09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

21/10/2009

" CONNAIS-TOI", L'HUMILITE ET LA RECHERCHE DE DIEU.

LE "CONNAIS-TOI", LA RECHERCHE DE SOI-MÊME ET L'HUMILITE. 

La recherche sur soi-même ( et, au fond, de soi-même ) constitue en réalité le point de départ d'une grande leçon d'humilité. C'est une des orientations à donner à sa vie. Ce chemin ne sera pas aisé si on recherche l'humilité absolue, la mise à néant de tout EGO trop développé.

Non seulement, il ne sera pas aisé mais ce n'est pas non plus nécessairement ce qui est profitable. Ce serait rechercher la dévalorisation, le mépris de soi-même. Ce n'est pas la le but à atteindre. Il suffit simplement de combattre le « complexe de l'estrade ». Nous ne sommes pas sur une estrade. Personne ne vaut plus qu'un autre ni n 'a de leçons à donner à quiconque. Nous sommes tous identiques face à la vie, face à l'amour et face aux épreuves et aux vicissitudes. Celles-ci peuvent nous attendre au détour de chaque chemin!

Qu'est-ce qui nous guide dans nos idées et nos actes ? Est-il possible de faire le point sur nous-mêmes? L'opération mentale qui consiste à nous regarder de l'intérieur doit être davantage qu'une illusion. C'est le risque couru si on se laisse aveugler par sa vanité.

« Connais-toi », « Connais-toi toi-même » « Je suis dans le Connais-toi » ! Si le travail moral ne se dirige pas vers l'intérieur de soi, on ne peut s'ouvrir totalement au monde spirituel. On restera rivé au monde matériel.

Personne ne peut se mettre à la place d'un autre pour rechercher ce que celui-ci est réellement et, réciproquement, personne ne peut se mettre à notre place pour faire ce travail. Il revient à chacun d'explorer sa propre personnalité. On peut juste montrer un chemin, donner des moyens, expliquer mais sans rien imposer.

Cette recommandation a un sens très profond: se connaître soi-même n'est pas à la portée de tout le monde peu d'entre nous y parviennent réellement. C'est se poser les bonnes questions sur soi, ses désirs, ses ambitions, ses faiblesses, les vanités humaines qui sont les nôtres, les faux-semblants derrière les quels nous nous abritons, les hypocrisies qui nous aident à vivre, nos comportements dans le monde...


Cette démarche suppose un effort permanent de lucidité. Elle est très difficile, mais salutaire, car beaucoup de gens, même à leur insu, trichent avec eux-mêmes.


Bref, l'important, c'est de se reconnaître différent de ce que l'on croyait être et de l'accepter.


Ce dont il importe de bien déceler les véritables ressorts, c'est notre propre comportement. Se connaître, c’est anticiper sa propre nature en face des choses,des évènements, d' autrui et de la vie, c’est se garantir contre la réponse facile, l’acte facile et irraisonné. C'est s'entraîner à reconnaître d'instinct les bons fluides.

Mais cela nous écarte de la richesse de l'Enseignement antoiniste. Nous le trouvons dans le neuvième principe: « ...cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu'il a été dit: Frappez, Je vous ouvrirai; Je suis dans le Connais-toi ». On insiste sur le « Je » qui est en fait DIEU. DIEU qui, comme il est dit dans le premier principe « … ne réside qu'au sein de l'homme ». C'est donc se qui devrait être le moteur de la recherche sur soi-même.

Il y a des choses que beaucoup cherchent à l'extérieur et qui n'existent qu'à l'intérieur de soi. L'art de la recherche de soi-même sera d' éviter que cela devienne un mouvement égocentrique.


Finalement aussi, cette recherche sur soi-même doit aboutir à nous faire comprendre le mythe d'ADAM tel que le Père ANTOINE le décortique dans le « COURONNEMENT » Nous devons bien comprendre que, en fait, nous sommes tous des « ADAM ». Voici quelques extraits du chapitre « LE VRAI BONHEUR NE PEUT RESULTER QUE DU MALHEUR »:


« Notre imperfection nous porte à croire que la cause de nos souffrances résulte de ce que nos premiers parents auraient péché. Je dois vous dire que c'est là une fausse interprétation, je vais vous le démontrer: ADAM, c'est le moi conscient, EVE, le moi intelligent et il est indispensable que tout être passe par l'incarnation pour mériter de jouir du vrai bonheur. La vie sans la liberté ne pourrait être heureuse parce que chacun en possède le germe. Or comment jouir librement et pleinement d'un bien si on ne l'a pas acquis ? ADAM vivait en DIEU mais il était incapable de Le comprendre parce qu'il en était inconscient; impossible, je le répète,de bien apprécier quoi que ce soit, s'il n'est le résultat de notre travail, car le plus grand bonheur qu'on puisse imaginer devient à la longue un fardeau s'il n'est pas dû à notre mérite. Nous avons toujours attribué à DIEU les lois que nous nous imposons pour aller à Lui; mais notre enseignement nous a permis d' en connaître la réalité. »


Et, plus loin:


«  Nous devons remarquer que l'existence d'ADAM est le tableau de la réalité, le chemin à suivre pour aller vers DIEU. »




 

24/08/2009

PRENDRE AUTRUI EN CONIDERATION ( Pensée de Joseph O'NEILL)

TOUJOURS PRENDRE AUTRUI EN CONSIDERATION.

Le hasard fait apparemment bien les choses. Alors que  je suis  occupé, depuis un certain temps à faire des recherches sur la "vue du mal", sur les relations avec autrui, je suis tombé sur une interview d'un romancier américain (Joseph O'NEILL).

Interrogé sur un sujet tout à fait étranger à la philosophie, celui-ci ne peut apparemment pas s'empêcher de philosopher. Voici, parmi deux pages , le texte que j'ai trouvé:

"C'est l'un des plus grands défis de la vie moderne: ce devoir que nous avons désormais de prendre l'autre en considération, de réfléchir au type de relations  que nous aurons avec  cet autre auquel nous sommes sans cesse confontés. On peut le faire dans la peur ou a colère, ou 'une façon plus raisonnable et positive."

C'est un véritable éblouissement: voici, synthétisé par un esprit brillant, bien loin de notre ENSEIGNEMENT ( dont il ignore d'ailleurs même l'existence )  la pensée profonde de la  révélation du Père ANTOINE.

Il serait fastidieux de  faire ici le répertoire de tous les passages de l'ENSEIGNEMENT antoiniste  où l'on retrouve cette pensée.

Je pense  quand même  aux  1°,3°,4°,5°,7°,et 10° principes et à quelques chapitres  "LA CHARITE BIEN COMPRISE", "LA SOLIDARITE", "LA FOI ET LA CHARITE", "LA CHARITE MORALE", "TOUT SAVOIR C'EST TOUT AIMER", "L'EFFICACITE DES LOIS MORALES", "LA LOI HUMAINE COMPAREE AVEC LA LOI DE LA CONSCIENCE", et bien d'autres encore...

