14/09/2010

LA HONTE, UN " SENTIMENT - POISON " ( D'après Boris CYRULNIK )

En fait, nous revenons toujours à la fameuse question de la " vue du mal ". Mais il s'agit, en fait, d'une " vue du mal " inversée. Quand on parle de " vue du mal ", on a immédiatement en tête le cinquième Principe ( " Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi. ce n'est que pour vous apprendre à vous  connaître que le place sur votre chemin, mais voyez le mal en vous plutôt qu'en lui, il en sera le remède souverain " ). 

On se place toujours sur un plan actif: c'est nous qui jugeons autrui, c'est nous qui scrutons les comportements, c'est nous qui préjugeons et qui cherchons à " voir le mal " chez les autres.

En fait, dans son commentaire, Boris CYRULNIK fait la démarche inverse. C'est nous qui nous estimons jugés par autrui, c'est nous qui pensons que nos comportements sont scrutés, c'est nous qui sommes l'objet d'un jugement. 

D'accord, mais c'est toujours la fameuse " vue du mal ".

Laissons la parole à Boris CYRULNIK:

" Je peux vous mettre en colère en vous faisant une injection d'amphétamine, vous euphoriser en vous faisant fumer du haschich. je peux modifier vos émotions avec une substance, mais je ne connais pas de produit qui induit la honte parce que ce sentiment naît toujours dans une représentation. Dans les secrets de mon théâtre intime, je mets en scène ce que je ne peux dire. Une insulte, une mimique, un regard, même un silence et... vous rougissez de honte. Vous l'éprouvez dans votre corps, vous êtes anéanti. Ce poison de l'âme est difficile à partager parce qu'avouer la cause de la honte, c'est se mettre à la merci de l'autre et lui donner le pouvoir de vous juger. Au début de ma recherche, je pensais que la honte était provoquée par l'autre, mais j'ai découvert que c'est moi, honteux, qui attribue à l'autre un regard qui m'écrase, qui m'empoisonne. Dans le monde intime du honteux habite un détracteur lancinant qui murmure sans cesse: '' Tu es minable ''. C'est moi, honteux, qui donne à l'autre ce pouvoir  de me rabaisser.

   Quelle est la différence entre la culpabilité et la honte ? La culpabilité, c'est le tribunal intime: tu as commis une faute, tu vas expier, tu vas payer. Si tu n'es pas condamné par la société, tu te condamneras toi-même à des comportements d'échec parce que tu as commis une faute et que tu ne peux aller moins mal qu'en te rachetant. Il y a donc toute une stratégie psychologique couteuse, mais qui est socialisante et moralisante.

   La phrase clé du honteux, c'est: '' Je voudrais rentrer sous terre.'' C'est une représentation de terrier: je suis un lapin, vous êtes un prédateur, je ne me sentirai en sécurité que si je rentre sous terre. C'est presque un fantasme, c'est une représentation archaïque qui fait que j'aurai moins peur du pouvoir que je vous donne sur moi. Mais ça désocialise. "


19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

04/04/2009

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

DERRIERE LES MOTS DE L'ENSEIGNEMENT.

A force de lire et relire l'ENSEIGNEMENTfinissent par apparaître certains sens non visibles au départ.

Ainsi , nous nous rendons compte que,trop souvent, la représentation que nous avons de nous-mêmes est enfouie deriière un fatras de jugements arbitraires, négatifs ou de doutes.

A la réflexion, il apparaît que ce que nous pensons être de l'amour altruiste n'est qu'un sentiment fortement imprégné de volonté de captation  et que ce que l'on attend de l'autre, c'est de la passivité, de l'acceptation sans borne.

Il faut aussi bien admettre que ce qui compte d'abord c'est l'avoir au lieu de l'être, le paraître au lieu de l'être.

La plus grande qualité de l'ENSEIGNEMENT est de nous inviter de façon concrète à reprendre la maîtrise de nous-mêmes, la maîtrise du pouvoir de décision sur notre propre existence, sur notre propre mode de vie. Il faut assurer complètement la responsabilité de nos pensées et, surtout, bien être au fait de notre "vue du mal";

14/06/2008

SUR L'AMITIE ( DE TAHAR BEN JELLOUN )

 

SUR L’AMITIE.

