16/04/2010

CHAQUE VIE EST UNE AVENTURE.

CHAQUE VIE EST UNE AVENTURE.

Chaque vie est une aventure: chaque vie est une occasion d'avancement. Si nous avons bien assimilé ce qui est dit dans l'ENSEIGNEMENT, c'est une chose qui doit être bien claire pour nous.

Mais notre avancement n'a rien à voir avec une "grâce" quelconque qui nous serait octroyée généreusement par DIEU ou par un ange ou par un saint, ou par un prophète ! Dans le chapitre "LA SANCTION MORALE", le Père ANTOINE le dit très bien, si nous voulons bien interpréter son message:

" Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit, pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

Notre seul juge est donc notre conscience. C'est elle qui nous rappellera à l'ordre en nous tourmentant l'esprit si nous avons délibérément failli. Court ce danger celui qui, délibérément, fait défaut à sa conscience. Celui-là est en danger par ce qu'il n'aime que lui-même et ne recherche que son intérêt immédiat. Celui-là ne fait en réalité que flatter ses propres faiblesses parce qu'il y trouve des satisfactions immédiates. Il va droit vers les épreuves. A ce moment, s'il a un sursaut de conscience, il peut encore se tirer d'affaire et effectuer un progrès moral.

Cela, c'est l'aventure de la vie. La grâce n'existe pas ! La chance n'existe pas non plus ! Le progrès ne sera que le fait de notre travail et de notre prise de conscience.

Dans le chapitre "CAUSE, DEVELOPPEMENT ET PERFECTIONNEMENT DE L'ÊTRE", nous trouvons ce passage:

" La vie est la conséquence de l'amour, elle en est inséparable, elle se spiritualise, ensuite s'incarne en la matière; arrivée à ce point, elle reprend le chemin qui la reconduit à l'amour; elle surmonte d'abord le côté terrestre, puis reste un grand laps de temps dans la spiritualité, plus longtemps encore que dans la matière; elle surmonte également l'état spirituel s'établissant graduellement en l'Amour pur."

Ce passage ne peut évidemment être bien compris que si l'on se place dans l'optique de la croyance en la réincarnation.

Ce passage est aussi l'illustration de notre titre :"Chaque vie est une aventure". Chacun est maître d'en faire une bonne aventure ou une mésaventure !

26/03/2009

LE BLASPHEME: CONSIDERATIONS ANTOINISTES.

SUR LA QUESTION DU « BLASPHEME »

D'après le dictionnaire HACHETTE, le blasphème est « une parole qui insulte la divinité ».

Cette notion est définie au 15° par Francisco SUAREZ,l théologien espagnol, comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ».

L'Encyclopédie catholique dit que le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. »

 

Voilà pour les définitions.

 

Ce qui est clair, dans l'histoire et dans l'acception du terme par les grandes religions établies, religions d'autorité, c'est que toute parole prononcée contre DIEU ou contre la religion ou tout acte de même nature est un blasphème. C'est-à-dire un péché d'une exceptionnelle gravité.

 

Soit, on pourrait encore l'admettre quand cela s'adresse aux adeptes. Mais par dévoiement, elles en arrive à considérer de la même manière tout comportement semblable venant d'un étranger à la religion en question.

 

Dans certains pays, le blasphème figure même dans le code pénal!

 

Si l'on se réfère au Culte Antoiniste, on trouvera même dans l'ENSEIGNEMENT des passages célèbres, communs pour nous, mais qui constituent des blasphèmes au sens où cela vient d'être expliqué.

 

Je prends en exemple le passage suivant tiré du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. Avec cette vertu, nous possédons l'amour réel, DIEU, si nous pouvons tout N'est-ce pas par Lui qui est en nous ? Disons alors que nous sommes DIEU, puisque ce n'est que par Lui que nous aimons et que nous agissons. Pourquoi l'imaginer en dehors de nous où Il n'est pas ? Là c'est le néant, ... »

 

«  Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous... »: voilà certes, aux yeux des tenants des religions d'autorité, une parole blasphématoire !

 

Le Culte Antoiniste ne parle jamais de blasphème, il parle, dans la fameuse « histoire d'ADAM » de défaillance. On parle de vue du mal, de fausse vue..., mais jamais d'un crime inexpiable.

 

Voilà,dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL », quelques mots au sujet de la « défaillance » d'ADAM: 

 

« Toutefois DIEU ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait d'être la cause de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM avait perdu tout bon sens; il se maintenait du côté de son épouse, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon; ne voyant plus en Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la jouissance de l'amour bestial lui procurait un bonheur apparent. Il ne se montrait plus indifférent pour son épouse, voulant autant la satisfaire qu'il avait pu lui déplaire antérieurement ».

 

Le Culte Antoiniste parle aussi plus volontiers d'épreuve. Celui qui est amené à avoir des paroles, une conduite, un comportement que dans certaines religions on qualifie de « blasphème », c'est parce qu'il est en train de traverser une terrible épreuve et qu'il se sen t écrasé par ce fardeau, fardeau estimé injuste.

 

Le Père ANTOINE parle fréquemment de cette notion d'épreuve. En voici encore quelques phrases tirées du chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

 

« Mais la prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. »

 

La notion de « blasphème » est aussi indissociable de la notion que l'on a de DIEU.

Elle découle normalement, nécessairement, inéluctablement du fait que l'on considère DIEU comme une entité extérieure à l'homme, à la création, entité omnisciente et omnipotente, dispensatrice de récompenses et de punition y compris la punition suprême, la souffrance perpétuelle en enfer.

 

Ce n'est pas la pensée de l'ANTOINISME ainsi que nous pouvons encore lire dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »: 

 

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n 'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul; là est le bonheur. »

 

Nous avons vu, au début de ce texte, qu'était facilement considéré comme blasphème toute position ou toute attitude opposée ou en contradiction avec les rites ou es textes d'une religion.

 

Encore une fois, le Père ANTOINE est beaucoup plus compréhensif et humain. En témoignent les paroles suivantes extraites du chapitre « REINCARNATION »: 

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérité. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

12/02/2008

LES DIX PRINCIPES: DISCORDANCE SIGNALEE ENTRE L'ENSEIGNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT.

 

SUR LA LECTURE DES DIX PRINCIPES LORS DES ENTERREMENTS.

 

     Le 15 août 1927, lors de l’Assemblée Générale qui réunissait les adeptes l’après-midi, un adepte souleva la question de la lecture des DIX PRINCIPES aux enterrements.

    Vous trouverez ci-après les questions de l’adepte et les réponses données par le Frère MUSIN, Second Représentant du Père :

« Question : Devant faire le lecture aux enterrements, ne nous serait-il pas possible de nous faire une petite brochure afin de pouvoir la mettre en poche lorsque nous sommes pris par la pluie ?

