31/05/2010

DIEU EST NOTRE BUT: SUR LA FOI ET LA GRÂCE.

 

  EN DEHORS DE DIEU, IL N'Y A RIEN D'ABSOLUMENT PARFAIT.

MAIS IL EST NOTRE BUT.

Pour les antoinistes, en dehors de Dieu, rien n’est parfait ni absolu. Les Antoinistes sont donc réticents envers tout système, toute idéologie religieuse ou autre revendiquant ou présentant un caractère absolu, intangible ou universel, bref vis-à-vis de tout système prétendant représenter l'unique, complète et inaltérable vérité. Pour eux, Dieu est un Dieu de liberté, Lui seul est absolu. Toutefois, ce caractère « absolu », « parfait » de DIEU n'entrave nullement le « libre-arbitre » accordé par DIEU à l'homme. Ainsi que le Père ANTOINE le signale dans le chapitre « LOIS DITES DE DIEU »: 

« Nous avons parlé à diverses reprises des lois de DIEU. Pouvons-nous encore employer cette expression ? Sans doute rien n'existe qui ne soit l'oeuvre de DIEU; mais de quelle manière concilier avec le libre-arbitre, des lois qu'Il aurait nettement formulées ? Dans ce cas, aucun homme ne pourrait s'y soustraire.

Nous devons voir en DIEU plus de bonté et plus d'amour, il n'est pas possible qu'Il ait imposé des conditions pour aller à Lui , sachant que notre faiblesse est incapable de les respecter; imparfaits comme nous sommes, nous ne serions pas coupables en les enfreignant. Disons plutôt que DIEU nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe. Autrefois, la sensibilité nous manquait pour bien analyser ces choses; on ne peut enseigner l'algèbre à un enfant qui n'a pas encore étudié les premières notions d'arithmétique; si l'on nous avait expliqué plus tôt cette question des lois divines, on nous aurait éblouis au lieu de nous éclairer; aujourd'hui le progrès nous permet de la comprendre d'une façon plus rationnelle. »

Ainsi donc, lorsqu'on parle du caractère « absolu », « parfait » de DIEU, on ne veut pas dire que DIEU a imposé des lois intangibles pour parvenir à Lui, cela signifie que DIEU seul représente la perfection absolue. Toute personne qui prétendrait être l'interprète unique de DIEU et de lois divines ne serait qu'un imposteur.

PEUT-ON PARLER DE LA GRÂCE ?

La grâce: voilà encore un terme qui fait débat. Pour certain, la grâce est un cadeau, en quelque sorte un privilège, octroyé par DIEU à des élus.

Pour d'autres, la grâce est n'est pas un cadeau fait par DIEU gratuitement mais une sorte de récompense pour les efforts faits pour Lui plaire.

Pour d'autres encore, la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite mais de l’amour gratuit de DIEU qui confère à chaque être humain une valeur inestimable. L’être humain n’a donc pas à mériter son salut, en essayant de plaire à Dieu.

Pour les Antoinistes, DIEU est présent en chaque homme. Voyons ce que le Père ANTOINE en dit dans le chapitre « CAUSE, DEVELOPPEMENT & PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE »:

« Nous nous égarons en cherchant DIEU en dehors de nous, en nous appuyant sur des termes de comparaison qui nous montrent le bien dans le mal et le mal dans le bien, puisque seule la réalité nous froisse. Mais quand nous aurons développé notre intelligence, elle interprétera tout ce qui nous est dicté par la conscience. Tournant alors nos facultés d'observation du dehors vers le dedans, nous aurons horreur de tout ce qui nous charmait autrefois et loin de nous froisser de la réalité, nous rechercherons le contact de ceux que nous disons nos ennemis et nous les aimerons autant que nous les haïssons actuellement; la réalité nous pénétrera et nous convaincra que nous ne pouvons aller à DIEU qu'à travers eux-mêmes. Si DIEU nous donne tout ce que nous désirons, pour faire le mal comme pour faire le bien, nous qui sommes encore si loin de comprendre le chemin du bonheur, qui pourra nous l'indiquer ? - '' LA CONSCIENCE.'' - En effet, celle-ci ne peut nous tromper; si elle nous dit que nous ne pouvons arriver au bonheur suprême que par l'intermédiaire de ceux que nous appelons nos ennemis, c'est parce qu'elle sait, en vérité, que rien n'est bien s'il n'est solidaire, c'est-à-dire que nous ne pouvons être heureux que par le bonheur qu'éprouve notre semblable à notre contact, par notre amour.

DIEU dit: ''Traduisez mon nom en langue naturelle, vous n'y verrez pas votre DIEU mais bien votre serviteur. »

DIEU EST LA VERTU PAR EXCELLENCE, L'AMOUR.

 

19/01/2010

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

LA PITIE, UN TERME EQUIVOQUE.

Avons-nous réellement pitié d'autrui lorsque nous disons "Il ou elle me fait pitié", ou « J'en ai pitié ».On dit avoir pitié, prendre en pitié mais, le plus souvent, on se limite à cette phrase, on ne fait rien pour venir en aide. Ce n'est pas donc réellement de la pitié. La plupart des gens disent avoir pitié du malheureux mais,en fait, inconsciemment, ce qu'ils redoutent surtout c'est d'être touchés un jour par le même malheur. La vue du malheur chez quelqu'un d'autre fait peur. Par exemple, quand on voit une vieille personne atteinte de sénilité, on se voit soi-même vingt ans plus tard et on a peur de l'avenir. Ce que l'on éprouve, c'est, anticipativement, de la peur.

 

En réalité, il est beaucoup plus facile, après avoir déclaré que l'on a pitié, de considérer que cette seule manifestation exonère sa conscience. On préfère alors les ignorer plutôt que de s'arrêter un instant et de se pencher sur eux pour leur venir en aide ou, simplement, les réconforter.


C'est aussi parce que ce serait faire examen de conscience et admettre publiquement que nous voyons ces malheureux souffrir sous nos yeux depuis des années sans avoir jamais rien fait pour eux. Ce serait reconnaître qu'on fait semblant de ne pas les voir par égoïsme. Alors reconnaitre que l'on ne prend pas ces gens en considération, surtout pas, cela remettrait en cause toute l'image que l'on a de soi-même.


En fait, prendre quelqu'un en pitié peut parfois rendre la situation pire en l' encourageant à se lamenter sur lui-même ou en l' encourageant à être en colère. On peut se rappeler ce qui est dit dans la première partie du dixième principe « Ne pensez pas faire toujours un bien lorsqu'à un frère vous portez assistance, vous pourriez faire le contraire entraver son progrès... »


Mais est-ce pour cela une raison de ne pas venir en aide ? Non, le quatrième principe nous dit le contraire, il nous demande seulement la discrétion. Mais on y considère qu'aider son prochain est une chose naturelle qui ne demande aucune louange en retour.


