12/03/2010

LE PECHE D'ORGUEIL.

 

OU L'ORGUEIL PEUT SE CACHER ?

Personne ne peut se targuer d'être sincère dans l'exécution d'une action, où dans la pratique d'un culte s'il ne croit pas en sa motivation.

En revanche, les personnes qui, dans les faits, pratiquent effectivement la foi ou les prescriptions morales ( ce que nous appelons «  la loi d'amour et de charité » ) sans le savoir, ou même parfois en prétendant en être affranchis, mais en étant généreux, sincères et honnêtes, évolueront de façon plus favora ble sur l'échelle du progrès que ceux qui les ont reçues, qui les connaissent mais qui ne les pratiquent pas !

La connaissance de l'Enseignement, la connaissance du texte, de la parole révélée sans les actes est mort-née. Celui qui connaît par coeur le texte fondateur de sa religion mais qui ne profite pas des moindres occasions pour le mettre en pratique n'a qu'une connaissance stérile.

Nous arrivons à un point plus délicat: peut-on se targuer, peut-on tirer gloire d'être dans la bonne route ? Répondre « oui », c'est succomber au péché d'orgueil, c'est contraire au désintéressement. C'est contraire au principe de solidarité: il n'y a pas de solidarité possible quand on se place au-dessus des autres. L'orgueil, c'est aussi un manque d'amour. Le Père ANTOINE nous le rappelle à la fin du chapitre « LE DEVOIR IMPOSE LA PRATIQUE DES LOIS MORALES »:

« La solidarité ne consiste pas à approuver les actes de quelqu'un puis à lui en signaler d'autres, contraires à sa nature; autant vouloir se servir d'un outil en bois pour travailler le fer »

C'est ainsi que se comporterait un orgueilleux. Car, fatalement, un orgueilleux aura toujours tendance à la vue du mal, considérant qu'il personnifie le bien et que l'autre personnifie le mal!

Le Père ANTOINE continue et donne la bonne façon de se conduire: 

« La personne élevée éclaire son semblable en l'approchant avec amour, en assimilant insensiblement ses fluides aux siens; par le dévouement qu'elle témoigne à ses inférieurs, elle s'élève tout en les réconfortant d'autant plus qu'elle éprouve le plaisir de leur venir en aide. Telle est la solidarité. »

Et cela, un orgueilleux est incapable de le faire.

Quand on croise une personne qui est dans le besoin ( besoin d'aide matérielle, besoin de conseils moraux, besoin de compassion ou de reconnaissance...) et que nous répondons favorablement, pouvons-nous en tirer gloire ? Non. En fait, nous devons plutôt être reconnaissants vis-vis de cette personne. C'est elle qui nous a permis de faire une bonne action.

C'est ce qui figure dans le quatrième principe:

« … … Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, vous devez le savoir, puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire, vous ne faites envers lui que remplir votre devoir. »

Donc pas de gloriole qui serait non seulement inutile mais puisée dans un mauvais fluide, celui de l'orgueil.

A ce propos, je vous soumets également l'extrait suivant, tiré du chapitre « L'EFFICACITE DES LOIS MORALES »: 

«  Nous savons que ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer DIEU, qu'ils sont nos bienfaiteurs puisque leurs persécutions nous obligent à nous réformer. Grâce à leur vigilance, nous ne pouvons guère sortir des lois: ils nous rappellent tout de suite à la raison. Ce n'est pas tant l'enseignement qui nous fait progresser que l'opposition de ceux qui voudrait l'anéantir et qui ne parviennent qu'à lui donner plus de valeur. Ce qu'on appelle le mal constitue une solidarité indispensable pour tout ce que l'on peut proclamer. »

Voilà encore une définition de la solidarité et une de ses exigences. L'orgueilleux ne pourrait jamais se comporter comme le Père ANTOINE l'expose dans ce passage. Au mieux, l'orgueilleux se drapera dans sa froideur méprisante. Au pire, il sombrera dans le fanatisme, dans l'intolérance. Si cela reste purement mental, ce n'est encore qu'un demi mal... mais si, dans la société, il détient quelque pouvoir, il court le risque de commettre des actes de vengeance...

 

09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

26/03/2009

LE BLASPHEME: CONSIDERATIONS ANTOINISTES.

SUR LA QUESTION DU « BLASPHEME »

D'après le dictionnaire HACHETTE, le blasphème est « une parole qui insulte la divinité ».

Cette notion est définie au 15° par Francisco SUAREZ,l théologien espagnol, comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ».

L'Encyclopédie catholique dit que le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. »

 

Voilà pour les définitions.

 

Ce qui est clair, dans l'histoire et dans l'acception du terme par les grandes religions établies, religions d'autorité, c'est que toute parole prononcée contre DIEU ou contre la religion ou tout acte de même nature est un blasphème. C'est-à-dire un péché d'une exceptionnelle gravité.

 

Soit, on pourrait encore l'admettre quand cela s'adresse aux adeptes. Mais par dévoiement, elles en arrive à considérer de la même manière tout comportement semblable venant d'un étranger à la religion en question.

 

Dans certains pays, le blasphème figure même dans le code pénal!

 

Si l'on se réfère au Culte Antoiniste, on trouvera même dans l'ENSEIGNEMENT des passages célèbres, communs pour nous, mais qui constituent des blasphèmes au sens où cela vient d'être expliqué.