   Réponse : Je répondrai qu’il y avait ici, à la tribune, un livre qui servait pour les enterrements, avec les DIX PRINCIPES et le chapitre « REINCARNATION ». Mère a trouvé que c’était l’ENSEIGNEMENT qui devait marcher pour tout, et le DEVELOPPEMENT, qu’on ne devait pas faire de livre à part, elle l’a même fait brûler. Il y a une chose, puisque vous soulevez ce point-là, aux enterrements on devrait lire les DIX PRINCIPES en prose tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT, donc ne pas y intercaler les mots du DEVELOPPEMENT.

  Question : Il y a certains livres d’ENSEIGNEMENT où les DIX PRINCIPES sont comme dans le DEVELOPPEMENT.

  Réponse : Je le sais, mais c’est une erreur qui a été faite à l’imprimerie. Il serait bon qu’on tâche d’avoir un ancien livre pour faire les lectures. Je crois que dans tous les temples, il y a des anciens livres d’ENSEIGNEMENT, et quand on en fera encore, nous ne perdrons pas la chose de vue, parce que le Père ne peut rien avoir fait qui ne soit utile, et si les DIX PRINCIPES tels qu’ils sont dans l’ENSEIGNEMENT et dans le DEVELOPPEMENT, il y a une cause. »

     Je ne sais pas exactement de quelle différences il s’agit. Dans l’exemplaire du DEVELOPPEMENT que je détiens, les deux textes sont identiques.

     Si quelqu’un pouvait m’éclairer à ce sujet ?

26/01/2008

DE LA THEORIE DE LA REINCARNATION A LA THEORIE DE L'UNICITE DE L'HUMANITE.

 

La réincarnation et l’unicité de l’humanité.

La réincarnation relativise la notion d'appartenance
à une patrie
ou à une religion.

     Sur ce site, figurent déjà plusieurs articles sur la théorie de la réincarnation. Nous en avons déjà dit beaucoup de choses et, notamment, qu’un croyant en la réincarnation ne saurait être raciste.

     A  ce propos, j’ai trouvé, d’un auteur que je n’ai encore pu identifier, un texte où il est question aussi de cette incompatibilité entre la croyance en la réincarnation et l’obsession de la xénophobie, du racisme.

     Ce texte peut paraître simpliste. Pourtant il est une très grande clarté :

« Un pays est comme un fleuve où se rencontrent pour un certain temps des âmes d'une grande diversité, qu'un décret de la destinée a fait précisément descendre dans ce lieu : certaines viennent déjà de ce pays, mais la plupart viennent d'ailleurs. C'est pourquoi lorsque certains, au nom de l'amour pour la patrie, se croient justifiés de mépriser d'autres pays ou même de les haïr, ils ne se doutent pas, les pauvres ignorants, que dans une autre incarnation, ils ont été citoyens de ces pays et qu'ils tenaient vraisemblablement les mêmes raisonnements stupides et bornés à l'égard de la patrie qu'ils veulent maintenant défendre !... Un pays n'est notre patrie que pour cette incarnation. Combien de Français ont détesté l'Allemagne ou l'Angleterre sans penser que dans une incarnation précédente, ils étaient Allemands ou Anglais et qu'ils avaient alors détesté la France !... Cette loi est la même pour les pays du monde entier et elle vaut aussi pour les religions. Combien de chrétiens haïssent les juifs ou les musulmans, sans imaginer une seconde que, dans une autre incarnation, ils ont été eux-mêmes juifs ou musulmans ! Et la même chose pour les juifs et les musulmans... Appartenir à un peuple ou à une religion est toujours une expérience limitée dans le temps. »

     En réalité, c’est ce qui est démontré plus haut, la théorie de la réincarnation va de pair avec celle de l’unicité de l’humanité. Ce qui compte vraiment, c’est l’unicité de l’humanité.

     Pour. Illustrer ce principe, je reproduis ici un extrait d’une interview donné par le dalaï-lama à ce propos : 

« En fait, il n’y a pas beaucoup de différence entre les Occidentaux et les Orientaux. Il y a des problèmes émotionnels ici, mais on voit la même chose en Asie. On dit que les Orientaux sont plus religieux, ce n’est que partiellement vrai. Ce que je dis aux Asiatiques, je le dis aussi aux Occidentaux. Nous sommes tous les mêmes êtres humains ; on a le même corps, le même esprit, les mêmes émotions, les mêmes problèmes. Naissance, mort, et tous les évènements non désirés, c’est pareil pour tous. …En dernière analyse, la vie heureuse ne vient pas de l’argent, ni du pouvoir, ni de je ne sais quel avantage, elle vient de l’intérieur. »

     Si j’insiste sur cette question d’unicité de l’humanité, c’est parce qu’elle est remise en cause même par des scientifiques. Ainsi le Prix Nobel James Watson, co-découvreur de la double hélice de l’ADN a été mis à la retraite anticipée après avoir déclaré que les noirs étaient moins intelligents que les blancs.

     Un autre, HARPENDING, affirme que les races humaines évoluent séparément et que nous sommes en train de devenir plus différents les uns des autres et non de fusionner dans une humanité unique.

     Tout cela est contraire aux révélations. Quasiment toutes les révélations font référence à une paternité unique. Cela apparaît clairement dans la mythologie d’ADAM telle qu’elle figure dans la bible.

     En ce qui concerne l’ENSEIGNEMENT antoiniste, le Père ANTOINE consacre plusieurs chapitres à l’histoire d’ADAM. J’avoue qu’il s’agit des passages de l’ENSEIGNEMENT les plus ésotériques, les plus difficiles à interpréter. Toutefois, si on a bien dans l’esprit que c’est une mythologie, qu’ADAM est l’archétype de l’humanité, que l’histoire d’ADAM ne s’est pas produite à une seule reprise dans l’histoire de l’humanité mais qu’elle se poursuit encore tous les jours, on aura mieux compris.

     Toute mythologie recouvre une réalité, toute mythologie recèle un enseignement. La mythologie d’ADAM nous enseigne l’unicité de l’humanité.

 

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

31/12/2007

TOUJOURS SUR " DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN". RFELEXIONS ET VERITABLE TESTAMENT DU PERE ANTOINE.

 

TOUJOURS DES REFLEXIONS SUR LE TEXTE « DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

REMARQUES IMPORTANTES FAITES PAR LE PERE ANTOINE.

     Souvent, on considère que le testament moral et spirituel du Père ANTOINE se trouve dans le texte « LES DERNIERES PAROLES DU PERES A SES ADEPTES ». Certes, ce texte est important. Mais, à part les prescriptions sur la gestion future du Culte Antoiniste, il ne contient rien de fondamentalement important.

     Si on veut parler d’un « testament moral » du Père ANTOINE, on devrait plutôt prendre un extrait du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES. » que voici : 

« Nous avons déjà dit que parmi ceux qui assistent aux réunions, il y a des forts et des faibles, que chacun comprend selon son avancement intellectuel et moral et que nous devons former la chaîne pour nous aider les uns et les autres. Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité. »

     Dans ce passage, le Père nous rappelle le principe de solidarité. Personne n’est responsable de l’avancement ni de la compréhension d’autrui. Mais chacun est responsable de son action dans la chaîne qui doit aider les autres à progresser.

