24/02/2009

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

LA DICTATURE DE L'APPARENCE.

Suite à mon article sur le sentiment d'envie, j'ai eu un commentaire. J'ai déjà donné une suite à cette remarque. Il s'agit de la controverse sur la question du mimétisme.

Dans ces divers articles, il est apparu, insensiblement mais sûrement, que l'envie d'une chose, d'un statut, d'une action finissait par relever de ce qu'il est convenu d'appeler la "dictature de l'apparence".

Dictature de l'apparence qui pousse les êtres humains à la falsification de leur nature. Il est toujours facile de se faire passer pour un pur, pour un esprit élevé, pour quelqu'un de désintéressé ou de compassionnel.

La vérité est que les motivations sont souvent loin d'être claires: quelle est la part de l'auto-questionnement moral dans ces comportements ?

En relisant l'ENSEIGNEMENT, j'ai rencontré le chapitre " LE FOND ET LA FORME ". Pour une fois , ce n'est pas dans les paroles du Père ANTOINE que j'ai trouvé, mais dans l'interpellation que lui adresse un adepte:

" Cher Père, je voudrais dire à mas frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du coeur; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on recherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. DIEU soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service mais sans qu'il m'en coutât trop. "

29/03/2007

LA VERITE EST RELATIVE.

 

LA VERITE EST RELATIVE.

 

     Dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE ET LE VRAI CROYANT », le Père répond à un adepte qui lui pose la question suivante :

« Si j’ai bien compris votre enseignement, Père, l’homme s’égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ? »

     Réponse du Père ANTOINE :

 « Nous avons dit maintes fois que la vérité est relative, que nous construisons aujourd’hui pour démolir demain. Chacun agit suivant son degré d’élévation, l’intention est tout ; si elle nous paraît louable, ce serait montrer de l’égoïsme que de ne pas l’exécuter ; notre expérience ne pourrait prévoir toujours si nous allons rendre un mauvais service ou avantager une personne au détriment d’une autre ; mais de plus avancés pourraient le voir. Pourrions-nous utiliser un fluide que nous n’avons pas acquis ? c’est notre sincérité qui doit nous permettre d’y atteindre ; possédant          alors plus de lumière, plus de savoir, nous pourrons mieux comprendre et mettre en pratique des inspirations qui auparavant seraient restées voilées. Tous les fluides s’enchaînent ; aller du plus épais au plus éthéré, par une succession de bonnes pensées suivies d’exécution, c’est gravir infailliblement l’échelle du progrès. »

     Dans le chapitre « L’IMPORTANCE DE LA PENSEE », concernant toujours le concept de « vérité », le Père ANTOINE dit :

« La vérité n’est pas toujours où nous la croyons ; elle peut être dans un raisonnement basé sur la logique, mais elle cesse d’être vérité quand nous voulons la discuter ; car la vérité est dans l’humilité, la modestie, la sagesse ;elle nous apparaît bien claire, mais nous ne la possédons que lorsque nous ne prétendons pas l’avoir. Disons que la vérité, c’est DIEU et que DIEU c’est la vérité. Toute justification qui ne s’inspire pas de l’humilité et de la modestie manque de base. »

12/12/2006

LA PUBLICITE, LA PROPAGANDE ET L'ENSEIGNEMENT ANTOINISTE.

 

LA PUBLICITE DE L’ENSEIGNEMENT.

( LA PUBLICITE POUR L’ENSEIGNEMENT )