Cependant, on préfère s'arrêter à la première remarque ( … la pitié peut rendre la situation encore pire...). Mais comme on se rend compte que c'est insuffisant comme justification, on en cherche d'autres: si je commence à l'aider, ce malheureux, si je lui ouvre mon coeur, jusqu'où cela va-t-il me conduire ? Se satisfera-t-il de ce que je lui donne? Se contentera-t-il d'une petite aide financière ? Ne va-t-il pas s'incruster ? ne devrai je pas l'inviter à partager mon repas ? Et après le repas, ne va-t-il pas vouloir rester ?


Est ce que cela sera suffisant pour me donner bonne conscience? En fait il peut nous arriver de partir plus honteux que l'on est venu pour donner une pièce. Effectivement, on craint que ce malheur nous touche. Et dans la mesure ou nous ne sommes qu'un, évidemment que ce malheur nous touche, mais nous préférons croire que non et nous confondre en excuses.


Il y a aussi la pitié qui est de la compassion et la pitié qui est de la condescendance, voire du mépris. Il sera sans doute souvent préférable parce que plus réel d'utiliser soit le mot « mépris » ou le mot « compassion », plutôt que le mot « pitié » lorsque l'on veut décrire les sentiments éprouvés parce que ce sont des mots sans équivoque.

23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

11/07/2009

TOUJOURS RESTER EN EVEIL.

TOUJOURS RESTER EN EVEIL, VIGILANTS.

Nous avons souvent constaté que, au cours d'une méditation, par exemple, nous nous laissions égarer. A notre plus grande désolation, nous nous apercevons, parfois, que nos pensées sont bien loin de ce que nous nous étions fixés au départ. Cela n'a pas échappé au Père ANTOINE. Il en parle longuement dans le chapitre " LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT ". Nous allons en reprendre quelques extraits les plus significatifs:

" Mes enfants, pour être à même d'accomplir promptement nos devoirs, il nous faut une réserve de bons fluides et nous l'obtiendrons selon notre désir d'en faire usage. La pensée est bonne ou mauvaise suivant le fluide qui en résulte. Au fur et à mesure que nous exécutons le bien, l'amour qui en découle nous réconforte, mais nous pourrions aussi puiser dans un fluide qui nous paralyserait. Comment alors réaliser les actes du bien ? Nous voyons celui-ci longtemps à l'avance et il nous faut beaucoup peiner pour y atteindre, car la morale est un fardeau, même pour celui qui croit en DIEU et qui espère se rapprocher de LUI. Il nous est cependant loisible d'économiser de bons fluides par les actes du bien indispensables à notre avancement. Nous ne tarderons pas à en ressentir l'écho, nous nous écrierons ''Combien je me suis égaré parce que je n'ai pas suivi ma conscience ! je vois à présent le tableau de l'inutile travail que j'ai fait. Et cependant mon esprit ne demande qu'à s'épurer, mais les aliments d'autrefois lui répugnent et l'indisposent.''"

Et, un peu plus loin:

" Quand nos pensées se contrarient, nous abandonnons souvent l'utile pour les frivoles. Notre esprit est toujours en éveil; mais la plupart du temps, c'est pour ne rien acquérir; il vaudrait plutôt rebrousser chemin. Voilà pourquoi des personnes souffrent de ne pouvoir réaliser un progrès. Toute pensée vaine nous est nuisible; elle nous occasionne parfois une épreuve interminable tandis qu'un petit effort pour résister à une faiblesse nous procure toujours une satisfaction.

Une fois de plus on remarquera que le Père ANTOINE, quand il donne une leçon, s'englobe toujours dans la masse. Quand il parle des défauts à corriger, il ne dit jamais " VOUS", mais "NOUS". C'est pourquoi le Père ANTOINE ne peut être qualifié de "gourou" et que l'Antoinisme n'est pas une secte !

04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

08/03/2009

MANQUE, ENVIE, GRATITUDE OU INGRATITUDE.

MANQUE, ENVIE, GRATITUDE OU INGRATITUDE.

 

Il n'est pas question ici de fustiger la sensation de manque , d'incomplétude. Nous avons déjà dit que l'état de manque constituait la base de la nature humaine. C'est la reconnaissance de cet état de manque et le besoin de le combler qui est le ressort du progrès. Que ce soit le progrès matériel, physique mais aussi spirituel. Quelqu'un qui ne ressent pas ce besoin se condamne à la stagnation!

Mais lorsque l'état de manque devient une obsession, lorsque l'état de manque est même en quelque sorte entretenu, nous vivons dans l'ingratitude.

Alors que la gratitude nous fait sentir que, malgré l'état de manque, nous sommes satisfaits des progrès réalisés, l'ingratitude nous plonge un un état de manque dans lequel nous cherchons perpétuellement quelque chose d'autre.

La gratitude, c'est le fait de réaliser que nous avons tout ce qui correspond à notre mérite. La gratitude, c'est ce qui est développé dans le neuvième principe ( " Tout ce qui vous est utile, pour le présent comme pour l'avenir, si vous ne doutez en rien vous sera donné par surcroît..." ). La gratitude nous fait regarder le monde et autrui avec ub sentiment de valeur.

L'état de manque obsessionnel amène un sentiment de privation que l'on pense pouvoir satisfaire grâce à une substance, une activité, une passion à laquelle on devient accroc: c'est la fameuse addiction, c'est la course folle et toujours ininterrompue vers " autre chose ".

Au contraire, la gratitude nous permet d'apprécier réellement ce que nous sommes, ce dont nous disposons.

La gratitude, c'est ce qui nous fera réaliser que notre sentiment de manque est pour une large part assis sur de l'illusion.

20/11/2008

LA SOLIDARITE.

 

« RIEN N'EST BIEN S'IL N'EST SOLIDAIRE. »

 

Le fondement de notre manière de vivre, c'est le libre-arbitre qui nous a été donné. Celui-ci oriente en permanence nos choix et nos décisions ainsi que le fait et la façon de travailler sur nous-mêmes.

C'est ce travail sur nous-mêmes qui nous permettra, s'il est bien mené, de surmonter les épreuves qui sont mises sur notre chemin, par l'intermédiaire d'autres êtres humains. Nous sommes tous des instruments de progrès les uns pour les autres. Par l'exemple, nous pouvons nous améliorer grâce aux autres. De même, notre exemple doit permettre aux autres de se réformer. C'est ce qui est enseigné dans le Troisième Principe.

Ce qui nous contrarie chez les autres n'existe que pour nous révéler, comme dans un miroir, ce qui ne va pas chez nous-mêmes. C'est l'enseignement contenu dans le Cinquième Principe.

Cela c'est le « Connais-Toi », comme rappelé dans le Neuvième Principe. Dans celui-ci, il est dit « Frappez, Je vous ouvrirai ». Oui, certes, mais ce n'est malheureusement aps aussi simple que cela. Cela exige beaucoup de courage, de volonté, de persévérance, beaucoup d'humilité aussi!

Nous recevons selon notre mérite. Sans épreuve, point d'avancement. Les épreuves nous sont envoyées par le divin pour nous faire progresser, là est la part de destinée, mais libre à chacun de nous de réagir de telle manière, de ne pas évoluer ou tout au contraire de se modifier intérieurement en étant guidé uniquement par la conscience, sans laisser supplanter celle-ci par l'intelligence. C'est ce qui nous est révélé dans les Septième et Huitième Principes.

