18/02/2011

COMPREHENSION ET COMPASSION.

 

Ci-après un texte envoyé par un Frère à propos du dernier article relatif à la compassion. Je le pubkie bien volontiers, non pas en commentaire mais en article.

Encore de bonnes réflexions à lire ici. Je ne saurais dire combien votre site est utile. Merci.

Vous dites :

"Le fait d'avoir subi des souffrances équivalentes amène une compréhension mais n'amène pas nécessairement de la compassion."

C'est vrai, et je voudrais ajouter que cela peut amener une compréhension, mais parfois aussi une comparaison. Ce qui pourrait n'être pas un bien.

On peut avoir de la compréhension et de la compassion, mais il faut se garder de comparer. "Rien n'est bien s'il n'est solidaire".

Nous sommes tous unis spirituellement, mais restons matériellement différents et donc ne pourrions comparer sur des bases matérielles donc biaisées... Voilà ce que je voulais ajouter. Merci frère."

19/02/2010

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

QU'EST-CE QU'UN FLUIDE ?

Dans l'Enseignement du Père ANTOINE, il est souvent fait mention des fluides. Quand nous parlons, nous faisons aussi souvent état des fluides. Dans nos textes, également.

La notion de "fluide" nous semble donc évidente. Mais est-ce bien certain ? Tout le monde, à commencer par nous-mêmes, comprend-il bien ?

Pour le savoir, c'est très simple. Imaginons que quelqu'un nous pose la question. Imaginons...et nous verrons que cela n'est pas aussi simple que cela.

Je reprendrai ici un extrait du livre "DE L'AUTRE CÔTE DU MUR", disponible au Temple Antoiniste de JEMEPPE-SUR-MEUSE:

" Ce n'est pas facile à expliquer, parce que les fluides sont invisibles. Ton oncle JEAN a dit que nous sommes tous entourés d'une atmosphère et que plus l'être est élevé moralement, plus celle-ci est belle et claire. Notre atmosphère est composée de fluides et ces fluides sont le résultat de nos pensées et de nos actes. Si ceux-ci sont bons et bienveillants envers nos semblables, les fluides qui nous entourent sont beaux et légers. A midi, par exemple, les caprices de JEAN ont troublé tout le monde et chacun a eu une pensée soit de crainte, d'agacement ou de doute. Toutes ces pensées se sont heurtées et ont bouleversé l'atmosphère qui nous entourait.

...

La colère, la jalousie, la peur, etc... créent de très mauvais fluides, très nuisibles et nous amènent toutes sortes d'ennuis et de souffrances. Par contre, les bons sentiments, surtout la foi et l'amour nous rendent heureux, ainsi que ceux qui nous entourent."

Cela pose la question de savoir ce qu'il convient de faire lorsqu'on se trouve mêlé, même comme simple spectateur, à une situation délicate.

Ce qui est primordial, c'est de se retenir, de s'efforcer de ne pas prendre part à ces incidents.

Ne pas y prendre part, cela ne signifie pas seulement qu'il faut s'abstenir d'intervenir. Mais il faut essayer de ne même pas y prendre part en pensées. Il faut s'isoler mentalement; s'abstenir de tout parti pris, de tout jugement. Il faut fixer ses pensées et ses sentiments sur le calme et l'harmonie.

Encore une fois, il ne faut pas s'égarer et se laisser abuser par les mots utilisés. Certains mots sont utilisés dans un sens un peu plus particulier que le sens du langage quotidien. On est un peu dans la position d'un élève qui commence à étudier les mathématiques.

La terminologie mathématique emprunte beaucoup de mots au vocabulaire quotidien. Pour l'enfant qui s'initie aux « ensembles, images, relations et racines carrées », ces mots ont déjà un sens, celui de la « langue naturelle ». Il les redécouvre chargés d'un nouveau contenu. On ne prend jamais la peine de lui expliquer qu'en mathématiques, il doit oublier le sens initial, le replacer par un autre plus spécifique.

Dans les textes philosophiques, c'est un peu la même chose!

23/11/2009

DEVELOPPEMENT SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

DEVELOPPEMENT

SUR LE CINQUIEME PRINCIPE.

"  Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi; ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin.

Mais voyez plutôt le mal en vous qu'en lui: il en sera le remède souverain"

Vous croyez peut-être que je vais vous faire une dissertation ou un réflexion de mon cru. Non, les réflexions ( ou les "développements" ) à ce propos, je les ai trouvées dans le chapitre " LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ?":

" Celui que nous dison notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah ! si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance , n'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

   Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

  La vue du mal qui est l'imperfection prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. Ah ! pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu'Il nous délivre de nos souffrances alors que c'est Lui qui est en nous qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s'y refuse. Nous ne souffrons donc qu'au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C'est la raison pour laquelle il a été révélé que l'amour de DIEU est incompatible avec celui du monde, c'est-à-dire que nous aimons par notre amour tout opposé à la réalité"

23/07/2009

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

LES ACTES SONT DES EXPERIENCES.