     Plus loin, le Père ANTOINE revient à nouveau sur la théorie de la réincarnation. Nous avons déjà dit combien cette théorie était importante chez les Antoinistes. Elle constitue en fait le seul dogme, indiscutable, du Culte Antoiniste : 

« La mort n’est qu’une fausse vue. Quand nous serons plus dématérialisés, nous le comprendrons mieux ; nous verrons que ceux que nous croyons morts vivent au milieu des personnes qu’ils aiment et dont ils sont aimés ; ce serait nier le libre arbitre que de les faire exister ailleurs que là où leur amour les attire. »

     Puisqu’il est question de la mort, le Père ANTOINE envisage la sienne propre et tient à rassurer ses adeptes : 

« Il viendra cependant un jour où je ne pourrai plus continuer la tâche ici-bas ; Qu’y aurait-il de changé ? Je pourrai réconforter de l’au-delà tous ceux qui ont foi en moi, comme je le fais maintenant. Nous savons que la mort, c’est la vie, elle ne peut m’éloigner de vous, elle ne m’empêchera pas d’approcher tous ceux qui ont confiance en moi, au contraire; je pourrai encore mieux les aider, à moins qu’une épreuve ne leur voile l’avenir et n’interrompe momentanément le fluide qui nous relie. »

     Il est donc bien clair, ici, que la mort ( la désincarnation, selon le langage Antoiniste ) ne signifie pas la fin de l’individualité spirituelle. Même la désincarnation finale ( à la fin des cycles de réincarnations ) ne signifie pas cela non plus : les individualités spirituelles qui sont arrivées à ce degré d’épuration morale sont certes fondues dans la Divinité mais elles subsistent et peuvent continuer à agir avec dans la solidarité.

      Lors de ce retour à la Divinité, la fusion des âmes dans la Divinité ne signifie pas que celles-ci sont « dissoutes ». Elles constituent ce que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste appelle « l’Unité de l’Ensemble ». Nous aurons ainsi mieux compris ce que cette expression signifie.

     C’est ce que le Père ANTOINE résume, toujours en envisageant son propre cas, par ces mots : 

« Ne vous préoccupez donc pas de ma mort, celui en qui vous avez foi existera toujours. »

     Pour paraphraser Walter SCOTT et Charles PEGUY, après la mort, on se trouve simplement « de l’autre côté du chemin ».

  

 

 

28/12/2007

" DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN " Réflexions au départ d'un texte de Walter SCOTT et Charles PEGUY

 

« DE L’AUTRE CÔTE DU CHEMIN »

     Il n’est nullement question ici de s’approprier un texte. Ce serait malhonnête. Le texte original est un texte magnifique dont l’original a été écrit en langue anglaise par Cannon SCOTT HOLLAND. La version française est attribuée à Charles PEGUY.

     Indéniablement, ces deux écrivains font ici référence à la foi chrétienne. «  L’autre côté du chemin », pour eux, signifie ce qui arrive à l’âme après la mort. L’âme survit au corps mortel mais est définitivement dans « l’au delà ».

     Il ne s’agit donc nullement d’un texte faisant référence à la  théorie de la réincarnation. Soyons bien clairs à ce propos.

     Cependant, on ne peut pas s’empêcher de le lire et de le comprendre dans l’esprit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste


 « 
La mort n’est rien Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble. Prie. Souris. Pense à moi. Prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t’attends. Je ne suis pas loin. Juste de l’autre côté du chemin. Tout est bien. »

     Le rapprochement se fait avec ce passage du chapitre « REINCARNATION » : 

«  Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle (l’âme) va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible, En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement.

      Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux,… »

     Et, plus loin, dans le même texte : 

« Si nous pouvions pendant le jour, nous rappeler les jouissances que nous éprouvons la nuit au contact de nos chers disparus ! »

26/11/2007

L'ANTOINISME ET LA QUESTION DE LA SOUFFRANCE. L'ANTOINISME ET LE DOLORISME.

 

 

 

L’ANTOINISME ET LE DOLORISME.

« L’AFFREUX CAUCHEMAR DE L’INCARNATION. »

 

     Dans le chapitre « REINCARNATION », un passage frappe toujours les esprits :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     C’est presque un écho, amplifié, de ce que nous trouvons, plus tôt, dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

« Mes enfants, l’homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. »

     Et aussi, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. » :

«  Un atome de matière en nous est une souffrance. Nous sommes déjà assez avancés pour ne plus avoir l’intention de commettre un acte contraire, car lorsque nous reconnaissons l’avoir fait, nous en avons horreur ;sans le commettre cependant, pourrions-nous arriver à l’épreuve ? 

     Depuis le microbe jusqu’au plus élevé des êtres, tous se dirigent suivant leur nature, au contact de la même loi : seul l’être raisonnable se développe graduellement par l’épreuve et tout ce qui suscite son progrès. »

     De tous ces passages, on pourrait – et certains adeptes ont parfois tendance à le faire – ramener l’Antoinisme à un certain dolorisme. C’est d’ailleurs souvent un des reproches faits par les personnes extérieures à l’Antoinisme ou ce qui rebute certains à adhérer à l’Antoinisme !

     Ils s’estiment d’ailleurs confortés dans cette opinion par le début du sixième principe :

«  Quand vous voudrez connaître la cause de vos souffrances que vous endurez toujours avec raison… »

     Ramener l’Antoinisme à un dolorisme serait pourtant une erreur. Le dolorisme est une doctrine religieuse, longtemps pratiquée dans l’Eglise catholique, qui considère que la souffrance est rédemptrice : celui qui souffre est ainsi à l’image du Christ qui a tant souffert…Selon les doloristes, la douleur est inhérente à la vie et elle doit être bénie : le moment où la douleur survient est vraiment l’heure où l’on est visité par DIEU. La douleur serait rédemptrice et ne devrait donc pas être refusée. En fait, c’est attribuer à la souffrance, au malheur un pouvoir divin. C’est là un des masques dont on affuble DIEU ! Et un des masques les plus terribles qui soient. En son nom, on peut justifier n’importe quel comportement tyrannique !

     Le dolorisme est donc une dérive, logique, des « religions de salut  ». Dans un texte précédent, nous avons vu ce qu’il fallait penser des idéologies  « de salut  » et nous avons expliqué pour quelles raisons l’Antoinisme n’en faisait point partie.

     Nous rappelons aussi que pour l’Antoinisme, il faut plutôt parler « d’épreuves  ». Les maladies, donc les douleurs, sont bien sûr des épreuves. Mais pas seulement, on peut aussi dire que la réussite, le succès, le bien-être dont semblent gratifiés certains individus constituent en fait, pour eux, une épreuve. Nous touchons ici à un point difficile à comprendre et, a fortiori, à faire admettre. Il se peut que cette suite de faveurs amène notre homme à mépriser ses semblables, à se croire supérieur, à cultiver son égo…C’est là son épreuve !

     Comment dès lors comprendre tous ces extraits repris au début de ce texte ? C’est ce que je vais tenter de faire.