Et aussi par l'amour, mais l'amour vrai, désintéressé l'amour « pur et de vérité » comme nous l'enseigne l'Auréole de la Conscience. Ainsi la destinée peut s'exprimer par ce qui est mis sur notre chemin pour nous permettre de progresser sur nous-même, mais c'est notre libre-arbitre qui permet de faire face à l'épreuve. Sans elle, point d'avancement, car «  rien n'est bien s'il n'est solidaire ».

Nous avons déjà démontré dans un article de ce site, que tout n'est pas déterminé à l'avance, qu'il ne faut pas confondre « destinée » et « prédestination ». Rien n'est écrit à l'avance.

C'est dans la solidarité qu'on trouve le vrai fondement de la morale.

 

 

30/07/2008

L'ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

L’ANTOINISME EST UN OPTIMISME.

  Notre monde connaît une accélération du  mouvement. Cela est naturellement perturbant. On pourrait dès lors éprouver le besoin de se replier sur soi, de cultiver ses particularismes. Là se trouve l’origine des phobies ( xénophobie et, terme peu utilisé, hétérophobie ‘’peur panique de tout qui est différent’’). Il est bon de ne pas avoir d'œillères, de respecter, d'écouter les autres  pour mieux les comprendre.

     Etre ouvert à l'autre, c'est ne pas le rejeter. Voir le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

 « Attendons-nous à ce qu’un de nos semblables surgisse tout à coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d’y voir plutôt l’instrument de notre progrès ;… »

     Mais cela suffit-il de ne pas sursauter, de ne pas rejeter ? Il ne faut pas non plus craindre d’aller à sa rencontre:qu’il soit croyant en un Dieu ou non ; fidèle d’une foi nourrie du christianisme ou d’une autre conception; adepte du judaïsme, de l’islam, du bouddhisme, d’hindouisme, de bahaïsme ou non ;ou encore animiste, fétichiste ou polythéiste…

    Malgré toutes ces différences, nous devons avoir en commun l’essentiel, le respect de l’autre, le souci de l’Homme, l’amour de l’Homme. C’est ce qui nous rassemble spirituellement.

     Voici, pour nous édifier sur la pensée profonde de l’Antoinisme à ce propos, un extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER. » :

« Si nous voulons nous pénétrer de l’enseignement, nous saurons que le bonheur auquel l’homme aspire découle de celui qu’il procure à ses frères, que son progrès a une cause solidaire. En travaillant isolément nous ne pouvons nous améliorer parce que nous sommes basés sur l’égoïsme. Ce n’est qu’en s’oubliant pour les autres, même en se privant parfois du nécessaire en faveur de plus malheureux qu’on peut se dire adeptes d’une doctrine qui doit être universelle, sans limites ni remparts. Plus d’adversaires dans ce cas si ce n’est momentanément et faute de se connaître. Pourrait-on renverser celui qui ouvre son cœur au prochain en le traitant en frère ? Non, l’arme levée tombe d’elle-même. Voilà le vrai moyen d’étendre notre enseignement et de jouir du grand bonheur d’aimer réellement. Avoir cette force, ce courage de tendre la main à celui qui se dresse contre nous et pour ainsi dire contre tout le monde, c’est lui offrir le salut, c’est dire : ‘’ Frère, tu vas être plus heureux, tu ne penseras plus comme tu l’as fait jusqu’à présent, tu viendras savourer avec nous le doux fruit de l’amour fraternel.’’ »

     Les Antoinistes ont donc toujours une vision optimiste de l’homme.

 

     Pour eux, l’homme n’est nullement frappé par la malédiction du ‘’ péché originel’’. Une religion de ‘’ Rédemption ‘’ n’est donc pas nécessaire. Le ‘’ péché ‘’ est un comportement moral fautif envers autrui dont il convient de comprendre les motivations, auquel il convient de mettre fin, d’apporter une réparation et de ne pas renouveler. Mais cela ne sépare pas de Dieu puisque, malgré tout Dieu reste en chaque homme. Cela fait partie des ‘’épreuves ‘’à dépasser. C’est simplement le témoignage d’une faiblesse. Les prophètes ( dont JESUS ) sont, chacun,  l’un d’entre nous. Ils témoignent de l’accomplissement humain dans la foi lorsque celle-ci est vécue avec cœur et compréhension. Dieu n’est  pas le gendarme de ce monde : il est Amour (personne ou énergie), il ne condamne personne à la damnation éternelle puisque chaque âme sera , en fait délivrée après un long parcours comprenant d’innombrables réincarnations.

     Voici aussi ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA SOLIDARITE » :

« Quant à croire qu ‘un autre est responsable de notre défaillance, c’est une erreur. Elles sont un témoignage de notre faiblesse et ceux qui nous tentent, plus ou moins inconsciemment, nous rendent le service de nous la révéler. Lorsque nous l’aurons comprise et que nous aurons travaillé à la surmonter, nous cesserons d’incriminer notre semblable et nous verrons en lui plutôt notre bienfaiteur, parce que nous aurons appris par son contact à nous connaître et à nous améliorer. Nous sommes toujours solidaires, à moins de vouloir nous nuire personnellement. Certaines choses nous paraissent parfois un grand mal et sont peut-être  le contraire, un grand  bien. »
 

 

 

01/02/2008

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI ". REFLEXIONS.

« JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

     Voilà le précepte que nous trouvons dans le huitième principe. Cela nous rappelle évidemment le précepte habituellement attribué à SOCRATE.

     Une des lacunes essentielles de nos sociétés modernes, c’est l’incapacité à penser par soi-même. Il faut préférer la recherche à la certitude aveugle, l’humanisme à l’intégrisme. Et quand on parle de recherche, il faut d’abord voir la recherche de soi-même, la recherche sur soi-même.

     SOCRATE aurait dit : « Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ».

     Nous, nous pourrions ajouter : « Et tu connaîtras le Dieu qui est en toi »N’oublions pas, en effet, les paroles qui figurent en sous-titre des « Dix Principes » : « DIEU parle »

     Encore faut-il savoir ce que veut dire « Se connaître soi-même ».

     Ce qui est signifié dans le huitième principe n'est pas qu’il faille se borner à connaître son caractère. Ce qui n’est pas inutile, ce serait certes un premier pas. Mais qu’il faut connaître ce que l'on est, l'essence de l'homme, comme c’est le cas pour des notions de justice par exemple. Il ne faut pas citer des actions justes ou injustes mais trouver ce qui rend une action est juste.

      Et cela veut aussi dire qu’il faut comprends par soi-même. Au risque de lasser je vous renvoie à la deuxième partie du dixième principe « Ne vous appuyez jamais sur la croyance qui pourrait vous égarer. Rapportez-vous seulement à votre conscience qui doit vous diriger… »

     Se connaître soi-même est difficile; c'est un effort permanent de lucidité, d'approfondissement intérieur, d'apprentissage de la liberté.

     Se connaître soi-même sans s’accepter serait une démarche vaine :s'accepter soi même  est inséparable de cette démarche. Si on refuse de s’accepter tel que l’on est, on ne fera aucun progrès dans la recherche du bonheur, le bonheur n’étant surtout pas compris comme étant la somme des plaisirs.