Nous savons que la "vue du mal" est la cause de tous nos malheurs dans l'incarnation.

La "vue du mal" a de multiples effets que nous subissons journellement sous de nombreuses formes. Ces effets devraient avoir pour résultat de nous faire comprendre notre état et de nous amener à nous améliorer.

Quand on dit "améliorer", il s'agit bien sûr de l'amélioration morale, c'est-à-dire de progresser lentement vers le but à atteindre.

Cette "vue du mal" créée par nous-mêmes nous pousse à commettre des actes que nous ne devons pas ranger dans des catégories mais dénommer "expériences".

Ces "expériences", nous pouvons lorsque nous en subissons les effets comprendre si elles sont "de bonne source" ou de "mauvaise source". Si elles sont puisées dans de bons fluides ou des fluides malsains.

Elles sont "de bonne source" si elles nous procurent une satisfaction intérieure ressentie par notre conscience.

Elles sont "de mauvaise source" si, au contraire, elles ont été dictées par l'intérêt. Elles nous font, ou nous feront, souffrir par suite de l'intérêt matériel personnel qui en était le but.

Sachant cela, nous sommes donc toujours en mesure de faire le bon choix, de renoncer à commettre ces actes, de chasser les pensées intéressées.

Seulement, voilà, notre intelligence est si puissante et notre intérêt si constant et si grand que nous n'attachons le plus souvent d'importance qu'à cet intérêt au détriment de tout le reste.

Ainsi, nous préfèrerons souvent stagner dans le matériel plutôt que de nous dépouiller de ces intérêts et de pénétrer dans la bonne voie.

En fait, nos pensées et nos actes sont, comme on l'a dit plus haut, des expériences. Ils sont tout simplement des "examens" qui nous sont présentés afin de nous donner la possibilité de commettre ou de ne pas commetre ces actes, d'écarter ou de rechercher ces pensées.

Les "examens" révélant un acte de "bonne source" sont donc considérés comme "réussis" et nous font faire un progrès moral immédiat. rappelons-nous la conclusion du cinquième principe ".....ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin..." ainsi que la conclusion du chapitre "LE MOI CONSCIENT & LE MOI INTELLIGENT":

" La base de l'intelligence est la matière par laquelle elle entreprend toutes choses, tandis que la conscience n'a pour base que la morale et entreprend tout par l'amour. Voilà comment je puis révéler l'évolution des êtres"

Et aussi  cet extrait du chapitre "L'EPREUVE DE L'ACTE DU BIEN ET L'EPREUVE DE L'ACTE DU MAL":

"De toute espèce d'épreuve nous souffrons d'autant plus que notre intelligence, qui est le siège de notre imperfection, y prend part, parce qu'elle ne peut y contribuer qu'avec l'acharnement.

 C'est elle qui suscite l'épreuve de l'acte du bien qu'elle empêche d'accomplir avec désintéressement et d'être autant profitable qu'il le devrait. Le danger de cette épreuve est de ne pas toujours être acceptée par la personne qui la mérite. Il est vrai que toute épreuve est une souffrance durant laquelle l'amour nous fait défaut, surtout pour ceux qui nous semblent être des adversaires."

26/03/2009

LE BLASPHEME: CONSIDERATIONS ANTOINISTES.

SUR LA QUESTION DU « BLASPHEME »

D'après le dictionnaire HACHETTE, le blasphème est « une parole qui insulte la divinité ».

Cette notion est définie au 15° par Francisco SUAREZ,l théologien espagnol, comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ».

L'Encyclopédie catholique dit que le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. »

 

Voilà pour les définitions.

 

Ce qui est clair, dans l'histoire et dans l'acception du terme par les grandes religions établies, religions d'autorité, c'est que toute parole prononcée contre DIEU ou contre la religion ou tout acte de même nature est un blasphème. C'est-à-dire un péché d'une exceptionnelle gravité.

 

Soit, on pourrait encore l'admettre quand cela s'adresse aux adeptes. Mais par dévoiement, elles en arrive à considérer de la même manière tout comportement semblable venant d'un étranger à la religion en question.

 

Dans certains pays, le blasphème figure même dans le code pénal!

 

Si l'on se réfère au Culte Antoiniste, on trouvera même dans l'ENSEIGNEMENT des passages célèbres, communs pour nous, mais qui constituent des blasphèmes au sens où cela vient d'être expliqué.

 

Je prends en exemple le passage suivant tiré du chapitre «  QUELLE EST LA CONCEPTION QU'ON PEUT SE FAIRE DE DIEU »: 

 

« Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous et agissons naturellement, nous pourrons ainsi nous acquérir la foi. Avec cette vertu, nous possédons l'amour réel, DIEU, si nous pouvons tout N'est-ce pas par Lui qui est en nous ? Disons alors que nous sommes DIEU, puisque ce n'est que par Lui que nous aimons et que nous agissons. Pourquoi l'imaginer en dehors de nous où Il n'est pas ? Là c'est le néant, ... »

 

«  Ne croyons pas en DIEU, croyons plutôt en nous... »: voilà certes, aux yeux des tenants des religions d'autorité, une parole blasphématoire !