 

Je prends en exemple le passage suivant tiré du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. Avec cette vertu, nous possédons l'amour réel, DIEU, si nous pouvons tout N'est-ce pas par Lui qui est en nous ? Disons alors que nous sommes DIEU, puisque ce n'est que par Lui que nous aimons et que nous agissons. Pourquoi l'imaginer en dehors de nous où Il n'est pas ? Là c'est le néant, ... »

 

«  Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous... »: voilà certes, aux yeux des tenants des religions d'autorité, une parole blasphématoire !

 

Le Culte Antoiniste ne parle jamais de blasphème, il parle, dans la fameuse « histoire d'ADAM » de défaillance. On parle de vue du mal, de fausse vue..., mais jamais d'un crime inexpiable.

 

Voilà,dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL », quelques mots au sujet de la « défaillance » d'ADAM: 

 

« Toutefois DIEU ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait d'être la cause de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM avait perdu tout bon sens; il se maintenait du côté de son épouse, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon; ne voyant plus en Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la jouissance de l'amour bestial lui procurait un bonheur apparent. Il ne se montrait plus indifférent pour son épouse, voulant autant la satisfaire qu'il avait pu lui déplaire antérieurement ».

 

Le Culte Antoiniste parle aussi plus volontiers d'épreuve. Celui qui est amené à avoir des paroles, une conduite, un comportement que dans certaines religions on qualifie de « blasphème », c'est parce qu'il est en train de traverser une terrible épreuve et qu'il se sen t écrasé par ce fardeau, fardeau estimé injuste.

 

Le Père ANTOINE parle fréquemment de cette notion d'épreuve. En voici encore quelques phrases tirées du chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

 

« Mais la prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. »

 

La notion de « blasphème » est aussi indissociable de la notion que l'on a de DIEU.

Elle découle normalement, nécessairement, inéluctablement du fait que l'on considère DIEU comme une entité extérieure à l'homme, à la création, entité omnisciente et omnipotente, dispensatrice de récompenses et de punition y compris la punition suprême, la souffrance perpétuelle en enfer.

 

Ce n'est pas la pensée de l'ANTOINISME ainsi que nous pouvons encore lire dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »: 

 

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n 'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul; là est le bonheur. »

 

Nous avons vu, au début de ce texte, qu'était facilement considéré comme blasphème toute position ou toute attitude opposée ou en contradiction avec les rites ou es textes d'une religion.

 

Encore une fois, le Père ANTOINE est beaucoup plus compréhensif et humain. En témoignent les paroles suivantes extraites du chapitre « REINCARNATION »: 

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérité. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

31/08/2008

UNE AUTRE CONCEPTION DE DIEU.

POURQUOI LA CROYANCE EN UN DIEU JUSTICIER ?

Mécontents de la situation qui est la nôtre, nous refusons d'en endosser la responsabilité. Nous nions celle-ci. Mais comme il faut bien que quelqu'un en hérite, nous la rejetons sur autrui. Cet autrui, c'est d'abord notre prochain qui devient ainsi «  celui que nous croyons être notre ennemi », celui en qui nous voyons un rival, un opposant, un hérétique. Mais cela ne peut nous satisfaire longtemps car cette vision des choses nous renvoie trop vite notre propre image d'impuissance ou de culpabilité ou de responsabilité.

Nous la rejetons aussi en principal sur DIEU dont nous faisons un être suprême dispensateur de récompenses et de punitions.

Comme c'est en contradiction avec notre croyance ancestrale d'un DIEU « infiniment aimable », il ne nous reste plus qu'à inventer un opposé à DIEU: le DEMON.

Ainsi, DIEU et le DEMON deviennent les deux visages inséparables d'une puissance supérieure à l'homme, à la nature.

Nous venons de le dire, nous rejetons toute la responsabilité de notre situation malheureuse sur DIEU: c'est tellement plus simple !

Pour nous c'est la solution la plus logique car elle nous débarrasse de toute culpabilité et elle permet d'apaiser notre esprit torturé par le doute.

Nous nous trouvons au coeur du problème: nous imaginons un DIEU personnifié ayant tous les droits et tous les pouvoirs quels qu'ils soient, un être suprême, unique, que rien ne peut atteindre, non soumis aux affres du temps mais doté d'une puissance et de qualités éternellement acquises et immuables.

Et, automatiquement, apparaît l'envers de la médaille: DIEU accompagné de son opposé le DEMON ( être, aussi supérieur, tout chargé d'ambigüité: à la fois ennemi de DIEU et dès lors tentateur des hommes pour les écarter de DIEU mais, curieusement aussi, chargé par DIEU de la mission de punir éternellement les pécheurs dans l'enfer ).

Cela posé, nous voici déclarés totalement impuissants devant la volonté de DIEU et devant ses décisions même lorsqu'elles nous paraissent injustes ou arbitraires. En tout cas, elles ne peuvent jamais être erronées. Si DIEU les a prises, c'est qu'Il avait ses raisons.

Réfléchissons, efforçons-nous de laisser de côté notre vision des choses erronée, mensongère qui nous a dupés en nous laissant croire en un DIEU extérieur, différent de nous par essence, un DIEU transcendant, justicier, souverain.

Un tel DIEU démentirait par là tout ce qui a été annoncé par les prophètes: son amour, sa bonté, sa perfection, Les prophètes nous ont tous annoncé un DIEU impartial, tout amour et toute bonté, parfait en tous points tout à l'opposé du calvaire que nous traversons dans l'incarnation. Un DIEU qui disait «  Frappez, je vous ouvrirai, Je suis dans le '' Connais-toi''.