      Actuellement, le Culte Antoiniste ne se montre guère favorable à une publicité à faire autour du Culte, des manifestations publiques du Culte ou du contenu de l’Enseignement.     On trouve bien, maintenant, enfin des brochures explicatives dans les Temples ( notamment à JEMEPPE ). Il existe bien une «  Ecole » ou on vulgarise les principes contenus dans l’Enseignement.      Mais le Culte se montre très réticent à une véritable publicité.     La question se posait déjà à l’époque du Père ANTOINE.    Voici ce que nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT, au chapitre « L’EFFICACITE DES LOIS MORALES ».     Tout d’abord, le Père ANTOINErépond à un adepte qui s’étonne du fait que les Antoinistes aient abandonné le démarchage à domicile :     «  Il est vrai que l’on donnait des conférences sur ce que l’on avait compris de la question morale, mais cette manière faire est un peu le système des partis, elle ne s’accorde pas avec le spiritualisme que nous enseignons aujourd’hui. A celui qui croirait que je continue la propagande sous une autre forme, je dois lui dire que je me borne à révéler, pour ceux qui désirent les entendre, l’amour et la loi morale.  N’agirions-nous pas contrairement à notre enseignement si, croyant rendre de bons services à certaines personnes ou à certains peuples, nous voulions leur prêcher la morale ? Ne serait-ce pas encore voir le mal en eux, nous qui enseignons qu’il n’existe pas ? »      On pourrait trouver dans ces phrases la condamnation à toute publicité extérieure du Culte et de l’Enseignement.      Je ne pense pas qu’il en soit ainsi. Il faut bien s’entendre sur les mots !Le Père ANTOINE parle de « Propagande ». Pour lui, c’est la propagande qui doit être proscrite. La propagande, c’est une activité dont le but est de rallier des personnes à une association ou à un mode de pensée et, cela de façon lancinante. Dans le langage courant, on parlera de «  bourrage de crâne «  Cela est déconseillé par le deuxième principe ( «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dont l’intention serait de vous convertir… » ) et par le troisième principe ( «  Vous ne pouvez faire la morale à personne  parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple… » )      En revanche, je ne suis pas le seul à penser qu’il est tout à fait légitime de faire de la « Publicité » pour le Culte et pour l’ENSEIGNEMENT. A la condition que « Publicité » soit compris dans son sens premier qui est l’action de révéler quelque chose au public, de porter un éclairage, de rendre accessible, compréhensible, une chose, ou une pensée au plus grand nombre mais sans intention de « racolage » ! Tant mieux si quelqu’un touché par la publicité, après raisonnement, du fait de son libre arbitre nous rejoint !      C’est ce que je crois comprendre lorsque le Père ANTOINE, dans le même chapitre continue en ces termes :      «  Enseignons toujours dans notre milieu tout ce que nous savons et par notre propre amélioration : l’exemple avant tout ; préparons les faibles en nous montrant faibles nous-mêmes, car la morale ne plaît pas toujours. »      D’ailleurs, c’est sans doute dans cet esprit que, du vivant du Père, a été publié une revue du Culte : l’UNITIF.      Précisons aussi – c’est important de le rappeler – que, à l’époque du Père ANTOINE, celui-ci avait tellement d’aura que toute publicité supplémentaire n’était guère utile !Cela resta, grosso modo, vrai du vivant de Mère ANTOINE ( jusqu’en 1940 ). Les temps ont changé !      En ce qui concerne la « Propagande » voici, sans qu’il la nomme, en quels termes le Père ANTOINE la condamne ( extrait du chapitre « TOUT SAVOIR C’EST TOUT AIMER » :      «  Vouloir instruire quelqu’un sans qu’il ait le mérite de  comprendre, c’est lui rendre un mauvais service et l’embrouiller plutôt que l’éclairer. »      Voici, toujours sans qu’il la nomme, comment le Père ANTOINE la compare avec la « Publicité » :      «  Nous pouvons toujours causer de ce qu’il peut apprécier, mais puisque la vérité n’est jamais chez celui qui prétend l’avoir, ne forçons personne à admettre notre raisonnement ; étalons seulement ce que nous avons acquis afin que chacun y puise selon sa compréhension. »       Donc, endoctriner : NON !     Mais, éclairer : OUI !          

06/08/2005

Remarques sur notre susceptibilté.

NOUS SOMMES TOUS SUSCEPTIBLES:
POURQUOI?

Souvent lorsqu'on nous fait une remarque, nous le prenons mal.
A l'inverse, nous hésitons rarement à blesser la susceptibilité d'autrui: il est souvent difficile de faire une remarque sur une bévue commise sans utiliser le ton du reproche!Il devient alors difficile de discuter sans se disputer.

Cependant, le Père ANTOINE dit dans l'ENSEIGNEMENT:
"...être froissé n'est pas un mal, nous pouvons tous l'être puisque nous sommes imparfaits"

A ce moment-là, c'est notre petite personnalité avec toute sa fierté mal placée qui n'accepte pas ce fait.C'est le fameux "ego" des psychologues! C'est pourtant au contact de notre semblable que nous pouvons le mieux le reconnaître. Rappelons-nous aussi le cinquième principe ainsi que certain passage du chapitre "LA CHARITE MORALE" et du chapitre "REINCARNATION", passages qui ont déjà été développés ailleurs.
" Attendez-vous à ce que l'un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal.Voyez-y plutôy l'instrument de votre progrès..."



" Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes.
C'est bien là cependant que l'on nous rend les plus grands services..."

Lorsque cela nous arrive, interrogeons-nous, faisons un effort d'introspection, faisons notre examen de conscience. Alors, si nous sommes sincères, nous le reconnaîtrons.

Toute remarque, même apparemment injuste, nous fera réfléchir. Pourquoi une remarque injuste? Il doit bien y avoir un motif: notre orgueil choquant pour les autres, notre manque passé ou habituel de compassion, notre réputation d'indifférence, notre froideur dans les contacts...

La cause de tout ce qui nous arrive se situe toujours en nous. Remercions ces instruments de progrès placés sur notre route. Méditons aussi le neuvième principe:

"... Vous aurez le souvenir qu'il a été dit: "Frappez, je vous ouvrirai. Je suis dans le connais-toi."

 











































































































22/05/2005

Le service des Temples Antoinistes.

LE SERVICE DES TEMPLES ANTOINISTES.

Un des grands principes suivis par le CULTE ANTOINISTE depuis ses débuts est la non rétribution des desservants et autres adeptes qui exercent des fonctions d'aide dans les Temples. Ainsi, il peut y avoir des Temples sans desservant y demeurant, des Temples où le desservant est aidé pour les lectures, l'accueil dans le porche, les annonces, voire même les consultations...Tout le monde exerce sa fonction bénévolement.
Pourquoi? Ce n'est que suivre l'exemple du Père ANTOINE qui a toujours accompli sa mission morale avec le désinteressement le plus complet puisqu'il est allé jusqu'à léguer au CULTE ses propriétés.
Conséquence:La demande de reconnaissance légale du CULTE n'a jamais eu pour but d'obtenir des subsides quelconques mais uniquement de permettre au CULTE d'être légalement propriétaire de ses TEMPLES et de recevoir des biens à titre de legs.

Un autre grand principe est de n'exiger aucune connaissance particulière pour les desservants et leur aide. Il n'est nullement nécessaire d'avoir fait des études supérieures et de posséder des diplômes pour aider ses frères à se diriger dans la voie du bien. Le Temple est un lieu où le desservant a pour mission d'entretenirun fluide éthéré où tous ceux qui sont affligés moralement, physiquement ou socialement peuvent venir y puiser du réconfort et en repartir l'esprit rasséréné. Pour arriver à ce résultat, il n'est point nécessaire d'être bardé de diplômes ni d'être psychologue professionnel, il suffit d'avoir la FOI et la volonté d'aider son prochain.

Un autre grand principe du CULTE ANTOINISTE, en ce qui concerne les Temples, est l'exigence de la plus grande simplicité. Le Temple Antoiniste, dans sa simplicité, voire même parfois sa rusticité, dépourvue de tout luxe et de toute décoration superflue met le pauvre à l'aise. Il offre au nanti l'occasion de pouvoir côtoyer la modestie.




 

20/05/2005

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

AGIR TOUJOURS PAR LE PERE.

     Nous tous qui nous disons ANTOINISTES mais qui sommes encore bien imparfaits, dont la vue du mal est si développée qu'il nous apparaît à chaque instant dans notre semblable, comment pourrions-nous nous améliorer sans avoir sans cesse devant les yeux le PERE qui nous a révélé ce sublime ENSEIGNEMENT ?

     Nous ne pourrions que nous faire un piédestal de son oeuvre et nous croire ce que nous ne sommes pas en imaginant avoir acquis ce dont nous n'avons encore perçu que l'effet et d'autant plus que nous sommes intelligents. Nous devrions ne jamais agir que par le PERE en puisant par la pensée dans son fluide éthéré et chaque fois que nous avons fait quelque bien à l'un de nos semblables, nous unir tous deux pour remercier Celui à qui nous devons ce grand bonheur.

     Ainsi nous ne rendrons jamais de mauvais services ni aux autres ni à nous-mêmes, nos sentiments de fraternité seront plus sincères et nous parviendrons à réaliser plus vite que nous ne le croyons l'unité absolue de l'ensemble où nous jouirons seulement de l'EGALITE REELLE !



Nous