09/06/2010

AMOUR DIVIN ET AMOUR HUMAIN. REFLEXIONS SUR UNE PENSEE DE PAULO COELHO.

 

 

 

 " Le monde trouvera sa vérité quand l’homme saura aimer . Jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l’amour, mais sans avoir le courage de l’affronter tel qu’il est. "

 

 

Voilà comme qui dirait un écho de l'Auréole de la Conscience. Paulo COELHO parle en effet du courage d'affronter l'amour tel qu'il est. Précepte parfois difficile à comprendre et à admettre: comment faire accepter, dans certaines circonstances ces mots de l'Auréole de la Conscience « ...ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de Le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer parce qu'il est pur et de vérité. »


A diverses reprises, le Père ANTOINE revient sur cette notion, s 'étant sans doute rendu compte qu'elle était déroutante. C'est notamment le cas dans le chapitre «  L'INCOMPATIBILITE DE L'AMOUR DU MONDE ET DE L'AMOUR DE DIEU. »: 


« J'ai révélé que rien n'est bien s'il n'est solidaire, que les actes que nous accomplissons en vue de nous être utiles et que nous croyons être bien parce qu'ils nous réjouiraient, en seraient plutôt l'opposé puisque nous n'avons visé que nous. N'ai-je pas enseigné que lorsque nous agissons pour être utiles à notre semblable nous puisons dans l'amour divin ? Autant nous y avons puisé, autant de matière pourrons-nous surmonter et d'autant plus serons-nous améliorés; mais si à notre point de vue nous avons fait un bien, dans quel amour pourrions-nous avoir puisé que dans le nôtre, puisque nous n'avons cherché qu'à satisfaire une faiblesse, ce qui a augmenté plutôt notre imperfection tandis que l'amour divin la démolit. Ne confondons pas l'amour de DIEU avec notre amour car ils sont incompatibles, c'est là que nous faisons erreur. J'ai révélé que dans l'imperfection nous interprétons tout opposé à la réalité, que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, la raison nous le démontre car si notre amour est incompatible avec celui de DIEU, le bien qui en découle ne l'est-il pas de même ? »


Ici, mais ce n'est qu'une digression apparente, il faut mettre en exergue une autre citation de Paulo COELHO: 


«  Autrement dit, le Bien et le Mal ont le même visage. Tout dépend seulement du moment où ils croisent le chemin de chaque être humain. »


Mais revenons au texte de l'Enseignement Antoiniste: 


« Nous ne devons pas ignorer que étant imparfaits, tout ce que nous effectuons l'est également, l'imperfection est-elle autre que la matière que l'on doit surmonter pour atteindre à la perfection ? Cette vue par laquelle nous percevons tout n'est-elle pas un sens matériel, c'est-à-dire imparfait ? Si elle nous satisfait, la réalité qui en est l'opposé peut-elle nous être encore agréable ? Au contraire, elle nous froisse, l'imperfection ne sait la supporter. La raison prouve que le bien accompli par notre amour n'est qu'un mal puisqu'il est opposé à celui que nous effectuons par l'amour réel. »


Comme on peut, une fois de plus le voir, le Père ANTOINE avait une capacité extraordinaire à partir d'une question simple, apparemment même parfois simpliste, pour arriver à une pensée plus élevée, plus complexe, mettant en évidence des liaisons avec d'autres notions ( le bien, le mal; l'imperfection, la place de la matière...).


Dans la suite du texte, il met ses lecteurs en garde contre les conclusions erronées que pourrait tirer de son enseignement quelqu'un qui n'a qu'une compréhension superficielle: 


« Si je dis que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien, nous ne devons pas confondre l'effet avec la cause, car on ne pourrait voir le bien dans un méfait; rendons-nous plutôt compte de ce qui le provoque, n'est-ce pas d'interpréter contrairement à la réalité, d'y voir le mal ? Je viens de dire que notre imperfection ne peut la supporter, qu'elle lui est incompatible, en effet elle dépend de notre amour, qui est incompatible à l'amour divin. »




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

02/09/2009

SUR LA DIFFICULTE DE SE RECUEILLIR.