     Revenons à l’exemple de notre nanti. L’orgueil nous guette à chaque tournant de chaque vie terrestre. Et pour cela, il n’est pas nécessaire d’être réellement « nanti » : nous nous contentons trop facilement de petits bonheurs strictement matériels ; nous avons trop tendance à nous accrocher à un petit territoire terrestre, à un sentiment de « propriété ». Ce sentiment de «propriété », de « domaine », d’exclusivité sur une chose ou l’autre, est si souvent menacé que cela provoque des vexations, des amertumes, des jalousies, des colères…et de véritables maladies.

     Je vous livre ici un texte puisé dans la revue « RELIURES » ( N° 8 de 2002 ) :

« Nous vivons dans une époque profondément marquée par la tristesse qui n’est pas seulement la tristesse des larmes mais, et surtout, la tristesse de l’impuissance. Les hommes et les femmes de notre époque vivent dans la certitude que la complexité de la vie est telle que la seule chose que nous puissions faire, si ne voulons pas l’augmenter, c’est de nous soumettre à la discipline de l’économisme, de l’intérêt et de l’égoïsme. La tristesse sociale et individuelle nous convainc que nous n’avons plus les moyens de vivre une véritable vie et dès lors, nous nous soumettons à l’ordre et à la discipline de la survie. »

     C’est un des exemples de souffrance, morale, que l’homme moderne subit. C’est ce qui amène au déni de réalité. Dénier la réalité, c’est vouloir à tout prix que notre environnement soit autre que ce qu’il est. On veut dissocier la réalité de sa perception. On est ainsi amené à subir, en plus de la réalité, l’insatisfaction de nos propres désirs, de nos fantasmes.

     Pour contrer la réalité, on est amené à se créer des fantasmes et à les nourrir. Il en résulte une insatisfaction, une souffrance qui se rajoute à l’insatisfaction vis-à-vis de la réalité.

     Ceci nous ramène à ce «  cauchemar de l’incarnation » : nous sommes trop sensibles à ce qui est matériel. Nous sommes pas assez désintéressés. Nous ne prenons pas assez de distance pour considérer les choses.

     Je conclurai par un passage extrait d’une brochure qui peut être acquise au Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE « DEMONSTRATION N° 3 » :

«  L’affreux cauchemar de l’incarnation » peut aussi vouloir dire toutes les souffrances qui se rencontrent dans la vie sur terre. Comme, par exemple , les guerres, les catastrophes, la violence, la cruauté des hommes envers les hommes.

   Mais tout ceci a été créé par l’homme, c’est ce que certains appellent le Karma. Pour les chrétiens, cela est le résultat de «  de ce qu’un homme sème, il le récoltera.

    Qu’est donc en effet la souffrance ? Le déchirement intérieur de l’humiliation, des blessures affectives, les orages de dénégation de soi, l’humeur sombre qui vous ronge et vous tue à petit feu, le passé infernal qui vous poursuit, les regrets inextinguibles, l’amertume qui vous ronge, les remords, le mal d'être tenace et inexprimable. On peut tenter de noyer cela dans les addictions : l’alcool, la drogue, le cinéma, l’orgie de télévision, le jeux, les heures passées sur internet. Après un instant fugace de répit, la souffrance revient toujours plus rongeante.

15/11/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

 

La recherche de DIEU.

 

Dans le chapitre « TOUTES LES LOIS SE REDUISENT A L’UNITE », une fois de plus, le Père ANTOINE revient sur sa conception de la DIVINITE.

Nous trouvons ici, une fois de plus, la conception unitariste ( ou unitarienne ? ) antoiniste. Nous verrons bien qu’elle va plus loin que la simple négation du trinitarisme :

« J’ai révélé que nous ne devons chercher DIEU qu’avec DIEU LUI-MÊME, puisqu’Il n’existe qu’en nous ;mais si nous le cherchons avec de la matière, nous ne trouverons que de la matière ; c’est ce qui fait dire à celui qui ne vise que celle-ci que rien n’existe, que tout est néant ; en effet, rien n’existe alors que nous ne croyons qu’à l’ombre de ce qui existe réellement.

Par exemple, supposons que nous soyons deux cherchant une chose, en obéissant à l’intelligence nous nous divisons parce que nous ne visons que notre avantage personnel, mais si, respectant la conscience, nous agissons tout différemment, je cherche pour lui et lui pour moi, de deux nous ne faisons qu’un, nous sommes l’un dans l’autre, dans la réalité. Il en résulte que si toute l’humanité procédait de la même façon, c’est-à-dire réellement, elle n’agirait que par la seule et même pensée qui nous réunirait tous dans le même amour, formant l’unité absolue de l’ensemble. »

Pour la bonne compréhension de l’adverbe « réellement », je rappelle ce qui a déjà été dit et qui se trouve explicité dans le chapitre « REINCARNATION », pour les antoinistes, on peut opposé ce qui le côté apparent et le côté  réel. L’apparent est ce qui es matériel et peut être cherché par l’intelligence. Le réel est ce qui est spirituel et qui relève du domaine de la conscience.

 

 

24/05/2007

NARCISSISME, NOMBRILISME, CYNISME...

 

LE NARCISSISME.

 

     Selon le dictionnaire HACHETTE, le narcissisme est une « admiration plus ou moins exclusive de sa propre personne » ou « amour morbide de soi-même ».

     On surnomme « narcisse », un « homme exclusivement ou complaisamment attaché à sa propre personne ».

     Dans la mythologie grecque, NARCISSE était un jeune homme d’une grande beauté épris de ses propres traits. Il périt de langueur en contemplant son visage dans l’eau d’un fontaine et fut changé en fleur qui porte son nom.

     On pourrait essayer de donner une interprétation plus proche de notre philosophie. Chaque être humain a tendance à se prendre pour le point de départ, pour l’objet et pour la finalité de tout. Dès lors, on a tendance à émettre des revendications de plus en plus nombreuses et de plus en plus subjectives et personnelles et à s’écarter de tout intérêt pour autrui, pour la vie en société.

     On pourrait dire que c’est une manifestation tout à fait  excessive et dévoyée de la « vue du mal ».

     C’est comme si, pour cesser de voir le mal, on cessait absolument tout regard de quelque nature que ce soit sur autrui. Or, le Père ANTOINE nous enseigne que nous ne pouvons progresser que par l’intermédiaire de notre semblable, que « rien n’est bien s’il n’est solidaire ». Comme NARCISSE, celui qui est atteint de cette pensée perdra sa réincarnation présente : au cours de celle-ci, il n’aura fait qu’accumuler des épreuves supplémentaires. C’est l’équivalent de « périr de langueur en contemplant son propre visage ».

     On pourrait aussi dire que celui qui en est atteint cultive l’idée que le bien et le mal ont une existence bien réelle ( le dualisme, le manichéisme). Il incarne bien sûr le « bien absolu », les autres incarnant le « mal absolu ».

     Le narcissisme est donc une attitude, une conduite stérile pour soi et néfaste pour les autres. Mais il se cache parfois de façon inattendue dans certains comportements.

