14/09/2010

LA HONTE, UN " SENTIMENT - POISON " ( D'après Boris CYRULNIK )

En fait, nous revenons toujours à la fameuse question de la " vue du mal ". Mais il s'agit, en fait, d'une " vue du mal " inversée. Quand on parle de " vue du mal ", on a immédiatement en tête le cinquième Principe ( " Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi. ce n'est que pour vous apprendre à vous  connaître que le place sur votre chemin, mais voyez le mal en vous plutôt qu'en lui, il en sera le remède souverain " ). 

On se place toujours sur un plan actif: c'est nous qui jugeons autrui, c'est nous qui scrutons les comportements, c'est nous qui préjugeons et qui cherchons à " voir le mal " chez les autres.

En fait, dans son commentaire, Boris CYRULNIK fait la démarche inverse. C'est nous qui nous estimons jugés par autrui, c'est nous qui pensons que nos comportements sont scrutés, c'est nous qui sommes l'objet d'un jugement. 

D'accord, mais c'est toujours la fameuse " vue du mal ".

Laissons la parole à Boris CYRULNIK:

" Je peux vous mettre en colère en vous faisant une injection d'amphétamine, vous euphoriser en vous faisant fumer du haschich. je peux modifier vos émotions avec une substance, mais je ne connais pas de produit qui induit la honte parce que ce sentiment naît toujours dans une représentation. Dans les secrets de mon théâtre intime, je mets en scène ce que je ne peux dire. Une insulte, une mimique, un regard, même un silence et... vous rougissez de honte. Vous l'éprouvez dans votre corps, vous êtes anéanti. Ce poison de l'âme est difficile à partager parce qu'avouer la cause de la honte, c'est se mettre à la merci de l'autre et lui donner le pouvoir de vous juger. Au début de ma recherche, je pensais que la honte était provoquée par l'autre, mais j'ai découvert que c'est moi, honteux, qui attribue à l'autre un regard qui m'écrase, qui m'empoisonne. Dans le monde intime du honteux habite un détracteur lancinant qui murmure sans cesse: '' Tu es minable ''. C'est moi, honteux, qui donne à l'autre ce pouvoir  de me rabaisser.

   Quelle est la différence entre la culpabilité et la honte ? La culpabilité, c'est le tribunal intime: tu as commis une faute, tu vas expier, tu vas payer. Si tu n'es pas condamné par la société, tu te condamneras toi-même à des comportements d'échec parce que tu as commis une faute et que tu ne peux aller moins mal qu'en te rachetant. Il y a donc toute une stratégie psychologique couteuse, mais qui est socialisante et moralisante.

   La phrase clé du honteux, c'est: '' Je voudrais rentrer sous terre.'' C'est une représentation de terrier: je suis un lapin, vous êtes un prédateur, je ne me sentirai en sécurité que si je rentre sous terre. C'est presque un fantasme, c'est une représentation archaïque qui fait que j'aurai moins peur du pouvoir que je vous donne sur moi. Mais ça désocialise. "


04/07/2009

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

NOUS AVONS TOUS LA "VUE DU MAL".

Oui, mais afin de ne pas juger notre prochain, ayons cette pensée de charité et de compréhension: nous sommes tous passés par les mêmes filières ou nous connaîtrons tous les mêmes.

Et aussi ( et même surtout): après tout, ne sommes-nous pas en train de faire preuve de vanité ? Nous croyons être plus avancés sur l'échelle du progrès, mais qui nous dit que nous ne sommes pas en train de nous tromper ? Sommes-nous bien sûrs d'être plus avancés ??

Suite à ce raisonnement, nous devons bien comprendre que nous avons tous, à des degrés divers suivant notre stade d'avancement moral, la "vue du mal".

Par jugement personnel, nous "voyons le mal" dans notre semblable alors que nous ignorons en tout ou en partie celui qui est en nous. Ou nous ltrouvons des excuses. au mal qui est en nous. Nous voyons la paille qui est dans l'oeil du voisin et non la poutre qui est dans le nôtre.

Cette "vue du mal" nous embrouille l'esprit, nous fait considérer notre semblable comme quelqu'un d'inférieur. Elle nous empêche d'avoir assez d'amour pour nos semblables.

En tendant un doigt accusateur vers autrui, ce n'est rien d'autre, consciemment ou inconsciemment, que notre propre déculpabilisation que nous visons.

Mais valons-nous réellement mieux que lui ? Nous pourrions parfois même aller jusqu'à dire du mal d'autrui ou lui nuire pour nous protéger ou pour protéger quelqu'un que nous avons classé parmi nos amis. Arrêtons-nous et faisons bien sincérement notre examen de conscience.

Nous ne pouvons pas avoir l'amour complet et en même temps la "vue du mal". c'est l'un ou c'est l'autre.

Nous pourrions dès lors  en conclure qu'il y a deux catégories d'êtres: les êtres d'exception qui possèdent l'amour total et tous les autres qui baignent dans la "vue du mal".

Non ! Ce serait une erreur: la vérité est loin de là ! l'amour existe dans tous les êtres quels qu'ils soient...mais à des degrés différents.

L'être le plus arriéré sur l'échelle du progrès, l'être qui nous apparaît comme le plus mauvais, celui qui se montre peut-être le plus infâme possède, malgré tout, au fond de lui-même, une étincelle d'amour. L'ENSEIGNEMENT ne dit-il pas que partout où il y a de la vie, il y a de l'amour ?

17/08/2008

LA HONTE ( texte puisé chez Jean ZIEGLER )

LA HONTE.

     Comme déjà dit précédemment, il arrivera souvent sur ce site de donner référence à des textes non antoinistes.

     Soit ces textes appartiennent à une autre foi, soit - comme c'est le cas ici - il s'agit d'un texte purement laïque: en l'occurence un texte tiré d'une oeuvre du suisse JEAN ZIEGLER.

     Ce texte explique , brièvement mais clairement, le sentiment de honte. On verra facilement que ce sentiment de honte, infligée ou subie, est à rapprocher de la notion antoiniste de "vue du mal".

" Le sentiment de honte est l'un des éléments constitutifs de la morale. Il est indissociable de la conscience, de l'identité, elle-même constitutive de l'être humain. Si je suis blessé, si j'ai faim, si - dans ma,chair et dans mon esprit - je souffre de l'humiliation de la misère, je ressens de la douleur. "

     Ici, dans cette première partie, nous sommes dans la honte subie personnellement. Il poursuit, un cran au-dessus:

" Spectateur de la souffrance infligée à un autre être humain, j'éprouve, dans ma conscience, un peu de sa douleur, et celle-ci éveille à son tour ma compassion, suscite un élan de sollicitude, m'accable de honte aussi."

     On croirait entendre l'écho du chapitre " LA CHARITE MORALE " !

 

 

 

 

15/03/2008

" ALTERITE", " VUE DU MAL" ET " CHARITE MORALE "

 

ALTERITE :

MOT AUX MULTIPLES SIGNIFICATIONS !

 

     Il y a ainsi, dans les articles sur la philosophie, la psychologie, la spiritualité, la religion des mots, des concepts « à la mode ». Il en est ainsi du terme « altérité ». Il devient difficile de lire un article où ce mot n’est pas, au minimum, cité.

     J’ai essayé d’en savoir plus à ce propos et de découvrir le concept qui, sous ce mot à la mode, se trouvait.

     Je dois bien avouer que je reste sur ma faim. J’ai trouvé tout et son contraire.

     Par exemple, je lis dans un article :

« …s’intéresser aux autres non pas comme une proie possible mais comme une altérité ».

     Ici, sans conteste, le mot « altérité » a une signification nettement positive mais dépend de la subjectivité de chacun : ou bien on considère autrui comme quelqu’un que l’on peut subordonner ou quelqu’un que l’on peut juger et condamner ( une « proie ») ou bien on considère autrui comme quelqu’un qui mérite reconnaissance, que l’on refuse de soumettre soit économiquement, soit physiquement soit moralement, en fait comme un égal ( une « altérité » ). L’altérité serait donc la caractéristique accordée à autrui mis sur le même pied que soi-même.

     Ailleurs, je trouve ceci :

« … l'allocentrisme ne saurait être associé à l'attitude d'altérité, en ce qu'il consiste plus à un entêtement plutôt que d'une démarche respectueuse d'autrui. »

     Donc, ici, comme c’est très bien souligné, l’altérité n’est pas une caractéristique accordée à autrui mais un comportement vis-à-vis d’autrui. L’altérité serait une démarche respectueuse. Nous restons quand même toujours dans le même ordre d’idée.

     Chez WIKIPEDIA, je découvre un texte qui donne au mot « altérité » encore un autre sens :

« La question de l'altérité, au coeur de toute vie sociale, pose les problèmes fondamentaux, certes de rapport à l'autre, qu'il soit étranger au sens strict (comme chez Montaigne, Diderot, Maupassant ou Césaire) ou plus généralement différent (c'est le problème également posé par Montaigne, puis par Molière), mais aussi de rapport à soi-même. La relation à l'autre, en effet, posant les problèmes fondamentaux de la différence et donc de la tolérance, effraie d'emblée ou dérange : dans la Grèce antique, l'étranger est qualifié de "barbare", associé d'emblée aux notions de sauvagerie, d'état primitif... A l'inverse, la différence peut également être conçue comme source d'enrichissement mutuel. »

     Ici, le mot « altérité » a un tout autre sens, tout à fait neutre : l’altérité, c’est la différence, l’espace, l’étrangeté qui existe par rapport à autrui. Cette altérité entraîne automatiquement un comportement soit négatif ( la peur, le dérangement, le rejet…) soit positif ( l’acceptation source d’enrichissement mutuel…).