     Chercher à se connaître soi-même, c’est aussi, dans un contexte fortement marqué par les doutes, les incertitudes, chercher à répondre à la question du sens de la vie , du sens de « sa » vie.

     C’est la vie, la relation de solidarité , qui donne un sens. DIEU apparaît comme une immanence : Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de profond, de sincère, de pacifique  en soi. Il est ce qu’il y a de bon, d’honnête, de sincère, de pacifique dans les autres, dans les relations avec les autres.

 

 

09/12/2007

" JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI " COMMENTAIRES ET RAISONNEMENTS

 

« FRAPPEZ, JE VOUS OUVRIRAI, JE SUIS DANS LE CONNAIS-TOI »

 

          Il n’est sans doute plus utile de rappeler cet extrait du neuvième principe. Comment faut-il interpréter ces paroles ? Que veut-on dire par le « Connais-toi » ?

        Certes la connaissance de soi-même, de ses points forts et de ses faiblesses est utile pour savoir comment nous comporter dans la vie, pour savoir comment se diriger, pour savoir ce qu’il faut rechercher et ce qu’il faut éviter.

      En fait,  cela implique beaucoup plus. Cela implique que l’on doit savoir réellement qui l’on est, ce que l’on est., que l’on est tous « des Dieux » comme dit l’ENSEIGNEMENT.

     Nous nous apercevrons que nos moi profond est recouvert de cuirasses qu’il faut faire sauter. Nous nous apercevrons que notre moi profond est parasité notamment dans ses relations avec autrui et, cela se comprend souvent moins, aussi lors de nos dialogues intérieurs.

      Chacun est animé par diverses aspirations vers un progrès.

      Lorsque nous sommes désarçonnés par les aspects absurdes du monde, ce que nous rechercherons, c’est de donner un sens à la vie ou de rechercher quel est le sens des « tribulations et des vicissitudes ».

      Lorsque nous sommes en présence de conflits – que ce soient des conflits familiaux, de quartier, professionnels, ou politiques – nous serons pris par un désir de pacification, par un besoin de surmonter les conflits.

     Lorsque nous sommes apeurés, terrorisés, soumis à des phobies, nous rechercherons ce qui nous met en sécurité.

    Lorsque nous nous sentons rejetés, mal aimés, mal perçus, nous serons poussés par le besoin de nous faire reconnaître, par le besoin de prouver notre capacité d’aimer.

     Dans toutes ces situations de détresse, nous nous tournons vers DIEU et nous éprouvons le besoin de prier.

     Qu’est-ce que « prier » pour les Antoinistes ? Et c’est par ce détour que je reviens au titre de cet article. Pour les Antoinistes, « prier », c’est aller à la rencontre de DIEU.

     Or le Père ANTOINE nous a révélé que DIEU se trouve en nous et en chacun de nos semblables.

     En fait, tout ce  qui a été cité plus haut, ce sont des insatisfactions qui nous parasitent et nous amènent à nous doter nous-mêmes de cuirasses. Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à placer DIEU au-dessus de nous, à lui conférer un masque de gendarme, ou un masque de consolateur, ou un masque de « bon à tout faire », « d’arrangeur suprême ». Si l’on tombe dans ce piège, une fois la supplique terminée, on retombe dans les désirs matériels et on s’enlise à nouveau dans la matière, dans l’insatisfaction qui n’amène que l’amertume, la jalousie…les fameux « sept péchés capitaux ».

     Comme le dit le Père ANTOINE dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » : 

« Quand nous comprendrons  DIEU , nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu’Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. De là, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l’humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s’amélioreront »

     Cette dernière recommandation, si elle est bien comprise est déjà une étape dans la recherche du fameux « CONNAIS-TOI ».

  

 

   

 

20/09/2007

LE POUVOIR DE LA FOI.

LE POUVOIR DE LA FOI.

     Le texte qui suit est extrait du chapitre "LA FOI NE PEUT SE TROMPER":

" Ne croyons jamais que l'on puisse nous induire en erreur quand nous avons la foi; si l'un de nos frères nous occasionne quelque peine, il n'est que l'instrument, la cause est en nous et cette souffrance nous est toujours utile, ne fût-ce que pour nous rappeler que notre foi n'est pas réelle. Si ces visions, ces voix ou toute autre chose nous donnent des pensées que nous treconnaissons ensuite n'être pas de bonne source, n'est-ce pas un bien puisqu'elles nous ont permis de réaliser par l'épreuve un progrès ?

13/08/2007

LA FOI SOULAGE LES EPREUVES

LA FOI SOULAGE LES EPREUVES!

     Voici un court extrait de l'Enseignement ( Chapitre "ÊTRE OU PARAÎTRE" ) dans lequel le Père ANTOINE attire notre attention sur les relations entre la Foi et les Epreuves . Il nous fait bien comprendre que la possession de la Foi ne supprime pas, pour celui qui la possède, les épreuves.

    La vie même du Père ANTOINE, jusqu'à ses derniers jours, en est l'illustration.

     Non, mais le Père démontre que la Foi aide car c'est elle qui donne aux épreuves leur véritable éclairage:

" La foi nous rend plus courageux, plus dévoués; elle nous fait mieux comprendre l'épreuve, qui alors nous réjouit autant qu'elle nous accablait auparavant.

  Nous devons tous réfléchir et songer au lendemain, nous tenir prêts sans cesse, puisque nous désirons notre amélioration. Tous nos actes et toutes nos pensées de progrès sont autant d'épreuves que nous demandons inconsciemment. Si nous pouvions les supporter aussi bien que nous les raisonnons, nous avancerions autrement vite."

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10/07/2007

Extrait de l'ENSEIGNEMENT: CAUSE DE LA VARIETE DES GROUPES ET DES PARTIS.

 

CAUSE DE LA VARIETE DES PARTIS ET DES GROUPES.

 

     Voici  certes un sujet qui est bien d’actualité, en Belgique et en France, depuis quelques mois. Et cela ne semble pas près de se calmer.

     C’était manifestement déjà le cas à l’époque du Père ANTOINE ( début du siècle dernier ).

     Un jour, un adepte s’en est ouvert auprès du Père ANTOINE en ces termes : 

« Père, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent parfois entre les différents groupes d’un parti ? »

     Malgré sa réticence habituelle à aborder de tels sujets, le Père se lança dans une explication. Celle-ci est, en quelque sorte, une approche, une esquisse, antoiniste de ce problème.

     On pourra apprécier que le Père a profité de cette question pour resituer le problème sur un plan plus général en s’abstenant de prendre des exemples concrets contemporains.

     Beaucoup ont automatiquement, quand ils abordent cette question, recours à la « vue du mal ». Ils voient dans ces problèmes le reflet de rivalités purement d’intérêts.

