09/02/2010

LES ANTOINISTES ET L'ETHIQUE.

TEXTE AIMABLEMENT COMMUNIQUE PAR UN FRERE.

 

 L’ETHIQUE ANTOINISTE.

Du chapitre "LA NON EXISTENCE DU MAL" on pourrait déduire que la morale antoiniste est laxiste : quoi que nous fassions nous progressons en subissant des épreuves; vivons donc comme nous l'entendons, en ascète ou en cochon du jardin d'EPICURE, qu'importe!



L'exemple que nous a laissé le Père ANTOINE, et celui de ses adeptes aujourd'hui, démontrent le contraire. Une chose est sûre : on peut dire des antoinistes ce qui se dit des mormons, des quakers ou des unitariens aux Etats-Unis : que jamais on se sera victime de leur part d'un acte malhonnête.

Le plus souvent les desservants des temples vivent d'une manière quasi monacale, toujours présents de jour comme de nuit pour recevoir les personnes malades ou en difficulté. Ils ne quittent l'annexe du temple où ils demeurent que le samedi, sauf cas urgents bien entendu. Dans le chapitre « L'AMOUR ET LA SOLIDARITE », le Père ANTOINE nous enseigne:

« Je rappelle (…) combien l'œuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloge selon les uns, très répréhensible selon les autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. »

« Tâchons de nous tenir à la hauteur de nos devoirs. »

« Quelque soit l'œuvre que nous ayons en vue, matérielle ou morale, chaque jour inconsciemment nous posons une pierre à l'édifice et selon notre dévouement, notre désintéressement, nous manions des fluides de plus en plus vivifiants pour la mener à bonne fin. (…).

Occupons-nous de quoi que se soit, l'épreuve doit nous assaillir, car toute pensée la provoque. Il importe – et pas n'est besoin pour la cause d'une si grande sensibilité – de discerner si elle est de bonne ou de mauvaise source, si elle vient de notre épreuve, imperfection ou de nos vertus. (…)

La tâche la plus excellente, c'est l'amélioration. En luttant contre une faiblesse, nous acquérons des forces et du courage pour surmonter les autres (…) »

Alors affirmer, comme Mgr LEROUX, dans la "Revue ecclésiastique de Liège" "qu'une des raisons du succès de l'Antoinisme est le laxisme moral" relève de l'intolérance aveugle. On peut comprendre qu'un ecclésiastique catholique attaque une doctrine autre que la sienne, ce qui fut fréquent tout au long de l'histoire, mais il faut d'abord se pencher sérieusement sur la dite doctrine avant d'affirmer quoi que se soit.

Les antoinistes, pour leur part, ne condamnent aucune autre religion, pas plus que l'absence de croyance. Ce prélat eut pu s'inspirer de leur tolérance ou, à tout le moins, tenter de savoir de quoi il parlait. Il affirma avec force que "les antoinistes doivent être traités canoniquement comme sont traités les membres de toute secte hérétique ou schismatique." On frémit en pensant à ce qu'aurait été le sort des disciples du révélateur de Jemeppe, lorsque l'Inquisition sévissait encore…

15/03/2008

" ALTERITE", " VUE DU MAL" ET " CHARITE MORALE "

 

ALTERITE :

MOT AUX MULTIPLES SIGNIFICATIONS !

 

     Il y a ainsi, dans les articles sur la philosophie, la psychologie, la spiritualité, la religion des mots, des concepts « à la mode ». Il en est ainsi du terme « altérité ». Il devient difficile de lire un article où ce mot n’est pas, au minimum, cité.

     J’ai essayé d’en savoir plus à ce propos et de découvrir le concept qui, sous ce mot à la mode, se trouvait.

     Je dois bien avouer que je reste sur ma faim. J’ai trouvé tout et son contraire.

     Par exemple, je lis dans un article :

« …s’intéresser aux autres non pas comme une proie possible mais comme une altérité ».

     Ici, sans conteste, le mot « altérité » a une signification nettement positive mais dépend de la subjectivité de chacun : ou bien on considère autrui comme quelqu’un que l’on peut subordonner ou quelqu’un que l’on peut juger et condamner ( une « proie ») ou bien on considère autrui comme quelqu’un qui mérite reconnaissance, que l’on refuse de soumettre soit économiquement, soit physiquement soit moralement, en fait comme un égal ( une « altérité » ). L’altérité serait donc la caractéristique accordée à autrui mis sur le même pied que soi-même.