     Ainsi la vogue du développement personnel. Avoir le souci de soi, de sa personne est évidemment important. Attention cependant : au nom de l’épanouissement personnel on peut en réalité s’enfoncer dans un certain nombrilisme. Le nombrilisme pouvant être une sorte de synonyme du narcissisme. Selon le dictionnaire, le nombrilisme est « l’attitude d’une personne obnubilée par ses propres problèmes ». « Se prendre pour le nombril du monde » signifie « accorder à sa personne une importance excessive, être égocentrique ».

     On a l’art de faire miroiter la découverte de merveilles à l’intérieur de soi-même et exclusivement par soi-même alors que le développement des êtres se forge dans les expériences heureuses et malheureuses de la vie.

     D’accord, toute la sagesse doit aller dans le sens d’un attention à soi mais dans le but d’une meilleure ouverture aux autres, d’une compassion bien réelle avec les autres.

     Le premier combat à mener est celui contre le cynisme. Le cynisme est aussi, en quelque sorte, un sous-produit, une expression du narcissisme. L’homme atteint de narcissisme est tellement beau, bon, parfait, moral, intelligent que son attitude envers autrui, son regard sur autrui ne peut être que cynique. C’est DIOGENE se promenant en plein midi, dans un pays ensoleillé, avec une lanterne à la main et répétant que, désespérément, il cherche un « HOMME » véritable qu’il ne parvient pas à trouver car denrée rarissime !

 

09/05/2007

Gabriel VERALDI: REINCARNATION. AMOUR DE DIEU.

 REINCARNATION.PENSEE EXTRAITE D’UNE ŒUVRE DE GABRIEL VERALDI : «  A LA MEMOIRE D’UN ANGE »      Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises que nous reprendrions, sur ce site, divers extraits d’auteurs résolument non antoinistes mais dont certaines pensées se rapprochent ou même concordent parfois avec l’Enseignement du Père ANTOINE. Il en est ainsi de Gabriel VERALDI. Lisons-le :       « Une des idées saugrenues qui traversent la conscience dans les plus grands moments le fit sourire. Il s’imaginait en Rastignac défiant Paris et lançant le célèbre :A nous deux. Non, ce qu’il disait, avec paix et amour, c’était :

La pensée est l’esclave de la vie et al vie est la dupe du temps,

Et le temps, qui contemple la totalité du monde,

Doit avoir une fin.

L’infernale comédie humaine, la cascade des incarnations, la nuit peuplée de larves, la douleur, le doute et les illusions, tout cela devait finir comme le grand manège galactique. Tout cela doit se fondre dans l’éternité comme le sel dans l’eau et l’âme en Dieu. »       Et, plus loin dans le texte : « Pourquoi comprendre Dieu, le salut et le destin ? Le seul secret est aussi simple et aussi nu que Dieu ; il se nomme : l’amour. »  

16/03/2007

LA VUE DU MAL: MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

LA VUE DU MAL : UN MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

     Nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT ( DEVELOPPEMENT ), au chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » un petit passage dans lequel le Père ANTOINE parle, une fois de plus, de la « vue du mal ».

    Nous le rencontrons, constamment, dans nos relations avec nos semblables

    Le Père ANTOINE replace nos difficultés dans ces rencontres et relations dans une double optique : celle de la réincarnation et celle de la « vue du mal ».

    Il termine en expliquant que la « vue du mal » peut être, en quelque sorte, « retournée » et devenir un moyen nécessaire à notre progrès.

« Ah ! si nous savions que nous devons passer par toutes les filières pour arriver au but, nous considérerions les uns et les autres bien autrement que nous ne le faisons. Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous  jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. Tout travail nous amène à celles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse. C’est ce qui prouve que tout a sa raison d’être ; la vue du mal, quoiqu’elle nous montre tout contrairement, nous est aussi nécessaire, elle fait germer en nous toutes les sensations matérielles et nous rapproche de la conscience, au fur et à mesure que nous nous éveillons dans celle-ci, la vue du mal qui a pu nous faire passer par toutes les tribulations devient une sensibilité morale qui nous permet d’arriver au vrai bonheur. »

     On remarquera ici, une fois de plus si on a l’habitude de lire l’ENSEIGNEMENT, la modestie du Père ANTOINE : il utilise le « nous » quand il analyse l’être humain ou qu’il prodigue des conseils et jamais le « vous ». Il ne se place jamais au-dessus de ses semblables à qui il prodigue son enseignement.

02/03/2007

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L'ÂME.

 

LA PROBLEMATIQUE DE LA REINCARNATION ET L’ ÂME.

 

« Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’elle ait surmonté son imperfection. » ( Extrait du chapitre « REINCARNATION » )

La mort est le moment où l’âme abandonne le corps pour aller faire le bilan de la dernière incarnation, pour aller se situer sur l’échelle du progrès avant de se réincarner pour continuer ou reprendre son évolution, portée par un nouveau projet de vie.

L’âme ne meurt donc jamais.

Notre corps est le véhicule utilisé pour réaliser notre projet de vie. A chacune de nos réincarnations correspond un nouveau corps, une nouvelle famille, une nouvelle nationalité, un nouveau milieu social et un nouveau lieu de réincarnation.

«  Chaque existence est la conséquence de la précédente et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’es est préparé un autre pour se réincarner. » ( chapitre « REINCARNATION »

Le but de l’âme est donc de progresser, de s'améliorer d'expériences en expériences et de vies en vies. Le corps physique n’est que son instrument.

« Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? Si elle le pouvait, il lui serait inutile de venir prendre un corps et de passer de l’espace à la terre et réciproquement. » ( Chapitre « REINCARNATION » )

Il convient donc ici de corriger quelque peu ce qui pourrait être compris de l’importance du corps. Celui-ci est plus qu’un simple instrument docile. C’est un véhicule indispensable. Pendant chaque incarnation, le corps ( mortel ) et l’âme (immortelle ) forme un couple.

Quand, à l’issue d’une réincarnation, l’âme  est suffisamment avancée sur l’échelle du progrès, elle n’éprouve plus la nécessité de se réincarner et va se réaliser sur un autre plan, elle retrouve la DIVINITE.

«  Je l’ai révélé, tous nous sommes des dieux, nous avons tous un côté divin, notre côté réel ; quand nous aurons surmonté la matière, l’imperfection, nous  serons tous réunis dans le même amour, amour pur, nous formerons l’unité absolue de l’ensemble, DIEU. » ( Extrait du chapitre « ARBRE DE LA SCIRENCE DE LA VUE DU MAL, LE BIEN INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE »

Nous voyons donc l'importance qu'il y a à créer un contact avec notre âme, à faire un travail d’introspection pour essayer de comprendre le sens de notre vie et d’éviter ainsi des impasses, des obsessions, des souffrances

Un bon conseil : relire le plus régulièrement possible les Dix Principes et voir dans quelle mesure ils n’indiquent pas que nous sommes en train de nous fourvoyer, d’agir ou de penser  contrairement à ce qui y est révélé.