RECUEILLEMENT ?

Il est d'abord difficile de définir ce qu'est ( ou ce que devrait être ) le recueillement.

Pour d'aucuns, se recueillir, c'est s'isoler pour réciter mentalement des prières. Ce serait donc se couper, pendant un temps plus ou moins long, du monde.

Pour d'autres, le recueillement est indépendant de la prière, mais c'est toujours s'isoler du monde pour émettre des pensée, pour rechercher des inspirations, pour éliminer les mauvaises pensées, pour approfondir l'un ou l'autre passage de l'Enseignement...

Le véritable recueillement, le plus profitable aussi, doit avoir lieu dans le monde: c'est d'abord avoir toujours le souci de mieux appréhender ce qu'est réellement autrui, qui il est réellement pour nous.

Le recueillement, c'est mettre de la constance à comprendre l'autre, à l'aider, à le réconforter, à lui montrer l'exemple.

Attention ici, le recueillement ne doit pas se confondre avec la fausse humilité. Cela ne doit pas devenir de la vanité.

C'est ici que nous touchons au coeur du problème: tous ces sentiments doivent se vivre dans le secret du coeur. C'est cela le véritable recueillement. Exhiber sa charité, ce n'est pas pratiquer la charité, ce n'est rien d'autre qu'exhiber sa vanité.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre le monde danautre, matières lequel on vit.

Le recueillement doit permettre de mieux comprendre les autres.

Le recueillement doit permettre de s'oublier et surtout pas de se couper des autres.

Si au cours d'un recueillement, on en arrive à s'oublier, à oublier ce qui est matière en nous, alors il nous aidera à nous rapprocher des autres.

 

30/07/2008

L'ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

L’ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

  Notre monde connaît une accélération du  mouvement. Cela est naturellement perturbant. On pourrait dès lors éprouver le besoin de se replier sur soi, de cultiver ses particularismes. Là se trouve l’origine des phobies ( xénophobie et, terme peu utilisé, hétérophobie ‘’peur panique de tout qui est différent’’). Il est bon de ne pas avoir d'œillères, de respecter, d'écouter les autres  pour mieux les comprendre.

     Etre ouvert à l'autre, c'est ne pas le rejeter. Voir le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 « Attendons-nous à ce qu’un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d’y voir plutôt l’instrument de notre progrès ;… »

     Mais cela suffit-il de ne pas sursauter, de ne pas rejeter ? Il ne faut pas non plus craindre d’aller à sa rencontre:qu’il soit croyant en un Dieu ou non ; fidèle d’une foi nourrie du christianisme ou d’une autre conception; adepte du judaïsme, de l’islam, du bouddhisme, d’hindouisme, de bahaïsme ou non ;ou encore animiste, fétichiste ou polythéiste…

    Malgré toutes ces différences, nous devons avoir en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’Homme, l’amour de l’Homme. C’est ce qui nous rassemble spirituellement.

     Voici, pour nous édifier sur la pensée profonde de l’Antoinisme à ce propos, un extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER. » :

« Si nous voulons nous pénétrer de l’enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l’homme aspire découle de celui qu’il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l’égoïsme. Ce n’est qu’en s’oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu’on peut se dire adeptes d’une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d’adversaires dans ce cas si ce n’est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son cœur au prochain en le traitant en frère ? Non, l’arme levée tombe d’elle-même. Voilà le vrai moyen d’étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d’aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c’est lui offrir le salut, c’est dire : ‘’ Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l’as fait jusqu’à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l’amour fraternel.’’ »

     Les Antoinistes ont donc toujours une vision optimiste de l’homme.

