12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

26/02/2008

DEVELOPPEMENT PERSONNEL. AMELIORATION SPIRITUELLE. SYNONYMES ?

    

DEVELOPPEMENT PERSONNEL,

SYNONYME D’AMELIORATION SPIRITUELLE ?

     « Développement personnel ». Grand sujet à la mode ! Est-ce synonyme de « Amélioration spirituelle » ? Non. A bien raisonner, ce pourrait même être antinomique. Ou, au mieux, on est sur deux registres différents.

      Je puis vous rappeler, pour débuter, le deuxième Principe : 

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi, dont l’intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu’il n’en pourrait vous dire. »

     Cela peut se traduire de diverses manières et amener des réflexions :

1° « Ne parlez jamais de moi (DIEU) dans l’unique intention d’attirer quelqu’un. Malgré toutes vos études et recherches, gardez toujours conscience de votre ignorance. Dès lors, respectez toute croyance autre que la vôtre. Respectez même celui qui se dit incroyant. Ils en savent peut-être plus que vous. »

2° « Ne prétendez jamais détenir la Vérité. Méfiez-vous de toute personne qui prétendrait détenir la Vérité. Cela vous préservera de la vanité, de l’orgueil, du sectarisme et du fanatisme. Ayez bien soin de ne jamais vous prendre pour un prophète et encore moins pour un messie. »

3° « Ayez toujours bien à l’esprit que toute capacité spirituelle que vous auriez obtenue n’est due qu’à la foi. Il ne faut jamais chercher un quelconque pouvoir sur autrui ou sur une communauté sur la base de cette capacité spirituelle. Le pouvoir ne peut en aucun cas constituer le but d’un adepte quand il cherche à améliorer sa connaissance. »

4° « La religion ne suppose pas nécessairement l’adhésion à un « credo » reconnu et considéré comme unique. Foi et croyance ne signifient pas la même chose sauf dans le langage profane. Respectons toutes  les croyances. Il n’y a qu’un Dieu à qui ont été attribués des noms divers. »

5° « De même, toutes les religions sont une, bien que les organisations et les manifestations religieuses  soient différentes. Par exemple, tout croyant peut reconnaître la profondeur d’une affirmation ou d’une manifestation hindouiste, chrétienne, bouddhiste ou musulmane. C’est ce qu’on s’efforce de faire sur ce site en donnant référence à des citations »

6° « Toutes les religions participent à l'élévation spirituelle de l'homme. Aucune religion n’est supérieure à une autre. Chacune a son rôle à jouer. Ainsi, forme pourtant réputée primitive, l’animisme fait comprendre le fait divin. Il en est de même du polythéisme. Le monothéisme donne à comprendre le Créateur universel du monde. Les religions doivent donc pouvoir vivre ensemble et se respecter mutuellement. Elles ont toutes le même but : éclairer les hommes et de les mener à DIEU. Ce qui ne signifie pas qu’il faut tomber dans l’éclectisme religieux. Celui-ci serait contraire à la foi véritable. »

7° Finalement, « Développement personnel » et « amélioration spirituelle » correspondent aux fameux « Deux termes de comparaison » de nos « Dix Principes ».

 Le « Développement personnel » correspond au besoin de l’intelligence de « vouloir toujours plus posséder », de « se faire un piédestal de la clémence », de « ne chercher qu’à s’élever toujours de plus en plus », de « fouler aux pieds la conscience ». Dans « Développement personnel », il y a le mot « personnel » qui suppose séparation d’avec le prochain, regard sur le prochain, surpassement du prochain.

En revanche, « Amélioration spirituelle » correspond au besoin de la conscience qui est toute intérieure. Voir la fin du neuvième principe : « Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu’il vous a été dit : Frappez, je vous ouvrirai, ; je suis dans le Connais-toi ».

Il n’est pas dit « Développez-vous » mais « Cultivez-vous », ni « Je (DIEU) suis dans le  Développe-toi » mais « je suis dans le Connais-toi »

11/01/2007

L'EGOCENTRISME: UNE MANIFESTATION DE LA " VUE DU MAL "

 

L’EGOCENTRISME :

SES DIVERSES FORMES,

MANIFESTATIONS DE LA « VUE DU MAL ».

     Que quelqu’un défende, même avec ardeur, ses propres droits, son propre bien-être, sa propre situation n’est nullement anormal ni choquant ni immoral.

     Cela le devient lorsque cette personne dérape, lorsqu’elle pense d’abord, et exclusivement, à elle-même, qu’elle place sa personne au centre de tout.

     C’est encore plus grave lorsque, parfois, cela frise à la cruauté quotidienne, habituelle ( dans la vie de famille, de quartier, de travail…). On arrive là au harcèlement moral. C’est alors la « vue du mal » qui s’exprime. C’est toujours là que finit par aboutir l’égocentrisme !

     La tolérance et le refus de jugement sont indispensables pour accepter l’autre dans sa différence, pour arriver à bout de l’égocentrisme.