 

Le Culte Antoiniste ne parle jamais de blasphème, il parle, dans la fameuse « histoire d'ADAM » de défaillance. On parle de vue du mal, de fausse vue..., mais jamais d'un crime inexpiable.

 

Voilà,dans le chapitre « L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL », quelques mots au sujet de la « défaillance » d'ADAM: 

 

« Toutefois DIEU ne l'abandonna pas. Mais l'inspiration ne produisait plus sur lui la même impression qu'auparavant parce qu'il la confondait avec ses pensées. Voilà où le doute fait son apparition, où commencent les tribulations, les vicissitudes. Car ADAM n'avait plus la foi au vrai DIEU; au contraire, depuis qu'il s'en était écarté, il L'accusait d'être la cause de toutes les difficultés qu'il avait éprouvées, interrompant ainsi l'inspiration. ADAM avait perdu tout bon sens; il se maintenait du côté de son épouse, disait que le DIEU qu'il avait abandonné n'était qu'un démon; ne voyant plus en Lui que le mal, il était heureux d'en être délivré parce que la jouissance de l'amour bestial lui procurait un bonheur apparent. Il ne se montrait plus indifférent pour son épouse, voulant autant la satisfaire qu'il avait pu lui déplaire antérieurement ».

 

Le Culte Antoiniste parle aussi plus volontiers d'épreuve. Celui qui est amené à avoir des paroles, une conduite, un comportement que dans certaines religions on qualifie de « blasphème », c'est parce qu'il est en train de traverser une terrible épreuve et qu'il se sen t écrasé par ce fardeau, fardeau estimé injuste.

 

Le Père ANTOINE parle fréquemment de cette notion d'épreuve. En voici encore quelques phrases tirées du chapitre « L'IMPORTANCE DE LA PENSEE »: 

 

« Mais la prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelquefois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. »

 

La notion de « blasphème » est aussi indissociable de la notion que l'on a de DIEU.

Elle découle normalement, nécessairement, inéluctablement du fait que l'on considère DIEU comme une entité extérieure à l'homme, à la création, entité omnisciente et omnipotente, dispensatrice de récompenses et de punition y compris la punition suprême, la souffrance perpétuelle en enfer.

 

Ce n'est pas la pensée de l'ANTOINISME ainsi que nous pouvons encore lire dans le chapitre « LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE »: 

 

« Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de DIEU, il n 'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec DIEU, DIEU Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul; là est le bonheur. »

 

Nous avons vu, au début de ce texte, qu'était facilement considéré comme blasphème toute position ou toute attitude opposée ou en contradiction avec les rites ou es textes d'une religion.

 

Encore une fois, le Père ANTOINE est beaucoup plus compréhensif et humain. En témoignent les paroles suivantes extraites du chapitre « REINCARNATION »: 

 

«  Il est parfois bien pénible d'entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C'est bien là, cependant, que l'on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l'erreur. Plus l'homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l'opinion d'autrui, c'est que nous nous basons sur l'erreur. La vérité réconforte toujours celui qui la possède; étant le fruit de son expérience, elle ne saurait l'enorgueillir parce qu'elle est due à son mérité. Quoiqu'on lui dise, il se sent à l'abri et plaint celui qui le combat, il sait qu'il est malheureux, que l'opinion l'empêche d'aimer parce qu'elle l'entoure d'un fluide qui le contrarie. »

 

16/02/2009

L'ENVIE: UN CANCER MORAL !

L'ENVIE: UN CANCER MORAL !

( Développement de la démonstration )

 

Dans l'article précédent, j'exposais dans quels travers le sentiment d'envie pouvait entraîner l'être humain. Dans le numéro récent d'un journal , j'en ai trouvé une illustration bien malheureuse: le récit d'un procès d'assises où une infirmière est convaincue d'avoir voulu empoisonner un petit enfant dans son entourage familial.

Voici une de ses déclarations faites au Juge: 

« Oui. J'étais jalouse de l'attention que ma belle-soeur portait à sa fille. Mon idée, c'était de détruire un peu son bonheur. J'avais l'impression que notre famille faisait moins attention à mes enfants depuis la naissance de la petite. »

Nous nous trouvons, ici, devant un cas de dévoiement extrême du sentiment d'envie.

Bien sûr, il faut « juger ». Mais le mot « Juger », en Justice, n'a pas le sens que l'ENSEIGNEMENT lui donne dans la vie courante, dans la morale.

Dans le monde de la Justice, cela signifie, qu'il faut enquêter objectivement, déterminer la faute, peser sa gravité, voir à quelles lois elle contrevient, évaluer la plus justement possible le préjudice commis et, logiquement, imposer une sanction. Sans sanction des fautes la vie sociale n'est plus possible.

Mais, dans le domaine de la morale, la gravité de la faute ne doit pas empêcher d'essayer de comprendre la personne. La gravité de la faute et le fait qu'elle mérite une sanction ne doit pas nous interdire la compréhension, ni empêcher la compassion.