 

     Pour eux, l’homme n’est nullement frappé par la malédiction du ‘’ péché originel’’. Une religion de ‘’ Rédemption ‘’ n’est donc pas nécessaire. Le ‘’ péché ‘’ est un comportement moral fautif envers autrui dont il convient de comprendre les motivations, auquel il convient de mettre fin, d’apporter une réparation et de ne pas renouveler. Mais cela ne sépare pas de Dieu puisque, malgré tout Dieu reste en chaque homme. Cela fait partie des ‘’épreuves ‘’à dépasser. C’est simplement le témoignage d’une faiblesse. Les prophètes ( dont JESUS ) sont, chacun,  l’un d’entre nous. Ils témoignent de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et compréhension. Dieu n’est  pas le gendarme de ce monde : il est Amour (personne ou énergie), il ne condamne personne à la damnation éternelle puisque chaque âme sera , en fait délivrée après un long parcours comprenant d’innombrables réincarnations.

     Voici aussi ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA SOLIDARITE » :

« Quant à croire qu ‘un autre est responsable de notre défaillance, c’est une erreur. Elles sont un témoignage de notre faiblesse et ceux qui nous tentent, plus ou moins inconsciemment, nous rendent le service de nous la révéler. Lorsque nous l’aurons comprise et que nous aurons travaillé à la surmonter, nous cesserons d’incriminer notre semblable et nous verrons en lui plutôt notre bienfaiteur, parce que nous aurons appris par son contact à nous connaître et à nous améliorer. Nous sommes toujours solidaires, à moins de vouloir nous nuire personnellement. Certaines choses nous paraissent parfois un grand mal et sont peut-être  le contraire, un grand  bien. »
 

 

 

24/09/2007

ÊTRE A L'ECOUTE D'AUTRUI.

ÊTRE A L'ECOUTE D'AUTRUI.

     Être à l'écoute des autres, spécialement de ceux qui sont dans l'épreuve, avoir de la compassion, ce n'est pas assumer leurs peines.
    C'est faire en sorte de transformer leur peine en joie.
    Devenir désespéré avec ceux qui connaissent le désespoir ne change rien à leur perception d'eux-mêmes, du monde.
     Ceux qui sont désespérés, il faut faire en sorte de les faire renaître à l'espérance.

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? » 

09/11/2006

PREDESTINATION ?

 

PREDESTINATION ?

      Nous voici en plein dans une notion souvent mal comprise. Beaucoup de personnes comprennent mal le fait que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, tacitement du moins, rejette l’idée de prédestination alors que, dans certains passages, le Père ANTOINE insiste pourtant sur le fait que dans cette incarnation nous « préparons » en quelque sorte la suivante et sur le fait aussi que dans la présente incarnation nous héritons ( ou nous subissons, si vous préférer ) des épreuves causées dans une précédente.       Pour beaucoup de personnes, mêmes pour des adeptes convaincus, cela semble contradictoire.      Voici des explications données par le Père ANTOINE,dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » :      « Ah ! si nous pouvions nous en pénétrer la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. N’oublions pas que tout homme se crée dans l’existence actuelle, la vocation à suivre dans celle qui y succédera, que tous nous possédons à l’état latent des aptitudes ou des prédispositions que nous disons naturelles parce que nous les avons acquises dans le cours de nos existences antérieures ; elles doivent faire notre bonheur. Mais tentés par la matière nous les enrayons souvent, croyant y trouver un plus grand que celui auquel nous étions appelés. » 

     Donc, c’est clairement dit : les incarnations vécues donnent en héritages des aptitudes, des prédispositions, des atouts ( ou, à l’inverse, des handicaps, des faiblesses, des dettes ).

 

    Ce qui se passe est fonction de la bonne compréhension et du libre arbitre. Ou on cède à la facilité ( « tentés par la matière » )ou on utilise les bonnes prédispositions.

      Le Père ANTOINE termine ce chapitre comme suit :      «  Voilà la raison de l’épreuve ; elle nous est toujours profitable parce que la cause en est réelle ; la souffrance que nous endurons ne résulte que de l’erreur et elle la démolit en frayant le chemin de l         a vérité. » 

      Nous subissons une quantité indéterminée d’incarnations. Tout dépend de notre progrès moral au moment de chaque désincarnation.