Mais, au  moment de terminer cet article, je découvre  dans ma documentation, presque par hasard toujours, une pensée dont j'avais un  jour pris  note. Elle est de quelqu'un  qui est pour moi un inconnu ( Geert VERHELST) . Elle fait curieusement écho à tout ce qui précède:

"Le monde serait plus beau si chacun se consacrait de façon désintéressée à l'autre. Si chacun dispersait autour de lui chaleur, gentillesse et amour, sans rien attendre en retour".

Ce n'est rien d'autre, au fond, que notre quatrième principe. Qui doute encore de l'actualité  et de l'universalité de l'Antoinisme ?

 

 

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

11/07/2009

TOUJOURS RESTER EN EVEIL.

TOUJOURS RESTER EN EVEIL, VIGILANTS.

Nous avons souvent constaté que, au cours d'une méditation, par exemple, nous nous laissions égarer. A notre plus grande désolation, nous nous apercevons, parfois, que nos pensées sont bien loin de ce que nous nous étions fixés au départ. Cela n'a pas échappé au Père ANTOINE. Il en parle longuement dans le chapitre " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ". Nous allons en reprendre quelques extraits les plus significatifs:

" Mes enfants, pour être à même d'accomplir promptement nos devoirs, il nous faut une réserve de bons fluides et nous l'obtiendrons selon notre désir d'en faire usage. La pensée est bonne ou mauvaise suivant le fluide qui en résulte. Au fur et à mesure que nous exécutons le bien, l'amour qui en découle nous réconforte, mais nous pourrions aussi puiser dans un fluide qui nous paralyserait. Comment alors réaliser les actes du bien ? Nous voyons celui-ci longtemps à l'avance et il nous faut beaucoup peiner pour y atteindre, car la morale est un fardeau, même pour celui qui croit en DIEU et qui espère se rapprocher de LUI. Il nous est cependant loisible d'économiser de bons fluides par les actes du bien indispensables à notre avancement. Nous ne tarderons pas à en ressentir l'écho, nous nous écrierons ''Combien je me suis égaré parce que je n'ai pas suivi ma conscience ! je vois à présent le tableau de l'inutile travail que j'ai fait. Et cependant mon esprit ne demande qu'à s'épurer, mais les aliments d'autrefois lui répugnent et l'indisposent.''"

Et, un peu plus loin:

" Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil; mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction.

Une fois de plus on remarquera que le Père ANTOINE, quand il donne une leçon, s'englobe toujours dans la masse. Quand il parle des défauts à corriger, il ne dit jamais " VOUS", mais "NOUS". C'est pourquoi le Père ANTOINE ne peut être qualifié de "gourou" et que l'Antoinisme n'est pas une secte !

04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

16/02/2009

L'ENVIE: UN CANCER MORAL !

L'ENVIE: UN CANCER MORAL !

( Développement de la démonstration )

 

Dans l'article précédent, j'exposais dans quels travers le sentiment d'envie pouvait entraîner l'être humain. Dans le numéro récent d'un journal , j'en ai trouvé une illustration bien malheureuse: le récit d'un procès d'assises où une infirmière est convaincue d'avoir voulu empoisonner un petit enfant dans son entourage familial.

Voici une de ses déclarations faites au Juge: 

« Oui. J'étais jalouse de l'attention que ma belle-soeur portait à sa fille. Mon idée, c'était de détruire un peu son bonheur. J'avais l'impression que notre famille faisait moins attention à mes enfants depuis la naissance de la petite. »

Nous nous trouvons, ici, devant un cas de dévoiement extrême du sentiment d'envie.

Bien sûr, il faut « juger ». Mais le mot « Juger », en Justice, n'a pas le sens que l'ENSEIGNEMENT lui donne dans la vie courante, dans la morale.

Dans le monde de la Justice, cela signifie, qu'il faut enquêter objectivement, déterminer la faute, peser sa gravité, voir à quelles lois elle contrevient, évaluer la plus justement possible le préjudice commis et, logiquement, imposer une sanction. Sans sanction des fautes la vie sociale n'est plus possible.

Mais, dans le domaine de la morale, la gravité de la faute ne doit pas empêcher d'essayer de comprendre la personne. La gravité de la faute et le fait qu'elle mérite une sanction ne doit pas nous interdire la compréhension, ni empêcher la compassion.

On peut établir la faute de quelqu'un, son degré de gravité, la sanctionner et en même temps éprouver de la compassion. Pour cela, il faut bien relire l'article précédent et bien se pénétrer de la signification du sentiment « d'envie ». Ce sentiment est avant tout une grande souffrance car il se nourrit de lui-même. Son objet ne peut jamais être assouvi. Et, pire, souvent il puise sa source dans une cause illusoire, inexacte, une interprétation faussée de la situation. C'est pourquoi, ce sentiment ne peut jamais être assouvi puisqu'il représente la chasse vers une chose illusoire.

L'envie, c'est en fin de compte, sans doute, une des formes les plus exacerbées de la « vue du mal ».

L'envieux n'éprouve aucun plaisir dans son défaut ! Quand il est en pleine crise d'envie, il ne se fait absolument aucun bien, il rumine, se ronge les sangs, boude, s'autodéprécie, jalouse,est furieux et finalement, se fait du mal à lui-même sans se faire aucun bien en compensation!
C'est pourquoi, l'envie est un défaut très négatif, l'antithèse même du plaisir.

On peut dire que l'envie est un cancer moral ! Quand quelqu'un souffre d'un cancer physique, tout le monde trouve normal d'éprouver de la compassion ! On devrait donc avoir la même compassion pour celui qui est rongé par le cancer moral qu'est l'envie !

Je vous livre, à méditer, un passage du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAINER LA RESPONSABILITE »: 

« Si nous nous maintenions dans le naturel, sans voir le mal pas plus dans les autres qu'en nous-mêmes puisqu'ils agiraient naturellement comme nous, aurions-nous encore la moindre souffrance d'une épreuve ? Impossible puisque ce n'est qu'en la prenant pour un châtiment que nous en souffrons. Je le répète, la vue du mal, seule, est notre imperfection parce qu'elle nous fait apprécier l'épreuve matériellement tandis qu'elle repose sur une base purement morale.

Celui que nous disons notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah! Si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance ? N'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

La vue du mal prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. »

 

17/08/2008

LA HONTE ( texte puisé chez Jean ZIEGLER )

LA HONTE.

     Comme déjà dit précédemment, il arrivera souvent sur ce site de donner référence à des textes non antoinistes.

     Soit ces textes appartiennent à une autre foi, soit - comme c'est le cas ici - il s'agit d'un texte purement laïque: en l'occurence un texte tiré d'une oeuvre du suisse JEAN ZIEGLER.

     Ce texte explique , brièvement mais clairement, le sentiment de honte. On verra facilement que ce sentiment de honte, infligée ou subie, est à rapprocher de la notion antoiniste de "vue du mal".

