple de nous trouver au dépourvu, ces pensées ne sont que la conséquence de notre doute, nous voudrions connaître et non savoir, c'est-à-dire réussir dans tout ce que nous pourrions faire pour atteindre à notre but. Mais alors ce ne serait plus du désintéressement, au contraire, ce serait agir avecd trop d'intérêt, car celui qui se dévouerait avec une autre intention que celle de s'améliorer, ne pourrait rien percevoir qui ne ressortît à l'intelligence, il effectuerait tous ses actes par celle-ci et voudrait respecter le bien tel qu'elle le conçoit, opposé à la réalité. "

 

 

02/08/2006

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

RAISONNONS A NOUVEAU SUR INSPIRATION ET PENSEE.

 

     Dans un des derniers articles publiés, nous raisonnions sur la différence, voire l'opposition, qui existe entre " inspiration '" et " pensée ".

 

     Nous disions que nous recevions des " inspirations " au départ de la foi et que nous émettions des " pensées " au départ de notre intelligence.

 

     Je vous invite, à présent, à prendre connaissance d'un extrait de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE, s'exprime à nouveau à ce propos.

 

     Il s'agit du chapitre intitulé " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ":

 

     " ...Aussi longtemps que nous manierons des fluides sans amour, notre imperfection nous donnera telles pensées. Si nous avons en DIEU la croyance qui nous permet de comprendre le travail que nécessite notre avancement, des combats terribles doivent s'engager en nous entre l'intelligence et la conscience; si nous laissons dominer  la première, nous puisons dans des fluides grossiers qui nous constituent une atmosphère plus ou moins compacte; impossible de la franchir pour atteindre à de meilleures contenant un plus grand amour. Nous nous abstenons de faire le bien, malgré les inspirations que nous recevons, nous voulons remplir un devoir et nous n'en avons plus le courage.

       Bien que nous cherchions à  nous améliorer, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de notre tâche. Nous laissons l'inspiration en souffrance et elle est aussitôt remplacée par une pensée qui apporte le fluide d'épreuves."

 

     Le Père ANTOINE fait cependant la distinction. Toutes les pensées ne sont pas nécessairement mauvaises. Les ANTOINISTES parlent de pensées "de bonne source" et de pensées "de mauvaise source ":

 

     " Quand elle n'est pas négligée, la pensée d'une oeuvre utile est immédiatement assimilable à une autre qui fait notre récompense parce qu'elle contient plus d'amour pour exécuter un nouvel acte. Nous remplissons ainsi nos devoirs journaliers."

 

      Mais, même à propos des "pensées de bonne source", le Père ANTOINE nous met en garde:

 

     "Nos pensées sont donc de bonne source,suivant notre avancement, quand nous le voulons. Mais si peu qu'elles laissent d'intervalle, la faiblesse, toujours en éveil, nous prend à l'improviste, elle nous attire un fluide épais, coupant littéralement celui qui nous reliait aux vertus. Cette irruption nous fait transgresser la loi de la pensée progressive, parce que nous avons puisé à deux sources pour exécuter l'acte qu'elle nous commande."

 

 

03/07/2006

LES JUGEMENTS PORTES SUR L'ENSEIGNEMENT.

LES JUGEMENTS PORTES SUR L'ENSEIGNEMENT.

 

     Selon certains, ce qui est dit dans l'ENSEIGNEMENT, ne serait que "fariboles". Ce qui est difficile à avaler, c'est, notamment, les pensées sur le rôle de l'intelligence, la notion du bien et du mal, la matière...

 

     Il est parfois bien difficile de répondre. Voici ce qu'en pense le Père.

 

    Il s'agit d'un extrait du chapitre " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ".

 

     " Dans tout milieu où vous raisonnerez de l'ENSEIGNEMENT, un auditeur développé intellectuellement pourra relever ce qu'il considère comme une erreur; mais la personne élevée moralement se gardera d'intervenir, sachant que celui qui parle ne pourrait dire que ce qu'il a compris, il ne peut présenter que des arguments en rapport avec son mérite; loin d'y trouver un mal, elle rendra plutôt hommage à sa franchise et à sa loyauté. Personne ne peut rien nous ravir de notre travail.

 Si l'on nous attaque, on ne nous fait qu'un bien car nous ne devrons jamais notre avancement qu'à notre adversaire.

     Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'ENSEIGNEMENT qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudraient l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. "

22/12/2005

CONCEPTION ANTOINISTE DES PROPHETES.

QUELLE CONCEPTION
LES ANTOINISTES DOIVENT-ILS
AVOIR DES PROPHETES ?

     DIEU se manifeste aux hommes par l'intermédiaire des prophètes. Ceux-ci apparaissent dans l'histoire humaine à des époques différentes et dans des sociétés différentes, parfois très espacées dans le temps.