     Ailleurs, dans une autre revue, je vois aussi que l’on parle d’altérité radicale ( l’animal étant l’altérité radicale pour l’homme ) ou d’altérité absolue ( le DIEU transcendant ).

     Dans un texte relatif à un colloque, je trouve ce commentaire:

« On le sait, la question de l'altérité est au coeur de la réflexion citoyenne. Dans ce cadre, l'enseignement de l'esprit de défense doit amener les élèves à s'interroger sur son objet : se défendre certes, mais se défendre contre quoi, et surtout, contre
qui ?
La tentation à laquelle il convient de ne pas céder, pourrait être, dans une logique du proche au lointain, d'assimiler différence et danger, méconnaissance et suspicion, altérité et inimitié, voire hostilité. Ce colloque devrait permettre d'actualiser ce qui fonde la nécessité d'une défense aujourd'hui ainsi que l'esprit qui doit l'accompagner. »

     On oppose donc ici « altérité » avec « inimitié » et avec « hostilité ». « Altérité » serait donc bien une attitude à avoir dans les relations avec autrui, mais un autrui différent. Ici, nous avons également un exemple de dérapage : la relation avec autrui différent est d’abord considérée sous l’angle de la défense ( c’est-à-dire du repli, de la méfiance )en prenant toutefois bien soin, est-il précisé, que cette « défense » ne se transforme pas en « inimitié » ou en « hostilité ». Cela risque de rester vœu pieux !

     Pourtant, je suis heureux de trouver cette remarque. Cela me rappelle le 5° principe :

 « Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi, ce n’est que pour apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin. Mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

     Finalement, toute cette question d’ « altérité » est intimement liée à la notion antoiniste de « vue du mal ». Quiconque n’a pas compris cette notion de « vue du mal » est incapable de donner au concept d’ « altérité » son véritable sens.

     L'actualité a conféré au thème de l'altérité une importance souvent faite de sang et de haine, mais aussi de solidarité et d'affection. Promue par la mondialisation et aiguisée par le « réveil identitaire », les drames du développement ou de la pauvreté, l'idée d'altérité est fédératrice des passions de notre monde contemporain.

     Se reconnaître entre humains, sujets singuliers donc différents, permet de se parler.  Il semble néanmoins que la différence et la reconnaissance de l'altérité n'aille pas de soi.  Comment contribuer à cet apprentissage fondamental de l'altérité ?

     La différence et l'altérité sont inscrites dans le corps : l'étrangeté d'un sexe pour l'autre sexe signifie déjà que l'être humain n'est " pour lui-même " qu'en étant aussi " pour autrui ", dans une différence reconnue et jamais réduite.

     Les différences qui nous font réagir ( et, éventuellement adopter une attitude de méfiance, devenant rapidement défense puis hostilité ) sont, par exemple, la différence par le handicap, par la laideur, par la couleur de la peau, par l’origine ethnique, par la religion pratiquée ou par la façon de la pratiquer ou le refus d’en pratiquer une, par le comportement ou l’origine sociale ou l’appartenance politique, par l’éducation ou le niveau culturel…

     Mais nous trouvons-là, on le répète encore, toutes les conditions entraînant le « vue du mal ». rappelons-nous un passage du chapitre « LA CHARITE MORALE » : 

« Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin , mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez-y plutôt l’instrument de votre progrès. »

     La question de l’ « altérité » est indissociable de la notion de « vue du mal » et de « charité morale ». Malgré la dureté d'une situation, rien n'est jamais fermé ni éteint, c'est simplement une des facettes de la vie. Il faut, avec courage, avoir la capacité d'accepter une rencontre, une situation, inattendue.

15/01/2008

LA VUE DU MAL. LA PARANOÎA. ON EN EST RESPONSABLE.

 

LA VUE DU MAL :

NOUS EN SOMMES RESPONSABLES !

     Je vous livre, ci-après, un extrait du chapitre « LA VUE DU MAL SENSIBILITE DE L’INTELLIGENCE ». et cet extrait sera suivi, comme d’habitude, d’une réflexion : 

« La souffrance nous arrive de mille manières ; un seul mot de l’un ou de l’autre de nos semblables la provoque : sommes-nous en présence d’une personne qui ne nous est pas sympathique, elle ne fait pas un mouvement que nous n’y voyions pas le mal et nous en souffrons. Si nous réfléchissons, nous admettrons que le mal n’existe pas, qu’il est la conséquence de la matière, de notre imperfection, l’erreur qui nous fait voir tout contrairement à la réalité. »

     Nous nous comportons souvent tels des personnes complexées. Celles-ci passent leur temps à s’observer. Par projection, par égocentrisme aussi, elles pensent  que le monde entier passe également son temps à les observer, le moindre petit défaut devient alors monstrueux. Alors, on se met aussi à observer, à épier les autres. C’est ainsi que se met en action le mécanisme de la paranoïa.

     De pensées  nous heurtent, des choses ou des actions que nous voyons  nous choquent, des attitudes ou des paroles qui se déroulent ou se disent autour de nous nous font du tort. Tous ces évènements sont en réalité la preuve que nous avons la vue du mal, la preuve qu’il subsiste dans notre atmosphère des traces négatives.

     En fait, cela doit nous aider à prendre conscience que nous sommes responsables de la vue du mal. Celle-ci n’existe pas, de façon abstraite, dans l’absolu, mais elle existe en chacun de nous. Nous la portons en nous et nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas acquis la foi.

     Nous la porterons aussi longtemps que nous n’aurons pas abandonné les vieilles croyances que l’humanité traîne depuis la nuit des temps. Aussi longtemps que nous n’aurons pas compris la vraie nature de DIEU et la vraie nature de l’HOMME.

     En fait, celles-ci sont identiques : DIEU est en nous et est dans chacun de nos semblables, même en celui qui se conduit comme notre pire ennemi.

     Et pour terminer, un extrait du chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » : 

«  La vue du mal qui est l’imperfection prend l’apparence pour la réalité, elle ne nous permet  pas de supporter celle-ci. Ah !  pauvres êtres que nous sommes ! nous prions et invoquons DIEU pour qu’Il nous délivre de nos souffrances alors que c’est Lui qui nous les occasionne en démolissant notre imperfection qui s’y refuse. Nous ne souffrons donc qu’au contact de la réalité, DIEU, que nous ne pouvons supporter. C’est la raison pour laquelle il a été révélé que l’amour de DIEU est incompatible avec celui du monde… »

 

 

16/09/2007

SUPPORTER LE REGARD DES AUTRES.

SUPPORTER LE REGARD DES AUTRES: LIBRES REFLEXIONS.

     L'être humain est-il capable de tout supporter, d'endurer toutes les vilenies et tous les aléas et malheurs de la vie ?

      Non, certes, se serait présomptueux de le prétendre !

        Toutefois, l'être humain se montre capable de beaucoup supporter, de beaucoup endurer...jusqu'à un certain point: le point où il risque de perdre toute valeur aux yeux d'autrui.

        La maladie, le handicap physique, le trouble psychologique, la déglingue familiale ou sociale ne deviennent véritablement odieux et insoutenables que lorsqu'ils  nous coupent radicalement, et irrémédiablement, du monde des gens "normaux", c'est-à-dire platement ordinaires. Du monde des gens "épargnés" de tous ces aléas !

         En résumé, ce point critique c'est le moment où le regard, le jugement des autres nous signifie que nous sommes "autres", que nous sommes "hors concours", que nous sommes "perdus" pour la course au bonheur terrestre, à l'estime humaine et incapables de complicité avec autrui.Nous avons là un exemple criant de tout le malheur que la "vue du mal" peut causer sur les êtres humains.

31/08/2007

INTELLIGENCE ET CONSCIENCE: LES DEUX PILIERS DU LIBRE ARBITRE.

 

INTELLIGENCE ET CONSCIENCE:

LES DEUX PILIERS DU LIBRE-ARBITRE.