En bref, nous devons partir à la recherche, à la découverte de notre âme en ayant toujours à l’esprit que la conscience est la faculté développée par l’âme pour appréhender le monde alors que l’intelligence est la faculté développée, dans le même but, par le corps, la matière.

Il faut rester conscient aussi que l’intelligence est mortelle comme le corps tandis que l’âme constitue la part immortelle de notre personnalité.

 

 

 

01/03/2007

L'OBSESSION. EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

 

L’OBSESSION :

EBAUCHE D’EXPLICATION PAR LA THEORIE DES FLUIDES.

Qu’entendons-nous par « obsession » ?

Dans l’ENSEIGNEMENT, on parle à diverses reprises de notre « atmosphère ». Celle-ci est la résultante de la multitude de pensées que nous avons émises non seulement dans le courant de notre vie mais aussi au fil du temps pendant des très nombreuses réincarnations nécessitées par la façon dont notre avancement moral s’est réalisé.

Ces pensées tant de fois réitérées sont devenues pour nous des lois. Elles ont fini par imprégner notre nature, la chargeant de plus en plus de matière si nous nous complaisons dans celle-ci et de moins en moins de matière si nous cherchons notre amélioration.

Notre nature est donc évolutive, soit dans l’incrustation da&ns la matière, soit dans l’élévation morale.

Cette nature est constituée de fluides dans lesquels nous puisons constamment. De là proviennent ce que l’on appelle les « vices », les « caprices », les « défauts », les « qualités », les « bonnes dispositions ».

Ceci nous amène à considérer l’incarnation avec plus d’humilité. Aussi longtemps que nous préférons nous attacher à l’aspect matériel des choses, de ne vivre que dans cette optique, nous nous provoquons immanquablement des quantités d’épreuves.

Parmi toutes ces épreuves, il en est une, lancinante, qui est, pour celui qui en est frappé, un fardeau pénible : l’obsession ! Ce malheureux est en permanence rongé par cette obsession. Il est véritablement asservi par elle. Elle se manifeste sous les formes les plus inattendues, nous posant des problèmes ardus à résoudre, sinon parfois quasi impossibles.

On a beau avoir conscience de l’imbroglio dans lequel on se trouve, la volonté se trouve annihilée !

Voici ce que dit le Père ANTOINE dans le chapitre « LA FOI SAUVEGARDE CONTRE LA MAUVAISE PENSEE »

Voyons d’abord la question posée par un adepte :

« Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentation ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort D’autrefois cependant nous en sortons victorieux. D’où vient cette souffrance et d’où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ? »

Cette question amena, de la part du Père ANTOINE, la réponse suivante : 

 « J’ai dit que les pensées puisées dans les ténèbres nous plongent dans l’abîme, nous surchargent d’un fardeau qui nous paralyse. Entourés de ce fluide, nous n’avons plus cette ardeur de dévouement dont nous sommes animés au milieu du fluide éthéré et nous souffrons de ne plus être à la hauteur de ce que nous avons compris. Quant à l’origine de la force dont  vous parlez, la voici : quand nous luttons pour surmonter une faiblesse, obéissant à une pensée de progrès, nous puisons dans les fluides, dans l’amour divin. DIEU est invisible pour tout ce qui est matière ; mais si les yeux du corps ne le perçoivent pas, l’âme le voit en sa pureté elle-même. DIEU c’est l’amour et c’est cette force que nous puisons en Lui, en raison de notre désir de progrès, de notre résistance à l’assouvissement de nos faiblesses, résistance parfois bien pénible et bien douloureuse. »

Voilà là le langage du Père ANTOINE, dans toute sa clarté.

Notre naturel reflète les conséquences de l’accumulation des pensées matérielles depuis le début de notre incarnation. Ces pensées, sauf progrès moral les faisant disparaître, petit à petit, se sont fortifiées au fil du temps et sont devenues une habitude, une drogue nous obsédant inlassablement, impossibles à assouvir, tout assouvissement n’étant que passager et appelant un assouvissement plus grand encore.

Voilà bien la description de l’obsession : l’ensemble  de nos vices et caprices bien difficiles à corriger, bien difficiles à abandonner car ancrés profondément en nous. Ces vices et caprices nous enracinent dans l’imperfection.

C’est nous qui sommes les seuls à pouvoir nous en délivrer. Pour cela, il faut modifier nos pensées et les puiser dans les bons fluides.

Pour terminer, voici un autre passage de l’ENSEIGNEMENT,tiré du chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » :

« Ce que nous ne comprenons pas beaucoup c’est la façon dont nous devons agir pour nous améliorer. Nous oublions que c’est à la cause de tout ce qui nous tient dans l’imperfection qu’il faut porter le remède. Cependant c’est sur ce point que je reviens le plus souvent, il est même démontré dans plusieurs passages de l’ENSEIGNEMENT et aussi du DEVELOPPEMENT. J’ai dit que tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l’atmosphère qui nous entoure. Certains fluides nous rendent doux tandis que d’autres nous énervent et nous exaltent, nous donnent même la plus grande méchanceté. Si c’est à la cause qu’il nous faut remédier pour nous améliorer, ne devrions-nous pas savoir que ce sont ces fluides qu’il faut anéantir et remplacer par de plus éthérés qui contiennent d’autant plus d’amour. »

  

06/02/2007

LA VACUITE. LA VACUITE, NOTION MAL CONNUE.

 

LA NOTION DE « VACUITE »

 

     Par ces paroles, le Père entame le chapitre « REINCARNATION » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, … »

      Plus avant, il précise :

      « J’ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l’une est le moi conscient et l’autre le moi intelligent. C’est en celui-ci que nous sommes incarnés ; le moi conscient ne l’est pas parce qu’il est réel tandis que l’autre n’est que apparent. Nous faisons donc partie du monde corporel par ce dernier, notre moi imparfait et du monde spirituel par notre moi réel. … »

      Nous pourrions faire une comparaison entre le monde réel ( celui de l’esprit ) et le monde apparent ( celui de la matière ). C’est dans celui-ci que l’incarnation se déroule.

     Tout d’abord rappelons-nous bien que toute notre incarnation est hantée par la « vue du mal ».

     Pour bien comprendre, prenons une image.

     Lorsque nous habitons une contrée froide, humide, pluvieuse et que nous en souffrons, nous sommes complètement libres de nous en aller ailleurs, vers une autre contrée où la température est clémente et où le temps est au beau fixe. Rien ne nous en empêche ni ne nous l’interdit.

     De même, spirituellement parlant, en vertu de notre libre arbitre, nous avons la possibilité de quitter la matière ( le monde apparent, celui de l’incarnation ) et toutes les épreuves qu’elle nous fait subir et de progresser vers la délivrance, le bonheur éternel, vers l’étape non de la non-incarnation temporaire mais de la désincarnation irréversible. Ou, pour être plus précis, en tout cas, pour progresser vers cette désincarnation absolue. Croire que nous sommes parvenu, à la fin de cette incarnation, au stade final, c’est faire preuve de vanité !