    Alors, que se passe-t-il lors de l’incarnation suivante ?

 

   Chaque nouvelle incarnation représente une renaissance à la vie matérielle. Notre corps disparaît à tout jamais lors de notre désincarnation. Dès lors voyons comment nous retrouvons un nouveau corps pour nous permettre de nous réincarner à nouveau.

 

     Pendant sa dernière incarnation, tout être humain a soit stationné, soit progressé suite à tous les actes commis, suite à la façon avec laquelle on a abordé les épreuves.

 

     Nous devons subir les effets de toutes les expériences vécues sous forme d’épreuves. Ces épreuves nous donnent l’occasion de nous pencher sur nous mêmes. Ces épreuves , si nous les avons abordées et si nous en avons profité pour nous pencher sur nous-mêmes et avancer dans la compréhension du monde, doivent nous permettre de réaliser un progrès, si lent soit-il, jusqu’à ce que nous arrivions à acquérir la pureté totale.

 

     Pour cela, avant de se désincarner, notre âme s’est préparé, à notre insu, un nouveau corps, une nouvelle identité, plongé dans un environnement familial, social, culturel, disposant d’un certain capital de santé, d’intelligence et de capacités diverses.

 

     Ce sont les faiblesses qui détermineront les épreuves à subir. Ce sont aussi autant d’atout qui  doivent permettre de les affronter.

     

     

25/07/2006

ON N'EMPORTE RIEN DE MATIERE.

ON N'EMPORTE RIEN DE MATIERE.

     Voici un extrait de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE aborde la question du "DESINTERESSEMENT".

     A de nombreuses reprises, il parle de cette vertu. Souvent, on entend des adeptes y faire référence. mais ce n'est pas toujours bien compris.

     Cet extrait a été puisé dans le chapitre :" DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? "

     " Si le monde est une école où nous venons apprendre à aimer et si nous possédons tout à la fois de la matière et de l'amour, pour augmenter l'une nous devons repousser l'autre; mais il ne nous reste alors que le désir d'améliorer le côté extérieur de notre existence, et sommes-nous ici-bas pour toujours ? Demain nous appartient-il ?Si nous quittons inopinément cette vie, ne serons-nous pas dépourvus de tout ce qui pourrait nous être utile ?On n'emporte rien de matière proprement dite; celle que nous accumulons tient à l'esprit plutôt que de consister dans les biens terrestres et cette imagination, conséquuence du doute, nous la gardons et nous l'augmentons davantage, nous donnant encore plus de souffrance. "

22/12/2005

CONCEPTION ANTOINISTE DES PROPHETES.

QUELLE CONCEPTION
LES ANTOINISTES DOIVENT-ILS
AVOIR DES PROPHETES ?

     DIEU se manifeste aux hommes par l'intermédiaire des prophètes. Ceux-ci apparaissent dans l'histoire humaine à des époques différentes et dans des sociétés différentes, parfois très espacées dans le temps.

     Les prohètes so nt semblables à des hommes se frayant un chemin dans la foule en portant une torche enflammée. Ils attirent l'attention et font souvent peur à la fois.

    Ils font peur car ils sont dérangeants. Ils viennent rappeler au monde que celui-ci se trompe, fait fausse route!

    Ils nous révèlent l'enseignement divin, fondamentalement toujours le même, mais exprimé de façon différente selon l'histoire, la géographie, la société dans laquelle ils apparaissent.

     Ils nous montrent la façon de mettre en pratique cet enseignement.

     Hélas, il arrive très fréquemment que les hommes à qui ils s'adressent soient fascinés davantage par le personnage plutôt que par son enseignement. Nous croyons au prophète et non dans ses prophéties !