( Texte de TAHAR BEN JELLOUN )

 

« L’amitié parfaite devrait être une sorte de solitude heureuse, expurgée de sentiment d’angoisse, de rejet et d’isolement. Ce n’est pas une simple histoire de double où l’image de soi serait passée par un filtre, un examen qui grossirait les défauts, les manques et en réduirait les qualités. Le regard de l’ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L’amitié se tiendrait alors dans cette réciprocité sans faille, guidée par le même principe d’amour : le respect qu’on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent naturellement »

     Ici, nous retrouvons des thèmes déjà souvent exposés ou débattus sur ce blog : l’importance du regard porté sur les autres ou du regard que les autres posent sur nous, le thème du regard de l’autre qui est un miroir pour nous-mêmes, le thème de la réciprocité ( appelée aussi « altérité » ).

     TAHAR BEN JELLOUN poursuit : 

« Malentendus sciemment entretenus, interprétations fallacieuses, appropriation abusive d’un sentiment, erreurs de jugement, divergence de vision, l’amitié souffre de tout cela ; c’est la chose du monde la plus mal comprise. Le mot a été banalisé. On dit par exemple : ‘’ Ce sont des amis ‘’. Quand on cherche un peu, on découvre qu’il s’agit simplement de collègues qu’on trouve sympathiques. On a bien tenté d’utiliser des mots différents pour les différentes formes d’amitié : camaraderie, relation, compagnie…mais reconnaissons que, souvent, on parle d’amitié là où il n’y a que relations superficielles, légères, sans conséquences. »

18/02/2008

LA SPIRALE " JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION ": REFLEXIONS ET RECHERCHES SUR UNE CITATION D'Agathe LOGEART.

 

JUGEMENT, CONDAMNATION, REPRESSION.

     Je suis tombé en arrêt en lisant un article de la journaliste Agathe LOGEART sur le passage suivant. Ce dernier a suscité des réflexions de ma part et m’a amené à me plonger dans l’ENSEIGNEMENT pour y faire quelques recherches :

« Juger et condamner sans accepter de voir qui on juge, qui on condamne, est la pire des choses. Se laisser aller au gré des lois dans un système qui voudrait que la répression seule guérisse tous les maux est une impasse. »

     Dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE », nous trouvons : 

« …un juge ne se voit-il pas empêché de se prononcer en toute justice, par l’une ou l’autre loi surannée, qui devrait être hors d’usage ou être amendée, que la partie adverse lui impose et qui donne lieu à un jugement contradictoire ? En somme, la justice est une ; pourquoi deux jugements pour une même cause, si ce n’est parce que la conscience de beaucoup de juges les rappelle à la vraie justice ?

    Quelle est la loi qui peut être encore appliquée à la personne arriérée, ignorante, qui ne connaît ni bien, ni mal ? Et il y en a beaucoup dans ce cas, qu’un juge aurait de la peine à condamner s’il devait recourir à une loi qui serait appropriée à leur nature. S’il pouvait sonder celle-ci, afin de rendre un jugement correspondant à leur culpabilité, sa conviction serait souvent ébranlée. Mais nous savons qu’il n’est pas dans ses fonctions d’envisager ce point : il doit obéir à la loi. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il condamne à contre-cœur lorsque la loi n’est pas à la hauteur de sa conscience. Dans telle circonstance, il doit souffrir, de sorte que cette loi qu’il applique le punit lui-même. »

     Dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE », voici ce que nous pouvons lire : 

« …il est rare que l’on sollicite un conseil pour agir moralement, c’est toujours au point de vue matériel que l’on se place. Le conseiller, le juge, quoique au courant des lois, peut être embarrassé dans leur application parce qu’il doit tenir compte non seulement des faits mais aussi de leurs causes et qu’il n’est pas toujours facile de trouver dans le code, la loi qui y convient directement. Nous ne nous arrêterons pas davantage aux lois humaines qui ne sont simplement que l’effet et dont nous ne nous préoccupons que pour démontrer plus facilement la cause.

   Au point de vue moral, la personne qui se plaint d’être victime manque à la vraie justice et nous ne pourrions, sans enfreindre celle-ci à notre tour, l’aider à revendiquer ce qu’elle croit être son droit. Pourrait-on d’autre part lui donner ce qu’elle n’a pas mérité et lui faire comprendre qu’elle ne recourt à nous que dans le but de se justifier, en voyant l’injustice dans son semblable  et jamais en elle ? Conseiller est donc chose difficile, parfois même dangereuse pour des personnes honnêtes qui voudraient ne mettre en pratique que la loi de la conscience. Quand nous sommes dans le même fluide que celui qui s’adresse à nous, nous y voyons toujours la justice ; n’est-ce pas la preuve que celle-ci est rendue   à des degrés différents et que ce qui est légitime pour l’un peut ne pas l’être pour l’autre ? Tout dépend du fluide qui nous entoure, puisque tous convainquent, et celui-ci découle de notre loi naturelle, dépendant de notre élévation Voilà pourquoi chacun doit s’en rapporter à sa conscience : en exécutant ce qu’elle lui dicte, il est dans la raison. Cependant quoiqu’elle soit appelée loi divine, pouvons-nous dire qu’elle émane de la bonté suprême ? non, car toute justice a la loi pour base ; plus elle est grande, plus elle est sévère ; et y a-t-il de la sévérité dans la bonté ? Impossible. Fût-elle infiniment juste , une loi ne résulte jamais de l’amour ; elle n’est qu’une conséquence matérielle qui, sans l’imperfection, n’aurait pas sa raison d’être. »