     Les prohètes so nt semblables à des hommes se frayant un chemin dans la foule en portant une torche enflammée. Ils attirent l'attention et font souvent peur à la fois.

    Ils font peur car ils sont dérangeants. Ils viennent rappeler au monde que celui-ci se trompe, fait fausse route!

    Ils nous révèlent l'enseignement divin, fondamentalement toujours le même, mais exprimé de façon différente selon l'histoire, la géographie, la société dans laquelle ils apparaissent.

     Ils nous montrent la façon de mettre en pratique cet enseignement.

     Hélas, il arrive très fréquemment que les hommes à qui ils s'adressent soient fascinés davantage par le personnage plutôt que par son enseignement. Nous croyons au prophète et non dans ses prophéties !

     En agissant de la sorte, nous oublions forcément que ce n'est pas dans la croyance, dans la matière que nous pouvons progresser et trouver la délivrance de notre état d'imperfection dans lequel nous maintient notre intelligence.

     Les prophètes, en réalité, souhaitent nous voir oublier leur personne. Au contraire, ils nous font constamment comprendre qu'ils ne nous apparaissent que pour nous apporter le message divin.

     nous avons donc la liberté totale de faire un choix:

- croire en leur personne, sans chercher plus loin, en espérant ainsi trouver le bonheur;

- avoir la foi dans le message divin qu'ils nous révèlent.

     Si nous choisissons cette seconde voie, nous pouvons, bien sûr, leur manifester notre reconnaissance, nous rappeler constamment leur exemple. Mais il faut éviter de les déifier par erreur et par incompréhension.

     Hélas, ici, battons notre coulpe! Dans le passé, certains Antoinistes - et non des moindres- ont parfois eu une fâcheuse tendance à quasi déifier le Père! On en trouve même un exemple dans le préambule de la REVELATION.
    

 


 

30/09/2005

Respecter les adeptes costumés.

 RESPECT DÛ AUX DESSERVANTS DES TEMPLES
ET AUX ADEPTES COSTUMES.

     Que l'on ne se méprenne point sur ma réflexion! J'ai déjà exposé ici et sur le site www.20six.fr/antoinisme que les desservants des temples et autres adeptes costumés n'étaient pas des prêtres comme dans les religions catholique, orthodoxe, anglicane ou luthérienne, ni non plus des "pasteurs" comme chez les autres protestants.

     Il est bien dit aussi que l'habit antoiniste ne place pas l'adepte qui la revêt dans une caste supérieure aux autres.Il faut rappeler les explications données par le Père ANTOINE lui-même dans le bulletin édité par le Culte Antoiniste à son époque ( "L'UNITIF" ). Laissons parler le Père:

     " J'ai répondu dans le premier bulletin à une personne qui m'avait écrit à ce sujet, croyant que j'avais dit aux adeptes qu'ils devaient porter la robe comme moi. Je ne pense pas que l'un d'eux puisse dire que je lui aie jamais imposé quoi que que ce soit. J'avais même cru que je devais la porter seul, puisque l'inspiration n'avait fait allusion qu'à moi. Je me demandais si cette pensée était bien réelle. Mais le reste ne tarda pas à m'être inspiré et je sus que la robe n'était pas dictée par l'intelligence mais bien par la conscience, qu'ellen'était pas révélée pour moi seulement mais aussi pour les adeptes qui doivent montrer l'exemple, qu'ils en recevraient également la pensée. J'appréciai là seulement toute son importance, car j'y vis un complément à la Révélation, le symbole de l'unité de l'ensemble. La robe nous préserve de l'envie, de la jalousie, ,ainsi que d'autres faiblesses, nous ne devons pas nous arrêter à l'effet, car nous ne verrons en elle que la matière et nous savons que celle-ci n'existe pas"

     Le Père, dans le même article, met bien en garde les adeptes costumés contre toute tentation éprouvée de se hisser au dessus du lot:

     " En la portant sincérement, les adeptes ne pourraient  se croire supérieurs à leurs semblables parce que ce fluide nous permet de nous rapprocher les uns des autres, nous pousse, à notre insu, vers l'unité de l'ensemble"

     Plus loin:

     " La robe nous ôte la pensée de nous distinguer les uns des autres, elle nous a été révélée pour nous rappeler que nous sommes tous enfants d'une même famille...Tous ceux qui porteront sincérement la robe en éprouvereont un bonheur parce qu'elle permet aux adeptes de s'unir fraternellement, en effaçant toute distinction entre le riche et le pauvre."