     Ailleurs, je trouve ceci :

« … l'allocentrisme ne saurait être associé à l'attitude d'altérité, en ce qu'il consiste plus à un entêtement plutôt que d'une démarche respectueuse d'autrui. »

     Donc, ici, comme c’est très bien souligné, l’altérité n’est pas une caractéristique accordée à autrui mais un comportement vis-à-vis d’autrui. L’altérité serait une démarche respectueuse. Nous restons quand même toujours dans le même ordre d’idée.

     Chez WIKIPEDIA, je découvre un texte qui donne au mot « altérité » encore un autre sens :

« La question de l'altérité, au coeur de toute vie sociale, pose les problèmes fondamentaux, certes de rapport à l'autre, qu'il soit étranger au sens strict (comme chez Montaigne, Diderot, Maupassant ou Césaire) ou plus généralement différent (c'est le problème également posé par Montaigne, puis par Molière), mais aussi de rapport à soi-même. La relation à l'autre, en effet, posant les problèmes fondamentaux de la différence et donc de la tolérance, effraie d'emblée ou dérange : dans la Grèce antique, l'étranger est qualifié de "barbare", associé d'emblée aux notions de sauvagerie, d'état primitif... A l'inverse, la différence peut également être conçue comme source d'enrichissement mutuel. »

     Ici, le mot « altérité » a un tout autre sens, tout à fait neutre : l’altérité, c’est la différence, l’espace, l’étrangeté qui existe par rapport à autrui. Cette altérité entraîne automatiquement un comportement soit négatif ( la peur, le dérangement, le rejet…) soit positif ( l’acceptation source d’enrichissement mutuel…).

     Ailleurs, dans une autre revue, je vois aussi que l’on parle d’altérité radicale ( l’animal étant l’altérité radicale pour l’homme ) ou d’altérité absolue ( le DIEU transcendant ).

     Dans un texte relatif à un colloque, je trouve ce commentaire:

« On le sait, la question de l'altérité est au coeur de la réflexion citoyenne. Dans ce cadre, l'enseignement de l'esprit de défense doit amener les élèves à s'interroger sur son objet : se défendre certes, mais se défendre contre quoi, et surtout, contre
qui ?
La tentation à laquelle il convient de ne pas céder, pourrait être, dans une logique du proche au lointain, d'assimiler différence et danger, méconnaissance et suspicion, altérité et inimitié, voire hostilité. Ce colloque devrait permettre d'actualiser ce qui fonde la nécessité d'une défense aujourd'hui ainsi que l'esprit qui doit l'accompagner. »

     On oppose donc ici « altérité » avec « inimitié » et avec « hostilité ». « Altérité » serait donc bien une attitude à avoir dans les relations avec autrui, mais un autrui différent. Ici, nous avons également un exemple de dérapage : la relation avec autrui différent est d’abord considérée sous l’angle de la défense ( c’est-à-dire du repli, de la méfiance )en prenant toutefois bien soin, est-il précisé, que cette « défense » ne se transforme pas en « inimitié » ou en « hostilité ». Cela risque de rester vœu pieux !

     Pourtant, je suis heureux de trouver cette remarque. Cela me rappelle le 5° principe :

 « Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n’est que pour apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

     Finalement, toute cette question d’ « altérité » est intimement liée à la notion antoiniste de « vue du mal ». Quiconque n’a pas compris cette notion de « vue du mal » est incapable de donner au concept d’ « altérité » son véritable sens.

     L'actualité a conféré au thème de l'altérité une importance souvent faite de sang et de haine, mais aussi de solidarité et d'affection. Promue par la mondialisation et aiguisée par le « réveil identitaire », les drames du développement ou de la pauvreté, l'idée d'altérité est fédératrice des passions de notre monde contemporain.

     Se reconnaître entre humains, sujets singuliers donc différents, permet de se parler.  Il semble néanmoins que la différence et la reconnaissance de l'altérité n'aille pas de soi.  Comment contribuer à cet apprentissage fondamental de l'altérité ?

     La différence et l'altérité sont inscrites dans le corps : l'étrangeté d'un sexe pour l'autre sexe signifie déjà que l'être humain n'est " pour lui-même " qu'en étant aussi " pour autrui ", dans une différence reconnue et jamais réduite.