     Si on ne doit pas nourrir d’illusions sur la nature humaine, il ne faut pas non plus, en revanche, cultiver le désespoir. L’homme n’est fondamentalement ni bon, ni mauvais. C’est face aux évènements qu’il peut être amené à réagir bien ou mal, sans que pour autant sa nture soit radicalement transformée !

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

10/12/2007

LES EPREUVES: IL FAUT LES SURMONTER MAIS COMMENT?

 

LES EPREUVES : IL FAUT LES DEPASSER !

     Tout se trouve dans le « CONNAIS-TOI ». Afin de dépasser les épreuves, il convient de prendre des engagements envers nous-mêmes, avec nous-mêmes.

     Il ne faudra jamais perdre de vue, afin d’éviter tout découragement que la route entre la prise de conscience de sa propre personnalité et la prise d’engagements n’est pas une route simple.

     Et que, en outre, la route à suivre, une fois ces engagements pris, entre ces engagements et leur réalisation est une route semée d’embûches. Voici, pour illustrer, un petit passage du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES » : 

« La tâche la plus excellente, c’est l’amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres ; celles-ci sont plus nombreuses qu’on ne le croit ; heureusement que nous ne les découvrons qu’au fur et à mesure que notre atmosphère s’épure et se fortifie.

  Nous nous exerçons contre l’épreuve qui de plus en plus réjouit plutôt que d’affliger, quand on est certain qu’elle donne toute la valeur à l’œuvre et que sans elle il est impossible de s’acquérir l’amour. Nous raisonnons si souvent cette vertu. Tâchons de la démontrer bien naturellement, sans abuser de la forme qui satisfait les yeux plutôt que le cœur. Lorsque nous posséderons l’amour, par son parfum nous réconforterons tous ceux qui nous approcheront ; il leur fera verser des larmes de bonheur et ceux qui nous haïssent se sentiront désarmés, car nous éprouverons du plaisir à nous humilier devant eux au lieu de nous venger. »

     Voilà qui est bien dit…mais difficile à admettre …et à appliquer !

    Je conclurai cet article en reproduisant un petit texte de Don Miguel RUIZ : 

« Que ta parole soit impeccable :

   Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole    contre toi=même, ni pour médire sur autrui.

  Ne réagis à rien de façon personnelle :

  Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n’es plus victime de souffrances inutiles.

  Ne fais aucune supposition :

  Aie le courage de poser des questions et d’exprimer tes vrais désirs. Communiques clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer ta vie.

  Fais toujours de ton mieux :

  Ton «  mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d’avoir des regrets. »

 

16/09/2007

SUPPORTER LE REGARD DES AUTRES.

SUPPORTER LE REGARD DES AUTRES: LIBRES REFLEXIONS.

     L'être humain est-il capable de tout supporter, d'endurer toutes les vilenies et tous les aléas et malheurs de la vie ?

      Non, certes, se serait présomptueux de le prétendre !

        Toutefois, l'être humain se montre capable de beaucoup supporter, de beaucoup endurer...jusqu'à un certain point: le point où il risque de perdre toute valeur aux yeux d'autrui.

        La maladie, le handicap physique, le trouble psychologique, la déglingue familiale ou sociale ne deviennent véritablement odieux et insoutenables que lorsqu'ils  nous coupent radicalement, et irrémédiablement, du monde des gens "normaux", c'est-à-dire platement ordinaires. Du monde des gens "épargnés" de tous ces aléas !

         En résumé, ce point critique c'est le moment où le regard, le jugement des autres nous signifie que nous sommes "autres", que nous sommes "hors concours", que nous sommes "perdus" pour la course au bonheur terrestre, à l'estime humaine et incapables de complicité avec autrui.Nous avons là un exemple criant de tout le malheur que la "vue du mal" peut causer sur les êtres humains.

15/09/2007

PERSONNE N'A LE DROIT DE FAIRE DES REMONTRANCES.

 

Il s'agit, ici, d'un extrait du chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE". Ce passage m'a été inspiré par une scène vue dans un commerce: un grand-père  lançant des regards hargneux à son petit-fils atteint de surdité:

" Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons plutôt d'en pénétrere la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance. Une action, quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit".