" Le sentiment de honte est l'un des éléments constitutifs de la morale. Il est indissociable de la conscience, de l'identité, elle-même constitutive de l'être humain. Si je suis blessé, si j'ai faim, si - dans ma,chair et dans mon esprit - je souffre de l'humiliation de la misère, je ressens de la douleur. "

     Ici, dans cette première partie, nous sommes dans la honte subie personnellement. Il poursuit, un cran au-dessus:

" Spectateur de la souffrance infligée à un autre être humain, j'éprouve, dans ma conscience, un peu de sa douleur, et celle-ci éveille à son tour ma compassion, suscite un élan de sollicitude, m'accable de honte aussi."

     On croirait entendre l'écho du chapitre " LA CHARITE MORALE " !

 

 

 

 

04/08/2008

DISSERTATION ANTOINISTE SUR L'INTELLIGENCE.

INTELLIGENCE ?

     Dans l’Enseignement antoiniste, il est fait souvent référence à l’intelligence, celle-ci étant opposée à la conscience.

     Quand on dit « opposée », il s’agit de restituer à ce mot sa vraie signification. In fine du chapitre « LE MOI CONSCIENT ET LE MOI INTELLIGENT », le Père ANTOINE dit :

« La base de l’intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n’a pour base que la morale et entreprend tout par l’amour. Voilà comment je puis révéler l’évolution des êtres. »

     On pourrait penser que la doctrine antoiniste propose une conception dualiste et idéaliste de l’univers et de l’homme. Il y a un monde matériel, appelé monde des Incarnés, régi par les lois de la nature, et un monde spirituel dit des « Non–incarnés » gouverné par la loi de la conscience ou loi morale.

      On ne peut pas parler réellement de « dualisme » comme chez les manichéens ou les cathares.

     Pour les Antoinistes, l’homme, doté d’un corps physique et d’une âme divine, se situe à la jonction des deux, et il possède une personnalité double : à côté du moi intelligent, soumis aux vicissitudes de la matière, siège le moi conscient, ou moi réel, ou âme. Voici donc la vraie signification du mot « opposé » : deux facultés qui vont de pair, basées sur deux conceptions différentes, mais nécessairement réunies en chaque homme.

     Nous trouvons dans le chapitre « INTELLIGENCE » la démonstration suivante :

« Nous avons enseigné que l’intelligence est la faculté qui sert à nous assimiler les fluides pour en obtenir la pensée. Mais nous savons que les fluides sont matériels, par conséquent la pensée ne l’est pas moins ; nous devons les surmonter pour progresser. Arrivés à ce point, l’intelligence n’a plus sa raison d’être. Comment nous faire une idée de cette faculté ; qu’est-elle, de quelle façon procède-t-elle ? Lui serait-il possible de s’assimiler la question morale, étant donné qu’elle ne doit son développement qu’aux connaissances qu’elle s’acquiert matériellement ? Si nous enseignons que l’intelligence est incompatible avec la foi, c’est parce que celle-ci est opposée à la matière qui, seule, est l’obstacle de l’esprit. Si elle n’est pas palpable, elle n’est pas moins de la matière, puisque c’est celle-ci qui la suscite. »

     Dans le chapitre « LE BIEN, INTERPRETE AU POINT DE VUE MATERIEL, EST OPPOSE A LA REALITE », le Père ANTOINE  aborde à nouveau cette question, apparemment contradictoire, voire pour certains ambiguë, de la nécessité de l’intelligence :

« …L’intelligence n’a qu’un but, c’est de posséder toujours davantage sans jamais être satisfaite, parce qu’étant de nature envieuse, elle nous rend égoïstes. »

     On pourrait donc penser trouver ici une condamnation sans équivoque de l’intelligence. Ce n’est pas le cas, car le Père poursuit en ces termes :

« Mais tout a sa raison d’être, plus cette faculté se développe, plus avons-nous le désir de grandir dans l’honnêteté ; elle fait naître en nous l’amour-propre qui doit nous former, car c’est à lui seul que l’intelligence doit toutes les connaissances nous rendant accessibles au fluide qui donne le savoir. »

     Et, pour terminer ce chapitre, une nouvelle précision du Père ANTOINE :

« Mes enfants, pour bien interpréter l’enseignement, ne nous arrêtons pas à la lettre, puisons dans l’esprit ;… »

     Il ne demande donc pas d’ânonner par cœur des passages de l’Enseignement, mais de ne pas craindre de prendre un certain recul et de méditer ce qui s’y trouve. Cela est assurément valable, d’abord, pour déterminer l’importance et la place de l’intelligence dans le développement de l’Homme. Il poursuit :

« …quoiqu’il ( l’enseignement ) paraisse condamner l’intelligence, en disant qu’elle est le siège de notre imperfection, il faut comprendre que son développement est celui de l’être. Ce n’est que pour cette raison que celui-ci s’est à son insu incarné car nous ne pourrions nous développer que par l’erreur, c’est  elle seule qui nous fait connaître la vérité puisque nous ne pourrions l’apprécier que par son opposé. »

06/02/2008

ANTOINISME ET SPIRITISME. QUAND LE PERE ANTOINE ABANDONNE L'UN POUR L'AUTRE.

 

ANTOINISME ET SPIRITISME.

     En 1907, lors du procès au Tribunal Correctionnel de LIEGE pour exercice illégal de la médecine, le père ANTOINE, assurant lui-même sa défense répondit à une question du Juge : 

« On m’accuse de faire du spiritisme et du magnétisme. Je l’ai fait jadis, c’est vrai. Mais aujourd’hui, je ne suis plus de la catégorie des spirites. »

     Cela amena une réaction de la Fédération Spirite de LIEGE qui écrivit dans sa revue : 

« C’est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère ANTOINE, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu’aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme. »

     Quand la Fédération Spirite parle de l’entourage lettré, elle fait sans doute référence au professeur de l’Athénée de LIEGE, F. DELCROIX.

     Cette rupture ne se fit pas sans provoquer des interrogations chez les spirites membres du groupe d’ANTOINE ( Les Vignerons du Seigneur ).