En fait, si nous craignons DIEU, si nous redoutons ses colères, si nous avons peur de sa façon de rendre la justice, si nous sommes effrayés de nous trouver un jour dans sa ligne de mire, c'est donc que par une croyance erronée nous dénions ses vertus.

Pourquoi ? Parce que depuis toujours l'homme s'est inventé, imaginé, façonné, pour répondre à ses besoins ,des dieux extérieurs, logés quelque part dans le surnaturel. Des dieux que l'homme veut à son service ou qu'il imagine tels pour expliquer sa situation et, surtout, le disculper de tout.

Cela est surtout dû à la croyance selon laquelle, l'homme ne vit qu'une seule vie, Dès lors, cette vie doit être une réussite absolue sur tous les plans. D'abord sur le plan strictement terrestre, matériel. L'homme veut que cette seule vie soit pour lui toute de bonheur, de félicité et de réussite. Si l'homme n'obtient pas immédiatement satisfaction à chacune de ses demandes, il incrimine DIEU soutenant qu'il lui refuse ce qu'il estime être en droit de recevoir. Là aussi nous trouvons l'explication de la signification que l'homme donne à la prière: chaque prière doit avoir sa récompense. En priant, l'homme prend ainsi, en quelque sorte, DIEU en otage.

Si l'homme obtient satisfaction, il en est heureux et il loue DIEU pour sa bonté, il le remercie d'avoir été entendu. Mais cela ne dure pas longtemps, et il en exige toujours davantage, car la patience n'est pas la vertu principal de l'être humain.

Nous retrouvons aussi cette attitude sur le plan spirituel. Persuadé qu'il ne vit qu'une seule vie et par ce qu'il sent « qu'il y a autre chose d'autre », une fois cette vie terminée, l'homme se met à supplier, exiger, faire des sacrifices, des promesses pour obtenir ce « quelque chose d'autre » qui ne peur être que la récompense éternelle octroyée par DIEU. C'est une source de frustrations car les religions, les croyances, les us et coutumes imposent des règles tellement rigides que leur respect total est pratiquement impossible. Cela impose tellement de contraintes qui forcent à agir dans l'espoir d'être distingué par DIEU.

Ceci doit faire comprendre qu'il faut avoir une tout autre conception de DIEU.

C'est ainsi qu'il faut interpréter la conclusion du chapitre " LA SANCTION MORALE ":

" Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas DIEU qui nous punit pas plus qu'il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

 

26/02/2008

DEVELOPPEMENT PERSONNEL. AMELIORATION SPIRITUELLE. SYNONYMES ?

    

DEVELOPPEMENT PERSONNEL,

SYNONYME D’AMELIORATION SPIRITUELLE ?

     « Développement personnel ». Grand sujet à la mode ! Est-ce synonyme de « Amélioration spirituelle » ? Non. A bien raisonner, ce pourrait même être antinomique. Ou, au mieux, on est sur deux registres différents.

      Je puis vous rappeler, pour débuter, le deuxième Principe : 

« Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi, dont l’intention serait de vous convertir, si vous respectez toute croyance et celui qui n’en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu’il n’en pourrait vous dire. »

     Cela peut se traduire de diverses manières et amener des réflexions :

1° « Ne parlez jamais de moi (DIEU) dans l’unique intention d’attirer quelqu’un. Malgré toutes vos études et recherches, gardez toujours conscience de votre ignorance. Dès lors, respectez toute croyance autre que la vôtre. Respectez même celui qui se dit incroyant. Ils en savent peut-être plus que vous. »

2° « Ne prétendez jamais détenir la Vérité. Méfiez-vous de toute personne qui prétendrait détenir la Vérité. Cela vous préservera de la vanité, de l’orgueil, du sectarisme et du fanatisme. Ayez bien soin de ne jamais vous prendre pour un prophète et encore moins pour un messie. »

3° « Ayez toujours bien à l’esprit que toute capacité spirituelle que vous auriez obtenue n’est due qu’à la foi. Il ne faut jamais chercher un quelconque pouvoir sur autrui ou sur une communauté sur la base de cette capacité spirituelle. Le pouvoir ne peut en aucun cas constituer le but d’un adepte quand il cherche à améliorer sa connaissance. »

4° « La religion ne suppose pas nécessairement l’adhésion à un « credo » reconnu et considéré comme unique. Foi et croyance ne signifient pas la même chose sauf dans le langage profane. Respectons toutes  les croyances. Il n’y a qu’un Dieu à qui ont été attribués des noms divers. »

5° « De même, toutes les religions sont une, bien que les organisations et les manifestations religieuses  soient différentes. Par exemple, tout croyant peut reconnaître la profondeur d’une affirmation ou d’une manifestation hindouiste, chrétienne, bouddhiste ou musulmane. C’est ce qu’on s’efforce de faire sur ce site en donnant référence à des citations »

6° « Toutes les religions participent à l'élévation spirituelle de l'homme. Aucune religion n’est supérieure à une autre. Chacune a son rôle à jouer. Ainsi, forme pourtant réputée primitive, l’animisme fait comprendre le fait divin. Il en est de même du polythéisme. Le monothéisme donne à comprendre le Créateur universel du monde. Les religions doivent donc pouvoir vivre ensemble et se respecter mutuellement. Elles ont toutes le même but : éclairer les hommes et de les mener à DIEU. Ce qui ne signifie pas qu’il faut tomber dans l’éclectisme religieux. Celui-ci serait contraire à la foi véritable. »

7° Finalement, « Développement personnel » et « amélioration spirituelle » correspondent aux fameux « Deux termes de comparaison » de nos « Dix Principes ».