     Les différences qui nous font réagir ( et, éventuellement adopter une attitude de méfiance, devenant rapidement défense puis hostilité ) sont, par exemple, la différence par le handicap, par la laideur, par la couleur de la peau, par l’origine ethnique, par la religion pratiquée ou par la façon de la pratiquer ou le refus d’en pratiquer une, par le comportement ou l’origine sociale ou l’appartenance politique, par l’éducation ou le niveau culturel…

     Mais nous trouvons-là, on le répète encore, toutes les conditions entraînant le « vue du mal ». rappelons-nous un passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » : 

« Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin , mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez-y plutôt l’instrument de votre progrès. »

     La question de l’ « altérité » est indissociable de la notion de « vue du mal » et de « charité morale ». Malgré la dureté d'une situation, rien n'est jamais fermé ni éteint, c'est simplement une des facettes de la vie. Il faut, avec courage, avoir la capacité d'accepter une rencontre, une situation, inattendue.

18/12/2007

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES>AUTRES CULTES.

 

LES CEREMONIES RELIGIEUSES DES AUTRES CULTES :

LE COMPORTEMENT DES ANTOINISTES.

     Cette question a été posée au Père ANTOINE. Elle peut nous paraître étrange de nos jours. Il faut bien se rendre compte qu’elle a été posée au début du siècle dernier, à une époque où la tolérance religieuse n’était pas ce qu’elle est de nos jours.

     Un adepte pose la question en ces termes : 

« Devons-nous encore assister aux cérémonies d’autres cultes ? Comment faut-il nous conduire à l’égard des parents et anciens amis, s’ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l’un d’eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l’emblème de la révolte ou bien nous abstenir ? »

     Voici la réponse du Père ANTOINE : 

« Je ne dirai pas que notre enseignement nous oblige, mais il permet de nous humilier devant n ‘importe quelle croyance ou opinion. Le catholique est notre frère, mais le matérialiste ne l’est pas moins, nous lui devons de la déférence comme au plus grand croyant. Notre doctrine enseigne la foi d’où vient l’amour, un amour qui suscite le respect de tous indistinctement. Nous devons faire comme le catholique, nous incliner devant le prêtre qui porte le saint-sacrement. Je n’ajouterai pas qu’il faut s’agenouiller comme beaucoup le font, mais nous devons nous montrer honnêtes et dans toute cérémonie funèbre avoir égard aux convictions du défunt : c’est l’aimer que d’agir  ainsi. L’honnêteté et l’égalité sont inséparables de la foi. Quand nous posséderons cette vertu, nous jouirons de la fraternité. »

     Ce passage est puisé dans le chapitre « NOUS NE POURRIONS POSSEDER NI LA FOI NI L’AMOUR SANS LES ACQUERIR PAR LA PRATIQUE DE LA CHARITE »

     Il n’est pas étonnant que le Père ANTOINE prenne surtout comme exemple et insiste spécialement sur les cérémonies funèbres. En effet, pour les ANTOINISTES, nous avons vu l’importance qu’ils y accordaient puisque l’enterrement « selon le rite antoiniste » est pour eux, en fin de compte, la seule cérémonie religieuse faite, malgré sa simplicité, avec beaucoup de solennité.

     On peut rapprocher cet extrait d’un passage puisé dans le chapitre « LE MYSTERE : AMOUR, INTELLIGENCE & CONSCIENCE » : 

« Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d’autres n’en ont pas, c’est que DIEU le veut ainsi ; car s’il n’y avait qu’une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l’erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et DIEU en serait seul coupable, puisque c’est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. DIEU serait loin d’être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu’il n’en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leurs devoirs religieux ce n’est pas qu’une religion soit meilleure que l’autre, puisque toutes n’ont qu’une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur ».

     C’est quasi un écho de ce que nous trouvons dans le chapitre « REINCARNATION » : 

« Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des<opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. »

 

29/12/2006

LA TOLERANCE: QUELQUES REFLEXIONS.

 REFLEXIONS SUR LA NOTION DE TOLERANCE. 

      On peut définir la tolérance comme étant « un genre de sagesse qui surmonte le fanatisme, ce redoutable amour de la vérité ».( dixit ALAIN ).

      On  parle ici de «sagesse» et de «surmonter». Non pas de la tolérance qui résulterait de l'indifférence, du mépris, de la faiblesse des convictions ou du caractère, mais d'une sagesse qui surmonte.    Ce que la tolérance n'est pas.

 

     On a souvent tendance à assimiler la tolérance à des notions qui se révèlent fondamentalement différentes, bien que proches sur certains points.    