     Voici, à ce propos, un petit incident suivi d’une mise au point relatée par Pierre DEBOUXTHAY dans son étude « ANTOINE le Guérisseur et l’Antoinisme » : 

« Un jour un adepte demanda au Père pourquoi il s’était séparé des spirites. ANTOINE répondit d’abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions : « Le spiritisme dont vous venez de  constater la division, je l’ai toujours placé et le place encore au dessus des partis, puisqu’il s’adresse indistinctement à toutes  les consciences et qu’i intéresse le matérialiste comme le croyant….Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d’abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup…Mais les adeptes qui m’entouraient ont fait preuve d’un tel dévouement et constitué une famille si unie qu’ils m’ont permis de fonder avec eux une école d’amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l’exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l’incessante préoccupation de l’avenir moral. »

     Pierre DEBOUXHTAY poursuit : 

« En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques ( vanité, ressentiments, etc.) ou surnaturels ( révélation divine ) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, ANTOINE s’est séparé des spirites à cause demédium, spiritualisme, science,  son aversion pour la partie expérimentale du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d’abord, les déboires causés à ANTOINE par certains médiums ; ensuite, l’influence de la théosophie. »

     De ces démêlés et de ce départ, il en est évidemment question dans l’ENSEIGNEMENT puisque cette scission est à l’origine du Culte Antoiniste. Voici ce que, dans la « Biographie du Père », F. DEREGNAUCOURT et Mme DESART exposent : 

« Le Père professa la religion catholique jusqu’à l’âge de 42 ans, puis Il s’appliqua à la pratique du spiritisme, sans S’attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n’avait aucune aptitude et qui ne Le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, Il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème scientifique ; il lui  préféra la morale et S’y adonna de tout cœur. Il continua jusqu’en 1906, date à laquelle il a créé le NOUVEAU SPIRITUALISME ; c’est là que commença sa mission de Révélateur. »

     Soit dit en passant, ANTOINE quasi illettré paraît inexact : il avait terminé l’école primaire ; à l’armée, il s’était fait remarquer parce qu’il s’isolait pour lire ; après avoir travaillé à l’étranger, il exerça divers métiers dont, pour finir, celui d’encaisseur et visiteur à domicile pour une firme de JEMEPPE ; chez les spirites, il avait lu les ouvrages d’Allan KARDEC. On ignore pourquoi on l’a présenté dans sa biographie comme quasi illettré.

     Dans l’ENSEIGNEMENT, ANTOINE fait quelques références ostensibles à son passage chez les spirites et à ses divergences.

     Ainsi, dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI » : 

« Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouirait plus que le mouvement d’une table ou de tout autre meuble ; elles croient qu’elles seraient vite converties, qu’elles auraient le courage de travailler    à leur avancement et qu’elles seraient bientôt convaincues que la mort c’est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l’homme convaincu n’est heureux que par le fruit du travail qu’il effectue pour s’améliorer… »

     Et dans le chapitre « SCIENCE & LES PHENOMENES PSYCHIQUES » : 

« La science est une, elle ne se base que sur la matière et ce qui touche à celle-ci la concerne seule. La médiumnité à effets physiques est donc de son ressort ; en révéler les phénomènes par l’intermédiaire de a doctrine, c’est les dénaturer ; ils n’auront de valeur que lorsqu’ils seront compris et proclamés par les savants car tout effet physique est un fait scientifique, ce qui n’est plus du spiritisme pour celui qui pratique la philosophie. »

     Plus loin, dans le même chapitre, il se fait un peu plus véhément :

 « L’étude des phénomènes forme, en général, des croyants sectaires, reconnaissables en ce qu’ils se maintiennent dans le même cercle, en parti, semant la désunion entre les membres d’une même famille. »

     Le Père ANTOINE effleure encore cette question dans le chapitre « LA CROYANCE EN DIEU RESULTE DE L’INTELLIGENCE ; LA FOI QUI EN EST L’OPPOSE, LE REND PALPABLE DANS LE CONNAIS-TOI. » : 

« Je croyais aussi en DIEU et je n’ai jamais cessé de le faire , mais j’ai voulu me convaincre de son existence ; voilà ce qui m’a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu’elle était sincère, mais comme celle des autres elle était de parti pris, je voulais, comme on dit, servir DIEU avant de m’être acquis la foi. »

     Un peu plus loin : 

« C’est ainsi que je me sentis attiré vers d’autres croyances dont j’ai alimenté mon âme. Je suivais mes inspirations et ma sensibilité me permettait d’analyser tous les fluides dont mes visiteurs étaient entourés. J’en ressentais une grande satisfaction parce qu’elle m’empêchait de douter de rien. »

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

09/01/2008

ÊTRE ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS. REFLEXIONS SUR BASE DES DEUXIEME ET TROISIEME PRINCIPES.

 

ATTENTIFS MAIS NON INTRUSIFS.

«  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertire, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance plus qu’il ne pourrait vous dire » 

« Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »

Voici rappelés les deuxième et troisième principes. En fait, ceux-ci règlent la conduite que les hommes élevés, ou reconnus par leurs semblables, doivent avoir vis-à-vis d’autrui lorsqu’ils sont consultés pour des conseils ou pour une simple écoute.

     Le Père ANTOINE en parle à nouveau dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » quand il dit : 

« Quand nous sentirons l’amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les cœurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l’homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. »

     Nous y  voilà. Nous sommes susceptibles d’être consultés, interrogés par nos semblables surtout si l’on connaît notre appartenance au Culte antoiniste. C’est évidemment vrai pour les desservants et tous les adeptes prêtant leur concours à l’exercice du Culte. Mais aussi à tous ceux qui sont connus pour leur appartenance et leur assiduité. Comment se comporter et éviter des dérives.

     Pour mieux comprendre, je vous livre un passage du chapitre « LA CHARITE BIEN COMPRISE » : 

« Nous répétons souvent qu’on ne peut lire en autrui qu’à travers soi-même ? Lorsque nous y lirons avec les yeux de la vertu, ses faiblesses nous sembleront des vétilles et nous exercerons non plus la charité matérielle, mais la charité morale. … Notre indulgence nous empêchera de remarquer leurs défauts, si ce n’est pour leur venir en aide. »

     Autre mise en garde dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« Nous pouvons voir quelqu’un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l’observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement ; mais si nous voulons le reprendre et le contraindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n’est que dans les mots ; … »

     Encore une autre mise en garde dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Respectons tous les êtres dans leur nature brute ou éthérée, ce sont des frères ; ne jugeons pas leurs actes dans leurs effets, mais remontons à leur cause et nous en découvrirons la réalité. »

     Dans le domaine qui nous concerne, les demandes d’écoute des gens qui souffrent ou s’interrogent, le désir de porter assistance, de réconforter, de trouver des solutions est porteur de fluides contradictoires : d’une part, la reconnaissance du problème et, d’autre part, l’aspiration vers ce que l’on pense qui devrait être.

     La personne consultée peut facilement arriver à penser que son interlocuteur devrait être autrement qu’il n’est. Si c’est le cas, on arrivera à un résultat opposé : l’interlocuteur aura tendance à rejeter. C’est ce qui est exposé dans le chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » : 

« …si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait : « vous n’êtes qu’un hypocrite, votre langage doucereux vient d’une source bien mauvaise, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l’exemple et fournissez le fluide nécessaire ». c’est ainsi qu’on pourrait nous répondre quand, au lieu d’amour nous envoyons de la haine. »

     Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

     Une personne humble s'efforcera d'écouter et d'accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime et plus sa parole sera écoutée et plus  son exemple sera apprécié.

     La personne consultée aura une attitude attentive, bienveillante, sans autre intention qu’aider son interlocuteur à vider son âme, en renonçant à le faire changer à tout prix. L’attitude de l’homme consulté consistera à accueillir son interlocuteur avec bienveillance, de manière inconditionnelle, positive, sans jugement, sans a priori. Il devra se dépouiller de tout désir de faire changer l’autre à tout prix.

