06/02/2008

ANTOINISME ET SPIRITISME. QUAND LE PERE ANTOINE ABANDONNE L'UN POUR L'AUTRE.

 

ANTOINISME ET SPIRITISME.

     En 1907, lors du procès au Tribunal Correctionnel de LIEGE pour exercice illégal de la médecine, le père ANTOINE, assurant lui-même sa défense répondit à une question du Juge : 

« On m’accuse de faire du spiritisme et du magnétisme. Je l’ai fait jadis, c’est vrai. Mais aujourd’hui, je ne suis plus de la catégorie des spirites. »

     Cela amena une réaction de la Fédération Spirite de LIEGE qui écrivit dans sa revue : 

« C’est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère ANTOINE, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu’aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme. »

     Quand la Fédération Spirite parle de l’entourage lettré, elle fait sans doute référence au professeur de l’Athénée de LIEGE, F. DELCROIX.

     Cette rupture ne se fit pas sans provoquer des interrogations chez les spirites membres du groupe d’ANTOINE ( Les Vignerons du Seigneur ).

     Voici, à ce propos, un petit incident suivi d’une mise au point relatée par Pierre DEBOUXTHAY dans son étude « ANTOINE le Guérisseur et l’Antoinisme » : 

« Un jour un adepte demanda au Père pourquoi il s’était séparé des spirites. ANTOINE répondit d’abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions : « Le spiritisme dont vous venez de  constater la division, je l’ai toujours placé et le place encore au dessus des partis, puisqu’il s’adresse indistinctement à toutes  les consciences et qu’i intéresse le matérialiste comme le croyant….Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d’abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup…Mais les adeptes qui m’entouraient ont fait preuve d’un tel dévouement et constitué une famille si unie qu’ils m’ont permis de fonder avec eux une école d’amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l’exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l’incessante préoccupation de l’avenir moral. »

     Pierre DEBOUXHTAY poursuit : 

« En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques ( vanité, ressentiments, etc.) ou surnaturels ( révélation divine ) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, ANTOINE s’est séparé des spirites à cause demédium, spiritualisme, science,  son aversion pour la partie expérimentale du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d’abord, les déboires causés à ANTOINE par certains médiums ; ensuite, l’influence de la théosophie. »

     De ces démêlés et de ce départ, il en est évidemment question dans l’ENSEIGNEMENT puisque cette scission est à l’origine du Culte Antoiniste. Voici ce que, dans la « Biographie du Père », F. DEREGNAUCOURT et Mme DESART exposent : 

« Le Père professa la religion catholique jusqu’à l’âge de 42 ans, puis Il s’appliqua à la pratique du spiritisme, sans S’attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n’avait aucune aptitude et qui ne Le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, Il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème scientifique ; il lui  préféra la morale et S’y adonna de tout cœur. Il continua jusqu’en 1906, date à laquelle il a créé le NOUVEAU SPIRITUALISME ; c’est là que commença sa mission de Révélateur. »

     Soit dit en passant, ANTOINE quasi illettré paraît inexact : il avait terminé l’école primaire ; à l’armée, il s’était fait remarquer parce qu’il s’isolait pour lire ; après avoir travaillé à l’étranger, il exerça divers métiers dont, pour finir, celui d’encaisseur et visiteur à domicile pour une firme de JEMEPPE ; chez les spirites, il avait lu les ouvrages d’Allan KARDEC. On ignore pourquoi on l’a présenté dans sa biographie comme quasi illettré.

     Dans l’ENSEIGNEMENT, ANTOINE fait quelques références ostensibles à son passage chez les spirites et à ses divergences.

     Ainsi, dans le chapitre « LA SCIENCE ET LA FOI » : 

« Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouirait plus que le mouvement d’une table ou de tout autre meuble ; elles croient qu’elles seraient vite converties, qu’elles auraient le courage de travailler    à leur avancement et qu’elles seraient bientôt convaincues que la mort c’est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l’homme convaincu n’est heureux que par le fruit du travail qu’il effectue pour s’améliorer… »

     Et dans le chapitre « SCIENCE & LES PHENOMENES PSYCHIQUES » : 

« La science est une, elle ne se base que sur la matière et ce qui touche à celle-ci la concerne seule. La médiumnité à effets physiques est donc de son ressort ; en révéler les phénomènes par l’intermédiaire de a doctrine, c’est les dénaturer ; ils n’auront de valeur que lorsqu’ils seront compris et proclamés par les savants car tout effet physique est un fait scientifique, ce qui n’est plus du spiritisme pour celui qui pratique la philosophie. »