     En agissant de la sorte, nous oublions forcément que ce n'est pas dans la croyance, dans la matière que nous pouvons progresser et trouver la délivrance de notre état d'imperfection dans lequel nous maintient notre intelligence.

     Les prophètes, en réalité, souhaitent nous voir oublier leur personne. Au contraire, ils nous font constamment comprendre qu'ils ne nous apparaissent que pour nous apporter le message divin.

     nous avons donc la liberté totale de faire un choix:

- croire en leur personne, sans chercher plus loin, en espérant ainsi trouver le bonheur;

- avoir la foi dans le message divin qu'ils nous révèlent.

     Si nous choisissons cette seconde voie, nous pouvons, bien sûr, leur manifester notre reconnaissance, nous rappeler constamment leur exemple. Mais il faut éviter de les déifier par erreur et par incompréhension.

     Hélas, ici, battons notre coulpe! Dans le passé, certains Antoinistes - et non des moindres- ont parfois eu une fâcheuse tendance à quasi déifier le Père! On en trouve même un exemple dans le préambule de la REVELATION.
    

 


 

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.



 


















28/09/2005

ANTOINE ET LES DIVERSES RELIGIONS

EXPERIENCES DU PERE ANTOINE

"LES DIVERSES RELIGIONS"

( Extrait de "Délivrez-nous du mal" de Robert VIVIER )


 
" Tout était embrouillé par là. Catholiques, orthodoxes, juifs. Chacun croyait à quelque chose de différent, et tous avaient la même foi. Comment comprendre cela? Même ceux de cfes gens qui étaient catholiques l'étaient d'une autre façon que nous.Et ils priaient...comme ANTOINE n'avait jamais vu des gens prier au pays de LIEGE. Plus d'une fois il s'était arrêté à regarder une femme, agenouillée au coin d'une rue devant une image sainte, avec son châle sombred'où dépassait le mouchoir rouge. Elle faisait d"étranges saluts jusqu'à terre, et se relevait avec de la neige sur la frange de son fichu, au-dessus du front, tout à fait comme si elle avait eu des cheveux blancs. ANTOINE songeait alors: tandis qu'elle prie ainsi, devant cette image, ailleurs il y en a d'autres qui implorent d'autres images, avec d'autres gestes mais toujours la même ferveur. Il y en a de la ferveur , de par le monde...ANTOINE le savait, lui qui avait voyagé Les juifs,les orthodoxes,les catholiques, et aussi ces protestants d'Allemagne, tous ne désiraient qu'une chose: savoir comment vivre, pour faire leur salut. Les Allemands aussi, lorsqu'ils chantaient, et les Polonais lorsqu'ils jouaient sur leurs harmonicas: tout cela, c'étaitent encore des espèces de prières "
























21/08/2005

Quelques mots sur ROBERT VIVIER

     Robert Vivier, combattant de 1914-1918, a évoqué l'étonnante parution, en pleine guerre, d'une revue littéraire Les Cahiers, destinée à aider les soldats à réagir contre l'enlisement intellectuel, à poursuivre leurs études, en même temps à défendre et illustrer la langue française.

     "Vain Eté, cueilleur de roses", avait murmuré Marcel Paquot dans la boue des tranchées, tandis que Louis Boumal, promis à une mort prochaine songeait à un "avril plein d'herbes et de mousse". Robert Vivier fut le confident de ces effusions lyriques, dans le fracas des armes, et il témoigne : "A l'âge où l'on veut savoir ce qu'on est, ce que sont les autres, ce qu'est notre existence dans le monde, le pays du front nous a donné chaque jour et chaque nuit des réponses". Or, pendant sa très longue vie, Robert Vivier, poète, essayiste et romancier n'a cessé de continuer à méditer ces interrogations sur lui-même, sur les autres.

     Le sort a voulu qu'il revive la terrible expérience de la guerre. Son recueil Tracé par l'oubli se termine par cinq poèmes rédigés entre mai 1940 et décembre 1944, qui sont comme autant de cris, "torche de cris à toutes les fenêtres" tandis que "l'arbre éclate / Absurde blancheur, pour le bois frais des cercueils".