 Le « Développement personnel » correspond au besoin de l’intelligence de « vouloir toujours plus posséder », de « se faire un piédestal de la clémence », de « ne chercher qu’à s’élever toujours de plus en plus », de « fouler aux pieds la conscience ». Dans « Développement personnel », il y a le mot « personnel » qui suppose séparation d’avec le prochain, regard sur le prochain, surpassement du prochain.

En revanche, « Amélioration spirituelle » correspond au besoin de la conscience qui est toute intérieure. Voir la fin du neuvième principe : « Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé, vous aurez le souvenir qu’il vous a été dit : Frappez, je vous ouvrirai, ; je suis dans le Connais-toi ».

Il n’est pas dit « Développez-vous » mais « Cultivez-vous », ni « Je (DIEU) suis dans le  Développe-toi » mais « je suis dans le Connais-toi »

26/01/2008

DE LA THEORIE DE LA REINCARNATION A LA THEORIE DE L'UNICITE DE L'HUMANITE.

 

La réincarnation et l’unicité de l’humanité.

La réincarnation relativise la notion d'appartenance
à une patrie
ou à une religion.

     Sur ce site, figurent déjà plusieurs articles sur la théorie de la réincarnation. Nous en avons déjà dit beaucoup de choses et, notamment, qu’un croyant en la réincarnation ne saurait être raciste.

     A  ce propos, j’ai trouvé, d’un auteur que je n’ai encore pu identifier, un texte où il est question aussi de cette incompatibilité entre la croyance en la réincarnation et l’obsession de la xénophobie, du racisme.

     Ce texte peut paraître simpliste. Pourtant il est une très grande clarté :

« Un pays est comme un fleuve où se rencontrent pour un certain temps des âmes d'une grande diversité, qu'un décret de la destinée a fait précisément descendre dans ce lieu : certaines viennent déjà de ce pays, mais la plupart viennent d'ailleurs. C'est pourquoi lorsque certains, au nom de l'amour pour la patrie, se croient justifiés de mépriser d'autres pays ou même de les haïr, ils ne se doutent pas, les pauvres ignorants, que dans une autre incarnation, ils ont été citoyens de ces pays et qu'ils tenaient vraisemblablement les mêmes raisonnements stupides et bornés à l'égard de la patrie qu'ils veulent maintenant défendre !... Un pays n'est notre patrie que pour cette incarnation. Combien de Français ont détesté l'Allemagne ou l'Angleterre sans penser que dans une incarnation précédente, ils étaient Allemands ou Anglais et qu'ils avaient alors détesté la France !... Cette loi est la même pour les pays du monde entier et elle vaut aussi pour les religions. Combien de chrétiens haïssent les juifs ou les musulmans, sans imaginer une seconde que, dans une autre incarnation, ils ont été eux-mêmes juifs ou musulmans ! Et la même chose pour les juifs et les musulmans... Appartenir à un peuple ou à une religion est toujours une expérience limitée dans le temps. »

     En réalité, c’est ce qui est démontré plus haut, la théorie de la réincarnation va de pair avec celle de l’unicité de l’humanité. Ce qui compte vraiment, c’est l’unicité de l’humanité.

     Pour. Illustrer ce principe, je reproduis ici un extrait d’une interview donné par le dalaï-lama à ce propos : 

« En fait, il n’y a pas beaucoup de différence entre les Occidentaux et les Orientaux. Il y a des problèmes émotionnels ici, mais on voit la même chose en Asie. On dit que les Orientaux sont plus religieux, ce n’est que partiellement vrai. Ce que je dis aux Asiatiques, je le dis aussi aux Occidentaux. Nous sommes tous les mêmes êtres humains ; on a le même corps, le même esprit, les mêmes émotions, les mêmes problèmes. Naissance, mort, et tous les évènements non désirés, c’est pareil pour tous. …En dernière analyse, la vie heureuse ne vient pas de l’argent, ni du pouvoir, ni de je ne sais quel avantage, elle vient de l’intérieur. »

     Si j’insiste sur cette question d’unicité de l’humanité, c’est parce qu’elle est remise en cause même par des scientifiques. Ainsi le Prix Nobel James Watson, co-découvreur de la double hélice de l’ADN a été mis à la retraite anticipée après avoir déclaré que les noirs étaient moins intelligents que les blancs.

     Un autre, HARPENDING, affirme que les races humaines évoluent séparément et que nous sommes en train de devenir plus différents les uns des autres et non de fusionner dans une humanité unique.

     Tout cela est contraire aux révélations. Quasiment toutes les révélations font référence à une paternité unique. Cela apparaît clairement dans la mythologie d’ADAM telle qu’elle figure dans la bible.

     En ce qui concerne l’ENSEIGNEMENT antoiniste, le Père ANTOINE consacre plusieurs chapitres à l’histoire d’ADAM. J’avoue qu’il s’agit des passages de l’ENSEIGNEMENT les plus ésotériques, les plus difficiles à interpréter. Toutefois, si on a bien dans l’esprit que c’est une mythologie, qu’ADAM est l’archétype de l’humanité, que l’histoire d’ADAM ne s’est pas produite à une seule reprise dans l’histoire de l’humanité mais qu’elle se poursuit encore tous les jours, on aura mieux compris.

     Toute mythologie recouvre une réalité, toute mythologie recèle un enseignement. La mythologie d’ADAM nous enseigne l’unicité de l’humanité.