     Plus loin, encore:

     " Parmi les adeptes, les uns portent la robe et d'autres ne le font pas; inutile de la conseiller à personne car on ne pourrait en être vraiment heureux aussi longtemps qu'on n'en sera pas inspiré et tous le seront de la même façon qu'on est appelé à la morale, les uns après les autres"

    Dans le même article, le Père aborde ce qui fait l'objet du titre que j'ai choisi pour la présente rubrique:

     " Mais quand nous en sommes  revêtus, nous nous devrions la respecter..."

     Les desservants sont désignés pour remplir une mission toute de dévouement et de sacrifices. Il en est de même pour tous les adeptes revêtus de l'habit antoiniste qui participent d'une façon ou d'une autre à l'exercice du Culte Antoiniste.

     En portant l'habit Antoiniste, ils ont choisi de s'exposer aux regards du monde, d'être contraints, en permanence, d'avoir un comportement exemplaire aussi bien dans leur vie privée que dans leur vie publique. Ils savent qu'ils s'exposent à la médisance, au jugement malveillant, à l'ironie idiote. Surtout à notre époque où il paraît intelligent de se montrer le plus détaché possible du spirituel!

     Dans le Culte Antoiniste, l'adepte, je le rappelle, est libre de porter l'habit ou non. Cependant celui qui le porte sait qu'il effectue un grand travail moral puisqu'il travaille à son amélioration par le fluide particulier qui s'attache à ce vêtement. l'habit Antoiniste est autant un vêment pour l'âme que pour le corps.

      Porter l'habit Antoiniste, c'est faire abstraction de sa personnalité apparente au profit de l'oeuvre collective. Dans la société où nous nous trouvons, l'habit Antoiniste est un message, un rappel de l'existence du monde spirituel pour tous ceux que l'adepte costumé rencontre et qui sont pris par leurs tracas matériels quotidiens.

     Ce sont les raisons pour lesquelles, il convient de respecter, sans hisser sur un piédestal ou sur une estrade, ceux qui ont choisir de revêtir l'habit Antoiniste.

     Attention, dans les réflexions du Père ANTOINE, revient souvent l'expression " revêtir sincérement le costume (ou la robe )". Il faudrait bien prendre garde à ne pas se laisser entraîner par l' intelligence qui nourrit l'orgueil. Revêtir l'habit Antoiniste pousse à l'humilité et non à la prétention.


     Laissons aussi la parole à Robert VIVIER ("DELIVREZ-NOUS DU MAL"):

     " Désormais ils étaient reconnaissables à leur costume. On disait tout de suite: "Voilà les Antoinistes".Les femmes aussi avaient leurs bonnets noirs, leurs longues mantes. Les Antoinistes passaient à travers ce monde frivole ainsi qu'une procession sévère"



    

 































































































































03/08/2005

L'arbre de la Science de la Vue du Mal

L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA
VUE
DU MAL.

L'arbre est un symbole repris dans beaucoup de philosophies ou de religions.

Le Père ANTOINE disait qu'il servait de transition entre la vie matérielle et la vie spirituelle.
                                             
Pourquoi " de la science de la vue du mal" et non pas, comme dans la bible "de la science du bien et du mal"? Parce que c'est notre vue faussée qui nous fait voir tout l'opposé de la réalité.

Cet emblème est un rappel constant de notre vue subjective du mal, de ce que nous devons surmonter pour être heureux.

Le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue du bien":

" Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal; je vais vous l'expliquer:

Notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre marque notre çinfériorité; nous n'apercevons le mal que pour autant que nous le possédons. SD'il n'est que le reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-mêmes"

Dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue dui mal, il dit:

" Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de l'inexistence de la matière. Pour nous rfendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'Arbre de la science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens; elle pourrait nous paraître obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité"



 

















































20/05/2005

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

     Nous tous qui nous disons ANTOINISTES mais qui sommes encore bien imparfaits, dont la vue du mal est si développée qu'il nous apparaît à chaque instant dans notre semblable, comment pourrions-nous nous améliorer sans avoir sans cesse devant les yeux le PERE qui nous a révélé ce sublime ENSEIGNEMENT ?

     Nous ne pourrions que nous faire un piédestal de son oeuvre et nous croire ce que nous ne sommes pas en imaginant avoir acquis ce dont nous n'avons encore perçu que l'effet et d'autant plus que nous sommes intelligents. Nous devrions ne jamais agir que par le PERE en puisant par la pensée dans son fluide éthéré et chaque fois que nous avons fait quelque bien à l'un de nos semblables, nous unir tous deux pour remercier Celui à qui nous devons ce grand bonheur.

     Ainsi nous ne rendrons jamais de mauvais services ni aux autres ni à nous-mêmes, nos sentiments de fraternité seront plus sincères et nous parviendrons à réaliser plus vite que nous ne le croyons l'unité absolue de l'ensemble où nous jouirons seulement de l'EGALITE REELLE !



Nous