     Mais le doux Vivier, hésitant en parole, sûr de lui dans l'écriture, ce distrait attentif aimait se gaver de paysages, analyser leurs structures, faire, au fond, travail de géologue devenu poète. Ce même amour de la nature, il l'a transposé dans un amour des hommes qui ne s'est pas limité à l'expression poétique. Délivrez-nous du mal, étude consacrée à l'Antoinisme, n'en est-il pas la preuve ? Comme il l'a écrit dans l'avertissement de son Essai Frères du ciel, consacré à quelques aventures poétiques d'Icare et de Phaéton : "pour explorer l'empire de poésie (...), on peut prendre plus d'un chemin". Robert Vivier a choisi celui de la solidarité humaine, il invite la pluie à venir brouter l'odeur de l'homme "dans nos mains", il nous suggère d'être "l'arbre où le temps fait escale / Pour se charger de souvenir" et rentrer ainsi "dans un destin très vieux".

Retour haut de page


17/06/2005

Le deuxième principe.

TOUJOURS UNE REFLEXION SUR LE
DEUXIEME PRINCIPE.

" ...si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas..."
   Penchons-nous sur le mot "respectez".Comment devons-nous comprendre ce terme?
   Il y a plusieurs interprétations possibles, voyons quelle est la bonne, selon moi!

   1. la première serait la stricte indifférence vis-à-vis des autres modes de pensée. C'est-à-dire, finalement, les tenir dans l'ignorance. Nous avons vu que l'indifférence n'est pas une attitude convenable: ce serait faire comme si nous n'avions pas de prochain, comme si notre semblable n'avait aucun intérêt.

2. la deuxième interprétation serait dedire qu'il faut tolérer les autres modes de pensées. Très bien! Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot "tolérance". Si "tolérance" veut dire "condescendance", si "tolérance" signifie simplement qu'on admet que d'autres pensent autrement que nous et que cela ne nous gêne pas,cela ne nous permet pas de faire grand progrès. Cela signifie que nous coexistons dans des mondes différents anss nous heurter ( ce qui ne serait déjà pas si mal quand on voit les guerres religieuses à travers l'histoire et encore maintenant ) mais cela ne peut suffire.

3. Il y a une troisième version: "respecter" veut dire "considérer". Il faut donner au mot "respecter" un sens plus dynamique. "Respecter" doit vouloir dire "s'intéresser". "Respecter" doit vouloir dire " aller au devant des autres". "Respecter" doit vouloir dire "Être certains que les autres ont aussi la FOI". "Respecter" doit vouloir dire que le FOI des autres  ne doit pas nous heurter, qu'elle est est le produit de leur milieu, du dgré d'avancement de leur milieu et de leur degré d'avancement personnel: GANDHI est respectable, le DALAÏ LAMA est tout aussi respectable, tout autant que l'Abbé PIERRE, Arthur HAULOT est, comme eux, pour notre pays, une des grandes lumières de ce siècle, NELSON MANDELA a droit à tous les mêmes égards que GANDHI!

   Plongeons-nous dans la pensée de base de l'ANTOINISME: la REINCARNATION. Si, au  cours d'une incarnation, il nous est donné de vivre en bouddhiste ou en taoïste ou dans le bahaïsme, c'est que cela nous permettra de passer une épreuve d'une ceratine manière. C'est que cela nous fera notre profit sur notre chemin vers le retour à l'unité divine.

   Idem pour l'incroyance, ou ce que les athées croient être de l'incroyance.En réalité, ces gens méritent la plus grande considération car ils n'agissent ni dans la crainte d'un châtiment éternel ni dans l'espoir d'un paradis chatoyant ni dans l'espoir d'une résurrection finale glorieuse. Non, ils agissent en se basant uniquement sur la voix de leur conscience. méditons à ce propos notre dixième principe.