     Voici encore, une fois n'est pas coutume, un court extrait du livre de Robert VIVIER " DELIVREZ-NOUS DU MAL" dans lequel l'auteur, par un travail mental profond, s'imagine comment le Père ANTOINE a mis au point cette théorie:

" Supposons, se disait ANTOINE,que deux amis se mettent en chemin pour aller quelque part. D'abord, il n'y a qu'un seul chemin. ils arrivent à un embranchement, et se mettent à discuter. l'un veut prendre à gauche, l'autre à droite. Ainsi de la conscience et de l'intelligence, ces deux amis dont la paire fait l'homme. Sans cette discussion, sans cette nécessité d'un choix, il n'y aurait pas de libre-arbitre, et par conséquent pas de mérite à suivre à la fin la vraie route, celle de l'esprit, - laquelle d'ailleurs est la seule route, l'autre n'étant qu'une pure illusion ( mais nous ne le savons pas). Sur cette route de pure vision, l'intelligence tout d'abord nous engage, et cette erreur est nécessaire pour que nous trébuchions dans les épreuves, et pour que, ramenés par la conscience, que l'intelligence harassée ne contredit plus, nous ressentions le bonheur de nous retrouver sur la vraie route, rejointe à travers d'épuisantes fondrières ( ce qui peut exiger toute une série d'existences). Travail moral, destruction en nous de la vue du mal, amour d'autrui, voilà ce qui nous fait avancer dans cette brousse obscure. car nous ne pouvons aller à DIEU que par l'intermédiaire de notre semblable, - et c'est là la soildarité humaine. A force d'aimer autrui, nous sommes ramenés par la conscience sur le chemin de l'esprit, le vrai chemin.

   Telle est l'histoire qui se passe pour toute l'humanité et qui se passe pour chacun de nous."

10/07/2007

Extrait de l'ENSEIGNEMENT: CAUSE DE LA VARIETE DES GROUPES ET DES PARTIS.

 

CAUSE DE LA VARIETE DES PARTIS ET DES GROUPES.

 

     Voici  certes un sujet qui est bien d’actualité, en Belgique et en France, depuis quelques mois. Et cela ne semble pas près de se calmer.

     C’était manifestement déjà le cas à l’époque du Père ANTOINE ( début du siècle dernier ).

     Un jour, un adepte s’en est ouvert auprès du Père ANTOINE en ces termes : 

« Père, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent parfois entre les différents groupes d’un parti ? »

     Malgré sa réticence habituelle à aborder de tels sujets, le Père se lança dans une explication. Celle-ci est, en quelque sorte, une approche, une esquisse, antoiniste de ce problème.

     On pourra apprécier que le Père a profité de cette question pour resituer le problème sur un plan plus général en s’abstenant de prendre des exemples concrets contemporains.

     Beaucoup ont automatiquement, quand ils abordent cette question, recours à la « vue du mal ». Ils voient dans ces problèmes le reflet de rivalités purement d’intérêts.

     Voici sa réponse qui figure dans le Développement de l’Enseignement dans un chapitre qui porte le titre figurant en tête de cet article : 

« Toute entreprise humaine se présente d’abord à la pensée, pensée initiale qui en est la base et en fait la loi. Je vous ai révélé que toute pensée est une loi et qu’il y a autant de fluides que de pensées. Il en résulte que le fluide d’une pensée progressive d’un être est assimilable à celui de tous les êtres de la même catégorie qui ainsi fraternisent. Le fluide qui les relie leur permet d’évoluer ensemble et de se constituer en parti ayant une atmosphère plus ou moins éthérée, suivant la pensée fondamentale qui lui a donné naissance. »

     Ici, le Père ANTOINE élève et généralise le débat. Celui-ci avait débuté sur le double problème de la multiplicité des partis politiques et, à l’intérieur de chacun, sur la multiplicité des tendances. Pour le Père ANTOINE, c’est un problème inhérent à toute entreprise humaine.

     Quand il parle des « êtres de la même catégorie », il ne fait pas ici référence au plan matériel mais au plan spirituel et, surtout, à l’importance des fluides. Les  êtres sont « de même catégorie » quand ils se trouvent, dans le jeu des réincarnations, au même degré sur l’échelle du progrès : ils sont donc accessibles à des fluides équivalents. Il poursuit : 

« En vertu de la solidarité due à leur mutuelle sympathie, les adhérents ,suivant leur progrès, démolissent insensiblement le fluide de leurs conceptions surannées et le remplacent par un plus éthéré ; ce fluide homogène explique leur prosélytisme, parce qu’il leur donne la compréhension de l’unité où ils éprouvent un bonheur. »

     Voici une explication de l’esprit de prosélytisme des groupes. Il est à noter que l’Antoinisme, cependant, n’apprécie guère, ou, plutôt, semble se méfier de cet esprit ( Voir notamment le 2° principe ). Bien que, à ces débuts, l’Antoinisme le pratiqua.

     Je dis bien « une explication du prosélytisme ». Il y a d’autres causes du prosélytisme, moins honorables, telles que l’esprit de conquête, l’a volonté de domination, la haine de tout qui pense autrement…

     Suivons le reste du raisonnement, ceci étant une incise : 

« Une seule pensée préside à la création de tout parti, elle est nourrie en silence longtemps avant d’être mise en exécution, elle est cultivée avec amour, apparaissant chaque jour avec plus de puissance et de netteté, toujours plus certaine d’atteindre la fin qu’elle se propose.

    Elle pénètre par le fluide qu’elle communique en vertu de la loi mystérieuse des affinités de toute personne à m^me de l’assimiler et qui, à son tour, le projette sur d’autres ; elle étend ainsi son action de proche en proche dans la masse profonde de l’humanité. Une pensée progressive peut en faire surgir une infinité d’autres, mais elle reste toujours la base et la loi du parti. Les membres s’étendent par le fluide qui correspond à leur nature et réfutent toute pensée de progrès issue d’un autre parti ; quel que soit leur nombre, ils restent fidèles à leurs statuts. Mais le progrès leur prépare des évènements qui les divisent. Ceux d’entre eux qui recherchent la cause de toute chose s’élèvent plus rapidement et sont heureux de former une société nouvelle ; les autres se contentent des effets, leur ignorance ne leur permet pas de comprendre davantage, ils ne voient que la pensée qui est la base de leurs statuts. C’est ce qui fait naître des discussions et des contrariétés de tous genres entre les personnes qui cherchent à se grouper. »

     Je rappelle une fois de plus que le Père ANTOINE ne se borne pas ici à raisonner sur le problème des partis politiques mais qu’il en profite pour raisonner sur tout type de groupement.

    C’est ainsi que les deux dernières phrases nous font penser aux démêlés survenus entre le groupe spirite d’ANTOINE ( les Vignerons du Seigneur ) et la Fédération Spirite. Démêlés qui ont eu pour résultat la scission et, en fin de compte, la création du Culte Antoiniste.

24/06/2007

LA VUE DU MAL: IL FAUT LUTTER!

LUTTER CONTRE LA VUE DU MAL.


     Le problème qui se pose à nous à tout instant réside dans la grande difficulté de distinguer la source véritable de nos pensées.


     Il est difficile de discerner si elles sont de bonne source ( c'est-à-dire émanant de notre conscience, sans avoir été manipulées de quelque façon ) ou si elles sont de mauvaise source ( celles qui émanent de notre imperfection ). Ou si elles émanent de notre intelligence ( c'est-à-dire non spontanées mais produites après étude ). Dans ce dernier cas, cela ne signifie pas nécessairement qu'elles sont mauvaises, mais elles peuvent souvent être intéressées.


     Tout ce ce que nous pouvons faire, chacun d'entre nous, en attendant que nous nous soyons améliorés par l'épreuve, c'est d'agir avec la bonne intention d'être utile à notre prochain.


     Pour cela, il y a deux règles à suivre:


1° lutter le plus possible contre la vue du mal. Cesser de rechercher dans le comportement du prochain tout ce qui nous montrerait le mal.C'est-à-dire avoir un regard désinteressé sur le prochain;


2° prêcher par l'exemple. Essayer d'avoir en permanence un comportement  qui fait rayonner notre foi. Avoir en mémoire les textes de base de l'ANTOINISME: les "DIX PRINCIPES", "L'AUREOLE DE LA CONSCIENCE", "LA REINCARNATION", "LA CHARITE MORALE", notamment.


     Il ne faut pas nous décourager si nous succombons de temps à autre. Nous ne pouvons, personne plus que les autres,faire plus que nos forces morales ne nous le permettent.


     Mais considérons que nous avons une mission: aimer toute personne qui se trouve sur notre chemin et nous tendre la main en toute circonstance. En ne le faisant pas, nous manquons à notre conscience. Il en résultera des fluides néfastes qui nous affligeront jusqu'à ce que nous ayons reconnu notre erreur et que nous soyons revenus à de meilleurs sentiments.


     N'oublions pas non plus que l'intelligence est égoïste et orgueilleuse quand elle n'est pas soutenue et animée par l'amour. C'est ce que nous rappelle, dans chaque Temple, le texte de l'Auréole de la Conscience reproduit en lettres blanches tranchant sur fond noir!

29.9.05 09:28

22/06/2007

L'IIRITATION, L'ENERVEMENT...DE LA VANITE !

"Ne t'irrites pas à cause de ceux qui font le mal"

 (Psaume 37:1)

L'irritation, l'énervement est un état d'esprit contraire à l'humilité. Cela relève en fait de la vanité.

 Vanité de se croire capable de s'ériger en juge.

Si vous ressentez le besoin irrépressible de vous irriter contre quelqu'un qui vous semble mal agir, repensez tout de suite au cinquième principe:

" Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être votre ennemi..."

et au troisième principe:

" Vous ne pouvez faire la morale à personne..."

04/05/2007

LES BAVARDAGES. MEDITATIONS SUR LES 3° ET 10° PRINCIPES.