L'indifférence

     L'indifférence est de n'éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l'on perçoit. Il n'y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n'éprouve pas d'émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.

La soumission

     La soumission est l'acceptation sous la contrainte physique ou morale. Pour qu'il y ait tolérance, il faut qu'il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu'avec ce qu'on a le pouvoir d'empêcher ou tout au moins de refuser.

L'indulgence.

     L'indulgence va plus loin que la tolérance, en cela qu'elle est une disposition à la bonté, à la clémence, une facilité à pardonner, alors que la tolérance peut être condescendante. 

La permissivité.

     La permissivité, tout comme l'indulgence, va plus loin que la tolérance. Elle se distingue de l'indulgence par l'absence de référence aux sentiments. Elle se définit comme une propension à permettre sans condition.

Le respect.

     Le respect suppose que l'on comprenne les valeurs d'une personne ou d'une idée. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons. Dans la notion de « respect », il y a une idée de jugement, de « vue du bien », opposée à la vue de cde qui serait mal. On ne partage pas certaines idées, mais on les respecte parce que l’on y trouve une certaine valeur. Petits rappels.      Je vous renvoie aux divers principes qui traitent de la tolérance : -         le deuxième principe ;-         le cinquième principe ;-         le septième principe ;-         le dixième principe.

12/10/2006

LA TOLERANCE:PRECHER PAR L'EXEMPLE.

PRECHER PAR L'EXEMPLE.

     Dans le chapitre " ÊTRE OU PARAÎTRE ", le Père ANTOINE dit ceci:

     " Nous pouvons voir quelqu'un agir comme nous ne voudrions pas le faire nous-mêmes, si nous sommes plus élevés. En l'observant avec notre amour, nous trouverons ses actes en harmonie avec son avancement; mais si nous voulons le reprendre et le contreaindre à partager notre manière de voir, nous faisons preuve alors de parti pris. Quelque affable

que puisse paraître notre raisonnement, il ne pourrait que le froisser. Nous obéissons à un caprice, notre douceur n'est que dans les mots; si notre interlocuteur pouvait analyser le fluide de notre pensée, il nous dirait: " Vous n'êtes qu'un hypocrite, votre langage doucereux vient d'une bien mauvaise source, ce qui vous fait agir peut vous porter à commettre des fautes autrement graves que la mienne. Si vous voulez faire la leçon, donnez plutôt l'exemple et fournissez le fluide nécessaire." c'est ainsi qu'on pourrait nous répondre quand, au lieu d'amour nous envoyons de la haine.

     Personne n'a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d'injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger; tâchons d'en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. Cette étude est pour nous d'une extrême importance.Une action quelle qu'elle soit, a un but et elle est tout à la fois utile à qui la commet et à qui la subit."

09/07/2006

SUR LA DENOMINATION DE L'EMBLEME.

L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL.

 

     Dans la Bible, il est question de " l'Arbre de la science du bien et du mal ". Tout est basé sur un dualisme, sur une opposition entre deux catégories strictement définies: d'un côté le blanc et de l'autre le noir; d'un côté le bien et de l'autre le mal.

 

     Avec tout son cortège de résultats malfaisants: chaque homme a toujours rendance à se considérer comme étant du côté du bien et à considérer les autres, spécialement ceux avec qui on est en désaccord, comme étant du côté du mal.

 

     De cette opinion sont nées toutes les intransigeances, toutes les intolérances.

 

     Dans l'ENSEIGNEMENT, le Père ANTOINE rectifie cette façon de voir: personne ne se trouve en entier du côté du bien et ,n'a le droit de classer d'autres dans la catégorie du mal absolu.

 

     Dans le chapitre " APPARENCE DE LA REALITE ", voici ce qu'il dit:

 

    " Si le méchant oubliait un instant sa nature, il nous satisferait beaucoup mieux; mais il sortirait de sa réalité pour recourir à une apparence, ce qui n'est pas de l'amour mais de l'hypocrisie. Il peut cependant arriver qu'il agisse avec plus de coeur que d'ordinaire, dirons-nous que c'est toujours de l'hypocrisie ? Non, il peut posséder aussi de l'amour. mais l'intelligence a manié tant de fluides depuis que nous existons qu'elle peut d'autant plus facilement imiter la vertu qu'il lui est impossible de la pratiquer.C'est ce qui me fait dire que nous éprouvons autant de peine pour reconnaître la réalité que nous sommes moins en état de la respecter. Pour la pénétrer, nous devons démolir la vue du mal, c'est-à-dire reprendre le chemvue du mal,in entrepris dès le principe pour débarrasser l'Arbre de la science du dernier atome de cette matière par laquelle il nous a engendrés.