 

21/01/2008

IL EST NORMAL QU'UNE RELIGION SOIT SOUMISE A LA COMPARAISON, A LA CRITIQUE.

 

NE PAS CRAINDRE LA CRITIQUE, NI LA COMPARAISON !

     Une religion qui redoute la comparaison ou la critique est une religion qui n’est pas sûre d’elle-même. OU, il faudrait plutôt dire : « Un adepte qui fuit la critique, les remises en question est un adepte qui n’a pas encore la foi, qui manque de sûreté. »Voici deux extraits de l’Enseignement dans lesquels le Père ANTOINE aborde le sujet.

     Tout d’abord, un passage du chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » :

« Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. On ne peut correspondre avec une révélation que par la conscience et non par l’intelligence ; celle=ci étant la vue du mal, ne sert que pour nous faire compre,ndre le bien, puisque ce n’est que par son opposé que nous pouvons apprécier sa réalité…

   Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

     L’ Enseignement est un message universel. Il ne concerne pas les seuls antoinistes, ni les seuls occidentaux. Tout le monde a le droit de s’y intéresser avec un regard critique ou sympathique, ou, tout simplement, en simple curieux ou, encore, en simple étudiant qui cherche à étendre sa connaissance.

      Mais, dans le chapitre « COMMENT ON DOIT INTERPRETER CE QUI A ETE REVELE », le Père nous met en garde en ces termes : 

« Mais si nos intentions ne sont pas de nous améliorer, malgré tout notre développement, nous maintiendrons que l’erreur est la vérité car plus il est grand, plus il nous rend sensibles aux effets de toute chose où nous croyons voir la cause tandis qu’ils ne sont que l’opposé. L’humanité s’est autant éloignée de DIEU par son développement qu’elle en était rapprochée voici quelque mille ans ; en effet, plus cette évolution nous a civilisés, de plus de science nous sommes-nous pénétrés et d’autant- moins nous donne-t-elle l’idée de DIEU puisqu’elle s’oppose à la foi. ».

     Quand le Père ANTOINE dit que l’essentiel est, quel que soit le motif de l’approche, d’étudier l’Enseignement avec le but d’en tirer profit, de s’améliorer, il le dit déjà dans le chapitre auquel il est fait référence au début de l’article : 

« Considérons l’Enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. » Ceci s’adresse bien sûr aux Antoinistes. Il poursuit : 

« J’ai révélé à la dernière séance que pour bien y puiser, il est bon de ne pas l’étudier pour soi-même, personnellement ».

     Pour ce qui touche les critiques ou les moqueries ou le mépris que certains pourraient émettre après avoir lu l’Enseignement, il est bon de se souvenir des paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » : 

«  Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant et plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »

06/06/2007

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

 

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

     Pour arriver au but final qui le sien, l’homme doit absolument arriver à mettre en pratique ce qu’il a compris de l’Enseignement divin. Cet enseignement est révélé à travers les âges par les différents prophètes ou révélateurs.

     Contrairement à la plupart des autres religions, l’Antoinisme n’est pas une religion « de salut ». Ce qui signifie que l’Antoinisme ne prétend pas que le but final soit exclusivement réservé à ses adeptes. Pour l’Antoinisme, le but final ne s’atteint pas après une unique vie (incarnation) après laquelle on est définitivement et irrémédiablement élu ou damné.

     Pour atteindre le but final, il faudra de nombreuses incarnations au cours desquelles il faut absolument assimiler l’enseignement divin et arriver à le mettre en pratique.

     C’est ce qui est le plus difficile à accomplir : comprendre est une chose ( déjà elle-même difficile ) mais appliquer ce qui découle de cette compréhension est de loin encore plus complexe.

     C’est ce qui explique les nombreuses chutes et rechutes, les périodes de découragement et de doute, voire des reniements.

     C’est ce qui explique aussi qu’une seule incarnation ne peut suffire pour atteindre au but. Il est donc impérieux de bien saisir ce que signifie exactement cette compréhension et cette mise en pratique du savoir.

     Les hommes sont destinés à les acquérir insensiblement. C’est en quelque sorte la mission a accomplir lors de chaque réincarnation.

     Nous pouvons les décomposer en cinq stades ou, mieux, en cinq attitudes :

     La PRISE DE CONSCIENCE :

         C’est ici que la connaissance de l’Enseignement joue un rôle indéniable. L’Enseignement nous apprend que autrui représente DIEU pour nous et que nous représentons DIEU pour autrui, que nous sommes les uns pour les autres des instruments de progrès. Le père nous dit que « nous ne pouvons progresser qu’au contact de notre semblable ». Il nous a dit aussi : « Nous ne dirons pas que ce qui arrive est pour un bien, mais que c’est un bien. »

       Le Père a révélé la nature de DIEU, la nature de l’homme, le principe de la réincarnation, le rôle réciproque et antagonique de l’intelligence et de la conscience, le principe de « la vue du mal », la charité morale, l’existence du monde matériel et du monde spirituel distincts mais liés quoique opposés dans leurs effets bien que s’influençant l’un l’autre, la force de l’exemple…

     LA VOLONTE :

         Ce que nous venons d’expliquer peut se définir comme le « savoir », la « sagesse ». Il s’agit maintenant de mette en pratique.

         Pour arriver à mettre ce savoir en pratique, il faut absolument que nous commencions par en avoir le désir. Le désir ne suffit pas, le désir sans la volonté est un sentiment stérile. Le désir sans la volonté ne peut entraîner que la rancœur, l’envie, la jalousie ou la culture de l’égo, le cynisme, le narcissisme dont nous avons étudié précédemment les dangers.