 

LES BAVARDAGES.

 

     Que de mal n’est pas commis journellement, inconsciemment par les bavardages faits les uns sur les autres !

     Que de mauvais fluides sont cultivés, ravivés, répandus et communiqués ainsi !

     Comme la vue du mal peut alors s’exprimer d’abord par des sous-entendus ; mais des sous-entendus qui deviennent des petits mots ; des petits mots qui se transforment en grandes conversations ; des conversations qui se terminent par des suppositions ; suppositions qui deviennent rapidement des affirmations clôturées par des jugements !

     Peut-être qualifierez-vous aussi cet article de « vain bavardage » ? Il n’en est rien : si on raisonne bien, si on accepte de faire un travail d’introspection, on se rendra bien compte qu’on retrouve en fait ici l’ensemble de la problématique de la rencontre de soi, des autres et de DIEU.

     Si seulement nous avions le courage de dire en face ce que nous disons derrière le dos ou ce que nous pensons intérieurement, notre progrès irait beaucoup plus vite avec l’épreuve qui en résulterait. Mais nous sommes faibles et nous préférons cacher notre vrai visage, dissimuler nos pensées.

     C’est pourquoi, lorsque nous sommes coupable d’une chose, nous préférons berner notre conscience. Nous ne manquons pas de nous trouver des excuses, des motivations, des circonstances atténuantes. Ou, même, nous franchissons le pas de trouver chez autrui la cause de notre défaillance ! Nous cherchons toujours, à tout prix, devant nous-mêmes et devant nos semblables à voiler la vérité, à fermer les yeux. Le jour où nous aurons l’épreuve pour nous rectifier, nous serons plus sincères pour nous-mêmes et devant les autres.

     C’est en fait une des interprétations du troisième et du dixième principes.

     Il convient aussi de méditer un extrait du chapitre « ÊTRE ET PARAÎTRE » :

     « Il arrive que des personnes nous sont sympathiques ou antipathiques sans raison déterminée. Avoir trop d’amour pour les uns et en manquer pour d’autres, ce n’est pas aimer en réalité, car celui qui possède l’amour vrai ne cesse jamais d’aimer ; il affectionne indistinctement les uns et les autres ; s’il ne peut dire du bien de ses semblables, il y a une raison, mais du moins il n’en dira pas du mal.

          Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s’épargner des tribulations de tous genres ; je n’en connais guère de plus utile que d’analyser ses pensées, d’en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu’elles séjournent en nous quelque temps, nous l’avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d’autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagréments que nous avons eu de plaisir à les manier. C’est payer cher la satisfaction d’un moment et nous devons éviter ces sortes de repos entre deux épreuves ; dans ces intervalles, tâchons au contraire de nous défaire de nos faiblesses, de repousser les tentations ; n’oublions pas que l’esprit n’est jamais inactif, que les bonnes pensées dispersent les mauvaises qui ne pourraient que nous accabler davantage. »

 

 

27/04/2007

LES LOIS HUMAINES. LEUR UTILITE. CE QU'IL FAUT EN PENSER.

 

L’UTILITE DES LOIS.

 

     Dans le Culte Antoiniste, il est dit souvent qu’il faut se rapporter à sa conscience. Il est dit aussi que nous sommes tous des dieux, que DIEU réside en chaque homme. Il est dit aussi qu’il ne faut faire la morale à personne et «  ne voir le mal en rien ». L’Antoinisme relativise aussi la  notion, l’antagonisme entre le bien et le mal. Le mal n’existe pas ; ce qui existe c’est la vue du mal

     On pourrait en déduire, et cela a déjà été souvent reproché, qu’il n’y a rien de contraignant dans la morale Antoiniste. Un adepte, un jour, s’en est inquiété auprès du Père ANTOINE ( Voir le chapitre «  LA LOI HUMAINE COMPAREE A LA LOI DE LA CONSCIENCE ».

     Le Père  ANTOINE en profita pour remettre les choses au point. Voici quelques extraits : 

     «  Nous n’avons jamais que la responsabilité que de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispensez de vous conformer aux lois humaines ».

     Le Père répète ici son grand principe de la responsabilité individuelle : personne n’est responsable de son semblable. Mais la vie en communauté implique le respect de règles communes, uniformes. C’est l’évidence même. Il suffit simplement de se référer, pour bien comprendre  cette nécessité, au Code de la route

     Le Père ANTOINE se fait alors plus précis et il établit clairement le lien qui existe entre la conduite dans l’amour enseignée dans la Révélation Antoiniste et le respect des règles de bonne conduite en société :

     « Chaque fois que nous agissons avec amour, nous nous mettons à l’abri du code pénal L’amour c’est DIEU ; Il est la vérité et si l’on pouvait nous atteindre dans la vérité, on pourrait atteindre DIEU. »

     Le Père ANTOINE revient alors plus précisément sur l’utilité directe des lois humaines : 

     « Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base… »

     Voilà bien là un problème. Cela   n’a pas échappé au Père ANTOINE. C’est pourquoi, plus loin dans le texte, il dit :

     « Il ne faut pas croire cependant que ces lois soient matériellement une sauvegarde pour l’homme ; elles sont destinées seulement à son éducation. Si par le progrès elles cessent d’être en harmonie avec la conscience, elles ne servent plus qu’à l’égarer, car elles l’écartent de la loi morale au lieu de l’en rapprocher ; elles ne font plus que développer la malice en le tentant à les étudier et à s’en servir en vue de son avantage personnel. »

     Dans ces dernières paroles, on ne peut s’empêcher de penser aux grands problèmes actuels de l’appareil judiciaire : l’ingénierie fiscale, l’incapacité de se payer de bons avocats ou, pour les grands malfaiteurs, l’inverse…ou encore, les avocats de talent qui se précipitent vers certaines causes, même quasiment gratuitement, pour en retirer du prestige…ou pour permettre de bien vendre leur livre !

16/03/2007

LA VUE DU MAL: MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

LA VUE DU MAL : UN MOYEN NECESSAIRE A NOTRE AVANCEMENT.

 

     Nous trouvons dans l’ENSEIGNEMENT ( DEVELOPPEMENT ), au chapitre « COMMENT NOUS POURRONS NOUS AMELIORER » un petit passage dans lequel le Père ANTOINE parle, une fois de plus, de la « vue du mal ».

    Nous le rencontrons, constamment, dans nos relations avec nos semblables

    Le Père ANTOINE replace nos difficultés dans ces rencontres et relations dans une double optique : celle de la réincarnation et celle de la « vue du mal ».

    Il termine en expliquant que la « vue du mal » peut être, en quelque sorte, « retournée » et devenir un moyen nécessaire à notre progrès.

« Ah ! si nous savions que nous devons passer par toutes les filières pour arriver au but, nous considérerions les uns et les autres bien autrement que nous ne le faisons. Quand nous comprendrons que nous nous réincarnons dans des milieux bien différents, que nous pouvons être dans une existence autant misérables que nous  jouissions de l’aisance dans la précédente et réciproquement, nous n’attacherons pas tant d’importance à notre personnalité, nous aurons d’autant plus d’égards pour notre semblable parce que nous l’apprécierons d’une tout autre façon ; mais nous sommes bien loin de cette modestie parce que notre vue du mal en est l’obstacle. Nous ignorons que nous devons passer par de nombreuses existences pour avoir ce qui nous paraît être dans nos semblables de grands défauts tandis que c’est l’embryon des vertus. Tout travail nous amène à celles-ci, au premier abord il nous développe puis nous nous pénétrons insensiblement la sagesse. C’est ce qui prouve que tout a sa raison d’être ; la vue du mal, quoiqu’elle nous montre tout contrairement, nous est aussi nécessaire, elle fait germer en nous toutes les sensations matérielles et nous rapproche de la conscience, au fur et à mesure que nous nous éveillons dans celle-ci, la vue du mal qui a pu nous faire passer par toutes les tribulations devient une sensibilité morale qui nous permet d’arriver au vrai bonheur. »

     On remarquera ici, une fois de plus si on a l’habitude de lire l’ENSEIGNEMENT, la modestie du Père ANTOINE : il utilise le « nous » quand il analyse l’être humain ou qu’il prodigue des conseils et jamais le « vous ». Il ne se place jamais au-dessus de ses semblables à qui il prodigue son enseignement.

14/03/2007

LA VUE DU MAL. SON INFLUENCE SUR NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

 

COMMENT LA VUE DU MAL INFLUENCE NOS SENTIMENTS ET NOS ATTITUDES.

Où SE NICHE LA « VUE DU MAL » ?

 

     Je vous livre ici un passage de l’ENSEIGNEMENT (DEVELOPPEMENT). Il s’agit du chapitre « ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL, LE MAL, LE BIEN, INTERPRETE L’OPPOSE DE LA REALITE. ».

     Dans cet extrait, le Père ANTOINE démontre que la «  vue du mal » influe dans nos attitudes quotidiennes, même avec nos proches, et que nos comportements manquent parfois d’équilibre ou de bon sens, influencés que nous sommes.