     Voici sa réponse qui figure dans le Développement de l’Enseignement dans un chapitre qui porte le titre figurant en tête de cet article : 

« Toute entreprise humaine se présente d’abord à la pensée, pensée initiale qui en est la base et en fait la loi. Je vous ai révélé que toute pensée est une loi et qu’il y a autant de fluides que de pensées. Il en résulte que le fluide d’une pensée progressive d’un être est assimilable à celui de tous les êtres de la même catégorie qui ainsi fraternisent. Le fluide qui les relie leur permet d’évoluer ensemble et de se constituer en parti ayant une atmosphère plus ou moins éthérée, suivant la pensée fondamentale qui lui a donné naissance. »

     Ici, le Père ANTOINE élève et généralise le débat. Celui-ci avait débuté sur le double problème de la multiplicité des partis politiques et, à l’intérieur de chacun, sur la multiplicité des tendances. Pour le Père ANTOINE, c’est un problème inhérent à toute entreprise humaine.

     Quand il parle des « êtres de la même catégorie », il ne fait pas ici référence au plan matériel mais au plan spirituel et, surtout, à l’importance des fluides. Les  êtres sont « de même catégorie » quand ils se trouvent, dans le jeu des réincarnations, au même degré sur l’échelle du progrès : ils sont donc accessibles à des fluides équivalents. Il poursuit : 

« En vertu de la solidarité due à leur mutuelle sympathie, les adhérents ,suivant leur progrès, démolissent insensiblement le fluide de leurs conceptions surannées et le remplacent par un plus éthéré ; ce fluide homogène explique leur prosélytisme, parce qu’il leur donne la compréhension de l’unité où ils éprouvent un bonheur. »

     Voici une explication de l’esprit de prosélytisme des groupes. Il est à noter que l’Antoinisme, cependant, n’apprécie guère, ou, plutôt, semble se méfier de cet esprit ( Voir notamment le 2° principe ). Bien que, à ces débuts, l’Antoinisme le pratiqua.

     Je dis bien « une explication du prosélytisme ». Il y a d’autres causes du prosélytisme, moins honorables, telles que l’esprit de conquête, l’a volonté de domination, la haine de tout qui pense autrement…

     Suivons le reste du raisonnement, ceci étant une incise : 

« Une seule pensée préside à la création de tout parti, elle est nourrie en silence longtemps avant d’être mise en exécution, elle est cultivée avec amour, apparaissant chaque jour avec plus de puissance et de netteté, toujours plus certaine d’atteindre la fin qu’elle se propose.

    Elle pénètre par le fluide qu’elle communique en vertu de la loi mystérieuse des affinités de toute personne à m^me de l’assimiler et qui, à son tour, le projette sur d’autres ; elle étend ainsi son action de proche en proche dans la masse profonde de l’humanité. Une pensée progressive peut en faire surgir une infinité d’autres, mais elle reste toujours la base et la loi du parti. Les membres s’étendent par le fluide qui correspond à leur nature et réfutent toute pensée de progrès issue d’un autre parti ; quel que soit leur nombre, ils restent fidèles à leurs statuts. Mais le progrès leur prépare des évènements qui les divisent. Ceux d’entre eux qui recherchent la cause de toute chose s’élèvent plus rapidement et sont heureux de former une société nouvelle ; les autres se contentent des effets, leur ignorance ne leur permet pas de comprendre davantage, ils ne voient que la pensée qui est la base de leurs statuts. C’est ce qui fait naître des discussions et des contrariétés de tous genres entre les personnes qui cherchent à se grouper. »

     Je rappelle une fois de plus que le Père ANTOINE ne se borne pas ici à raisonner sur le problème des partis politiques mais qu’il en profite pour raisonner sur tout type de groupement.

    C’est ainsi que les deux dernières phrases nous font penser aux démêlés survenus entre le groupe spirite d’ANTOINE ( les Vignerons du Seigneur ) et la Fédération Spirite. Démêlés qui ont eu pour résultat la scission et, en fin de compte, la création du Culte Antoiniste.

06/06/2007

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

 

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

     Pour arriver au but final qui le sien, l’homme doit absolument arriver à mettre en pratique ce qu’il a compris de l’Enseignement divin. Cet enseignement est révélé à travers les âges par les différents prophètes ou révélateurs.

     Contrairement à la plupart des autres religions, l’Antoinisme n’est pas une religion « de salut ». Ce qui signifie que l’Antoinisme ne prétend pas que le but final soit exclusivement réservé à ses adeptes. Pour l’Antoinisme, le but final ne s’atteint pas après une unique vie (incarnation) après laquelle on est définitivement et irrémédiablement élu ou damné.

     Pour atteindre le but final, il faudra de nombreuses incarnations au cours desquelles il faut absolument assimiler l’enseignement divin et arriver à le mettre en pratique.

     C’est ce qui est le plus difficile à accomplir : comprendre est une chose ( déjà elle-même difficile ) mais appliquer ce qui découle de cette compréhension est de loin encore plus complexe.

     C’est ce qui explique les nombreuses chutes et rechutes, les périodes de découragement et de doute, voire des reniements.

     C’est ce qui explique aussi qu’une seule incarnation ne peut suffire pour atteindre au but. Il est donc impérieux de bien saisir ce que signifie exactement cette compréhension et cette mise en pratique du savoir.

     Les hommes sont destinés à les acquérir insensiblement. C’est en quelque sorte la mission a accomplir lors de chaque réincarnation.

     Nous pouvons les décomposer en cinq stades ou, mieux, en cinq attitudes :

     La PRISE DE CONSCIENCE :

         C’est ici que la connaissance de l’Enseignement joue un rôle indéniable. L’Enseignement nous apprend que autrui représente DIEU pour nous et que nous représentons DIEU pour autrui, que nous sommes les uns pour les autres des instruments de progrès. Le père nous dit que « nous ne pouvons progresser qu’au contact de notre semblable ». Il nous a dit aussi : « Nous ne dirons pas que ce qui arrive est pour un bien, mais que c’est un bien. »

       Le Père a révélé la nature de DIEU, la nature de l’homme, le principe de la réincarnation, le rôle réciproque et antagonique de l’intelligence et de la conscience, le principe de « la vue du mal », la charité morale, l’existence du monde matériel et du monde spirituel distincts mais liés quoique opposés dans leurs effets bien que s’influençant l’un l’autre, la force de l’exemple…

     LA VOLONTE :

         Ce que nous venons d’expliquer peut se définir comme le « savoir », la « sagesse ». Il s’agit maintenant de mette en pratique.

         Pour arriver à mettre ce savoir en pratique, il faut absolument que nous commencions par en avoir le désir. Le désir ne suffit pas, le désir sans la volonté est un sentiment stérile. Le désir sans la volonté ne peut entraîner que la rancœur, l’envie, la jalousie ou la culture de l’égo, le cynisme, le narcissisme dont nous avons étudié précédemment les dangers.

     L’EXPERIENCE.

          Notre nature est toute entière sous l’emprise de la matière. Vouloir la corriger, totalement, du blanc au noir, d’un seul coup est une utopie, une expérience vouée à l’échec. Cet échec ne peut amener que du découragement : il y a trop à faire et nous serions vite écrasés sous l’énorme masse de travail à accomplir.

          Il faut donc que cela se fasse progressivement, pas à pas. Ainsi, le fardeau sera moins lourd à porter, l’obstacle sera plus facile à aborder.