     Plus loin, dans le même chapitre, il se fait un peu plus véhément :

 « L’étude des phénomènes forme, en général, des croyants sectaires, reconnaissables en ce qu’ils se maintiennent dans le même cercle, en parti, semant la désunion entre les membres d’une même famille. »

     Le Père ANTOINE effleure encore cette question dans le chapitre « LA CROYANCE EN DIEU RESULTE DE L’INTELLIGENCE ; LA FOI QUI EN EST L’OPPOSE, LE REND PALPABLE DANS LE CONNAIS-TOI. » : 

« Je croyais aussi en DIEU et je n’ai jamais cessé de le faire , mais j’ai voulu me convaincre de son existence ; voilà ce qui m’a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu’elle était sincère, mais comme celle des autres elle était de parti pris, je voulais, comme on dit, servir DIEU avant de m’être acquis la foi. »

     Un peu plus loin : 

« C’est ainsi que je me sentis attiré vers d’autres croyances dont j’ai alimenté mon âme. Je suivais mes inspirations et ma sensibilité me permettait d’analyser tous les fluides dont mes visiteurs étaient entourés. J’en ressentais une grande satisfaction parce qu’elle m’empêchait de douter de rien. »

11/12/2007

LIVRES, DOCUMENTS, BROCHURES...ANTOINISTES. COMMENT LES TROUVER ET LES OBTENIR.

 

LIVRES, BROCHURES, DOCUMENTS RELATIFS AU CULTE ANTOINISTE.

 Où LES TROUVER, LES ACQUERIR :

 LES TEMPLES, LES LIBRAIRIES, E BAY…

 

     Attention, vous ne trouverez jamais sur ce site aucune proposition de vente de livres, documents ou objets divers.

     Cependant, comme souvent on me demande où trouver ces choses et comment les obtenir ou les acquérir, je vais donner quelques indications.

1. « DELIVREZ-NOUS DU MAL » ( Roman de Robert VIVIER )

-         Peut être trouvé dans n’importe quelle librairie. S’il ne s’y trouve pas en stock, il peut être commandé car il est toujours imprimé et bien vendu ( aux éditions LABOR )

-         Attention, il est parfois vendu par des bouquinistes ou sur des brocantes. Il s’agit d’anciennes éditions souvent défraîchies…et souvent vendues plus cher que chez le libraire.

2. « SANS ÂME » ( Roman d’André THERIVE )

-         Contrairement au précédent, ce roman n’est plus réédité.

-         J’ai trouvé, assez facilement, un exemplaire chez un bouquiniste.

 

3. «  LA REVELATION PAR LE PERE » et le « DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT »

-         Il s’agit de l’ENSEIGNEMENT Antoiniste proprement dite.

-         Il suffit de s’adresser dans un Temple antoiniste.

-         Dans les régions où l’Antoinisme a été bien introduit, on peut en trouver chez des bouquinistes ou sur des brocantes. Mais il s’agit de livres usagés… et parfois plus cher que dans les Temples !

4. « L’UNITIF ».

-         Nous avons déjà parlé sur ce site. Il s’agit de la revue publiée officiellement par le Culte Antoiniste vers 1909/1910.

-         Peut être obtenue dans la plupart des Temples Antoinistes.

-         Même remarque qu’au point précédent.

5. Au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE :

-         Bien sûr, tout ce qui est dit aux points 3 et 4.

-         Mais aussi les brochures dénommées « DEMONSTRATIONS »

6. Quelques remarques :

-         Divers desservants ont publié des brochures vendues dans leurs Temples.

-         Ce fut le cas au Temple de LIEGE 2 ( Quai des Ardennes ) ainsi qu’au Temple de RETINNE et au Temple de LIEGE 1 ( Hors - Château )

-         On peut aussi trouver, dans divers Temples, des prospectus.

-         Des photos de Père et de Mère ANTOINE sont aussi disponibles dans certains Temples.

-         Il m’est arrivé de voir, chez des Antoinistes âgés, des médailles du Père Antoine et de la Mère Antoine. A ma connaissance, cela ne se fait plus, du moins en Belgique.

 

7. SUR E BAY:

-         J’ai déjà consulté E-bay, on y trouve toutes les brochures dites plus haut. Mais, je ferai la même remarque que pour les bouquinistes.

-         On peut aussi trouver sur e-bay, des photos ( cartes postales ) de Temples Antoinistes.

  

 

 

 

06/06/2007

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

 

LA MISE EN PRATIQUE DU SAVOIR.