     Dès ce jour, on ne dira plus l'arbre de la science, du bien et du mal mais de la vue du mal; tel est son véritable sens."

 

 

     Voici également un extrait du chapitre "L'ARBRE DE LA VUE DU BIEN ":

 

     " Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal; je vais vous l'expliquer:notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre marque notre infériorité; nous n'apercevons le mal que pour autant que nous en possédons. S'il n'est que la reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-mêmes."

 

     Et, plus avant, dans le même chapitre:

 

     " De même si nous nous figurons que notre devise doive montrer le bien qui est en nous, nous faisons erreur; soyons sincères, avouons plutôt le mal qui nous afflige, nous serons dans la vérité et de cette façon nous obligerons les autres à faire de même ? "

 

     Et, enfin, toujours dans le même chapitre, l'opposition qui existe entre l'intelligence ( par laquelle on a la vue du mal ) et la conscience:

 

     " Plus notre intelligence se développe dans la vue du mal, plus notre conscience devient sensible à la vue du bien, pas tant pour le faire mais pour le voir en autrui; il faut qu'il en soit ainsi pour nous faire reconnaître tantôt, par l'épreuve, qu'il est toujours en nous."

 

17:11 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dualisme, embleme, tolerance, bien, mal, hypocrisie |  Facebook |

17/06/2005

Le deuxième principe.

TOUJOURS UNE REFLEXION SUR LE
DEUXIEME PRINCIPE.

" ...si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas..."
   Penchons-nous sur le mot "respectez".Comment devons-nous comprendre ce terme?
   Il y a plusieurs interprétations possibles, voyons quelle est la bonne, selon moi!

   1. la première serait la stricte indifférence vis-à-vis des autres modes de pensée. C'est-à-dire, finalement, les tenir dans l'ignorance. Nous avons vu que l'indifférence n'est pas une attitude convenable: ce serait faire comme si nous n'avions pas de prochain, comme si notre semblable n'avait aucun intérêt.

2. la deuxième interprétation serait dedire qu'il faut tolérer les autres modes de pensées. Très bien! Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot "tolérance". Si "tolérance" veut dire "condescendance", si "tolérance" signifie simplement qu'on admet que d'autres pensent autrement que nous et que cela ne nous gêne pas,cela ne nous permet pas de faire grand progrès. Cela signifie que nous coexistons dans des mondes différents anss nous heurter ( ce qui ne serait déjà pas si mal quand on voit les guerres religieuses à travers l'histoire et encore maintenant ) mais cela ne peut suffire.

3. Il y a une troisième version: "respecter" veut dire "considérer". Il faut donner au mot "respecter" un sens plus dynamique. "Respecter" doit vouloir dire "s'intéresser". "Respecter" doit vouloir dire " aller au devant des autres". "Respecter" doit vouloir dire "Être certains que les autres ont aussi la FOI". "Respecter" doit vouloir dire que le FOI des autres  ne doit pas nous heurter, qu'elle est est le produit de leur milieu, du dgré d'avancement de leur milieu et de leur degré d'avancement personnel: GANDHI est respectable, le DALAÏ LAMA est tout aussi respectable, tout autant que l'Abbé PIERRE, Arthur HAULOT est, comme eux, pour notre pays, une des grandes lumières de ce siècle, NELSON MANDELA a droit à tous les mêmes égards que GANDHI!

   Plongeons-nous dans la pensée de base de l'ANTOINISME: la REINCARNATION. Si, au  cours d'une incarnation, il nous est donné de vivre en bouddhiste ou en taoïste ou dans le bahaïsme, c'est que cela nous permettra de passer une épreuve d'une ceratine manière. C'est que cela nous fera notre profit sur notre chemin vers le retour à l'unité divine.

   Idem pour l'incroyance, ou ce que les athées croient être de l'incroyance.En réalité, ces gens méritent la plus grande considération car ils n'agissent ni dans la crainte d'un châtiment éternel ni dans l'espoir d'un paradis chatoyant ni dans l'espoir d'une résurrection finale glorieuse. Non, ils agissent en se basant uniquement sur la voix de leur conscience. méditons à ce propos notre dixième principe.