On peut établir la faute de quelqu'un, son degré de gravité, la sanctionner et en même temps éprouver de la compassion. Pour cela, il faut bien relire l'article précédent et bien se pénétrer de la signification du sentiment « d'envie ». Ce sentiment est avant tout une grande souffrance car il se nourrit de lui-même. Son objet ne peut jamais être assouvi. Et, pire, souvent il puise sa source dans une cause illusoire, inexacte, une interprétation faussée de la situation. C'est pourquoi, ce sentiment ne peut jamais être assouvi puisqu'il représente la chasse vers une chose illusoire.

L'envie, c'est en fin de compte, sans doute, une des formes les plus exacerbées de la « vue du mal ».

L'envieux n'éprouve aucun plaisir dans son défaut ! Quand il est en pleine crise d'envie, il ne se fait absolument aucun bien, il rumine, se ronge les sangs, boude, s'autodéprécie, jalouse,est furieux et finalement, se fait du mal à lui-même sans se faire aucun bien en compensation!
C'est pourquoi, l'envie est un défaut très négatif, l'antithèse même du plaisir.

On peut dire que l'envie est un cancer moral ! Quand quelqu'un souffre d'un cancer physique, tout le monde trouve normal d'éprouver de la compassion ! On devrait donc avoir la même compassion pour celui qui est rongé par le cancer moral qu'est l'envie !

Je vous livre, à méditer, un passage du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAINER LA RESPONSABILITE »: 

« Si nous nous maintenions dans le naturel, sans voir le mal pas plus dans les autres qu'en nous-mêmes puisqu'ils agiraient naturellement comme nous, aurions-nous encore la moindre souffrance d'une épreuve ? Impossible puisque ce n'est qu'en la prenant pour un châtiment que nous en souffrons. Je le répète, la vue du mal, seule, est notre imperfection parce qu'elle nous fait apprécier l'épreuve matériellement tandis qu'elle repose sur une base purement morale.

Celui que nous disons notre ennemi pourrait-il nous occasionner la moindre souffrance, si nous interprétions son acte réellement ? Ah! Si nous avions le courage de nous montrer autant satisfaits de lui que nous lui montrons le contraire. La reconnaissance dont nous lui sommes redevables ne nous obligerait-elle pas à lui témoigner de l'amour au lieu de haine et de vengeance ? N'est-ce pas là que nous faisons erreur, n'est-ce pas par notre fausse vue que nous l'apprécions contrairement puisqu'il n'est que l'instrument de notre progrès ?

Je l'ai révélé et je le répète, il n'y a prise sur nous que pour autant que nous avons la vue du mal, due à l'imagination qui nous montre dans les actes d'autrui le mal qui est en nous et qui nous tente à l'accomplir en proportion.

La vue du mal prend l'apparence pour la réalité, elle ne nous permet pas de supporter celle-ci. »

 

18/01/2008

LA SOUFFRANCE: GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ETAT HUMAIN.

 

GRANDEUR ET SERVITUDE DE L’ETAT HUMAIN.

CE QUI DISTINGUE L’HOMME DE L’ANIMAL.

     Je reviens sur mon article intitulé «  LA VUE DU MAL. LA PARANOïA, ON EN EST RESPONSABLE », notamment sur le passage repris ci-après :

«  Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa. »

     « Paranoïa » apparaîtra peut-être un peu exagéré. Mais, pour prendre un exemple dans une tranche de vie vécue par chaque individu, la fin de l’adolescence est souvent la période des déboires. On n’ose pas affirmer sa personnalité, s’exprimer en public ni aborder franchement les adolescents du sexe opposé. On a conscience que le monde tend les bras mais il apparaît effrayant. De cette souffrance dépendront souvent des comportements qui auront une influence pernicieuse pendant toute l’existence.

      C’est pourtant bien cette souffrance qui fait toute la définition de la nature humaine : sa grandeur et sa servitude. Comme un philosophe l’explique dans l’extrait suivant, la souffrance est un des attributs qui fait la différence entre l’homme et l’animal :

« Dans la nature, la souffrance n’existe pas. Certes, les animaux peuvent ressentir la douleur mais il ne s’agit pas d’une souffrance vécue consciemment. L’homme , en revanche, est conscient de sa douleur. Il y réagit, s’y oppose et crée ainsi un vrai sentiment de souffrance. Outre la douleur physique, il connaît également la souffrance psychique comme le chagrin, le deuil, les peines existentielles : l’angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort…

   Le stress survient quand on s’oppose de toutes ses forces à ce qui arrive. On n’accepte pas la douleur et les coups durs de la vie. On se laisse envahir par des pensées primaires, émotionnelles. L’angoisse du lendemain, l’insécurité face à l’avenir, tout cela engendre du stress. Alors qu’accepter les évènements tels que la mort, la séparation, rend la vie plus douce, plus sereine mais, pour y arriver, il faut faire preuve d’une grande capacité de réflexion et de sagesse. »

( Gerbert BACKX, psychothérapeute et philosophe )

     Si « paranoïa » peut paraître abusif ( encore qu’il y ait des degrés dans la paranoïa), au moins l’égocentrisme est un terme qui peut être accepté. Comme je l’explique, l’égocentrisme est la résultante de cette souffrance. Cette souffrance, mal acceptée, non comprise et donc insurmontée provoque un perturbation du référentiel.