     Voici l’extrait : 

« Si le mal existait, sa nature ne serait pas si variable ; sa vue marque notre degré d’évolution et plus en possédons-nous, plus le voyons-nous dans les autres. Supposez une personne que l’on aime et une autre que l’on hait, ou encore une personne que l’on a beaucoup aimée et que l’on est arrivé à haïr, cette différence de sentiments que l’on éprouve n’indique-t-elle pas déjà que le mal n’est qu’une fausse vue qui résulte seulement de notre manque d’amour ? Même le mal que nous voyons chez quelqu’un que nous aimons et qui n’agit pas selon nos goûts, dépend encore de celui qui est en nous. Mais nous avons peut-être moins de haine pour lui et nous pouvons même user à son égard de la plus grande indulgence tandis que son acte a pu plonger d’autres personnes dans de grandes peines, être pour elles un mal d’autant plus important qu’il l’est moins à nos yeux.

06/02/2007

LA VACUITE. LA VACUITE, NOTION MAL CONNUE.

 

LA NOTION DE « VACUITE »

 

     Par ces paroles, le Père entame le chapitre « REINCARNATION » :

     « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, … »

      Plus avant, il précise :

      « J’ai déjà révélé que tout être se compose de deux individualités dont l’une est le moi conscient et l’autre le moi intelligent. C’est en celui-ci que nous sommes incarnés ; le moi conscient ne l’est pas parce qu’il est réel tandis que l’autre n’est que apparent. Nous faisons donc partie du monde corporel par ce dernier, notre moi imparfait et du monde spirituel par notre moi réel. … »

      Nous pourrions faire une comparaison entre le monde réel ( celui de l’esprit ) et le monde apparent ( celui de la matière ). C’est dans celui-ci que l’incarnation se déroule.

     Tout d’abord rappelons-nous bien que toute notre incarnation est hantée par la « vue du mal ».

     Pour bien comprendre, prenons une image.

     Lorsque nous habitons une contrée froide, humide, pluvieuse et que nous en souffrons, nous sommes complètement libres de nous en aller ailleurs, vers une autre contrée où la température est clémente et où le temps est au beau fixe. Rien ne nous en empêche ni ne nous l’interdit.

     De même, spirituellement parlant, en vertu de notre libre arbitre, nous avons la possibilité de quitter la matière ( le monde apparent, celui de l’incarnation ) et toutes les épreuves qu’elle nous fait subir et de progresser vers la délivrance, le bonheur éternel, vers l’étape non de la non-incarnation temporaire mais de la désincarnation irréversible. Ou, pour être plus précis, en tout cas, pour progresser vers cette désincarnation absolue. Croire que nous sommes parvenu, à la fin de cette incarnation, au stade final, c’est faire preuve de vanité !

      Ce choix, nous avons à le faire en toute liberté car rien ne nous est imposé, rien n’est inéluctable et rien n’est prédestiné, nous l’avons déjà dit.

      C’est nous seuls qui décidons. Donc nous sommes seuls responsables des conséquences de nos pensées, de nos actes et de nos choix.

La naissance ne peut exister sans la mort. La mort ne peut survenir que s'il y a eu naissance.

Il n'est pas possible de concevoir une vie sans la mort. L'être humain est destiné à la mort. C'est sa nature. Quand on dit qu'on vit, on pourrait aussi dire qu'on meurt. La vie, c'est un écoulement, qui se déverse dans la mort.

Tout ce que nous observons par nos yeux matériels est non éternel, de la nature de la vacuité, absence de substantialité des phénomènes, c’est ce que  l’antoinisme qualifie de « monde apparent ».

La vacuité est donc la nature réelle des choses, et non le vide ou le néant.

 Mais évidemment, on essaie de résister, de fuir ce destin, la mort. en se refermant, en s’accrochant à ce qui est matériel, apparent.  C'est là une attitude de tout à fait instinctive. Si l’on est tellement accroché à ce qui est matériel, corporel, terrestre, c’est parce que, en général, on croit que cette vie est unique, que la mort est la fin de tout. A cet instant du raisonnement, rappelons-nous les paroles du Père dans le chapitre « REINCARNATION » :

 «  Tout autre et bien plus consolante est la réalité : la mort n’existe pas ; nos êtres chéris soi-disant disparus ne le sont qu’en apparence…la vie corporelle n’est qu’illusion. ».

Au contraire, on s’accroche à l’aspect matériel. On saisit ce qui est matériel comme quelqu’un qui glisse d’un talus boueux saisirait désespérément toutes les plantes qu’il rencontre pour, désespérément, se retenir.

L’égo, c’est la manifestation de cette attitude, de cette façon de saisir, de cette crispation. Nous sommes tellement habitués à cette crispation que nous avons l'impression qu'il existe là quelque chose à quoi nous tenons très fortement, que nous saisissons mais ce n'est qu'une illusion.

Si l’on pouvait bien se pénétrer des paroles du Père et les prendre pour un enseignement réel et non comme quelque chose qui enjolive le texte quand il dit :

« Ah ! quand pourrons-nous nous éveiller, sortir de l’affreux cauchemar de l’incarnation ? car c’est bien ce qu’elle est, mais nous ne pouvons le croire parce que notre imperfection nous trompe ; par l’épreuve qu’ »elle suscite, elle nous convainc de sa réalité. »

Si l’on appréciait convenablement ces paroles, on pourrait aisément libérer son esprit, accéder à la « vacuité ».

Quelle est cette notion, généralement méconnue dans la pensée occidentale traditionnelle ?

C’est avant tout une libération de l'esprit.

La vacuité est quelque chose d'essentiel. Dans un sens, nous ne devenons pas ce que nous pouvons devenir parce que nous sommes bloqués par cet attachement à notre égo, en fin de compte à la matière.

La vacuité, ce n'est pas l'abnégation de soi, le mépris de l’humain mais l’acte de lâcher prise de cette façon de manifester l'ego, de se cramponner à l’aspect matériel. Ce qui ne signifie pas nécessairement un renoncement absolu, un retranchement du monde. La plupart des dix principes nous enseignent, au contraire, comment avoir de bonnes relations vis-à-vis du monde.

C’est ici qu’il convient de se rappeler des paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « L’INCOMPATIBILITE  DE L’AMOUR DU MONDE ET DE L’AMOUR DE DIEU » : 

« Parlons maintenant de celui qui se retire du monde pour vivre dans la méditation. Je viens de dire que l’intelligence nous montre tout contrairement à la réalité, le bien dans le mal et le mal dans le bien, j’ai dit aussi que rien n’est bien s’il n’est solidaire ; aussi longtemps que nous aurons la vue du mal, nous éprouverons plus de satisfaction dans celui-ci que dans le bien réel puisque notre intelligence ne supporte pas la réalité. Le contact de notre semblable nous est indispensable pour surmonter cette vue : nous nous retirons du monde pour vivre dans la méditation au fur et à mesure que nous la surmontons ; nous rentrons en nous-mêmes, c’est-à-dire en la réalité qui est DIEU, en Celui que notre intelligence nous fait apprécier en notre semblable un démon »

 

La vacuité, c'est l'ouverture vers un chemin de libération, de développement, de croissance. C'est une façon de parler de ce qui nous bloque et de voir ce que nous pouvons devenir, une façon de nous rendre entièrement disponibles.

La vacuité n'est pas une chose, ce n'est pas un état, ce n'est pas une réalité ultime, absolue qui se cache derrière les apparences, ce n'est pas un vide mais plutôt un processus de se vider de ses pensées pour se rendre disponible.

La notion de « vacuité » apparaît, sous-jacente, si l’on y réfléchit bien dans les sixième, septième et huitième principes.

On se débarrasse de ses attaches, de ses préoccupations, de ses crispations et c'est ainsi que l’on peut aussi définir la vacuité. La vacuité, ce n’est donc pas le vide, le néant mais l’entière mise en disponibilité.

Lors des recueillements qui accompagnent opérations générales, on peut avoir, si on se prépare bien, un aperçu, une expérience de cette faculté.

Il faut peut-être voir la vacuité plutôt comme un outil que comme une vérité. C'est simplement une façon d'indiquer une autre stratégie de vivre qui consiste à renoncer aux préjugés, aux idées fixes, à la « vue du mal ».

Est-ce à dire que l’existence doive être pensée à partir du « rien » ? Est-ce une peur très occidentale qui nous maintient à distance de la plénitude de l’existence dans la « vacuité » ?

La « vacuité » ne doit pas  nous effrayer , elle ne nous effraie que si nous la concevons comme le néant qui minerait l’Être et le menacerait à chaque instant.

 Elle est, au contraire, la libération de toute peur et la fin de toute angoisse. L’ incompréhension occidentale de la « vacuité » tient  en fait à une surestimation de l’ego et à rien d’autre.

La « vacuité » fait peur, parce que nous nous accrochons désespérément à notre égo et que cet égo résiste de toutes ses forces  à la réalité.

 

 

 

 

 

 

24/01/2007

LA FRANCHISE. LA SINCERITE.

 

LA FRANCHISE.

     A diverses reprises, le Père aborde le problème de la franchise, de la sincérité dans les relations humaines.