14/07/2007

LIBRES REFLEXIONS SUR LE NEUVIEME PRINCIPE.

 

REFLEXIONS SUR LE NEUVIEME PRINCIPE.

 

« TOUT CE QUI VOUS EST UTILE, POUR LE PRESENT

COMME POUR L’AVENIR,

SI VOUS NE DOUTEZ EN RIEN,

VOUS SERA DONNE PAR SURCROÎT :

CULTIVEZ-VOUS, VOUS VOUS RAPPELLEREZ LE PASSE ;

VOUS AUREZ LE SOUVENIR

QU’IL VOUS A ETE DIT : « FRAPPEZ, JE VOUS OUVRIRAI ;

JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI. »

 

Il ne faut pas essayer de brûler les étapes mais plutôt de les franchir au rythme de nos capacités.

Nous ne devons pas nous imaginer, et encore moins essayer, de tout changer en une seule fois, comme si on disposait d’une baguette magique. Si on a la foi et qu’on la garde en permanence, tout « viendra par surcroît » : nous franchirons les étapes au rythme de nos capacités qui iront toujours en s’accroissant. 

« Frappez, je vous ouvrirai » peut se transposer en « Laisse moi faire, tu auras tout ». Considérons cela comme une promesse et gardons en la foi, le reste nous sera « donné par surcroît »

« Cultivez-vous », cela signifie aussi qu’il faut apprendre à être désintéressé et intégralement neutre et aussi totalement sans jugement.

Au lieu de les juger, de voir le mal en eux, aidons les autres par l’exemple de la mise en pratique du message de l’ENSEIGNEMENT. Aidons-les ainsi à « frapper pour qu’il leur soit ouvert ».

En travaillant ainsi sans aucun but ni espoir de récompense, nous n’aurons rien demandé mais, à l’inverse, tout donné avec joie.

Il faut considérer chaque don comme un coup « frappé » à la porte et tout nous viendra en retour.

 

22/06/2007

L'IIRITATION, L'ENERVEMENT...DE LA VANITE !

"Ne t'irrites pas à cause de ceux qui font le mal"

 (Psaume 37:1)

L'irritation, l'énervement est un état d'esprit contraire à l'humilité. Cela relève en fait de la vanité.

 Vanité de se croire capable de s'ériger en juge.

Si vous ressentez le besoin irrépressible de vous irriter contre quelqu'un qui vous semble mal agir, repensez tout de suite au cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

et au troisième principe:

" Vous ne pouvez faire la morale à personne..."

12/01/2007

L'EGOCENTRISME ET LA "VUE DU MAL" (SUITE)

 

L’EGOCENTRISME

ET

LA « VUE DU MAL »

( SUITE )

     Qu’on y prenne bien garde et qu’on reste humble et modeste. Si nous regardons les autres et que nous y trouvons de l’égocentrisme, c’est que nous sommes nous-mêmes égocentriques.

     Si nous raisonnons sur le texte précédent et que nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la seule difficulté que nous rencontrerons ce sera de savoir dans quelle catégorie d’égocentrisme nous devons nous situer.

     Comme il est dit dans ce texte, nos besoins élémentaires sont similaires. C’est leur mode d’expression qui diffère.

     Nos besoins relationnels les plus vitaux sont liés aux réactions de l’autre. Mais nous ne pouvons oublier que chacun est aussi, pour l’autre …un autre.

    Si les différences de l’autre nous sautent si facilement aux yeux, c’est aussi parce que, pour cet autre, nous représentons aussi tout ce qu’il y a de différent.

     Les troisième et cinquième principes nous conseillent comme comportement un total désintérêt pour parler sur les autres, pour les juger et les amoindrir à nos yeux et aux yeux du monde. Ce comportement implique aussi un absence totale de dévalorisation de nous-mêmes.

     Ce qui est difficile à comprendre, c’est la raison pour laquelle l’autre ne nous comprend pas. Nous ne nous comprenons pas parce que nous craignons de reconnaître chez l’autre ce qui est détestable en nous, ce qui nous fait honte.

      Mais, l’autre, nous en avons besoin ! Dans la « CHARITE MORALE », le Père ANTOINE dit, à juste titre, et nous le comprenons mieux après ce raisonnement :

     «  Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout à coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez y plutôt l’instrument de votre progrès ».