 

      Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel personnel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.

    

     Dans le chapitre «  LE MYSTERE : AMOUR INTELLIGENCE ET CONSCIENCE », le Père ANTOINE revient justement sur cette question de souffrance et aborde le problème subi par ceux qui sont incapables de l’interpréter et de la surmonter. Il nous dit bien le danger qu’il y a alors à « ériger son référentiel personnel en référentiel absolu » :

« Puisque c’est à chacun selon ses œuvres, nous ne pouvons rendre personne responsable de nos souffrances, nous ne les endurons que pour avoir enfreint la loi dont nous savons la sanction inévitable ; le démon qui paraît si méchant n’est donc autre que notre doute. Si d’un autre côté, nous désirons aller vers DIEU, la loi est toujours la même, si nous faisons bien, nous trouvons bien, comme lorsque nous faisons mal, nous trouvons mal.

  C’est ainsi que nous devons comprendre que nous sommes notre DIEU, notre démon, le bourreau et le martyr, l’unique auteur de notre châtiment et de notre récompense. Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous faisons le bien et le mal quand nous voulons, disons donc que nous sommes la loi, l’accusateur, le témoin et le juge de notre être. »

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

26/11/2007

L'ANTOINISME ET LA QUESTION DE LA SOUFFRANCE. L'ANTOINISME ET LE DOLORISME.

 

 

 

L’ANTOINISME ET LE DOLORISME.

« L’AFFREUX CAUCHEMAR DE L’INCARNATION. »

 

     Dans le chapitre « REINCARNATION », un passage frappe toujours les esprits :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? Car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

     C’est presque un écho, amplifié, de ce que nous trouvons, plus tôt, dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » :

« Mes enfants, l’homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesses ou à ses vertus. Ici bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous la mettons peu en pratique. »

     Et aussi, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS. » :

«  Un atome de matière en nous est une souffrance. Nous sommes déjà assez avancés pour ne plus avoir l’intention de commettre un acte contraire, car lorsque nous reconnaissons l’avoir fait, nous en avons horreur ;sans le commettre cependant, pourrions-nous arriver à l’épreuve ? 

     Depuis le microbe jusqu’au plus élevé des êtres, tous se dirigent suivant leur nature, au contact de la même loi : seul l’être raisonnable se développe graduellement par l’épreuve et tout ce qui suscite son progrès. »

     De tous ces passages, on pourrait – et certains adeptes ont parfois tendance à le faire – ramener l’Antoinisme à un certain dolorisme. C’est d’ailleurs souvent un des reproches faits par les personnes extérieures à l’Antoinisme ou ce qui rebute certains à adhérer à l’Antoinisme !

     Ils s’estiment d’ailleurs confortés dans cette opinion par le début du sixième principe :

«  Quand vous voudrez connaître la cause de vos souffrances que vous endurez toujours avec raison… »

     Ramener l’Antoinisme à un dolorisme serait pourtant une erreur. Le dolorisme est une doctrine religieuse, longtemps pratiquée dans l’Eglise catholique, qui considère que la souffrance est rédemptrice : celui qui souffre est ainsi à l’image du Christ qui a tant souffert…Selon les doloristes, la douleur est inhérente à la vie et elle doit être bénie : le moment où la douleur survient est vraiment l’heure où l’on est visité par DIEU. La douleur serait rédemptrice et ne devrait donc pas être refusée. En fait, c’est attribuer à la souffrance, au malheur un pouvoir divin. C’est là un des masques dont on affuble DIEU ! Et un des masques les plus terribles qui soient. En son nom, on peut justifier n’importe quel comportement tyrannique !

     Le dolorisme est donc une dérive, logique, des « religions de salut  ». Dans un texte précédent, nous avons vu ce qu’il fallait penser des idéologies  « de salut  » et nous avons expliqué pour quelles raisons l’Antoinisme n’en faisait point partie.

     Nous rappelons aussi que pour l’Antoinisme, il faut plutôt parler « d’épreuves  ». Les maladies, donc les douleurs, sont bien sûr des épreuves. Mais pas seulement, on peut aussi dire que la réussite, le succès, le bien-être dont semblent gratifiés certains individus constituent en fait, pour eux, une épreuve. Nous touchons ici à un point difficile à comprendre et, a fortiori, à faire admettre. Il se peut que cette suite de faveurs amène notre homme à mépriser ses semblables, à se croire supérieur, à cultiver son égo…C’est là son épreuve !

     Comment dès lors comprendre tous ces extraits repris au début de ce texte ? C’est ce que je vais tenter de faire.