     On peut déjà en voir un aspect dans le deuxième principe : «  Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi dans l’intention de vous convertir… »

    Nous ne pouvons pas nous empêcher de rapporter une citation d’André GIDE :

 «  Quand tu cherches à faire monter dans ta barque, sournoisement, ce qui n’a que faire d’y monter, tu triches. »

        Il ne faut pas surtout y voir une recommandation de méfiance vis-à-vis de prosélytes mais d’abord une recommandation donnée aux antoinistes : ne jamais prendre les gens par surprise, ne jamais endoctriner quelqu’un par des voies sournoises, déguisées…

     Nous retrouvons aussi d’autres recommandations dans d’autres chapitres de l’Enseignement.

     Voyons d’abord un extrait du chapitre « ÊTRE OU PARAÎTRE » :

     «  Il faut agir sans crainte ; toute gêne est une faiblesse qui nous abîme et que nous devons surmonter. Si tout homme osait dire franchement et hautement ce qu’il pense, il serait toujours dans la réalité. Combien nous nous rendons malheureux en voulant cacher notre nature ! Ne craignons rien ni personne, si ce n’est nous-mêmes, notre faiblesse. Marchons avec franchise derrière l’étendard de l’amour et proclamons le grand principe de liberté et de fraternité qui est la base de notre doctrine. Sachons que la cause de tous nos obstacles, c’est nous-mêmes, notre intelligence. »

     Et, dans le chapitre « COMMENT NOUS PROGRESSONS » :

    « Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c’est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L’exemple est tout ; on ne devrait s’appuyer que sur l’amour parce qu’il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d’être utiles à nos semblables, ce n’est plus nous qui enseignons, c’est DIEU-même, mais nous ne pouvons atteindre à Lui que par la foi qui est la clé de toutes les autres vertus. »

     Et, tout de suite après, comme en guise de conclusion, avec un lyrisme certain :

     «  Ainsi améliorés, nous serons toujours sincères ; car la sincérité est le contrôle de la raison, la photographie du cœur et l’image de l’amour. »

     Nous pouvons aussi nous référer à un passage du chapitre « COMMENT NOTRE FOI PEUT SE COMMUNIQUER A D’AUTRES ». La question abordée est celle-ci : par notre contact avec d’autres nous pouvons être atteints par le doute. Ce serait manifestement le cas lorsque nous aurions été abusés par des paroles sournoises, trompeuses ( « trop belles pour être vraies » ). En n’oubliant pas que ce que ces paroles peuvent automatiquement nous être renvoyées en écho :

     « Pour être dans la raison, disons que c’est nous qui nous contrarions au contact de nos semblables, car aucun ne peut rien dire ni faire qui puisse nous porter obstacle si nous ne l’avons nous-mêmes, le plus souvent à notre insu, provoqué par nos pensées ; notre doute peut se communiquer à l’une ou l’autre personne de notre entourage et nous avons tort de la rendre responsable de nos souffrances. C’est ainsi que l’on croit toujours en voir la cause en autrui, car personne dans sa manière de voir et d’agir ne se croit à côté de la vérité ; je l’ai révélé, ce sont toujours les fluides qui nous entourent qui nous convainquent de toute opinion et celle-ci varie suivant le degré d’évolution. Il n’y a que ces fluides qui nous suscitent la vue du mal, il nous font croire à la réalité de certaines choses et comme ils sont de nature différente, plus sommes-nous convaincus de cette réalité, plus voyons-nous l’erreur chez les autres. »

 

12/01/2007

L'EGOCENTRISME ET LA "VUE DU MAL" (SUITE)

 

L’EGOCENTRISME

ET

LA « VUE DU MAL »

( SUITE )

     Qu’on y prenne bien garde et qu’on reste humble et modeste. Si nous regardons les autres et que nous y trouvons de l’égocentrisme, c’est que nous sommes nous-mêmes égocentriques.

     Si nous raisonnons sur le texte précédent et que nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la seule difficulté que nous rencontrerons ce sera de savoir dans quelle catégorie d’égocentrisme nous devons nous situer.

     Comme il est dit dans ce texte, nos besoins élémentaires sont similaires. C’est leur mode d’expression qui diffère.

     Nos besoins relationnels les plus vitaux sont liés aux réactions de l’autre. Mais nous ne pouvons oublier que chacun est aussi, pour l’autre …un autre.

    Si les différences de l’autre nous sautent si facilement aux yeux, c’est aussi parce que, pour cet autre, nous représentons aussi tout ce qu’il y a de différent.

     Les troisième et cinquième principes nous conseillent comme comportement un total désintérêt pour parler sur les autres, pour les juger et les amoindrir à nos yeux et aux yeux du monde. Ce comportement implique aussi un absence totale de dévalorisation de nous-mêmes.

     Ce qui est difficile à comprendre, c’est la raison pour laquelle l’autre ne nous comprend pas. Nous ne nous comprenons pas parce que nous craignons de reconnaître chez l’autre ce qui est détestable en nous, ce qui nous fait honte.

      Mais, l’autre, nous en avons besoin ! Dans la « CHARITE MORALE », le Père ANTOINE dit, à juste titre, et nous le comprenons mieux après ce raisonnement :

     «  Attendez-vous à ce qu’un de vos semblables surgisse tout à coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez y plutôt l’instrument de votre progrès ».

     Et, dans le chapitre « LA SOLIDARITE PEUT-ELLE ENTRAÎNER LA RESPONSABILITE ? » :

     « Cherchons ce que peuvent signifier les mots « la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création ». Si elle n’existe qu’en apparence, pour quelle raison a-t-elle pour base la solidarité, pourquoi celle-ci est-elle indispensable à tous les êtres incarnés ? je répondrai : »afin qu’ils puissent arriver à se réformer les uns par les autres. » En effet, nous ne pouvons nous améliorer que par l’épreuve sans laquelle, nous le savons, il n’est point d’avancement et pour y  arriver le contact de notre semblable nous est indispensable. Voilà la solidarité ! »  

     Et, dans un autre passage :  « Le contact de notre semblable nous est indispensable  pour surmonter ( la vue du mal) … »

 

 

 

 

 

06/01/2007

LA DEMARCHE VERS AUTRUI.

 

DEMARCHE VERS AUTRUI :

DEMARCHE INTERPERSONNELLE

DEMARCHE « TRANCULTURELLE ».

 

     On peut, une fois encore, se pencher sur le cinquième principe et le raisonner :

 

     «  Efforcez-vous d’aimer celui que vous croyez être votre ennemi. Ce n’est que pour vous apprendre à vous connaître que je le place sur votre chemin , mais voyez le mal plutôt en vous qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

 

    Ce principe ( attention, l’ENSEIGNEMENT antoiniste ne parle jamais de commandements ), débute par la locution « efforcez-vous  ». Cela veut dire qu’il s’agit là d’une démarche active.

 

    Nous avons, ensuite, l’expression « celui que vous croyez être votre ennemi ». Nous entendons par là  la volonté active de dépasser les différences, les obstacles, de surpasser les préjugés. Bref : ne pas juger a priori mais toutefois cela implique de bien saisir les différences. Ne pas juger les différences ne peut pas signifier de les ignorer.

 

     Le mot « ennemi » est cité. Cela signifie qu’il existe, fatalement, quasiment entre chaque individu un obstacle culturel à dépasser. C’est vrai dans la vie quotidienne : nous fréquentons des gens de religion, d’ éducation, de niveau intellectuel, de niveau de compréhension morale, de niveau scolaire différents. Il faut aussi ajouter les histoires familiales ou de clan…Certains aiment le sport, d’autres le cinéma, d’autres la lecture…

 

    Bref, la démarche vers autrui est manifestement un besoin et une nécessité : c’est en partie par ses relations avec autrui que l’homme se construit. Mais, on se heurte toujours à obstacle culturel. Chaque dialogue entrepris nécessite le dépassement d’un choc culturel.

 

    Se rencontrer, c’est exister et faire exister l’autre. Mais au quotidien, nous sommes souvent parasités par des jeux de domination et des comportements d’évitement ou d’opposition. C’est ce que le Père ANTOINE veut dire lorsqu’il dit : « Rien n’est bien s’il n’est solidaire. »

 

    C’est encore plus compliqué lorsque « autrui » est quelqu’un d’une autre culture. On parlera alors d’une démarche « transculturelle ». Mais au fond, les ressources morales nécessaires pour entamer cette démarche sont les mêmes que celles qui sont utilisées au quotidien.

 

    Il s’agit là de ressources essentielles et bien ancrées dans l’histoire des relations humaines.

 

   Celles-ci nous poussent à nous intéresser à l’AUTRE, mais d’un intérêt purement moral, charitable, sans but matériel, sans intention de catégoriser et de juger, sans « vue du mal ». C’est la vraie solidarité.

 

    C’est grâce à cette solidarité, à cette intérêt dématérialisé que l’on perçoit avec le plus d’acuité sa propre identité, sa différence, sa propre étrangeté, ses propres imperfections.