     Cela implique pour celui qui est consulté une simple présence   affective. Son attitude devra signifier qu’il écoute réellement, uniquement, qu’il accepte l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement. 

     C’est  cette attitude que, dans le titre de l’article, nous appelons « attentive ». Mais, on la bien compris, elle doit être aussi non « intrusive ».

     Attention, ces recommandations peuvent aussi s’appliquer à quiconque, dans la vie quotidienne et pas seulement dans les relations de consultant à consulté ou d’écouté à écoutant.

     On pourra ainsi manifester une certaine humilité, ou tout au moins une certaine réserve, dans nos conversations courantes. C’est facile, il suffit de s’efforcer d’écouter véritablement les autres en conservant un ton calme. On montrera que l’on veut d ‘abord écouter sereinement les autres en n’accaparant jamais la parole pour discourir vainement et surtout pas pour nous mettre en évidence.

 

    

 

22/06/2007

L'IIRITATION, L'ENERVEMENT...DE LA VANITE !

"Ne t'irrites pas à cause de ceux qui font le mal"

 (Psaume 37:1)

L'irritation, l'énervement est un état d'esprit contraire à l'humilité. Cela relève en fait de la vanité.

 Vanité de se croire capable de s'ériger en juge.

Si vous ressentez le besoin irrépressible de vous irriter contre quelqu'un qui vous semble mal agir, repensez tout de suite au cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

et au troisième principe:

" Vous ne pouvez faire la morale à personne..."

04/05/2007

LES BAVARDAGES. MEDITATIONS SUR LES 3° ET 10° PRINCIPES.

 

LES BAVARDAGES.

 

     Que de mal n’est pas commis journellement, inconsciemment par les bavardages faits les uns sur les autres !

     Que de mauvais fluides sont cultivés, ravivés, répandus et communiqués ainsi !

     Comme la vue du mal peut alors s’exprimer d’abord par des sous-entendus ; mais des sous-entendus qui deviennent des petits mots ; des petits mots qui se transforment en grandes conversations ; des conversations qui se terminent par des suppositions ; suppositions qui deviennent rapidement des affirmations clôturées par des jugements !

     Peut-être qualifierez-vous aussi cet article de « vain bavardage » ? Il n’en est rien : si on raisonne bien, si on accepte de faire un travail d’introspection, on se rendra bien compte qu’on retrouve en fait ici l’ensemble de la problématique de la rencontre de soi, des autres et de DIEU.

     Si seulement nous avions le courage de dire en face ce que nous disons derrière le dos ou ce que nous pensons intérieurement, notre progrès irait beaucoup plus vite avec l’épreuve qui en résulterait. Mais nous sommes faibles et nous préférons cacher notre vrai visage, dissimuler nos pensées.

     C’est pourquoi, lorsque nous sommes coupable d’une chose, nous préférons berner notre conscience. Nous ne manquons pas de nous trouver des excuses, des motivations, des circonstances atténuantes. Ou, même, nous franchissons le pas de trouver chez autrui la cause de notre défaillance ! Nous cherchons toujours, à tout prix, devant nous-mêmes et devant nos semblables à voiler la vérité, à fermer les yeux. Le jour où nous aurons l’épreuve pour nous rectifier, nous serons plus sincères pour nous-mêmes et devant les autres.

     C’est en fait une des interprétations du troisième et du dixième principes.

     Il convient aussi de méditer un extrait du chapitre « ÊTRE ET PARAÎTRE » :

     « Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d’amour pour les uns et en manquer pour d’autres, ce n’est pas aimer en réalité, car celui qui possède l’amour vrai ne cesse jamais d’aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s’il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n’en dira pas du mal.

          Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s’épargner des tribulations de tous genres ; je n’en connais guère de plus utile que d’analyser ses pensées, d’en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu’elles séjournent en nous quelque temps, nous l’avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d’autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagréments que nous avons eu de plaisir à les manier. C’est payer cher la satisfaction d’un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre deux épreuves ; dans ces intervalles, tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n’oublions pas que l’esprit n’est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. »

 

 

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

27/02/2007

L'OEUVRE COLONIALE VUE PAR LE PERE ANTOINE.

 

L’ŒUVRE COLONIALE ET L’ANTOINISME.

 

     Le texte dont nous allons parler maintenant est extrait du chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES. »

     Ce qui est dit dans ce passage peut paraître banal à présent ( quoique certaines situations vécues actuellement pourraient s’y retrouver.)

     Ne perdons pas de vue l’époque à laquelle ce texte a été prononcé puis écrit. Nous sommes entre 1906 et 1909, à l’apogée du système colonial. En ce qui concerne plus précisément la Belgique, le CONGO n’est toujours pas une colonie belge : c’est le soit disant « Etat Indépendant du Congo », propriété personnelle de LEOPOLD II et les critiques vont bon train au sujet d’exactions et d’actes de mauvais traitement commis.

     Mais laissons parler le Père ANTOINE :

    « D’autre part j’ai entendu rapporter d’étranges traitements que je me plais à croire abandonnés aujourd’hui. Autrefois les peuples civilisés se créaient une place en détruisant ceux qui ne l’étaient pas et ils exploitaient la terre et ses occupants. Est-ce là un moyen de moraliser les races inférieures, de leur procurer le bonheur dont on les croient dépourvues ? Dans cette œuvre prétendument généreuse, n’oublions pas l’essentiel : la morale qui prescrit de se montrer faible avec les faibles, de s’intéresser à leurs croyances, toutes rudimentaires qu’elles puissent être et de respecter leurs coutumes jusqu’à ce qu’il soit possible d’assimiler les fluides pour se faire comprendre.

      Tels sont les principes d’une vraie civilisation : elle opère avec pitié, avec patience, avec amour, elle inspire des vertus et non des faiblesses ; de cette manière, nous pouvons aider les autres comme on peut nous aider nous-mêmes. »

     Certes, il serait facile de reprocher des expressions aujourd’hui considérées comme malheureuses (« races inférieures », « croyances…rudimentaires »…) Il faut contextualiser le texte en question et surtout retenir la condamnation des méthodes coloniales et d’évangélisation utilisées à ce moment.

    En tout cas, cette prise de position nous amène loin du reproche habituellement fait aux ANTOINISTES, celle de montrer un total désintérêt vis à vis des problèmes du monde.

12/12/2006

LA PUBLICITE, LA PROPAGANDE ET L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

 

LA PUBLICITE DE L’ENSEIGNEMENT.