     Revenons à l’exemple de notre nanti. L’orgueil nous guette à chaque tournant de chaque vie terrestre. Et pour cela, il n’est pas nécessaire d’être réellement « nanti » : nous nous contentons trop facilement de petits bonheurs strictement matériels ; nous avons trop tendance à nous accrocher à un petit territoire terrestre, à un sentiment de « propriété ». Ce sentiment de «propriété », de « domaine », d’exclusivité sur une chose ou l’autre, est si souvent menacé que cela provoque des vexations, des amertumes, des jalousies, des colères…et de véritables maladies.

     Je vous livre ici un texte puisé dans la revue « RELIURES » ( N° 8 de 2002 ) :

« Nous vivons dans une époque profondément marquée par la tristesse qui n’est pas seulement la tristesse des larmes mais, et surtout, la tristesse de l’impuissance. Les hommes et les femmes de notre époque vivent dans la certitude que la complexité de la vie est telle que la seule chose que nous puissions faire, si ne voulons pas l’augmenter, c’est de nous soumettre à la discipline de l’économisme, de l’intérêt et de l’égoïsme. La tristesse sociale et individuelle nous convainc que nous n’avons plus les moyens de vivre une véritable vie et dès lors, nous nous soumettons à l’ordre et à la discipline de la survie. »

     C’est un des exemples de souffrance, morale, que l’homme moderne subit. C’est ce qui amène au déni de réalité. Dénier la réalité, c’est vouloir à tout prix que notre environnement soit autre que ce qu’il est. On veut dissocier la réalité de sa perception. On est ainsi amené à subir, en plus de la réalité, l’insatisfaction de nos propres désirs, de nos fantasmes.

     Pour contrer la réalité, on est amené à se créer des fantasmes et à les nourrir. Il en résulte une insatisfaction, une souffrance qui se rajoute à l’insatisfaction vis-à-vis de la réalité.

     Ceci nous ramène à ce «  cauchemar de l’incarnation » : nous sommes trop sensibles à ce qui est matériel. Nous sommes pas assez désintéressés. Nous ne prenons pas assez de distance pour considérer les choses.

     Je conclurai par un passage extrait d’une brochure qui peut être acquise au Temple de JEMEPPE-SUR-MEUSE « DEMONSTRATION N° 3 » :

«  L’affreux cauchemar de l’incarnation » peut aussi vouloir dire toutes les souffrances qui se rencontrent dans la vie sur terre. Comme, par exemple , les guerres, les catastrophes, la violence, la cruauté des hommes envers les hommes.

   Mais tout ceci a été créé par l’homme, c’est ce que certains appellent le Karma. Pour les chrétiens, cela est le résultat de «  de ce qu’un homme sème, il le récoltera.

    Qu’est donc en effet la souffrance ? Le déchirement intérieur de l’humiliation, des blessures affectives, les orages de dénégation de soi, l’humeur sombre qui vous ronge et vous tue à petit feu, le passé infernal qui vous poursuit, les regrets inextinguibles, l’amertume qui vous ronge, les remords, le mal d'être tenace et inexprimable. On peut tenter de noyer cela dans les addictions : l’alcool, la drogue, le cinéma, l’orgie de télévision, le jeux, les heures passées sur internet. Après un instant fugace de répit, la souffrance revient toujours plus rongeante.

20/09/2007

LE POUVOIR DE LA FOI.

LE POUVOIR DE LA FOI.

     Le texte qui suit est extrait du chapitre "LA FOI NE PEUT SE TROMPER":

" Ne croyons jamais que l'on puisse nous induire en erreur quand nous avons la foi; si l'un de nos frères nous occasionne quelque peine, il n'est que l'instrument, la cause est en nous et cette souffrance nous est toujours utile, ne fût-ce que pour nous rappeler que notre foi n'est pas réelle. Si ces visions, ces voix ou toute autre chose nous donnent des pensées que nous treconnaissons ensuite n'être pas de bonne source, n'est-ce pas un bien puisqu'elles nous ont permis de réaliser par l'épreuve un progrès ?

16/06/2007

Georges BERNANOS: une pensée qui nous ramène à la notion de "péchés capitaux"

 

PENSEE DE Georges BERNANOS

 

« Notre pauvre chair consomme la souffrance comme le plaisir avec la même avidité sans mesure. »

 

Cela signifie que tout est source d’exaltation, d’euphorie. Cela veut dire que tout peut apparaître comme délicieux, que le plaisir et la souffrance sont souvent les deux faces d’une même passion, que la limite à partir de laquelle une passion qui était un plaisir devient une souffrance est difficile à cerner.

Cela signifie que tout objet d’exaltation peut provoquer un manque qui nous pousse  à rechercher un nouvel objet d’exaltation qui, à son tour, aura vite atteint ses limites.

C’est là que les fameux « sept péchés capitaux » trouvent leur origine. Ce n’est pas pour rien que, par un jeu de mots, pour certains, les « péchés capitaux » sont devenus les « péchés capiteux ».

Il s’agit d’un jeu de mots…mais qui cache une profonde vérité !