     L’EXPERIENCE.

          Notre nature est toute entière sous l’emprise de la matière. Vouloir la corriger, totalement, du blanc au noir, d’un seul coup est une utopie, une expérience vouée à l’échec. Cet échec ne peut amener que du découragement : il y a trop à faire et nous serions vite écrasés sous l’énorme masse de travail à accomplir.

          Il faut donc que cela se fasse progressivement, pas à pas. Ainsi, le fardeau sera moins lourd à porter, l’obstacle sera plus facile à aborder.

          C’est pourquoi, au lieu de nous acharner, nous devons porter notre effort à nous améliorer chaque jour davantage, sans dépasser les limites de nos possibilités.

     LA PERSEVERANCE.

          Plutôt que « Expérience », j’avais d’abord pensé au titre « Essai ». Le terme « Expérience » me semble mieux correspondre à l’esprit : « Expérience » suppose bien sûr une tentative, un essai, un test, mais aussi un savoir acquis, une expertise. Il signifie aussi une attitude, une répétition, un suivi dans l’effort : la persévérance.

          Malgré les échecs, les fausses manœuvres, les fréquentes rechutes dans la marche vers le progrès, il importe de ne pas céder au découragement, de persévérer dans le travail d’amélioration. La victoire finale sur nous-mêmes est à ce prix : nous devons garder la foi dans ce que nous sommes entrain de réaliser.

          Le suivi dans l'effort, dans la même voie, malgré les échecs, est important. L'homme qui change sans cesse de but, qui poursuit sans cesse des sensations nouvelles, recourt en permanence à la distraction. Il ne saurait ainsi trouver la sagesse de l'esprit.

     LE SUCCES.

         Celui-ci, le succès final, sera la juste récompense de tous les efforts accomplis et sera nôtre pour l’éternité.

          Mais il ne faut pas oublier que, contrairement à ce que disent les religions de salut, le succès final ne peut être acquis au terme d’une seule incarnation qui serait soldée par le triomphe ou par la condamnation éternelle.

          C’est ici que l’on comprendra mieux le passage de l’Enseignement où le Père ANTOINE dit : « Tout autre et bien plus consolante est la réalité:la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n’est qu’illusion. »

     

          

           

17/11/2006

L'ENIGME DE LA MORT MATERIELLE

   L’ENIGME DE LA MORT MATERIELLE.  L'énigme la plus inquiétante, la plus obsédante pour l'être humain, est celle relative à la mort matérielle. Comment savoir ce qui se passe réellement pour nous à ce moment et surtout après ? Avec nos faibles moyens matériels, nous ne sommes pas en mesure de prévoir avec certitude quelle sera notre situation après la mort. La mort signifie-t-elle la fin de tout comme le disent les matérialistes ? Signifie-t-elle la fin d’une expérience unique ? Dans ce cas, est-elle suivie d’un jugement ? La science est incapable de nous fournir une explication claire et précise. Pour elle, tout se termine avec la disparition de la vie. mais en est-il bien ainsi ? Nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Cette incertitude, ce doute, nous laisse entrevoir une fin de vie matérielle , et surtout une "après-vie matérielle" comme pouvant être très douloureuse, voire cauchemardesque.  Voilà ce qui nous taraude si nous cherchons uniquement la solution du point de vue de la matière, de la science.  Si nous nous basons sur les religions traditionnelles, l’après - mort reste aussi bien inquiétant. Essayons de bien comprendre. Raisonnons convenablement. Délaissons nos recherches basées sur l'intelligence, la matière et rapportons-nous plutôt à notre conscience. Tout deviendra vite plus clair ! Toutes les religions annoncent une survivance après la mort matérielle. Il ne s'agit pas bien sûr de la survivance de notre corps tel que nous le con naissons dans la  présente incarnation. Nous savons, en effet, tous que celui-ci est condamné à la désagrégation, au pourrissement, au retour à la poussière. C'est inéluctable et cela                                                                          commence dès l'instant même de la mort matérielle. Il est donc illusoire d'imaginer que ce corps reviennent à la vie, un jour ou l'autre. Quand on dit que la vie continue après la mort, ce n'est donc pas de la vie du corps matériel qu'il s'agit mais de la vie du corps "réel" que l'on appelle "âme" ou "esprit" ou encore de toute autre façon. C'est lui et lui seul qui continue à vivre après la mort sans le corps dont il a été revêtu dans le courant de la vie qui vient  de s'éteindre. C'est ici que les ANTOINISTES se séparent des autres croyances.  Pour les ANTOINISTES, l’âme est issue de DIEU. Elle aspire à retourner un jour à DIEU, à se fondre à nouveau dans la DIVINITE. Cela ne sera possible que lorsqu’elle se sera épurée, lorsqu’elle aura éliminé ses imperfections. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte qu’une seule vie ne peut suffire à faire ce travail. Il suffit un instant de se pencher sur soi-même et de s’observer sans ménagement. Si l’on est objectif, on découvrira facilement tous les défauts dont on est porteur. Si l’on admet que l’âme dispose d’une seule vie sur terre, cela signifie qu’il y a un jugement immédiatement après le mort et que la plupart des âmes seront éternellement condamnées à ne pas rejoindre DIEU, seront condamnées à l’imperfection éternelle, sans retour possible. Chaque âme étant issue de DIEU, cela signifierait que DIEU accepterait de perdre certaines de ses émanations. Cela signifierait donc que DIEU ne serait en réalité plus DIEU. Relisons ce qui est dit dans le chapitre « REINCARNATION » : « Nous croyons qu’à la mort les âmes quittent le monde et vont dans l’au-delà et l’au-delà est ici. L’âme imparfaite reste incarnée jusqu’à ce qu’elle ait surmonté son imperfection. Chaque existence est la conséquence de la précédente  et elle détermine celle qui lui succède par l’épreuve subie et par d’autres contractées à son insu. Avant de quitter le corps qui se meurt, l’âme s’en est préparé un autre pour se réincarner. Ne nous imaginons pas qu’à la mort elle va dans l’espace, il n’en est pas ainsi. Qu’y ferait-elle, la vie de relation matérielle y serait-elle encore possible ? En quoi l’âme pourrait-elle y progresser ? » 