( LA PUBLICITE POUR L’ENSEIGNEMENT )

      Actuellement, le Culte Antoiniste ne se montre guère favorable à une publicité à faire autour du Culte, des manifestations publiques du Culte ou du contenu de l’Enseignement.     On trouve bien, maintenant, enfin des brochures explicatives dans les Temples ( notamment à JEMEPPE ). Il existe bien une «  Ecole » ou on vulgarise les principes contenus dans l’Enseignement.      Mais le Culte se montre très réticent à une véritable publicité.     La question se posait déjà à l’époque du Père ANTOINE.    Voici ce que nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT, au chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES ».     Tout d’abord, le Père ANTOINErépond à un adepte qui s’étonne du fait que les Antoinistes aient abandonné le démarchage à domicile :     «  Il est vrai que l’on donnait des conférences sur ce que l’on avait compris de la question morale, mais cette manière faire est un peu le système des partis, elle ne s’accorde pas avec le spiritualisme que nous enseignons aujourd’hui. A celui qui croirait que je continue la propagande sous une autre forme, je dois lui dire que je me borne à révéler, pour ceux qui désirent les entendre, l’amour et la loi morale.  N’agirions-nous pas contrairement à notre enseignement si, croyant rendre de bons services à certaines personnes ou à certains peuples, nous voulions leur prêcher la morale ? Ne serait-ce pas encore voir le mal en eux, nous qui enseignons qu’il n’existe pas ? »      On pourrait trouver dans ces phrases la condamnation à toute publicité extérieure du Culte et de l’Enseignement.      Je ne pense pas qu’il en soit ainsi. Il faut bien s’entendre sur les mots !Le Père ANTOINE parle de « Propagande ». Pour lui, c’est la propagande qui doit être proscrite. La propagande, c’est une activité dont le but est de rallier des personnes à une association ou à un mode de pensée et, cela de façon lancinante. Dans le langage courant, on parlera de «  bourrage de crâne «  Cela est déconseillé par le deuxième principe ( «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertir… » ) et par le troisième principe ( «  Vous ne pouvez faire la morale à personne  parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple… » )      En revanche, je ne suis pas le seul à penser qu’il est tout à fait légitime de faire de la « Publicité » pour le Culte et pour l’ENSEIGNEMENT. A la condition que « Publicité » soit compris dans son sens premier qui est l’action de révéler quelque chose au public, de porter un éclairage, de rendre accessible, compréhensible, une chose, ou une pensée au plus grand nombre mais sans intention de « racolage » ! Tant mieux si quelqu’un touché par la publicité, après raisonnement, du fait de son libre arbitre nous rejoint !      C’est ce que je crois comprendre lorsque le Père ANTOINE, dans le même chapitre continue en ces termes :      «  Enseignons toujours dans notre milieu tout ce que nous savons et par notre propre amélioration : l’exemple avant tout ; préparons les faibles en nous montrant faibles nous-mêmes, car la morale ne plaît pas toujours. »      D’ailleurs, c’est sans doute dans cet esprit que, du vivant du Père, a été publié une revue du Culte : l’UNITIF.      Précisons aussi – c’est important de le rappeler – que, à l’époque du Père ANTOINE, celui-ci avait tellement d’aura que toute publicité supplémentaire n’était guère utile !Cela resta, grosso modo, vrai du vivant de Mère ANTOINE ( jusqu’en 1940 ). Les temps ont changé !      En ce qui concerne la « Propagande » voici, sans qu’il la nomme, en quels termes le Père ANTOINE la condamne ( extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER » :      «  Vouloir instruire quelqu’un sans qu’il ait le mérite de  comprendre, c’est lui rendre un mauvais service et l’embrouiller plutôt que l’éclairer. »      Voici, toujours sans qu’il la nomme, comment le Père ANTOINE la compare avec la « Publicité » :      «  Nous pouvons toujours causer de ce qu’il peut apprécier, mais puisque la vérité n’est jamais chez celui qui prétend l’avoir, ne forçons personne à admettre notre raisonnement ; étalons seulement ce que nous avons acquis afin que chacun y puise selon sa compréhension. »       Donc, endoctriner : NON !     Mais, éclairer : OUI !          

01/12/2006

LA VUE DU MAL: UN SOUS-PRODUIT: LA COLERE.

 

LA COLERE :

UNE NOTION AMBIGUË

UN SOUS-PRODUIT DE LA VUE DU MAL.       La colère. Qu’est-ce que la colère ? Une épreuve ! Voici un texte tiré de l’ENSEIGNEMENTqui peut se rapporter à la colère.      «  Chaque fois que nous sommes à l’épreuve, nous ressentons par notre manque d’amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu’au lieu d’envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons comme un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s’altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer…. »        La colère est un état psychique dans lequel l’homme est littéralement hors de lui. Quand la colère s’empare d’une personne, elle supprime toute retenue, toute intelligence. Elle neutralise toute conscience, toute morale. Elle supplante la volonté et le libre arbitre, causant ainsi de graves dommages.      Cette passion, blâmable entre toutes, n’engendre rien d’autre que le regret. Car un accès de colère ne s’assagit qu’après avoir fait subir à sa victime les affres de la vue du mal.      Reprenant conscience, l’homme est pris d’un remords profond et d’un sentiment d’indignité au spectacle des séquelles de son emportement.       Dale CARNEGIE écrit à propos de la colère :      «  Quand nous sommes sûrs d’avoir raison, efforçons-nous avec tact et douceur de faire partager notre opinion. Mais quand nous sommes dans notre tort- ce qui se produit avec une fréquence étonnante si nous avons la franchise de l’admettre-, reconnaissons notre erreur promptement et de bon coeur. Non seulement nous constaterons des résultats surprenants, mais encore ce sera beaucoup plus amusant que d’essayer de nous défendre.»       Parmi les maux, causés par la colère, qui  sur les hommes et pèsent sur les hommes comme un fardeau, nos trouvons l’inimitié, la rancune, le ressentiment, la haine, la division…Tels sont les résultats de la colère.       En effet, l’inimitié ne disparaîtra pas pour autant; elle creusera la blessure et l’élargira. Celui contre qui on s’est mis en colère parce qu’on a cru voir en lui « un ennemi » est devenu, réellement, un ennemi !     Après son accès de colère l’homme s’assagit et croit avoir éteint le feu qui a causé son emportement. Mais souvent, c’est en vain : les mots prononcés, les gestes commis restent dans les mémoires. Le pardon devient difficile. Des failles irréparables se créent : il est trop facile de se laver les mains en disant :        « Moi, quand j’ai crié un bon coup, quand j’ai sorti  ce que j’avais sur le cœur, tout redevient comme avant »      En laissant éclater sa colère, l’homme trouve un exutoire à son bouillonnement intérieur. Pourtant, il n’a fait qu’exprimer sa vue du mal, ignorant que la nuisance, l’épreuve provoquée par autrui, par celui qu’il a cru « être son ennemi » est de loin inférieure en intensité à celle qu’il s’impose en répondant au mal par le mal. 

    En répondant au mal par le mal, on n’a rien corrigé, on n’a fait qu’ ajouter du mal au mal.

     " Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance; la colère est née pour la destruction commune". C'est en ces termes que SENEQUE prononce la condamnation définitive de la colère !