     L’égocentrisme se manifeste sous diverses formes, parfois contradictoires par rapport à d’autres formes. Mais c’est toujours le même fluide néfaste.

     Observons quelques unes de ces formes. Si nous y réfléchissons, nous découvrirons la « vue du mal ». Elles en sont indissociables, soit qu’elles l’amènent, soit qu’elles en sont le produit.

     1° Être exclusivement demandeur par rapport aux autres : leur asséner sans cesse des remarques, des conseils, des leçons et, en retour, exiger de l’attention, des remerciements, de la gratitude, de l’affection, du respect…

     2° Être atteint du « complexe de l’estrade » : les personnes qui monopolisent l’attention, qui ne parlent que d’elles, de leurs succès et qui ont, perpétuellement besoin d’un public approbateur et admiratif qu’ils monopolisent…

     Verser dans le perfectionnisme exigeant : ce sont les gens imbus d’eux-mêmes, impatients et exigeants dans leurs relations avec les autres. Ils croient détenir le monopole de la connaissance de la matière qu’ils travaillent. Ils manquent de compréhension en ce qui concerne la valeur réelle des autres et leur manière de fonctionner…

   4° S’autoproclamer « victime » : ce sont les êtres, malheureux, prisonniers des interdits, des préjugés, des dogmes reçus et qui sont trop marqués par les objectifs ou les obligations qu’on leur a inculqués ou qu’ils se sont fixés. A cette catégorie, on peut ajouter les hypocondriaques. Ils se sentent constamment responsables de ce qui se passe, voire même coupables.

     Avoir la mentalité de « dominant » : les êtres qui veulent que leur personnalité sorte toujours au-dessus du lot. L’esprit de dominance devient vite esprit tyrannique et d’intolérance.

     Se retrancher des autres : les individus distants, enfermés dans leur tour d’ivoire. Ils manifestent une attitude condescendante, orgueilleuse, méprisante. Ils prennent  toujours leurs distances par rapport à leur entourage et abandonnent tout intérêt vis-à-vis d’autrui. Ne pas confondre avec la timidité.

     Cultiver la haine : les personnes haineuses s’estiment victimes du destin et rendent les autres coupables de leurs difficultés ou de leurs échecs. Le soutien des autres leur paraît aller de soi. Ils n’en sont donc jamais reconnaissants. Ils prennent tout comme un dû, comme un dédommagement. Non seulement, ils sont incapables de s’intéresser au bonheur d’autrui, mais celui-ci leur fait envie et leur paraît immérité.

 

     Avant d’aller plus avant dans le raisonnement, rappelons-nous quelques passages de l’ENSEIGNEMENT :

 

 

Extraits de l’ENSEIGNEMENT.

     «  Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n’est que pour vous apprendre à vous connaître que le place sur votre chemin. Mais voyez le mal en vous plutôt qu’en lui , il en sera le remède souverain » ( Cinquième Principe )

 

     «  L’Enseignement est basé sur la foi et pour être d’accord avec lui, il faut démolir la vue du mal. Plus voudrions-nous l’étudier en dehors de la loi, plus renforcerions-nous cette vue, car ce serait rentrer dans l’égoïsme. » ( Chapitre «  L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » )

 

     «  Pour la pénétrer, nous devons démolir la vue du mal, c’est-à-dire » reprendre le chemin entrepris dès le principe pour débarrasser l’Arbre de science du dernier atome de cette matière par laquelle il nous a engendrés.

        Dès ce jour, on ne dira plus l’arbre de la science, du bien et du mal mais de la vue du mal ; tel est son véritable sens. » (Chapitre « APPARENCE DE LA REALITE »

 

     Face aux problèmes d’égocentrisme, il faut essayer d’avoir une attitude d’écoute, s’efforcer d’entendre le message caché de l’autre. Cela exige de l’humilité.

     On doit faire preuve d’empathie : il faut pouvoir comprendre le monde affectif de l’autre, ressentir ce qu’il ressent, savoir ce qui l’émeut et à quel point cela l’émeut mais en gardant une juste distance. Il faut savoir percevoir la souffrance réelle qui est cachée par une des attitudes décrites plus haut.

     Il faut s’efforcer de ressentir les émotions de l’autre mais sans les prendre pour nôtres. Ce qu’il ressent, nous n’avons pas à le juger, nous devons seulement y être sensibles, l’entendre dans sa souffrance…

     Face à des comportements égocentriques, plutôt qu’adopter une attitude de rejet, ce qui convient c’est de prendre conscience de la similitude fondamentale des besoins humains. Ce que les égocentriques expriment, ce sont ces besoins, similaires aux nôtres, mais ils les expriment mal.

     La conscience de cette similitude des besoins rend dérisoire l’usage des reproches, des leçons de morale, des condamnations abruptes…

     Même si c’est difficile, on doit trouver en soi de la bienveillance, de la clémence pour les autres et, ainsi, du moins peut-on l’espérer, susciter ce même sentiment chez eux.

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.