          C’est pourquoi, au lieu de nous acharner, nous devons porter notre effort à nous améliorer chaque jour davantage, sans dépasser les limites de nos possibilités.

     LA PERSEVERANCE.

          Plutôt que « Expérience », j’avais d’abord pensé au titre « Essai ». Le terme « Expérience » me semble mieux correspondre à l’esprit : « Expérience » suppose bien sûr une tentative, un essai, un test, mais aussi un savoir acquis, une expertise. Il signifie aussi une attitude, une répétition, un suivi dans l’effort : la persévérance.

          Malgré les échecs, les fausses manœuvres, les fréquentes rechutes dans la marche vers le progrès, il importe de ne pas céder au découragement, de persévérer dans le travail d’amélioration. La victoire finale sur nous-mêmes est à ce prix : nous devons garder la foi dans ce que nous sommes entrain de réaliser.

          Le suivi dans l'effort, dans la même voie, malgré les échecs, est important. L'homme qui change sans cesse de but, qui poursuit sans cesse des sensations nouvelles, recourt en permanence à la distraction. Il ne saurait ainsi trouver la sagesse de l'esprit.

     LE SUCCES.

         Celui-ci, le succès final, sera la juste récompense de tous les efforts accomplis et sera nôtre pour l’éternité.

          Mais il ne faut pas oublier que, contrairement à ce que disent les religions de salut, le succès final ne peut être acquis au terme d’une seule incarnation qui serait soldée par le triomphe ou par la condamnation éternelle.

          C’est ici que l’on comprendra mieux le passage de l’Enseignement où le Père ANTOINE dit : « Tout autre et bien plus consolante est la réalité:la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n’est qu’illusion. »

     

          

           

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

08/03/2007

L'USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

L’USAGE DEVOYE DE LA PRIERE.

 

     Il serait trop  facile de prier pour obtenir un résultat sans faire aucun effort personnel.

    Nous ne pouvons recevoir que ce que nous avons mérité, ni plus ni moins.

    Ce mérite nous sommes dans l’obligation de le forger par nous-mêmes.

    Ainsi, nous recevrons le salaire qui nous est dû en tant que juste récompense du travail accompli, en récompense des efforts déployés pour évoluer sur l’échelle du progrès.

    Certains se comportent comme s’il suffisait de prier, comme si DIEU avait une OBLIGATION de donner une suite favorable.

    Un tel comportement est d’ailleurs la conséquence de la croyance erronée en un DIEU souverain, tout-puissant, situé en dehors de l’humanité et jouant constamment au gendarme !

     C’est une fuite devant ses propres responsabilités.

     C’est  une contribution à sa propre infantilisation !

    

  

09:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : priere, progres, dieu |  Facebook |

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? » 

12/11/2006

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET D'AUTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET DES ÊTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

     Nous avons tous, à des degrés différents, degrés correspondant à notre stade d'avancement sur l'échelle du progrès, la vue du mal.

     C'est cette vue du mal qui empêche les êtres humains d'avoir assez d'amour pour leurs semblables: il est impossible d'avoir pour un de ses semblables l'amour complet et, simultanément, de posséder la vue du mal.

     Le mal que nous sommes si prompts à déceler chez autrui est en réalité en nous: il fait partie de notre imperfection et non de la sienne. Corrélativement, nous pouvons dire que le mal que notre semblable voit en nous fait, en réalité, partie de sa propre imperfection.

     Nous avons déjà répété, à maintes reprises, que cette vue du mal, ce n'était rien d'autre que la propension à projeter sur autrui ses propres défauts.

     Afin de ne pas juger son semblable, il faut dès lors, on le comprend maintenant plus aisément,avoir la pensée profonde que l'on est passé par les mêmes filières que lui, que les défauts et les manquements que l'on décèle chez lui, on en souffre également.

      Quand on aura bien compris tout cela, on pourra, vis-à-vis du prochain, s'abstenir de la vue du mal, s'abstenir de tout jugement péremptoire.

     Alors il faut donc bien comprendre maintenant - et c'est la vue de notre semblable qui nous en convaincra - que ni nous ni notre prochain ne sont complètement bons ou mauvais!

     Existe-t-il quand même des êtres exceptionnels, rares, qui disposent de l'amour total et que d'autres n'ont que la vue du mal. Pour utiliser un langage plus commun, moins antoiniste,existe-t-il des êtres totalement bons et d'autres totalement mauvais ?

     Tout autre est la réalité: l'amour existe potentiellement dans tous les êtres quels qu'ils soient mais à desegrés différents: l'individu le plus arriéré, le plus mauvais possède au fond de lui-même une parcelle d'amour. comme le Père ANTOINE le dit dans un passage de l'ENSEIGNEMENT: " Partout où il y a de la vie, il y a de l'amour".

 

 

 

 

    

09/11/2006

PREDESTINATION ?

 

PREDESTINATION ?

      Nous voici en plein dans une notion souvent mal comprise. Beaucoup de personnes comprennent mal le fait que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, tacitement du moins, rejette l’idée de prédestination alors que, dans certains passages, le Père ANTOINE insiste pourtant sur le fait que dans cette incarnation nous « préparons » en quelque sorte la suivante et sur le fait aussi que dans la présente incarnation nous héritons ( ou nous subissons, si vous préférer ) des épreuves causées dans une précédente.       Pour beaucoup de personnes, mêmes pour des adeptes convaincus, cela semble contradictoire.      Voici des explications données par le Père ANTOINE,dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » :      « Ah ! si nous pouvions nous en pénétrer la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. N’oublions pas que tout homme se crée dans l’existence actuelle, la vocation à suivre dans celle qui y succédera, que tous nous possédons à l’état latent des aptitudes ou des prédispositions que nous disons naturelles parce que nous les avons acquises dans le cours de nos existences antérieures ; elles doivent faire notre bonheur. Mais tentés par la matière nous les enrayons souvent, croyant y trouver un plus grand que celui auquel nous étions appelés. » 

     Donc, c’est clairement dit : les incarnations vécues donnent en héritages des aptitudes, des prédispositions, des atouts ( ou, à l’inverse, des handicaps, des faiblesses, des dettes ).

 

    Ce qui se passe est fonction de la bonne compréhension et du libre arbitre. Ou on cède à la facilité ( « tentés par la matière » )ou on utilise les bonnes prédispositions.

      Le Père ANTOINE termine ce chapitre comme suit :      «  Voilà la raison de l’épreuve ; elle nous est toujours profitable parce que la cause en est réelle ; la souffrance que nous endurons ne résulte que de l’erreur et elle la démolit en frayant le chemin de l         a vérité. » 

      Nous subissons une quantité indéterminée d’incarnations. Tout dépend de notre progrès moral au moment de chaque désincarnation.

    Alors, que se passe-t-il lors de l’incarnation suivante ?

 

   Chaque nouvelle incarnation représente une renaissance à la vie matérielle. Notre corps disparaît à tout jamais lors de notre désincarnation. Dès lors voyons comment nous retrouvons un nouveau corps pour nous permettre de nous réincarner à nouveau.