 

      Dans les différentes traditions, la colère est le plus souvent considérée négativement. Dans la tradition catholique, la colère est un des sept péchés capitaux.            Mais, et c’est ici que la notion de « colère » est ambiguë : bien qu’ elle soit souvent considérée comme une passion mauvaise, elle semble être aussi ce qui réveille l'homme de sa torpeur et son acceptation résignée de l'injustice.      Elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, certaines valeurs jugées essentielles ; elle nous donne ainsi l'impulsion de surmonter nos propres résistances (peur d'être mal traité ou jugé en retour, poids des habitudes).                Un caractère vindicatif engendre toujours l’injustice, et sème la zizanie entre les gens. Si nous devions réparer par la vengeance toutes les atteintes grandes ou petites que nous subissons, nous devrions gaspiller notre temps en querelles interminables, et accepter d’avilir notre âme.       Mais si l'indignation contre ce qui est injuste pourrait être considérée comme une forme de colère acceptable voire utile à conserver la vie et la valeurs qui en découlent, il reste que la véritable colère est incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas de répondre par un mal équivalent: l'homme en colère rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.      En nous mettant en colère à cause de ceux envers qui ont avons la vue du mal qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes.       Beaucoup de personnes semblent penser qu'elles agissent bien en s'irritant quand d'autres agissent mal.       Ce n’est pas correct. Ayons toujours bien en mémoire le troisième principe :       «  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »      Or, la colère, c’est encore bien plus grave que de simples paroles, voire des remontrances. Par la colère, on perd tout sens de la mesure dans ses paroles. Et les paroles peuvent être cruelles et, souvent, si l’on n’y prend garde, s’accompagner de gestes, d’actes…      Que peut pousser un être humain à martyriser moralement – et éventuellement- son semblable ? La réponse : la faiblesse du raisonnement, le manque de foi. Ne serait-ce pas al projection de l’image d’un être qui ne peut affirmer sa personnalité qu’au travers de la destruction morale de l’autre. 

14/07/2006

PISTES DE REFLEXIONS SUR LES COMPORTEMENTS AFFECTIFS.

PISTES DE REFLEXIONS SUR LES COMPORTEMENTS AFFECTIFS.

 

     Un adepte demandait un jour au Père ANTOINE s'il fallait absolument se soumettre à la loi matérielle du mariage. Dans le chapitre " L'AMOUR REEL ANEANTIT TOUTE LOI ", le Père lui répondit:

 

     " Nous sommes dans l'obligation de respecter la loi humaine relative au mariage, aussi longtemps qu'il existe de l'amour charnel en nous. Il nous fait aimer de parti pris, d'autant plus qu'il est personnel; né de la foi au serpent, il est assujetti à la matière qui nous imposera sa loi tant que nous en posséderons.

        Nous ne devrons pas y voir une injustice, puisqu'il nous est libre de rester dans le célibat. C'est cet amour qui nous l'impose parce qu'il nous rend incertains d'une union conjugale, tandis que la loi exclut d'une façon radicale notre doute..."

 

     Plus loin, dans le même chapitre, le Père dit:

    

     " Remontons à la cause, nous trouverons cette loi naturelle; par le progrès elle s'anéantira, parce que nous surmonterons cet amour qui tente à croire que notre conjoint ne doit aimer que nous.

        La cause de tout ce qui nous paraît injuste n'existe que dans notre nature imparfaite qui nous fait exiger qu'un autre respecte la loi que nous sommes enclins à l'enfreindre nous-mêmes."

 

     Il peut se faire que l'on rencontre des difficultés ou que l'on ait un comportement qui peut nous paraître, à l'examen, non conforme à la norme. Bien que cela ne se rapporte pas directement au problème évoqué, je vous renvoie à un passage du chapitre " NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ":

 

     " Si pour tout ce qui arrive je vous renvoie à l'ENSEIGNEMENT, c'est que toute explication s'y trouve. Mais on peut se tromper en l'interprétant. Vous ai-je jamais enseigné que vous devez faire le bien ? ..."

 

     Et, plus loin:

 

     " Vous oubliez sans doute que j'ai enseigné que nous  devons toujours agir naturellement, voilà de quelle façon vous devez  me comprendre  quand je vous dis: faites le mal alors que je démontre qu'il n'existe pas."

 

     Enfin, encore à méditer, ce passage du chapitre " ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN , INTERPRETE L'OPPOSE DE LA REALITE ":

 

     " ...Le "connais-toi " peut seul nous permettre de raisonner avec DIEU.

        J'espère que ceux qui comprendront  ce raisonnement apprécieront d'autant mieux mon enseignement; ils sauront que la vue du mal n'est pas que de l'imagination, que nous ne souffrons que dans la mesure où nous la possédons. N'ai-je pas révélé que le mal que nous voyons en autrui n'est qu'en nous ? Il se réflète dans les actes de nos semblables. Plus en renfermons-nous, plus voudrions-nous les voir agir en bien."

 

     Enfin, j'attire fortement l'attention sur le passage suivant qui sonnera comme une conclusion:

 

     " N'ai-je pas aussi révélé que nous sommes  autant insupportables que nous ne pouvons supporter les autres ? Nous jugeons toujours leurs actes sans nous rendre compte des nôtres, nous réprouvons en eux ce que nous sommes capables de faire nous-mêmes; nous leur faisons la morale, nous allons jusqu'à les maltraiter et dire que c'est pour les corriger ! Ne serions-nous pas mieux dans la vérité en reconnaissant plutôt que c'est pour nous venger, pour assouvir nos vices ?"

 

     Les passages soulignés l'ont été par mes soins. Il s'agit, en quelque sorte d'une réponse, d'une mise au point qui peut réconforter les personnes  qui  ne peuvent avoir, dans la vie affective courante, un comportement dit " anormal " par la majorité de leurs semblables: les papillonneurs, les homosexuel(les), ceux soumis à une addiction...et qui souffrent en silence! Voici aussi, avant de clore cet article, un dernier passage puisé dans le même chapitre:

 

     " Nous qui voulons travailler à édifier notre avenir, cherchons à nous connaître, nous serons convaincus que la souffrance résulte uniquement de la vue du mal qui nous montre l'erreur dans la vérité. Suivons toujours l'impulsion de notre nature, ne redoutons ni la critique, ni le blâme; ne cherchons pas à nous justifier, ce serait commettre nous-mêmes l'erreur, celle de notre semblable nous est utile car tout a sa raison d'être. Oserions-nous dire que nous sommes dans la vérité ? Certes non, ce serait prétendre que nous la possédons."

 

24/03/2006

QUELQUES CONSIDERATIONS SUR L'EPREUVE.

QUELQUES CONSIDERATIONS

SUR LA NOTION D'EPREUVE.

     Très souvent, lorsque nous parlons d'épreuve, nous avons en tête quelque chose qui "nous tombe dessus" et qu'il faut à tout prix chercher à éviter.

     L'épreuve est une souffrance, petite ou grande,qui se présente à nous sous, grosso modo, trois formes différentes:

forme matérielle: donc purement physique, soit les accidents, les maladies, l'invalidité, les revers divers...

forme émotionnelle : il s'agit d'une souffrance physique intérieure,soit les chagrins (d'amour ou autres ), la perte d'argent, les problèmes au travail, les problèmes relationnels divers...