 

09/11/2006

PREDESTINATION ?

 

PREDESTINATION ?

      Nous voici en plein dans une notion souvent mal comprise. Beaucoup de personnes comprennent mal le fait que l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, tacitement du moins, rejette l’idée de prédestination alors que, dans certains passages, le Père ANTOINE insiste pourtant sur le fait que dans cette incarnation nous « préparons » en quelque sorte la suivante et sur le fait aussi que dans la présente incarnation nous héritons ( ou nous subissons, si vous préférer ) des épreuves causées dans une précédente.       Pour beaucoup de personnes, mêmes pour des adeptes convaincus, cela semble contradictoire.      Voici des explications données par le Père ANTOINE,dans le chapitre « LA FOI NE PEUT SE TROMPER » :      « Ah ! si nous pouvions nous en pénétrer la raison qui souvent est voilée par l’épreuve, nous serions plutôt réconfortés, car cet échec sert à nous détourner d’un chemin contraire à notre avenir, pour nous faire suivre celui qui nous dirigera vers le but pour lequel nous sommes prédisposés et qui doit nous rendre autant heureux que l’autre pouvait nous rendre malheureux. N’oublions pas que tout homme se crée dans l’existence actuelle, la vocation à suivre dans celle qui y succédera, que tous nous possédons à l’état latent des aptitudes ou des prédispositions que nous disons naturelles parce que nous les avons acquises dans le cours de nos existences antérieures ; elles doivent faire notre bonheur. Mais tentés par la matière nous les enrayons souvent, croyant y trouver un plus grand que celui auquel nous étions appelés. » 

     Donc, c’est clairement dit : les incarnations vécues donnent en héritages des aptitudes, des prédispositions, des atouts ( ou, à l’inverse, des handicaps, des faiblesses, des dettes ).

 

    Ce qui se passe est fonction de la bonne compréhension et du libre arbitre. Ou on cède à la facilité ( « tentés par la matière » )ou on utilise les bonnes prédispositions.

      Le Père ANTOINE termine ce chapitre comme suit :      «  Voilà la raison de l’épreuve ; elle nous est toujours profitable parce que la cause en est réelle ; la souffrance que nous endurons ne résulte que de l’erreur et elle la démolit en frayant le chemin de l         a vérité. » 

      Nous subissons une quantité indéterminée d’incarnations. Tout dépend de notre progrès moral au moment de chaque désincarnation.

    Alors, que se passe-t-il lors de l’incarnation suivante ?

 

   Chaque nouvelle incarnation représente une renaissance à la vie matérielle. Notre corps disparaît à tout jamais lors de notre désincarnation. Dès lors voyons comment nous retrouvons un nouveau corps pour nous permettre de nous réincarner à nouveau.

 

     Pendant sa dernière incarnation, tout être humain a soit stationné, soit progressé suite à tous les actes commis, suite à la façon avec laquelle on a abordé les épreuves.

 

     Nous devons subir les effets de toutes les expériences vécues sous forme d’épreuves. Ces épreuves nous donnent l’occasion de nous pencher sur nous mêmes. Ces épreuves , si nous les avons abordées et si nous en avons profité pour nous pencher sur nous-mêmes et avancer dans la compréhension du monde, doivent nous permettre de réaliser un progrès, si lent soit-il, jusqu’à ce que nous arrivions à acquérir la pureté totale.

 

     Pour cela, avant de se désincarner, notre âme s’est préparé, à notre insu, un nouveau corps, une nouvelle identité, plongé dans un environnement familial, social, culturel, disposant d’un certain capital de santé, d’intelligence et de capacités diverses.

 

     Ce sont les faiblesses qui détermineront les épreuves à subir. Ce sont aussi autant d’atout qui  doivent permettre de les affronter.

     

     

25/07/2006

ON N'EMPORTE RIEN DE MATIERE.

ON N'EMPORTE RIEN DE MATIERE.

     Voici un extrait de l'ENSEIGNEMENT dans lequel le Père ANTOINE aborde la question du "DESINTERESSEMENT".

     A de nombreuses reprises, il parle de cette vertu. Souvent, on entend des adeptes y faire référence. mais ce n'est pas toujours bien compris.

     Cet extrait a été puisé dans le chapitre :" DIEU POURRAIT-IL AVOIR CREE LA SOUFFRANCE ? "

     " Si le monde est une école où nous venons apprendre à aimer et si nous possédons tout à la fois de la matière et de l'amour, pour augmenter l'une nous devons repousser l'autre; mais il ne nous reste alors que le désir d'améliorer le côté extérieur de notre existence, et sommes-nous ici-bas pour toujours ? Demain nous appartient-il ?Si nous quittons inopinément cette vie, ne serons-nous pas dépourvus de tout ce qui pourrait nous être utile ?On n'emporte rien de matière proprement dite; celle que nous accumulons tient à l'esprit plutôt que de consister dans les biens terrestres et cette imagination, conséquuence du doute, nous la gardons et nous l'augmentons davantage, nous donnant encore plus de souffrance. "

24/03/2006

QUELQUES CONSIDERATIONS SUR L'EPREUVE.