 

     Pendant sa dernière incarnation, tout être humain a soit stationné, soit progressé suite à tous les actes commis, suite à la façon avec laquelle on a abordé les épreuves.

 

     Nous devons subir les effets de toutes les expériences vécues sous forme d’épreuves. Ces épreuves nous donnent l’occasion de nous pencher sur nous mêmes. Ces épreuves , si nous les avons abordées et si nous en avons profité pour nous pencher sur nous-mêmes et avancer dans la compréhension du monde, doivent nous permettre de réaliser un progrès, si lent soit-il, jusqu’à ce que nous arrivions à acquérir la pureté totale.

 

     Pour cela, avant de se désincarner, notre âme s’est préparé, à notre insu, un nouveau corps, une nouvelle identité, plongé dans un environnement familial, social, culturel, disposant d’un certain capital de santé, d’intelligence et de capacités diverses.

 

     Ce sont les faiblesses qui détermineront les épreuves à subir. Ce sont aussi autant d’atout qui  doivent permettre de les affronter.

     

     

18/10/2006

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

L'INCARNATION: L'ALLEGORIE DU LABYRINTHE.

     Nous avons déjà établi des comparaisons dans divers articles de ce blog: voir, par exemple, la trhéorie du puzzle ou celle de la montagne à escalader.

     Nous allons, aujourd'hui, en prendre une autre: celle du labyrinthe.

     Nous pourrions donc comparer l'incarnation dans laquelle nous nous trouvons présentement à un labyrinthe gigantesque au fond duquel nous nous débattons pour trouver la sortie.

     Nous savons bien qu'il n'y a qu'un chemin valable et une seule possibilité de sortie, tous les autres chemins n'étant que des impasses. Les suivre, c'est s'épuiser et perdre son temps!

     Une quantité invraisemblable de chemins se présentent donc à  nous, mais un seul est celui qu'il nous faut suivre pour arriver au but à atteindre!

     Nous voilà donc bien contraints de chercher, de tâtonner,de nous arrêter parfois pour réfléchir afin de ne pas nous introduire une secondfe fois dans la même impasse.

     Parfois nous désespérons. Il nous arrive souvent d'être sur le point d'abandonner et de nous résigner, voire nous complaire, à rester dans le labyrinthe.

     La comparaison du labyrinthe avec l'incarnation, imaginée pour avoir une meilleure compréhension de l'incarnation, est claire: les chemins trompeurs qui nous empêchent de trouver la sortie représentent tous les fluides matériels auxquels nous avons recours constamment. Plus nous y puisons, plus ils se multiplient et empêchent de trouver la sortie! Quand nous décidons de les délaisser, nous décidons de suivre le bon chemin, celui de l'enseignement divin et de sa mise en pratique constante.Alors nous puisons dans le fluide du progrès moral, celui qui  nous mène infailliblement à DIEU.

    

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.



 


















23/08/2005

 Sur la conception Antoiniste de la morale.

LA MORALE ANTOINISTE:
MORALE D'APPEL, D'OUVERTURE.

     On peut considérer qu'il y a deux sortes de conceptions morales:
  1. Les morales d'obigation;


  2. Les morales d'ouverture.


     Examinons-les sommairement.

    1.Les morales d'obligations sont les morales traditionnelles. On peut les qualifier de morales déterminées,fermées. Elles consistent en une pression exercée par la société, ou par un groupe social au sein de la société: il y a ainsi une morale des commerçants, une morale des prostituées, une morale des prisonniers...

      Elles font coïncider le comportement individuel avec l'exigence sociale de comportement ( d'où parfois une lutte entre l'individuel et le social ou une lutte entre le groupe particulier et le social). En somme, elles visent à maintenir solides les us et coutumes sociaux.Et, même dans le cas contraire, elles sont quand même rivées au modèle social dominant auquel elles s'opposent ( Voir, par exemple, Léon TROTSKY dans son livre "LEUR MORALE ET LA NÔTRE".

     2. Les morales d'ouverture sont des morales humaines et personnelles. Souvent elles sont insolentes ( insolentes dans le sens étymologique du terme, c'est-à-dire contraires aux habitudes).

        Elles ne se résument pas à une pression sociale, mais sont l'expression d'un appel personnel vers le progrès, l'amélioration. En ce sens, elle sont progressives et créatrices.

     Ecoutons le Père ANTOINE, dans le chapitre" L'ETUDE DE L'ENSEIGNEMENT MORAL", en réponse à un adepte qui estime qu'il faudrait être saint pour pouvoir pratiquer l'ENSEIGNEMENT Antoiniste:

     "...une révélation n'est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s'en pénétere suivant son désir de s'améliorer. C'est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l'établissons pour tout ce que nous désirons retirer d'un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l'intelligence; celle-ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire comprendre le bien, puisque ce n'est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité"

    Et, plus avant, dans le même chapitre:

     " Considérons l'ENSEIGNEMENT comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons"

     Dans le chapitre  " L'EFFICACITE DES LOIS MORALES ", le Père ANTOINE dit encore:

     " Comparons la loi de l'évolution des êtres à une échelle immense, que l'on monte plus ou moins vite, en raison directe de son développement. Les êtres du premier échelon travaillent selon leur nature et ils sont dans la vérité, suivant leur degré d'évolution. Ceux qui occupent l'échelon suivant font déjà plus et mieux; mais s'ils croyaient pouvoir redire aux agissements des premiers, ils seraient dans l'erreur et permettraient à de plus élevés de leur faire également des observations. Nous gravissons tous insensiblement l'échelle du progrès. Sauter des échelons serait contraire à la loi."

    











06/08/2005

Remarques sur notre susceptibilté.

NOUS SOMMES TOUS SUSCEPTIBLES:
POURQUOI?

Souvent lorsqu'on nous fait une remarque, nous le prenons mal.
A l'inverse, nous hésitons rarement à blesser la susceptibilité d'autrui: il est souvent difficile de faire une remarque sur une bévue commise sans utiliser le ton du reproche!Il devient alors difficile de discuter sans se disputer.

Cependant, le Père ANTOINE dit dans l'ENSEIGNEMENT:
"...être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits"

A ce moment-là, c'est notre petite personnalité avec toute sa fierté mal placée qui n'accepte pas ce fait.C'est le fameux "ego" des psychologues! C'est pourtant au contact de notre semblable que nous pouvons le mieux le reconnaître. Rappelons-nous aussi le cinquième principe ainsi que certain passage du chapitre "LA CHARITE MORALE" et du chapitre "REINCARNATION", passages qui ont déjà été développés ailleurs.
" Attendez-vous à ce que l'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal.Voyez-y plutôy l'instrument de votre progrès..."



" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes.
C'est bien là cependant que l'on nous rend les plus grands services..."

Lorsque cela nous arrive, interrogeons-nous, faisons un effort d'introspection, faisons notre examen de conscience. Alors, si nous sommes sincères, nous le reconnaîtrons.

Toute remarque, même apparemment injuste, nous fera réfléchir. Pourquoi une remarque injuste? Il doit bien y avoir un motif: notre orgueil choquant pour les autres, notre manque passé ou habituel de compassion, notre réputation d'indifférence, notre froideur dans les contacts...