     Et, dans le chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » :

     « Cherchons ce que peuvent signifier les mots « la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création ». Si elle n’existe qu’en apparence, pour quelle raison a-t-elle pour base la solidarité, pourquoi celle-ci est-elle indispensable à tous les êtres incarnés ? je répondrai : »afin qu’ils puissent arriver à se réformer les uns par les autres. » En effet, nous ne pouvons nous améliorer que par l’épreuve sans laquelle, nous le savons, il n’est point d’avancement et pour y  arriver le contact de notre semblable nous est indispensable. Voilà la solidarité ! »  

     Et, dans un autre passage :  « Le contact de notre semblable nous est indispensable  pour surmonter ( la vue du mal) … »

 

 

 

 

 

29/12/2006

LA TOLERANCE: QUELQUES REFLEXIONS.

 REFLEXIONS SUR LA NOTION DE TOLERANCE. 

      On peut définir la tolérance comme étant « un genre de sagesse qui surmonte le fanatisme, ce redoutable amour de la vérité ».( dixit ALAIN ).

      On  parle ici de «sagesse» et de «surmonter». Non pas de la tolérance qui résulterait de l'indifférence, du mépris, de la faiblesse des convictions ou du caractère, mais d'une sagesse qui surmonte.    Ce que la tolérance n'est pas.

 

     On a souvent tendance à assimiler la tolérance à des notions qui se révèlent fondamentalement différentes, bien que proches sur certains points.    

L'indifférence

     L'indifférence est de n'éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l'on perçoit. Il n'y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n'éprouve pas d'émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.

La soumission

     La soumission est l'acceptation sous la contrainte physique ou morale. Pour qu'il y ait tolérance, il faut qu'il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu'avec ce qu'on a le pouvoir d'empêcher ou tout au moins de refuser.

L'indulgence.

     L'indulgence va plus loin que la tolérance, en cela qu'elle est une disposition à la bonté, à la clémence, une facilité à pardonner, alors que la tolérance peut être condescendante. 

La permissivité.

     La permissivité, tout comme l'indulgence, va plus loin que la tolérance. Elle se distingue de l'indulgence par l'absence de référence aux sentiments. Elle se définit comme une propension à permettre sans condition.

Le respect.

     Le respect suppose que l'on comprenne les valeurs d'une personne ou d'une idée. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons. Dans la notion de « respect », il y a une idée de jugement, de « vue du bien », opposée à la vue de cde qui serait mal. On ne partage pas certaines idées, mais on les respecte parce que l’on y trouve une certaine valeur. Petits rappels.      Je vous renvoie aux divers principes qui traitent de la tolérance : -         le deuxième principe ;-         le cinquième principe ;-         le septième principe ;-         le dixième principe.

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? » 

12/11/2006

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET D'AUTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET DES ÊTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

     Nous avons tous, à des degrés différents, degrés correspondant à notre stade d'avancement sur l'échelle du progrès, la vue du mal.

     C'est cette vue du mal qui empêche les êtres humains d'avoir assez d'amour pour leurs semblables: il est impossible d'avoir pour un de ses semblables l'amour complet et, simultanément, de posséder la vue du mal.

     Le mal que nous sommes si prompts à déceler chez autrui est en réalité en nous: il fait partie de notre imperfection et non de la sienne. Corrélativement, nous pouvons dire que le mal que notre semblable voit en nous fait, en réalité, partie de sa propre imperfection.

     Nous avons déjà répété, à maintes reprises, que cette vue du mal, ce n'était rien d'autre que la propension à projeter sur autrui ses propres défauts.

     Afin de ne pas juger son semblable, il faut dès lors, on le comprend maintenant plus aisément,avoir la pensée profonde que l'on est passé par les mêmes filières que lui, que les défauts et les manquements que l'on décèle chez lui, on en souffre également.

      Quand on aura bien compris tout cela, on pourra, vis-à-vis du prochain, s'abstenir de la vue du mal, s'abstenir de tout jugement péremptoire.

     Alors il faut donc bien comprendre maintenant - et c'est la vue de notre semblable qui nous en convaincra - que ni nous ni notre prochain ne sont complètement bons ou mauvais!

     Existe-t-il quand même des êtres exceptionnels, rares, qui disposent de l'amour total et que d'autres n'ont que la vue du mal. Pour utiliser un langage plus commun, moins antoiniste,existe-t-il des êtres totalement bons et d'autres totalement mauvais ?

     Tout autre est la réalité: l'amour existe potentiellement dans tous les êtres quels qu'ils soient mais à desegrés différents: l'individu le plus arriéré, le plus mauvais possède au fond de lui-même une parcelle d'amour. comme le Père ANTOINE le dit dans un passage de l'ENSEIGNEMENT: " Partout où il y a de la vie, il y a de l'amour".

 

 

 

 

    

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.