QUELQUES CONSIDERATIONS

SUR LA NOTION D'EPREUVE.

     Très souvent, lorsque nous parlons d'épreuve, nous avons en tête quelque chose qui "nous tombe dessus" et qu'il faut à tout prix chercher à éviter.

     L'épreuve est une souffrance, petite ou grande,qui se présente à nous sous, grosso modo, trois formes différentes:

forme matérielle: donc purement physique, soit les accidents, les maladies, l'invalidité, les revers divers...

forme émotionnelle : il s'agit d'une souffrance physique intérieure,soit les chagrins (d'amour ou autres ), la perte d'argent, les problèmes au travail, les problèmes relationnels divers...

Ces deux formes ressortissent à l'épreuve matérielle au sens propre.

forme morale:celle provoquée par le remords. Il s'agit d'une épreuve purement spirituelle tout-à-fait opposée à la matière.

      La deuxième forme n'est donc pas une forme morale bien qu'elle puisse en avoir les aspects. Attention, les origines des épreuves de cette "deuxième forme" peuvent très bien être de "mauvaise source". Nous pouvons souffrir parce que nos envies ne sont pas satisfaites, parce que notre orgueil personnel est blessé, parce que noys ne pouvons pas donner libre cours à notre luxure...

     Nous devons arriver à admettre et à accepter nos épreuves faute de quoi nous ne pourrons jamais avoir la compréhension de leurs motifs. Il faudra en subir la conséquence: la prolongation de ladite épreuve sous la même forme ou sous une autre, peut-être indéfiniment.

     Entendons-nous bien sur le sens du mot "accepter". Bien souvent on nous accuse de prôner une soumission absolue à ce qui arrive. Quiand on dremande "d'accepter" l'épreuve, cela signifie qu'il faut accepter de l'affronter et accepter de nous soucier de sa cause pour chercher à y remédier. Cela ne signifie donc nullement qu'il faut se soumettre sans rien tenter.

      Quand une épreuve s'annonce, il y a donc trois attitudes à proscrire:

1° essayer de se soustraire à l'épreuve;

2° s'y soumettre sans chercher à la dépasser;

3° rejeter la cause de l'épreuve sur autrui afin de nous déculpabiliser et démonter par ce moyen que l'épreuve que nous subissons est imméritée puuisque provenant d'un de nos semblables. Pour nous guérir de cette tentation, ayant toujours à l'esprit le cinquième principe ainsi que le texte de l'Auréole de la Conscience.

     Cette dernière attitude révèle une faiblesse, un manque de courage. C'est le recours à une solution de facilité par une déculpabilisation qui se fait au détriment de notre semblable.

28/05/2005

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

COMMENT LIRE L'ENSEIGNEMENT ?

   On peut lire l'ENSEIGNEMENT du Père ANTOINE soit par simple curiosité, soit pour le combattre, soit pour trouver un sens à sa vie, c'est-à-dire trouver le bonheur.

   Celui qui lit l'ENSEIGNEMENT par simple curiosité n'en apercevra pas le sens caché. Cela ne lui donnera aucune satisfaction.Ou bien, la satisfaction qu'il en retirera sera factice: il s'extasiera devant une belle figure de style, une belle expression ou tel passage le fera sourire. Il s'agira d'une pure satisfaction intellectuelle. Bien que, les dessins de DIEU étant impénétrables, on pourra parfois assister à des conversions!

   Celui qui le lit dans l'intention de le combattre n'en retirera aucune satisfaction puisque, au départ, son intention sera de chercher, par parti pris, tout ce qui ira dans son sens.Le sens caché, ésotérique, sera volontairement ignoré ou exagéré de façon à le rendre ridicule.

   Quant au chercheur désireux de savoir et trouver le sens des choses, le vrai bonheur, il lira l'ENSEIGNEMENT avec sa conscience. Il sera atteint par le fluide qui en découle. Il est conseillé, pour les novices, de prendre des pages ou des textes au hasard. au fur et à mesure des lectures, on comprendra mieux les liaisons qui existent entre les textes.

   L'ENSEIGNREMENT est rédigé dans un style simple. Mais combien le sens ésotérique sera parfois difficile à saisir.

   Bien souvent, on entend dire que la religion Antoiniste est troip simpliste, qu'elle s'adresse à la classe ouvrière, aux gens de peu d'instruction. 

   Retournons un peu en arrière et voyons comment les choses se pratiquaient du temps de JESUS. Celui-ci disait : " Bienheureux les pauvresq d'esprit car le royaume des cieux leur appartient"

   Certes, la plus grande partie des Antoinistes se recrutent chez les humbles. C'est logique pace que ce sont ceux-ci qui souffrent quotidiennement et que la souffrance cherche toujours, parfois confusément, son remède.

   A la lumière de l'ENSEIGNEMENT, nous comprenons le rôle véritable de l'intelligence par rapport à la conscience.