18/11/2005

LE DEUXIEME PRINCIPE !

LE DEUXIEME PRINCIPE !

     Que dit la première partie du deuxième principe ?

- " Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l'intention serait de vous convertir."

     Première remarque: le mot " moi" siginifie DIEU et non "le Père ANTOINE". Il faut à nouveau rappeler que, pour les ANTOINISTES, DIEU n'est pas un être suprême mais qu'il est présent dans tout, donc dans chacun de nous. En réalité, notre âme souffre de sa séparation d'avec DIEU et son but ultime est de le retrouver.

    Deuxième remarque: l'amour de DIEU est tellement puissant qu'il nous a concédé le libre-arbitre...Il nous laisse agir, faire tout ce quyi est nécessaire soit pour évoluer, soit pour stagner, soit pour nous améliorer, sans devoir subir aucune contrainte extérieure.

    Troisième remarque: ce n'est pas la religion qui fait l'homme, mais bien l'homme qui fait la religion. Par conséquent, l'homme ne peut donner que le résultat présent de sa situation, de sa position sur l'échelle du progrès. Il ne peut donner aux autres que le résultat de son élévation intellectuelle  et morale. Toute tentative faite par un homme quelconque pour attirer les autres vers DIEU n'est en réalité qu'une tentative pour faire adhérer d'autres à soi-même! C'est un des sept péchés capitaux: l'orgueil !

     Ce principe dit ensuit, dans la seconde partie:

-" Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez malgré votre ignorance plus qu'il ne pourrait vous dire."

     La mise en pratique de ce principe est plus importante que jamais. Si nous voulons participer à ramener la paix dans le monde, mais aussi, plus modestement et de façon plus réaliste, dans notre entourage, il faut commencer par faire la paix en nous. Pour cela, il faut aimer et accepter tout le monde comme il est.

     Nous savons que nous devons aimer nos semblables indistinctement. Pour cela, commençons d'abord par respecter toutes les convictions et toutes les formes que certains groupes pratiquent.


     Si nous nous efforçons de comprendre notre prochain et nous le respectons ( pour les ANTOINISTES, le prochain est toute personne que nous rencontrons placée sur notre route ), notre capacité d'amour grandira. Nous ferons de plus en plus preuve de compassion et d'esprit de sympathie. La paix s'installera en nous et nous pourrons la faire rayonner autour de nous.

     Si nous agissons envers notre semblable avec amour, si nous faisons rayonner autour de nous cet esprit de paix et d'harmonie,si nous nous efforçons d'éliminer de notre esprit toute forme de jugement, nous en savons,malgré notre ignorance en matière théologique et philosophique, instinctivement, plus que ceux qui, plus instruits, sont obnubilés par leur croyance.



 


















11/10/2005

Anecdote

 
 Peu après que le Père ANTOINE eut quitté la religion catholique, il lui arriva d'aller voir un malade, à pied, à AWANS. C'est-à-dire à 7 Km de JEMEPPRE-SUR-MEUSE.
 
De retour à JEMEPPE, il eut la pensée d'un conseil complémentaire à lui donner et, dans son grand dévouement, il retourna aussitôt à pied à AWANS.
 
 

28/09/2005

ANTOINE ET LES DIVERSES RELIGIONS

EXPERIENCES DU PERE ANTOINE

"LES DIVERSES RELIGIONS"

( Extrait de "Délivrez-nous du mal" de Robert VIVIER )


 
" Tout était embrouillé par là. Catholiques, orthodoxes, juifs. Chacun croyait à quelque chose de différent, et tous avaient la même foi. Comment comprendre cela? Même ceux de cfes gens qui étaient catholiques l'étaient d'une autre façon que nous.Et ils priaient...comme ANTOINE n'avait jamais vu des gens prier au pays de LIEGE. Plus d'une fois il s'était arrêté à regarder une femme, agenouillée au coin d'une rue devant une image sainte, avec son châle sombred'où dépassait le mouchoir rouge. Elle faisait d"étranges saluts jusqu'à terre, et se relevait avec de la neige sur la frange de son fichu, au-dessus du front, tout à fait comme si elle avait eu des cheveux blancs. ANTOINE songeait alors: tandis qu'elle prie ainsi, devant cette image, ailleurs il y en a d'autres qui implorent d'autres images, avec d'autres gestes mais toujours la même ferveur. Il y en a de la ferveur , de par le monde...ANTOINE le savait, lui qui avait voyagé Les juifs,les orthodoxes,les catholiques, et aussi ces protestants d'Allemagne, tous ne désiraient qu'une chose: savoir comment vivre, pour faire leur salut. Les Allemands aussi, lorsqu'ils chantaient, et les Polonais lorsqu'ils jouaient sur leurs harmonicas: tout cela, c'étaitent encore des espèces de prières "
























03/08/2005

L'arbre de la Science de la Vue du Mal

L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA
VUE
DU MAL.