 

    C’est comme cela qu’il faut, à mon sens , comprendre la dernière partie du cinquième principe : « Mais voyez le mal en vous plutôt qu’en lui, il en sera le remède souverain. »

 

    On pourrait aussi citer un auteur moderne qui est loin de partager nos opinions et méditer sur sa pensée, Régis DEBRAY :

 

    « A force de considérer que nous sommes la lumière et que tout ce qui n’éprouve pas nos a priori culturels relève de la barbarie, nous nourrissons un obscurantisme, un refus de reconnaître l’autre, une arrogance navrante, voire un racisme. »

 

    Il faut, en tout cas , proscrire toute pensée binaire, tout manichéisme : il n’y a pas un « bien absolu », dont nous serions les uniques représentants, campant en face d’un « mal absolu » dont l’autre serait le tenant.

 

     Il ne faut pas, non plus, « déposer son problème »chez les  autres. Si on a une difficulté de relation avec quelqu’un, si on se heurte à un obstacle entre soi et quelqu’un, c’est qu’il y a un problème. Il faut d’abord s’examiner et le résoudre chez soi avant de le situer a priori chez l’autre.

 

    C’est ce que nous trouvons dans le chapitre « LA CHARITE MORALE » : « Attendez-vous à ce qu’un de vous semblables surgisse tout-à-coup sur votre chemin, mais ayez bien soin de ne pas y voir le mal, voyez y plutôt l’instrument de votre progrès. »

 

    Lorsque nous sommes en face de quelqu’un d’une culture fondamentalement différente, nous devons nous rapporter aux paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « LE MATERIALISTE, LE FANATIQUE & LE VRAI CROYANT » à propos de l’attitude à avoir vis-à-vis des athées :

 

    «  Cependant nul n’a le droit de critiquer les adeptes d’une telle doctrine. Ils agissent bien naturellement, ils possèdent la faculté commune à tous les hommes, appelée la conscience, faculté naturelle d’essence divine qui, en se développant rend l’esprit plus sensible au bien et au mal. C’est celle-ci qui les empêche d’abdiquer la morale pour revendiquer les idées purement matérielles… »

   

03/01/2007

 LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN: SES DIFFICULTES, CONSEQUENCES DE LA VUE DU MAL.

 

LES DIFICULTES RENCONTREES DANS LE COMPORTEMENT QUOTIDIEN :

CONSEQUENCES INATTENDUES DE LA « VUE DU MAL »

     Je reviens à nouveau sur un texte dont j’ai déjà traité au début de ce blog. Le fameux passage toujours très mal compris et très controversé. Je le reprends, ainsi qu’une partie de mon commentaire de l’époque :                                             ………………   "Faites le mal et ne faites plus le bien. Si vous ne pouvez vous en passer, faites-le alors plutôt la nuit que personne ne puisse vous voir"        Il faut voir bien au delà  des mots. Il faut en chercher le sens profond. Examinons-nous nous-mêmes. faisons un effort et étudions bien notre propre comportement. Ainsi, quand nous cédons à nos faiblesses et que nous voulons les assouvir, ne cherchons-nous pas ainsi à faire le mal en nous dispensant de la honte de l'avoir commis? Ne cherchons-nous pas ainsi, tout simplement, à échapper au regard de notre prochain? C'est ainsi commettre une deuxième fois le mal car, en nous dispensant de la honte de l'avoir commis, nous nous dispensons du remords qui pourrait épurer notre âme. Ce remords, ce serait la véritable épreuve.      De même, serons-nous autant dévoués si on nous demandait de nous cacher pour faire le bien alors que le bien réel n'a jamais besoin du grand jour pour s'accomplir?                                                 ………………………….     La compréhension de l’ENSEIGNEMENT n’est pas toujours aisée.  

    Encore une fois, il faut considérer que ces phrases ont été prononcées volontairement pour provoquer un choc salutaire. Pour, une fois le choc passé, nous contraindre à considérer cette phrase comme un miroir et nous obliger à regarder en nous, à nous examiner dans notre vie quotidienne.

         S' interdire de manifester son agressivité entraîne refoulement, culpabilité, troubles psychosomatiques, tension nerveuse et vune façade de fausse gentillesse. C'est surtout ce dernier point qui est néfaste.

     Ceux qui choisissent de ne pas exprimer les conflits agissent comme des nettoyeurs pressés : ils cachent la poussière et les flocons de laine sous les tapis et sous les meubles.       La rancune et l’amertume sont des entraves à l’épanouissement. Donc, il vaut toujours mieux exprimer ses contradictions. A la  condition de ne pas se transformer en « donneurs de leçons » en « faiseur de morale », de ne pas, a priori, transformer son contradicteur en « ennemi ».       A ce propos, quand on est surpris par la tentation de se faire le « moralisateur », rapportons-nous aux paroles du Père ANTOINE dans le chapitre « ETRE OU PARAÎTRE » :      « Personne n’a le droit de faire des remontrances. Quand nous remarquons quelque chose d’injuste en apparence, ne nous hâtons pas de juger ; tâchons d’en pénétrer la cause et nous serons plus indulgents, plus raisonnables. «       Rappelons-nous d’ailleurs les paroles du Père ANTOINE, dans la dernière partie du chapitre « REINCARNATION » :      « Il est parfois bien pénible d’entendre avancer des opinions contraires aux siennes. C’est bien là, cependant, que l’on nous rend les plus grands services en nous corrigeant du parti pris. Nous ne pouvons souffrir que de l’erreur. Plus l’homme est méchant, plus il voit le droit de son côté et la méchanceté chez les autres. Si nous sommes donc contrariés, affligés de l’opinion d’autrui, c’est que nous nous basons sur l’erreur. »         Nous sommes quotidiennement amenés à une gymnastique morale et mentale bien difficile, à surmonter une contradiction, ,à vivre une épreuve toujours recommencée : -  ne pas tenir enfermés en soi les germes de contradictions avec autrui, car    c’est nourrir en soi un fluide néfaste qui finira par tout envahir ;- pour éliminer ce fluide néfaste, rien ne vaut une mise à plat ;- faire en sorte que cette mise à plat ne se transforme en une leçon de morale, une liste de récriminations, une mise en accusation ;- et ne jamais transformer l’autre en « ennemi », mais toujours, en fin de compte , comme le miroir de nous-mêmes ( se rappeler la parabole de la paille et de la poutre !)     
NE JAMAIS AVOIR LA VUE DU MAL !
       En fait, VIVRE, c’est éprouver des émotions. Il faut apprendre à exprimer ces émotions de façon salutaire en respectant l’autre ( celui que « nous croyons être notre ennemi »  ) et nous respectant nous-mêmes.      Ainsi, le colérique doit apprendre à exploser de manière contrôlée et le non-colérique doit, lui, apprendre à ne plus fuir les oppositions ouvertes.      Il ne faut nullement craindre, non plus, de manifester ses opinions. Le silence en face d’une agression verbale peut être considérée comme un acquiescement ou comme une défaite devant l’expression de ce qui est prétendument la vérité. Mais sans que cela se transforme en une agression en réponse. Une leçon ne doit pas répondre à une leçon…mais cela n’empêche pas les explications et les remises en ordre.      Ainsi, un jour, à l’occasion d’une promenade en groupe dans les bois de SERAING, notre groupe est passé près de la source du Père ANTOINE. L’accompagnateur s’est livré à des explications erronées qui ont provoqué des commentaires déplacés de la part de plusieurs participants. J’en ai profité poyr rétablir certaines vérités : notamment le sens de cette source dans la tradition antoiniste, le fait qu’elle n’était nullement considérée comme miraculeuse par les antoinistes et quelques grandes lignes du Culte.                              

01/12/2006

LA VUE DU MAL: UN SOUS-PRODUIT: LA COLERE.

 

LA COLERE :

UNE NOTION AMBIGUË

UN SOUS-PRODUIT DE LA VUE DU MAL.       La colère. Qu’est-ce que la colère ? Une épreuve ! Voici un texte tiré de l’ENSEIGNEMENTqui peut se rapporter à la colère.      «  Chaque fois que nous sommes à l’épreuve, nous ressentons par notre manque d’amour un fluide qui nous terrasse, devant ceux que nous disons nos ennemis. Nous nous révoltons et nous nous accablons davantage, nous récoltons de mauvais fluides et nous croyons agir encore avec raison. Ce venin que nous dégageons nous revient parce qu’au lieu d’envisager notre épreuve comme une récompense, nous la prenons comme un mal. Nous nous attardons parfois dans ces fluides et notre santé s’altère à tel point que nous parvenons bien difficilement à la recouvrer…. »        La colère est un état psychique dans lequel l’homme est littéralement hors de lui. Quand la colère s’empare d’une personne, elle supprime toute retenue, toute intelligence. Elle neutralise toute conscience, toute morale. Elle supplante la volonté et le libre arbitre, causant ainsi de graves dommages.      Cette passion, blâmable entre toutes, n’engendre rien d’autre que le regret. Car un accès de colère ne s’assagit qu’après avoir fait subir à sa victime les affres de la vue du mal.      Reprenant conscience, l’homme est pris d’un remords profond et d’un sentiment d’indignité au spectacle des séquelles de son emportement.       Dale CARNEGIE écrit à propos de la colère :      «  Quand nous sommes sûrs d’avoir raison, efforçons-nous avec tact et douceur de faire partager notre opinion. Mais quand nous sommes dans notre tort- ce qui se produit avec une fréquence étonnante si nous avons la franchise de l’admettre-, reconnaissons notre erreur promptement et de bon coeur. Non seulement nous constaterons des résultats surprenants, mais encore ce sera beaucoup plus amusant que d’essayer de nous défendre.»       Parmi les maux, causés par la colère, qui  sur les hommes et pèsent sur les hommes comme un fardeau, nos trouvons l’inimitié, la rancune, le ressentiment, la haine, la division…Tels sont les résultats de la colère.       En effet, l’inimitié ne disparaîtra pas pour autant; elle creusera la blessure et l’élargira. Celui contre qui on s’est mis en colère parce qu’on a cru voir en lui « un ennemi » est devenu, réellement, un ennemi !     Après son accès de colère l’homme s’assagit et croit avoir éteint le feu qui a causé son emportement. Mais souvent, c’est en vain : les mots prononcés, les gestes commis restent dans les mémoires. Le pardon devient difficile. Des failles irréparables se créent : il est trop facile de se laver les mains en disant :        « Moi, quand j’ai crié un bon coup, quand j’ai sorti  ce que j’avais sur le cœur, tout redevient comme avant »      En laissant éclater sa colère, l’homme trouve un exutoire à son bouillonnement intérieur. Pourtant, il n’a fait qu’exprimer sa vue du mal, ignorant que la nuisance, l’épreuve provoquée par autrui, par celui qu’il a cru « être son ennemi » est de loin inférieure en intensité à celle qu’il s’impose en répondant au mal par le mal. 