      Ce choix, nous avons à le faire en toute liberté car rien ne nous est imposé, rien n’est inéluctable et rien n’est prédestiné, nous l’avons déjà dit.

      C’est nous seuls qui décidons. Donc nous sommes seuls responsables des conséquences de nos pensées, de nos actes et de nos choix.

La naissance ne peut exister sans la mort. La mort ne peut survenir que s'il y a eu naissance.

Il n'est pas possible de concevoir une vie sans la mort. L'être humain est destiné à la mort. C'est sa nature. Quand on dit qu'on vit, on pourrait aussi dire qu'on meurt. La vie, c'est un écoulement, qui se déverse dans la mort.

Tout ce que nous observons par nos yeux matériels est non éternel, de la nature de la vacuité, absence de substantialité des phénomènes, c’est ce que  l’antoinisme qualifie de « monde apparent ».

La vacuité est donc la nature réelle des choses, et non le vide ou le néant.

 Mais évidemment, on essaie de résister, de fuir ce destin, la mort. en se refermant, en s’accrochant à ce qui est matériel, apparent.  C'est là une attitude de tout à fait instinctive. Si l’on est tellement accroché à ce qui est matériel, corporel, terrestre, c’est parce que, en général, on croit que cette vie est unique, que la mort est la fin de tout. A cet instant du raisonnement, rappelons-nous les paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » :

 «  Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence…la vie corporelle n’est qu’illusion. ».

Au contraire, on s’accroche à l’aspect matériel. On saisit ce qui est matériel comme quelqu’un qui glisse d’un talus boueux saisirait désespérément toutes les plantes qu’il rencontre pour, désespérément, se retenir.

L’égo, c’est la manifestation de cette attitude, de cette façon de saisir, de cette crispation. Nous sommes tellement habitués à cette crispation que nous avons l'impression qu'il existe là quelque chose à quoi nous tenons très fortement, que nous saisissons mais ce n'est qu'une illusion.

Si l’on pouvait bien se pénétrer des paroles du Père et les prendre pour un enseignement réel et non comme quelque chose qui enjolive le texte quand il dit :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’ »elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

Si l’on appréciait convenablement ces paroles, on pourrait aisément libérer son esprit, accéder à la « vacuité ».

Quelle est cette notion, généralement méconnue dans la pensée occidentale traditionnelle ?

C’est avant tout une libération de l'esprit.

La vacuité est quelque chose d'essentiel. Dans un sens, nous ne devenons pas ce que nous pouvons devenir parce que nous sommes bloqués par cet attachement à notre égo, en fin de compte à la matière.

La vacuité, ce n'est pas l'abnégation de soi, le mépris de l’humain mais l’acte de lâcher prise de cette façon de manifester l'ego, de se cramponner à l’aspect matériel. Ce qui ne signifie pas nécessairement un renoncement absolu, un retranchement du monde. La plupart des dix principes nous enseignent, au contraire, comment avoir de bonnes relations vis-à-vis du monde.

C’est ici qu’il convient de se rappeler des paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « L’INCOMPATIBILITE  DE L’AMOUR DU MONDE ET DE L’AMOUR DE DIEU » : 

« Parlons maintenant de celui qui se retire du monde pour vivre dans la méditation. Je viens de dire que l’intelligence nous montre tout contrairement à la réalité, le bien dans le mal et le mal dans le bien, j’ai dit aussi que rien n’est bien s’il n’est solidaire ; aussi longtemps que nous aurons la vue du mal, nous éprouverons plus de satisfaction dans celui-ci que dans le bien réel puisque notre intelligence ne supporte pas la réalité. Le contact de notre semblable nous est indispensable pour surmonter cette vue : nous nous retirons du monde pour vivre dans la méditation au fur et à mesure que nous la surmontons ; nous rentrons en nous-mêmes, c’est-à-dire en la réalité qui est DIEU, en Celui que notre intelligence nous fait apprécier en notre semblable un démon »

 

La vacuité, c'est l'ouverture vers un chemin de libération, de développement, de croissance. C'est une façon de parler de ce qui nous bloque et de voir ce que nous pouvons devenir, une façon de nous rendre entièrement disponibles.

La vacuité n'est pas une chose, ce n'est pas un état, ce n'est pas une réalité ultime, absolue qui se cache derrière les apparences, ce n'est pas un vide mais plutôt un processus de se vider de ses pensées pour se rendre disponible.

La notion de « vacuité » apparaît, sous-jacente, si l’on y réfléchit bien dans les sixième, septième et huitième principes.

On se débarrasse de ses attaches, de ses préoccupations, de ses crispations et c'est ainsi que l’on peut aussi définir la vacuité. La vacuité, ce n’est donc pas le vide, le néant mais l’entière mise en disponibilité.

Lors des recueillements qui accompagnent opérations générales, on peut avoir, si on se prépare bien, un aperçu, une expérience de cette faculté.

Il faut peut-être voir la vacuité plutôt comme un outil que comme une vérité. C'est simplement une façon d'indiquer une autre stratégie de vivre qui consiste à renoncer aux préjugés, aux idées fixes, à la « vue du mal ».

Est-ce à dire que l’existence doive être pensée à partir du « rien » ? Est-ce une peur très occidentale qui nous maintient à distance de la plénitude de l’existence dans la « vacuité » ?

La « vacuité » ne doit pas  nous effrayer , elle ne nous effraie que si nous la concevons comme le néant qui minerait l’Être et le menacerait à chaque instant.

 Elle est, au contraire, la libération de toute peur et la fin de toute angoisse. L’ incompréhension occidentale de la « vacuité » tient  en fait à une surestimation de l’ego et à rien d’autre.

La « vacuité » fait peur, parce que nous nous accrochons désespérément à notre égo et que cet égo résiste de toutes ses forces  à la réalité.

 

 

 

 

 

 

29/01/2007

L'AVENTURE HUMAINE. ( LE DRAME HUMAIN ). ( LA CONDITION HUMAINE )

 

L’AVENTURE HUMAINE – LE DRAME HUMAIN :

L’INCARNATION ET LES STADES DU PROGRES.

     Qui se ressemble s’assemble, dit-on. C’est tout à fait logique et en réalité, incarnés ou non, nous nous trouvons, par groupes, à des stades différents de progrès.

     Les membres d’un même groupe, unis par la pensée, oeuvrent de concert.

     Lorsque certains membres progressent plus rapidement que d’autres au sein d’un groupe, ils le quittent pour rejoindre un autre plus évolué ou plus améliorés ou correspondant mieux à sa pensée. Ce qui signifie, en fait, soit qu’ils s’incrustent plus fortement dans le matériel en attachant plus d’importance à cet aspect des choses, soit qu’ils s’en vont vers le progrès moral en se détachant progressivement du matériel.