La cause de tout ce qui nous arrive se situe toujours en nous. Remercions ces instruments de progrès placés sur notre route. Méditons aussi le neuvième principe:

"... Vous aurez le souvenir qu'il a été dit: "Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans le connais-toi."

 











































































































25/07/2005

Réflexions sur la prière.

PAROLES DU PERE CONCERNANT LA PRIERE.

     Comment devons-nous prier? Faut-il prier comme la plupart des religions l'enseignent, en récitant des textes appris par coeur dès l'enfance. Dans la religion catholique,à la différence des autres religions chrétiennes, on a pris l'habitude également de s'adresser aux "Saints" et, notamment, à la "Sainte Vierge". C'est ainsi qu'on a pu dire que la religion catholique n'était pas une religion "chrétienne" mais une religion "mariale".
     Un des constats faits également à l'égard des diverses religions est que les prières sont des prières de sollicitation: on prie non pas pour manifester son amour envers DIEU mais pour obtenir une satisfaction, satisfaction qui peut être un pardon ou une remise de fautes. il en va ainsi du sacrement de confession avec les prières à réciter, en solitaire,dont le nombre a été soigneusement pesé par le prêtre!
    Mais laissons parler le PERE, dans le texte "COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET PROGRESSER":

    "... Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi quelconque que nous croyons de DIEU en L'imaginant en dehors de nous, notre foi n'étant pas suffisamment développée nous laisse incertains de ce que nous devons faire pour remplir notre devoir"

    Voilà la question posée. Et, en même temps, un rappel: DIEU est en nous et non en dehors de nous, comme il est dit dans le premier principe. Il continue, quelques paragraphes plus loin:

     "... nous n'avons pas tous la même coception de la Divinité,...les enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que celle de leurs parents. Eh bien! notre manière de prier DIEU diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe....Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de la recommencer; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant DIEU..."

     " J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s'appuie sur celle-ci est vraiment la prière"

     Dans le texte "L'EFFICACITE DE LA PRIERE", le PERE nou met en garde contre de fausses interprétations de l'ENSEIGNEMENT, plus précisément en ce qui concerne la prière:

     " ...Il est vrai que j'ai enseigné que la prière est dans les actes, mais il se trompe celui qui a compris par là qu'on ne devait plus prier. J'ai raisonné précédemmentque toute personne montre son degré d'élévation par la conception qu'elle se fait de la Divinité, mais aussi longtemps qu'elle n'arrive pas à voir DIEU en elle, elle a besoin d'élever ses pensées vers celui en qui elle a la foi."

    

23/07/2005

L'éducation des enfants.

L'EDUCATION DES ENFANTS.
 Le Père ANTOINE aborde de nombreux problèmes de société dans l'ENSEIGNEMENT. Ainsi, l'éducation des enfants. j'ai choisi deux extraits de textes.

 " ...A propos de l'éducation des enfants, nous avons ennseigné que certains parents déploient tant de prudence qu'ils n'ont plus de répit, soit qu'ils redoutent pour leurs enfants les refroidissements, les accidents ou les maladies. Cet état d'inquiétude résulte d'une faiblesse qui est un manque de foi, tandis que celle-ci nous rassure et nous prémunit toujours contre le dangzer. Avec elle, les enfants sortiraient indemnes de situations qui, par le doute de leurs parents, compromettent leur santé ou leur vie...."

   "...Notre foi doit être à même de diriger nos enfants dans leur progrès. Ils traversent parfois des filières qui nous font imaginer qu'ils vont s'égbarer. nous les prévenons en leur inculquant la prudence et nous ne savons pas que c'est le moyen de les faire succomber. Sans nos recommandations, nos enfants agiraient plus loyalement et plus naturellement car nous leur communiquons ainsi la crainte que nous éprouvons et nous voudrions qu'ils agiraient contre leur nature.Si peu que nous aurions la foi, nous pourrions mieux les protéger car il découle de notre doute un mauvais fluide qui s'oppose à tout ce que nous voudrions qu'ils fissent pour nous satisfaire. Nos efforts pour les ramener les égarent davantage parce que nous allons contre leur progrès..."

Remarquables paroles d'ANTOINE. Paroles qui peuvent sembler banales à notre époque mais qui devaient être bien perturbantes avant 1910!












17/06/2005

Le deuxième principe.

TOUJOURS UNE REFLEXION SUR LE
DEUXIEME PRINCIPE.

" ...si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas..."
   Penchons-nous sur le mot "respectez".Comment devons-nous comprendre ce terme?
   Il y a plusieurs interprétations possibles, voyons quelle est la bonne, selon moi!

   1. la première serait la stricte indifférence vis-à-vis des autres modes de pensée. C'est-à-dire, finalement, les tenir dans l'ignorance. Nous avons vu que l'indifférence n'est pas une attitude convenable: ce serait faire comme si nous n'avions pas de prochain, comme si notre semblable n'avait aucun intérêt.

2. la deuxième interprétation serait dedire qu'il faut tolérer les autres modes de pensées. Très bien! Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot "tolérance". Si "tolérance" veut dire "condescendance", si "tolérance" signifie simplement qu'on admet que d'autres pensent autrement que nous et que cela ne nous gêne pas,cela ne nous permet pas de faire grand progrès. Cela signifie que nous coexistons dans des mondes différents anss nous heurter ( ce qui ne serait déjà pas si mal quand on voit les guerres religieuses à travers l'histoire et encore maintenant ) mais cela ne peut suffire.

3. Il y a une troisième version: "respecter" veut dire "considérer". Il faut donner au mot "respecter" un sens plus dynamique. "Respecter" doit vouloir dire "s'intéresser". "Respecter" doit vouloir dire " aller au devant des autres". "Respecter" doit vouloir dire "Être certains que les autres ont aussi la FOI". "Respecter" doit vouloir dire que le FOI des autres  ne doit pas nous heurter, qu'elle est est le produit de leur milieu, du dgré d'avancement de leur milieu et de leur degré d'avancement personnel: GANDHI est respectable, le DALAÏ LAMA est tout aussi respectable, tout autant que l'Abbé PIERRE, Arthur HAULOT est, comme eux, pour notre pays, une des grandes lumières de ce siècle, NELSON MANDELA a droit à tous les mêmes égards que GANDHI!

   Plongeons-nous dans la pensée de base de l'ANTOINISME: la REINCARNATION. Si, au  cours d'une incarnation, il nous est donné de vivre en bouddhiste ou en taoïste ou dans le bahaïsme, c'est que cela nous permettra de passer une épreuve d'une ceratine manière. C'est que cela nous fera notre profit sur notre chemin vers le retour à l'unité divine.

   Idem pour l'incroyance, ou ce que les athées croient être de l'incroyance.En réalité, ces gens méritent la plus grande considération car ils n'agissent ni dans la crainte d'un châtiment éternel ni dans l'espoir d'un paradis chatoyant ni dans l'espoir d'une résurrection finale glorieuse. Non, ils agissent en se basant uniquement sur la voix de leur conscience. méditons à ce propos notre dixième principe.