L'arbre est un symbole repris dans beaucoup de philosophies ou de religions.

Le Père ANTOINE disait qu'il servait de transition entre la vie matérielle et la vie spirituelle.
                                             
Pourquoi " de la science de la vue du mal" et non pas, comme dans la bible "de la science du bien et du mal"? Parce que c'est notre vue faussée qui nous fait voir tout l'opposé de la réalité.

Cet emblème est un rappel constant de notre vue subjective du mal, de ce que nous devons surmonter pour être heureux.

Le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue du bien":

" Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal; je vais vous l'expliquer:

Notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre marque notre çinfériorité; nous n'apercevons le mal que pour autant que nous le possédons. SD'il n'est que le reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-mêmes"

Dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue dui mal, il dit:

" Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de l'inexistence de la matière. Pour nous rfendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'Arbre de la science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens; elle pourrait nous paraître obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité"



 

















































25/07/2005

Réflexions sur la prière.

PAROLES DU PERE CONCERNANT LA PRIERE.

     Comment devons-nous prier? Faut-il prier comme la plupart des religions l'enseignent, en récitant des textes appris par coeur dès l'enfance. Dans la religion catholique,à la différence des autres religions chrétiennes, on a pris l'habitude également de s'adresser aux "Saints" et, notamment, à la "Sainte Vierge". C'est ainsi qu'on a pu dire que la religion catholique n'était pas une religion "chrétienne" mais une religion "mariale".
     Un des constats faits également à l'égard des diverses religions est que les prières sont des prières de sollicitation: on prie non pas pour manifester son amour envers DIEU mais pour obtenir une satisfaction, satisfaction qui peut être un pardon ou une remise de fautes. il en va ainsi du sacrement de confession avec les prières à réciter, en solitaire,dont le nombre a été soigneusement pesé par le prêtre!
    Mais laissons parler le PERE, dans le texte "COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET PROGRESSER":

    "... Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi quelconque que nous croyons de DIEU en L'imaginant en dehors de nous, notre foi n'étant pas suffisamment développée nous laisse incertains de ce que nous devons faire pour remplir notre devoir"

    Voilà la question posée. Et, en même temps, un rappel: DIEU est en nous et non en dehors de nous, comme il est dit dans le premier principe. Il continue, quelques paragraphes plus loin:

     "... nous n'avons pas tous la même coception de la Divinité,...les enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que celle de leurs parents. Eh bien! notre manière de prier DIEU diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe....Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de la recommencer; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant DIEU..."

     " J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s'appuie sur celle-ci est vraiment la prière"

     Dans le texte "L'EFFICACITE DE LA PRIERE", le PERE nou met en garde contre de fausses interprétations de l'ENSEIGNEMENT, plus précisément en ce qui concerne la prière:

     " ...Il est vrai que j'ai enseigné que la prière est dans les actes, mais il se trompe celui qui a compris par là qu'on ne devait plus prier. J'ai raisonné précédemmentque toute personne montre son degré d'élévation par la conception qu'elle se fait de la Divinité, mais aussi longtemps qu'elle n'arrive pas à voir DIEU en elle, elle a besoin d'élever ses pensées vers celui en qui elle a la foi."

    

28/05/2005

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

   On peut lire l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE soit par simple curiosité, soit pour le combattre, soit pour trouver un sens à sa vie, c'est-à-dire trouver le bonheur.

   Celui qui lit l'ENSEIGNEMENT par simple curiosité n'en apercevra pas le sens caché. Cela ne lui donnera aucune satisfaction.Ou bien, la satisfaction qu'il en retirera sera factice: il s'extasiera devant une belle figure de style, une belle expression ou tel passage le fera sourire. Il s'agira d'une pure satisfaction intellectuelle. Bien que, les dessins de DIEU étant impénétrables, on pourra parfois assister à des conversions!

   Celui qui le lit dans l'intention de le combattre n'en retirera aucune satisfaction puisque, au départ, son intention sera de chercher, par parti pris, tout ce qui ira dans son sens.Le sens caché, ésotérique, sera volontairement ignoré ou exagéré de façon à le rendre ridicule.

   Quant au chercheur désireux de savoir et trouver le sens des choses, le vrai bonheur, il lira l'ENSEIGNEMENT avec sa conscience. Il sera atteint par le fluide qui en découle. Il est conseillé, pour les novices, de prendre des pages ou des textes au hasard. au fur et à mesure des lectures, on comprendra mieux les liaisons qui existent entre les textes.

   L'ENSEIGNREMENT est rédigé dans un style simple. Mais combien le sens ésotérique sera parfois difficile à saisir.

   Bien souvent, on entend dire que la religion Antoiniste est troip simpliste, qu'elle s'adresse à la classe ouvrière, aux gens de peu d'instruction. 

   Retournons un peu en arrière et voyons comment les choses se pratiquaient du temps de JESUS. Celui-ci disait : " Bienheureux les pauvresq d'esprit car le royaume des cieux leur appartient"

   Certes, la plus grande partie des Antoinistes se recrutent chez les humbles. C'est logique pace que ce sont ceux-ci qui souffrent quotidiennement et que la souffrance cherche toujours, parfois confusément, son remède.

   A la lumière de l'ENSEIGNEMENT, nous comprenons le rôle véritable de l'intelligence par rapport à la conscience.