    En répondant au mal par le mal, on n’a rien corrigé, on n’a fait qu’ ajouter du mal au mal.

     " Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance; la colère est née pour la destruction commune". C'est en ces termes que SENEQUE prononce la condamnation définitive de la colère !

 

      Dans les différentes traditions, la colère est le plus souvent considérée négativement. Dans la tradition catholique, la colère est un des sept péchés capitaux.            Mais, et c’est ici que la notion de « colère » est ambiguë : bien qu’ elle soit souvent considérée comme une passion mauvaise, elle semble être aussi ce qui réveille l'homme de sa torpeur et son acceptation résignée de l'injustice.      Elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, certaines valeurs jugées essentielles ; elle nous donne ainsi l'impulsion de surmonter nos propres résistances (peur d'être mal traité ou jugé en retour, poids des habitudes).                Un caractère vindicatif engendre toujours l’injustice, et sème la zizanie entre les gens. Si nous devions réparer par la vengeance toutes les atteintes grandes ou petites que nous subissons, nous devrions gaspiller notre temps en querelles interminables, et accepter d’avilir notre âme.       Mais si l'indignation contre ce qui est injuste pourrait être considérée comme une forme de colère acceptable voire utile à conserver la vie et la valeurs qui en découlent, il reste que la véritable colère est incontrôlable. Face à un mal subi, l'homme en colère ne se contente pas de répondre par un mal équivalent: l'homme en colère rend facilement au centuple le mal qu'il a subi.      En nous mettant en colère à cause de ceux envers qui ont avons la vue du mal qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes.       Beaucoup de personnes semblent penser qu'elles agissent bien en s'irritant quand d'autres agissent mal.       Ce n’est pas correct. Ayons toujours bien en mémoire le troisième principe :       «  Vous ne pouvez faire la morale à personne, ce serait prouver que vous ne faites pas bien parce qu’elle ne s’enseigne pas par la parole mais par l’exemple et ne voir le mal en rien. »      Or, la colère, c’est encore bien plus grave que de simples paroles, voire des remontrances. Par la colère, on perd tout sens de la mesure dans ses paroles. Et les paroles peuvent être cruelles et, souvent, si l’on n’y prend garde, s’accompagner de gestes, d’actes…      Que peut pousser un être humain à martyriser moralement – et éventuellement- son semblable ? La réponse : la faiblesse du raisonnement, le manque de foi. Ne serait-ce pas al projection de l’image d’un être qui ne peut affirmer sa personnalité qu’au travers de la destruction morale de l’autre. 

12/11/2006

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET D'AUTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

EXISTE-T-IL DES ÊTRES TOTALEMENT BONS ET DES ÊTRES TOTALEMENT MAUVAIS ?

     Nous avons tous, à des degrés différents, degrés correspondant à notre stade d'avancement sur l'échelle du progrès, la vue du mal.

     C'est cette vue du mal qui empêche les êtres humains d'avoir assez d'amour pour leurs semblables: il est impossible d'avoir pour un de ses semblables l'amour complet et, simultanément, de posséder la vue du mal.

     Le mal que nous sommes si prompts à déceler chez autrui est en réalité en nous: il fait partie de notre imperfection et non de la sienne. Corrélativement, nous pouvons dire que le mal que notre semblable voit en nous fait, en réalité, partie de sa propre imperfection.

     Nous avons déjà répété, à maintes reprises, que cette vue du mal, ce n'était rien d'autre que la propension à projeter sur autrui ses propres défauts.

     Afin de ne pas juger son semblable, il faut dès lors, on le comprend maintenant plus aisément,avoir la pensée profonde que l'on est passé par les mêmes filières que lui, que les défauts et les manquements que l'on décèle chez lui, on en souffre également.

      Quand on aura bien compris tout cela, on pourra, vis-à-vis du prochain, s'abstenir de la vue du mal, s'abstenir de tout jugement péremptoire.

     Alors il faut donc bien comprendre maintenant - et c'est la vue de notre semblable qui nous en convaincra - que ni nous ni notre prochain ne sont complètement bons ou mauvais!

     Existe-t-il quand même des êtres exceptionnels, rares, qui disposent de l'amour total et que d'autres n'ont que la vue du mal. Pour utiliser un langage plus commun, moins antoiniste,existe-t-il des êtres totalement bons et d'autres totalement mauvais ?

     Tout autre est la réalité: l'amour existe potentiellement dans tous les êtres quels qu'ils soient mais à desegrés différents: l'individu le plus arriéré, le plus mauvais possède au fond de lui-même une parcelle d'amour. comme le Père ANTOINE le dit dans un passage de l'ENSEIGNEMENT: " Partout où il y a de la vie, il y a de l'amour".

 

 

 

 

    

24/08/2006

" SYPMATHIE " ET " ANTIPATHIE " EXPLIQUES PAR LES FLUIDES.

" SYMPATHIE " ET " ANTIPATHIE ":

DES FLUIDES !

     Lorsque quelqu'un nous est sympathique ou antipathique, c'est un sentiment qui semble, souvent, dénué de raison. Nous n'arrivons à en expliquer le pourquoi ni le comment.Il y a bien une cause mais nous ne parvenons pas à la découvrir: des fluides perturbateurs nous empêchent d'en déceler l'origine.

     En effet, " sympathie " et "antipathie " sont des fluides au même titre que n'importe quel autre fluide rencontré dans la création.

     " Sympathie " et " antipathie " sont des fluides que nous avons nous-mêmes créés, à notre insu, au cours des expériences vécues dans cette incarnation ou au cours d'une incarnation précédente.

     Ce fluide provoque, à présent, une répulsion ou un attrait sans que la raison nous soit révélée. Notre intelligence étant insatisfaite cherche à tout prix à trouver des motivations.

     Le seul remède possible est d'acquérir suffisamment d'amour divin afin, dans les cas de répulsion, d'en supprimer les effets consécutifs à notre " Vue du Mal ".

      Le terme utilisé,"répulsion", semble contradictoire parce que nous faisons une différence entre "sympathie" et "antipathie".

     Nous devons bien nous pénétrer que la première comme la seconde ne sont que des parti pris de notre part.

     Nous ne devons pas plus voir le bien dans la sympathie que le mal dans l'antipathie: toutes deux ne découlent que de la vue du mal.

03/08/2005

L'arbre de la Science de la Vue du Mal

L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA
VUE
DU MAL.

L'arbre est un symbole repris dans beaucoup de philosophies ou de religions.

Le Père ANTOINE disait qu'il servait de transition entre la vie matérielle et la vie spirituelle.
                                             
Pourquoi " de la science de la vue du mal" et non pas, comme dans la bible "de la science du bien et du mal"? Parce que c'est notre vue faussée qui nous fait voir tout l'opposé de la réalité.

Cet emblème est un rappel constant de notre vue subjective du mal, de ce que nous devons surmonter pour être heureux.

Le Père ANTOINE dit dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue du bien":

" Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal; je vais vous l'expliquer:

Notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre marque notre çinfériorité; nous n'apercevons le mal que pour autant que nous le possédons. SD'il n'est que le reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-mêmes"

Dans le chapitre " L'Arbre de la Science de la Vue dui mal, il dit:

" Nous avons longuement parlé de l'imagination du mal et de l'inexistence de la matière. Pour nous rfendre compte de la réalité, nous devons nous reporter au temps où cette fausse vue a pris naissance. Nous connaissons l'histoire de l'Arbre de la science soi-disant du bien et du mal que nous ont laissée nos ancêtres, nous allons la reprendre afin d'en retrouver le véritable sens; elle pourrait nous paraître obscure parce que on l'a toujours envisagée plutôt comme une fable que comme une réalité"



 

















































14/04/2005

EMBLEME DU CULTE


EMBLEME DU CULTE.