     Pour arriver au but final qui le sien, l’homme doit absolument arriver à mettre en pratique ce qu’il a compris de l’Enseignement divin. Cet enseignement est révélé à travers les âges par les différents prophètes ou révélateurs.

     Contrairement à la plupart des autres religions, l’Antoinisme n’est pas une religion « de salut ». Ce qui signifie que l’Antoinisme ne prétend pas que le but final soit exclusivement réservé à ses adeptes. Pour l’Antoinisme, le but final ne s’atteint pas après une unique vie (incarnation) après laquelle on est définitivement et irrémédiablement élu ou damné.

     Pour atteindre le but final, il faudra de nombreuses incarnations au cours desquelles il faut absolument assimiler l’enseignement divin et arriver à le mettre en pratique.

     C’est ce qui est le plus difficile à accomplir : comprendre est une chose ( déjà elle-même difficile ) mais appliquer ce qui découle de cette compréhension est de loin encore plus complexe.

     C’est ce qui explique les nombreuses chutes et rechutes, les périodes de découragement et de doute, voire des reniements.

     C’est ce qui explique aussi qu’une seule incarnation ne peut suffire pour atteindre au but. Il est donc impérieux de bien saisir ce que signifie exactement cette compréhension et cette mise en pratique du savoir.

     Les hommes sont destinés à les acquérir insensiblement. C’est en quelque sorte la mission a accomplir lors de chaque réincarnation.

     Nous pouvons les décomposer en cinq stades ou, mieux, en cinq attitudes :

     La PRISE DE CONSCIENCE :

         C’est ici que la connaissance de l’Enseignement joue un rôle indéniable. L’Enseignement nous apprend que autrui représente DIEU pour nous et que nous représentons DIEU pour autrui, que nous sommes les uns pour les autres des instruments de progrès. Le père nous dit que « nous ne pouvons progresser qu’au contact de notre semblable ». Il nous a dit aussi : « Nous ne dirons pas que ce qui arrive est pour un bien, mais que c’est un bien. »

       Le Père a révélé la nature de DIEU, la nature de l’homme, le principe de la réincarnation, le rôle réciproque et antagonique de l’intelligence et de la conscience, le principe de « la vue du mal », la charité morale, l’existence du monde matériel et du monde spirituel distincts mais liés quoique opposés dans leurs effets bien que s’influençant l’un l’autre, la force de l’exemple…

     LA VOLONTE :

         Ce que nous venons d’expliquer peut se définir comme le « savoir », la « sagesse ». Il s’agit maintenant de mette en pratique.

         Pour arriver à mettre ce savoir en pratique, il faut absolument que nous commencions par en avoir le désir. Le désir ne suffit pas, le désir sans la volonté est un sentiment stérile. Le désir sans la volonté ne peut entraîner que la rancœur, l’envie, la jalousie ou la culture de l’égo, le cynisme, le narcissisme dont nous avons étudié précédemment les dangers.

     L’EXPERIENCE.

          Notre nature est toute entière sous l’emprise de la matière. Vouloir la corriger, totalement, du blanc au noir, d’un seul coup est une utopie, une expérience vouée à l’échec. Cet échec ne peut amener que du découragement : il y a trop à faire et nous serions vite écrasés sous l’énorme masse de travail à accomplir.

          Il faut donc que cela se fasse progressivement, pas à pas. Ainsi, le fardeau sera moins lourd à porter, l’obstacle sera plus facile à aborder.

          C’est pourquoi, au lieu de nous acharner, nous devons porter notre effort à nous améliorer chaque jour davantage, sans dépasser les limites de nos possibilités.

     LA PERSEVERANCE.

          Plutôt que « Expérience », j’avais d’abord pensé au titre « Essai ». Le terme « Expérience » me semble mieux correspondre à l’esprit : « Expérience » suppose bien sûr une tentative, un essai, un test, mais aussi un savoir acquis, une expertise. Il signifie aussi une attitude, une répétition, un suivi dans l’effort : la persévérance.

          Malgré les échecs, les fausses manœuvres, les fréquentes rechutes dans la marche vers le progrès, il importe de ne pas céder au découragement, de persévérer dans le travail d’amélioration. La victoire finale sur nous-mêmes est à ce prix : nous devons garder la foi dans ce que nous sommes entrain de réaliser.

          Le suivi dans l'effort, dans la même voie, malgré les échecs, est important. L'homme qui change sans cesse de but, qui poursuit sans cesse des sensations nouvelles, recourt en permanence à la distraction. Il ne saurait ainsi trouver la sagesse de l'esprit.

     LE SUCCES.

         Celui-ci, le succès final, sera la juste récompense de tous les efforts accomplis et sera nôtre pour l’éternité.