Ces deux formes ressortissent à l'épreuve matérielle au sens propre.

forme morale:celle provoquée par le remords. Il s'agit d'une épreuve purement spirituelle tout-à-fait opposée à la matière.

      La deuxième forme n'est donc pas une forme morale bien qu'elle puisse en avoir les aspects. Attention, les origines des épreuves de cette "deuxième forme" peuvent très bien être de "mauvaise source". Nous pouvons souffrir parce que nos envies ne sont pas satisfaites, parce que notre orgueil personnel est blessé, parce que noys ne pouvons pas donner libre cours à notre luxure...

     Nous devons arriver à admettre et à accepter nos épreuves faute de quoi nous ne pourrons jamais avoir la compréhension de leurs motifs. Il faudra en subir la conséquence: la prolongation de ladite épreuve sous la même forme ou sous une autre, peut-être indéfiniment.

     Entendons-nous bien sur le sens du mot "accepter". Bien souvent on nous accuse de prôner une soumission absolue à ce qui arrive. Quiand on dremande "d'accepter" l'épreuve, cela signifie qu'il faut accepter de l'affronter et accepter de nous soucier de sa cause pour chercher à y remédier. Cela ne signifie donc nullement qu'il faut se soumettre sans rien tenter.

      Quand une épreuve s'annonce, il y a donc trois attitudes à proscrire:

1° essayer de se soustraire à l'épreuve;

2° s'y soumettre sans chercher à la dépasser;

3° rejeter la cause de l'épreuve sur autrui afin de nous déculpabiliser et démonter par ce moyen que l'épreuve que nous subissons est imméritée puuisque provenant d'un de nos semblables. Pour nous guérir de cette tentation, ayant toujours à l'esprit le cinquième principe ainsi que le texte de l'Auréole de la Conscience.

     Cette dernière attitude révèle une faiblesse, un manque de courage. C'est le recours à une solution de facilité par une déculpabilisation qui se fait au détriment de notre semblable.

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.



 


















20/09/2005

PAROLES DU PERE ANTOINE

PAROLES DU PERE ANTOINE

 
"SUR LE RAPPORT ENTRE LES LOIS MORALES ET LES LOIS HUMAINES."

 
" Nous n'avons jamais que la responsabilité de nous-mêmes. Si vous laissez chacun agir à sa guise, vous êtes dans la loi. vous ne pourriez vous dispenser de vous conformer aux lois humaines.

   Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l'abri du Code pénal. L'amour, c'est DIEU; Il est la vérité et si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU.
   Les lois nous servent à nous diriger; le plus souvent nous y conformons nos actes sans bien nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base; elle doit nous être révélée"









23/08/2005

 Sur la conception Antoiniste de la morale.

LA MORALE ANTOINISTE:
MORALE D'APPEL, D'OUVERTURE.

     On peut considérer qu'il y a deux sortes de conceptions morales:
  1. Les morales d'obigation;


  2. Les morales d'ouverture.


     Examinons-les sommairement.

    1.Les morales d'obligations sont les morales traditionnelles. On peut les qualifier de morales déterminées,fermées. Elles consistent en une pression exercée par la société, ou par un groupe social au sein de la société: il y a ainsi une morale des commerçants, une morale des prostituées, une morale des prisonniers...

      Elles font coïncider le comportement individuel avec l'exigence sociale de comportement ( d'où parfois une lutte entre l'individuel et le social ou une lutte entre le groupe particulier et le social). En somme, elles visent à maintenir solides les us et coutumes sociaux.Et, même dans le cas contraire, elles sont quand même rivées au modèle social dominant auquel elles s'opposent ( Voir, par exemple, Léon TROTSKY dans son livre "LEUR MORALE ET LA NÔTRE".

     2. Les morales d'ouverture sont des morales humaines et personnelles. Souvent elles sont insolentes ( insolentes dans le sens étymologique du terme, c'est-à-dire contraires aux habitudes).

        Elles ne se résument pas à une pression sociale, mais sont l'expression d'un appel personnel vers le progrès, l'amélioration. En ce sens, elle sont progressives et créatrices.

     Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre" L'ETUDE DE L'ENSEIGNEMENT MORAL", en réponse à un adepte qui estime qu'il faudrait être saint pour pouvoir pratiquer l'ENSEIGNEMENT Antoiniste:

     "...une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s'en pénétere suivant son désir de s'améliorer. C'est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l'établissons pour tout ce que nous désirons retirer d'un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l'intelligence; celle-ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire comprendre le bien, puisque ce n'est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité"

    Et, plus avant, dans le même chapitre:

     " Considérons l'ENSEIGNEMENT comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons"

     Dans le chapitre  " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE dit encore:

     " Comparons la loi de l'évolution des êtres à une échelle immense, que l'on monte plus ou moins vite, en raison directe de son développement. Les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font déjà plus et mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations. Nous gravissons tous insensiblement l'échelle du progrès. Sauter des échelons serait contraire à la loi."

    











06/08/2005

Remarques sur notre susceptibilté.

NOUS SOMMES TOUS SUSCEPTIBLES:
POURQUOI?

Souvent lorsqu'on nous fait une remarque, nous le prenons mal.
A l'inverse, nous hésitons rarement à blesser la susceptibilité d'autrui: il est souvent difficile de faire une remarque sur une bévue commise sans utiliser le ton du reproche!Il devient alors difficile de discuter sans se disputer.

Cependant, le Père ANTOINE dit dans l'ENSEIGNEMENT:
"...être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits"

A ce moment-là, c'est notre petite personnalité avec toute sa fierté mal placée qui n'accepte pas ce fait.C'est le fameux "ego" des psychologues! C'est pourtant au contact de notre semblable que nous pouvons le mieux le reconnaître. Rappelons-nous aussi le cinquième principe ainsi que certain passage du chapitre "LA CHARITE MORALE" et du chapitre "REINCARNATION", passages qui ont déjà été développés ailleurs.
" Attendez-vous à ce que l'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal.Voyez-y plutôy l'instrument de votre progrès..."



" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes.
C'est bien là cependant que l'on nous rend les plus grands services..."

Lorsque cela nous arrive, interrogeons-nous, faisons un effort d'introspection, faisons notre examen de conscience. Alors, si nous sommes sincères, nous le reconnaîtrons.

Toute remarque, même apparemment injuste, nous fera réfléchir. Pourquoi une remarque injuste? Il doit bien y avoir un motif: notre orgueil choquant pour les autres, notre manque passé ou habituel de compassion, notre réputation d'indifférence, notre froideur dans les contacts...

La cause de tout ce qui nous arrive se situe toujours en nous. Remercions ces instruments de progrès placés sur notre route. Méditons aussi le neuvième principe:

"... Vous aurez le souvenir qu'il a été dit: "Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans le connais-toi."