     Nous dirons donc que l’incarnation est en relation directe de l’importance accordée à la matière. C’est le moment de nous souvenir d’une parole du Père ANTOINE puisée dans le chapitre « REINCARNATION » :

     « Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     Comprendre le monde pour un homme, c’est le ramener à l’humain, le marquer de son sceau. Il importe donc de bien comprendre le sens de ce que certains nomment « l’aventure humaine »; d’autres, « le drame humain » ; d’autres encore, plus prosaïquement ou plus sentencieusement « la condition humaine ». Ce sont des étiquettes qui recouvrent la même problématique. Ce qui fait qu’on utilise l’une plutôt que l’autre, c’est la disposition d’esprit, l’état de l’humeur, la volonté de produire un effet ou d’être sentencieux.

      Pour les Antoinistes, le sens de la vie humaine se définit comme suit : l’âme humaine s’est retrouvée séparée de DIEU (de l’absolu, de « l’unité de l’ensemble » lors de son incarnation ).

    L’âme humaine conserve cette nostalgie de l’unité à l’absolu. Cette nostalgie d’unité, cet appétit d’absolu illustre le mouvement essentiel du drame humain.

     Lors de chaque incarnation, l’âme se retrouve devant une sorte d’obligation : tenter d’avancer sur l’échelle du progrès, sur le chemin du retour à l’absolu.

      Nous devons bien constater que chaque incarnation est fonction directe de l’importance accordée à la matière dans l’incarnation précédente.

      Lors de la désincarnation, l’âme abandonne son corps matériel. Celui-ci est, dans cette optique, définitivement perdu pour l’homme. Mais, et ceci est capital pour la bonne compréhension, même dépourvu de corps matériel, l’homme ne change pas pour autant : il garde intact son acquit moral, bilan légitime de ses efforts de progrès.

     Ceci signifie que, ayant progressé ou pas, l’homme reste au stade qui était le sien à l’instant précis de sa désincarnation.

     L’âme rejoint alors le groupe des non-incarnés situés au même stade de l’échelle du progrès et elle continue dans la même pensée, avec ses acquits et ses dettes jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un nouveau dans lequel s’incarner.

      Nouveau corps signifie, bien sûr, aussi nouvelle position sociale, nouvelle histoire familiale sur aussi bien sur le plan physique que environnemental, éventuellement, nouveau sexe, dispositions intellectuelles différentes, nouvelle nationalité…

      C’est ce que le Père ANTOINE nous dit dans le chapitre « COMMENT NOUS POUVONS NOUS AMELIORER » :

      « Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. »

     Petit à petit , nous préparons notre progrès par l’expérimentation de la matière, ou nous progressons réellement par la pratique de la compréhension de la réalité morale, ou bien, encore, nous stationnons parce que nous préférons nous incruster dans la jouissance de la matière.

     Dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL », le Père ANTOINE nous explique :

     « Quiconque cherche à résoudre le problème de l’existence, s’il désire savoir d’où il vient, il doit connaître de quelle façon nous nous sommes incarnés : toute solution est là. Quand nous comprendrons que notre intelligence ne nous sert que pour nous diriger matériellement, autrement dit dans l’imperfection, nous saurons que ce n’est pas elle qui pourrait nous en extraire, que si elle nous y plonge, nous devons arriver à la surmonter pour atteindre au vrai bonheur. »

     Ce « vrai bonheur », c’est le retour à « l’unité de l’ensemble », à l’absolu, à DIEU. Cela correspond à la désincarnation totale et irréversible.

     La désincarnation n’est totale et irréversible que lorsque l’âme a accompli son cycle complets de réincarnations, lorsqu’elle a fait retour à l’absolu, à « l’unité de l’ensemble », à DIEU.

     C’est ainsi que l’on comprend mieux les paroles du Père ANTOINE lorsque, dans le chapitre « REINCARNATION », il introduit la différence entre « non-incarnés » et « désincarnés » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, le monde des incarnés et je n’ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non-incarnés. »

    Ainsi ce début du chapitre « REINCARNATION » nous apparaît maintenant être une véritable révélation et non l’utilisation d’un jeu de mot pour embellir le texte !

17/12/2006

REINCARNATION: ENCORE UNE MISE AU POINT!

 

Les vies antérieures et la réincarnation : que croire ?

 

 

   1. La réincarnation s'oppose à la doctrine de la métempsycose. Dans le       premier cas, l'âme évolue au travers de naissances et d'expériences successives. Dans le second, l'âme humaine peut être réincarnée dans un animal ou une plante. Nous avons déjà expliqué pourquoi l’ antoinisme n’adhérait pas à la métempsycose.

    

  2. Contrairement à ce que l’on pense, l’idée de réincarnation n’est pas une notion orientale importée récemment. C’est une idée très ancienne : on la trouve déjà chez les philosophes grecs Pythagore et Platon mais également dans « le livre des Morts Egyptiens » et dans l'ancienne tradition judaïque. Plus tard, elle apparaît à la Renaissance chez les Rose-Croix. Les Chrétiens partageaient cette opinion jusque 535, date à laquelle la réincarnation fut niée par l'Eglise d'Occident préférant le concept du Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer.

 

   3. Suivant les courants de pensées, suivant les religions, et suivant les personnes, le devenir de l'être après la mort est différent. Mais globalement, tous s'accordent à dire que la mort n'est pas une finalité, mais une étape. Pour les réincarnationnistes ( donc les Antoiniste ),c’est donc  le passage entre deux vies, terrestres ou non                                                                                                                                   un  

 

 

     

 

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? » 

06/08/2005

Remarques sur notre susceptibilté.

NOUS SOMMES TOUS SUSCEPTIBLES:
POURQUOI?

Souvent lorsqu'on nous fait une remarque, nous le prenons mal.
A l'inverse, nous hésitons rarement à blesser la susceptibilité d'autrui: il est souvent difficile de faire une remarque sur une bévue commise sans utiliser le ton du reproche!Il devient alors difficile de discuter sans se disputer.

Cependant, le Père ANTOINE dit dans l'ENSEIGNEMENT:
"...être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits"

A ce moment-là, c'est notre petite personnalité avec toute sa fierté mal placée qui n'accepte pas ce fait.C'est le fameux "ego" des psychologues! C'est pourtant au contact de notre semblable que nous pouvons le mieux le reconnaître. Rappelons-nous aussi le cinquième principe ainsi que certain passage du chapitre "LA CHARITE MORALE" et du chapitre "REINCARNATION", passages qui ont déjà été développés ailleurs.
" Attendez-vous à ce que l'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal.Voyez-y plutôy l'instrument de votre progrès..."



" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes.
C'est bien là cependant que l'on nous rend les plus grands services..."

Lorsque cela nous arrive, interrogeons-nous, faisons un effort d'introspection, faisons notre examen de conscience. Alors, si nous sommes sincères, nous le reconnaîtrons.

Toute remarque, même apparemment injuste, nous fera réfléchir. Pourquoi une remarque injuste? Il doit bien y avoir un motif: notre orgueil choquant pour les autres, notre manque passé ou habituel de compassion, notre réputation d'indifférence, notre froideur dans les contacts...

La cause de tout ce qui nous arrive se situe toujours en nous. Remercions ces instruments de progrès placés sur notre route. Méditons aussi le neuvième principe:

"... Vous aurez le souvenir qu'il a été dit: "Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans le connais-toi."