          Mais il ne faut pas oublier que, contrairement à ce que disent les religions de salut, le succès final ne peut être acquis au terme d’une seule incarnation qui serait soldée par le triomphe ou par la condamnation éternelle.

          C’est ici que l’on comprendra mieux le passage de l’Enseignement où le Père ANTOINE dit : « Tout autre et bien plus consolante est la réalité:la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence : nous ne cessons pas un instant de les voir et de nous entretenir avec eux, la vie corporelle n’est qu’illusion. »

     

          

           

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

25/04/2007

L'ANTOINISME. SON RÔLE. SA PLACE ENTRE LES RELIGIONS.

 

RÔLE DE L’ANTOINISME PARMI LES RELIGIONS.

 

     La cause de la diversité des croyances est que les fidèles se réfèrent davantage à la personne d’un prophète ou d’un révélateur qu’à leur enseignement ou à leur révélation. Une seconde cause est que  les fidèles, bien souvent, commencent par interpréter cet enseignement ou cette révélation par les aspects les plus élevés qui, fatalement, les dépassent et ou leur imagination engendrée par leur intelligence entre en jeu.

     L’Antoinisme enseigne qu’il faut d’abord s’attacher aux questions fondamentales pour acquérir la foi dont l’amour divin est la base ( voir « L’Auréole de la Conscience «  ).

     L’Antoinisme contient tout ce qu’il faut pour éliminer ces deux sources de division. Il expose que pour s ‘élever vers DIEU, il faut, à la place de se revendiquer des prophètes et des révélateurs, s’appliquer à pratiquer leurs révélations. En fait, en-dessous d’une couche superficielle due aux circonstances de temps, de lieux et de situations, le fondement de toutes les révélations se ramènent à l’unité. L’Enseignement du Père ANTOINE montre la liaison qui existe entre tous les prophètes.

     Ce que l’Enseignement Antoiniste nous démontre, c’est que, en effet, un enseignement moral est révélé à chaque étape de l’humanité, à chaque situation donnée, à chaque civilisation donnée, à des intervalles plus ou moins longs. En fin de compte, tous ces enseignements ont une seule mission : enseigner la parole de DIEU, faciliter le chemin d’accès à la foi.

    Toute révélation émane de DIEU. Elles ont toutes la même base, le même but. Les mots, les phrases, les paraboles, les textes ne sont rien. Seul le fondement qui est la morale est à trouver. Ce fondement est unique, c’est l’amour divin ! Nul ne possède l’essence de l’homme ni les clés de son avenir ( aussi bien de l’avenir terrestre de chacun que de l’avenir terrestre de l’humanité que de l’avenir des âmes ).

    Le premier combat consiste en un combat interne à chacun : la priorité ne doit pas aller à de grandes gesticulations mais à la lutte contre le cynisme, le fatalisme et le fanatisme.

     Ce n’est pas par des dissertations sur des sujets élevés que l’on parvient à éveiller ou à réveiller ou à élever la foi des hommes. Il ne suffit pas non plus de décréter la foi pour qu’elle arrive.

     La foi n’est pas le fruit d’un effort livresque de l’intelligence. La foi reste d’ailleurs quasiment étrangère au domaine de l’intelligence. Il ne faut pas comprendre pour avoir la foi, c’est la foi qui aide à comprendre.

     La foi est le produit d’un grand effort de l’âme au cours d’une longue pratique de la charité morale. Le père ANTOINE a dit : « Nous acquérons d’autant plus de foi que nous pratiquons la morale avec plus de sincérité » et aussi : « Voulons-nous mesurer notre foi, voyons la façon dont nous acceptons nos épreuves. »

     L’Enseignement Antoiniste démontre qu’il ne faut pas chercher la cause des épreuves chez notre prochain mais bien en nous-mêmes, dans notre passé. Il nous explique aussi que toute souffrance de quelque sorte qu’elle soit nous est profitable ( comme il est dit dans le sixième principe ) parce qu’elle nous pousse et nous aide à voir en nous-mêmes.

     L’ Antoinisme est souvent qualifié de religion « simpliste », « Simpliste » étant un euphémisme pour ne pas dire « pour des simplets » ! Il ne faut pas craindre de le revendiquer: le bon sens est la première porte vers la sagesse. En cette époque où se développent les fanatismes, les intolérances et les sectarismes, il importe justement de revenir à des principes simples et clairs et ainsi éviter de se perdre dans les labyrinthes des préjugés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/12/2005

CONCEPTION ANTOINISTE DES PROPHETES.

QUELLE CONCEPTION
LES ANTOINISTES DOIVENT-ILS
AVOIR DES PROPHETES ?

     DIEU se manifeste aux hommes par l'intermédiaire des prophètes. Ceux-ci apparaissent dans l'histoire humaine à des époques différentes et dans des sociétés différentes, parfois très espacées dans le temps.

     Les prohètes so nt semblables à des hommes se frayant un chemin dans la foule en portant une torche enflammée. Ils attirent l'attention et font souvent peur à la fois.

    Ils font peur car ils sont dérangeants. Ils viennent rappeler au monde que celui-ci se trompe, fait fausse route!

    Ils nous révèlent l'enseignement divin, fondamentalement toujours le même, mais exprimé de façon différente selon l'histoire, la géographie, la société dans laquelle ils apparaissent.

     Ils nous montrent la façon de mettre en pratique cet enseignement.

     Hélas, il arrive très fréquemment que les hommes à qui ils s'adressent soient fascinés davantage par le personnage plutôt que par son enseignement. Nous croyons au prophète et non dans ses prophéties !

     En agissant de la sorte, nous oublions forcément que ce n'est pas dans la croyance, dans la matière que nous pouvons progresser et trouver la délivrance de notre état d'imperfection dans lequel nous maintient notre intelligence.

     Les prophètes, en réalité, souhaitent nous voir oublier leur personne. Au contraire, ils nous font constamment comprendre qu'ils ne nous apparaissent que pour nous apporter le message divin.

     nous avons donc la liberté totale de faire un choix:

- croire en leur personne, sans chercher plus loin, en espérant ainsi trouver le bonheur;

- avoir la foi dans le message divin qu'ils nous révèlent.

     Si nous choisissons cette seconde voie, nous pouvons, bien sûr, leur manifester notre reconnaissance, nous rappeler constamment leur exemple. Mais il faut éviter de les déifier par erreur et par incompréhension.

     Hélas, ici, battons notre coulpe! Dans le passé, certains Antoinistes - et non des moindres- ont parfois eu une fâcheuse tendance à quasi déifier le Père! On en trouve même un exemple dans le préambule de la REVELATION.
    

 


 

25/07/2005

Réflexions sur la prière.

PAROLES DU PERE CONCERNANT LA PRIERE.

     Comment devons-nous prier? Faut-il prier comme la plupart des religions l'enseignent, en récitant des textes appris par coeur dès l'enfance. Dans la religion catholique,à la différence des autres religions chrétiennes, on a pris l'habitude également de s'adresser aux "Saints" et, notamment, à la "Sainte Vierge". C'est ainsi qu'on a pu dire que la religion catholique n'était pas une religion "chrétienne" mais une religion "mariale".
     Un des constats faits également à l'égard des diverses religions est que les prières sont des prières de sollicitation: on prie non pas pour manifester son amour envers DIEU mais pour obtenir une satisfaction, satisfaction qui peut être un pardon ou une remise de fautes. il en va ainsi du sacrement de confession avec les prières à réciter, en solitaire,dont le nombre a été soigneusement pesé par le prêtre!
    Mais laissons parler le PERE, dans le texte "COMMENT NOUS DEVONS PRIER ET PROGRESSER":

    "... Parlons maintenant de la prière, la révélation nous enseigne que c'est dans l'amour que nous devons la puiser, mais il se peut que nous voulions la baser sur une loi quelconque que nous croyons de DIEU en L'imaginant en dehors de nous, notre foi n'étant pas suffisamment développée nous laisse incertains de ce que nous devons faire pour remplir notre devoir"

    Voilà la question posée. Et, en même temps, un rappel: DIEU est en nous et non en dehors de nous, comme il est dit dans le premier principe. Il continue, quelques paragraphes plus loin:

     "... nous n'avons pas tous la même coception de la Divinité,...les enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que celle de leurs parents. Eh bien! notre manière de prier DIEU diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe....Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de la recommencer; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant DIEU..."

     " J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s'appuie sur celle-ci est vraiment la prière"

     Dans le texte "L'EFFICACITE DE LA PRIERE", le PERE nou met en garde contre de fausses interprétations de l'ENSEIGNEMENT, plus précisément en ce qui concerne la prière:

     " ...Il est vrai que j'ai enseigné que la prière est dans les actes, mais il se trompe celui qui a compris par là qu'on ne devait plus prier. J'ai raisonné précédemmentque toute personne montre son degré d'élévation par la conception qu'elle se fait de la Divinité, mais aussi longtemps qu'elle n'arrive pas à voir DIEU en elle, elle a besoin d'élever ses pensées vers celui en qui elle a la foi."